img025

img024

 

img023

img022

Jeremy Enigk se situe sur la mince frontière séparant la sincérité de la grandiloquance, ou la majesté de la boursouflure. D'où des productions en dents de scie, comme le désolant World Waits coincé entre deux de ses magnifiques albums solos, l'indispensable Return of the Frog Queen et the Missing Link. De meme pour les groupes dont il est ou a été le leader, avec un projet progressif bizarre appelé the Fire Theft, auteur d'un unique album peu attirant, et Sunny Day Real Estate, dont je ne connais pour l'instant que le deuxième album, appelé Sunny Day Real Estate, LP2 ou encore the Pink Album. D'inspiration grunge, mais avec des compositions plus complexes lorgnant vers le rock alternatif, cet album m'a tout de suite plu, en partie grace à la voix de Jeremy Enigk toujours sur le fil, et aussi par cet artwork fascinant de sobriété. Loin des précédents chapitres de cette rubrique, le Pink Album réduit le concept d'Artwork a sa plus simple expression, comme pour mieux signifier à l'auditeur que l'important est ailleurs, dans la musique (qui n'est pas de la meme sobriété, loin s'en faut). Les titres en rose sur fond blanc, quelques informations et une mouche. Et c'est tout pour cette fois...

 

L'album en écoute ici: SUNNY DAY REAL ESTATE