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Pour ce premier week end de chaleur (enfin !!), nous nous sommes débarrassé de la petiote et avons filé vers Dijon pour trois jours en amoureux. Dijon, c’est peut être pas l’endroit qui parait le plus excitant, mais en fait, c’est une superbe ville (surtout sous le soleil). Nous étions partis à l’arrache, sans trop de préparation autre que l’assurance de pouvoir squatter le petit nid étudiant de la belle sœur. Pas de problème, puisqu’à Dijon un parcours chouetté (comme un parcours fléché au sol, mais avec des chouettes) permet de faire le tour des monuments à voir sans se prendre la tête. Nous nous sommes donc joints au train piéton des touristes pour admirer les nombreuses maisons à encorbellement (ambiance Moyen Ageuse), la cathédrale aux cinquante gargouilles (et à la légendaire chouette) ou le château des Ducs de Bourgogne (les félons qui s’allièrent aux anglais pendant la guerre de cent ans).  En bons touristes, nous n’avons pas manqué quelques haltes aux magasins de souvenir (moutarde, crème de cassis, pain d’épice, et bon pinard)  et aux terrasses rafraichissantes. Le parcours de la chouette passait même devant le Gibert Dijonnais au grand désespoir de Mélaine, mais la pause fut de courte durée tant le nombre de disques s’étalant sur les quelques rayons faisait pitié (Yosemite, quand tu t’emmerdes dans ta cave, pense à ton collègue Dijonnais…).  Le soir, festin dans un restaurant judicieusement réservé à l’avance (par ma femme, bien sur) nommé l’Escargot. Je tachais de gouter aux mélocos, en l’occurrence des escargots de Bourgogne (excellents) et un bœuf bourguignon arrosé d’un incroyable Givry (nota : la carte est un casse tête pour ceux qui ne supportent pas l’alcool, car il y en a dans quasiment tout les plats, quand c’est pas du vin c’est du marc). Ce fut malheureusement le seul moment où nous pûmes profiter de la très riche gastronomie locale, le virus fourbement refilé par notre chère fille se déclenchant pour notre plus grand malheur  à ce moment là (ces gamins, même quand ils sont pas là faut qu’ils nous fassent ch…).  Le lendemain, direction Beaune par la départementale via Gevrey Chambertin, Vougeot, Vosne-Romanée et Nuit St Georges. Je préférais ne pas m’arrêter en ces lieux mythiques pour les oenophiles, de peur de devoir me passer de disques pendant un an pour une ou deux bouteilles de nectar trop vite engloutit. Beaucoup de belles maisons à Beaune aussi (de toutes manières, la région entière respire le pognon), et évidemment les fameux Hospices de Beaune. L’entrée est un peu chère, mais le prix est largement justifié devant la beauté et la mise en valeur des lieux. D’un coté un toit en ardoises avec un magnifique clocher, de l’autre les tuiles colorées que la Bourgogne emprunta aux pays de l’est, bâtiments encadrant une cour agréable dotée d’un antique puits. A l’intérieur, toutes les explications  nécessaires pour apprécier les différentes pièces mises à disposition par un riche seigneur pour les malades nécessiteux qui foisonnaient au lendemain de la guerre de cent ans et les dévouées sœurs qui s’en occupaient. Le pieux bonhomme fit appel à tout les meilleurs artisans et maitres d’œuvre de la région, et cela se voit encore aujourd’hui, dans un hospice qui servit jusqu’en 1980 et dont une partie est toujours une maison de retraite. Une visite splendide qui s’acheva à l’attrape touristes habituel, ou je dépensais l’équivalent de deux vinyles neufs pour une bouteille de rouge.  Le lendemain, pique nique et ballade autour du lac Kir (le fameux chanoine inventeur du… kir), et retour à Craponne pour récupérer le petit paquet qui nous a bien manqué quand même.  Il ne me fallu ensuite que quelques heures de boulot mardi pour retrouver le stress dont je m’étais débarrassé pendant ces trois jours bienfaiteurs…