Quelques vieilleries empruntées l'année dernière à la médiathèque. Après, on passe en 2013...

 

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LEONARD COHEN - Old Ideas - 2012

 

Huit ans après son dernier album studio et après avoir fait raquer les fans du monde entier au cours de tournées best of au demeurant fort plaisantes, Leonard Cohen reviens, et cette fois il a des chansons ! Alors que des deux disques qui avaient signé son come back au début des 00’s on ne pouvait retenir que très peu de choses (pour moi un seul titre, « In my Secret Life »), les compositions bluesy de Old Ideas font mouche pour la plupart. Bien sur, il y a les arrangements sirupeux et les chants féminin mainstream (ou l’inverse), il y a une voix qui parfois vibre plus qu’elle ne chante, il y a ces tics d’écriture comme la répétition des mêmes mots en début de strophe tout le long d’une chanson : bref on retrouve tout ce qui a fait fuir un certain nombre d’esthètes depuis les années 80. Il ne pouvait évidemment pas en être autrement, et ces fans de la première heure ne reviendront jamais dans le giron de Cohen. Mais l’inspiration est là, et la poésie propre au songwriter Canadien revient nous caresser les oreilles. Tout ceci résumé par exemple dans un « Darkness » appelé à devenir un classique malgré des éclaboussures d’orgue presque risibles. De quoi avoir régulièrement envie de prendre le thé tranquillement une petite heure avec un vieux monsieur de 80 ans, pour évoquer ses Vieilles Idées….

 

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CALEXICO - Travelall - 2000

 

Coutumiers des instrumentaux à moitié improvisés qui parsèment leur discographie, Joey Burns et John Convertino signent un disque complet de ces agréables digressions, bande son parfaite d’un trajet au long cours. Flirtant souvent avec le jazz mais contenant aussi son lot de mélodies de guitares admirables (le bien nommé « the Night is upon us ») et de piano brumeux (« Driving to get away »), Travellal emmène l’auditeur loin du quotidien pour une demi heure à la fois expérimentale et accessible, jusqu’à un long titre final où la torpeur l’emporte, comme la fatigue ressentie après une longue journée de voyage…

 

The Night is Upon Us by Calexico on Grooveshark'}" alt="Blog de blinkinglights : blinkinglights, s" border="0" />

 

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CODEINE - the White Birch - 1994

 

Voilà au moins un groupe qui annonce la couleur : la codeine est en effet une molécule extraite du pavot somnifère. Non pas que the White Birch soit un mauvais disque, bien au contraire. Pionniers du slowcore, Codeine personnifie la torpeur avec ces longs morceaux aux tempos ultra lents traversés de passages électriques, comme autant d’orages dans un ciel trop chargé, et ce chant dépressif à souhait. Bien plus radicaux dans le style que les Red House Painters, à qui j’ai pensé à plusieurs reprises, Codeine a sorti un manifeste si cohérent qu’on ne peut qu’être happé dans cette ambiance lourde et, progressivement, se mettre en sommeil. Il est donc indispensable de bien choisir son moment pour savourer the White Birch à sa juste valeur. De mon coté j’ai en plus fortement apprécié découvrir l’une des influences indiscutables de mon groupe fétiche, Mogwai (sur « Wird » par exemple, c’est frappant).

 

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the JESUS and MARY CHAIN - Psychocandy - 1985 (réédition 2011)

 

Dans mon souvenir, Psychocandy était mon disque favori des Jesus and Mary Chains. Entre deux de leurs meilleurs titres (le langoureux « Just Like Honey » en introduction et « It’s so hard » au riff de basse énorme en conclusion), The Jesus and Mary Chains posent les bases de leur légende en enrobant leurs compositions pop (« Taste of Cindy ») ou  rock (« Never Understand ») de leur célèbre son de guitare électrique. Ils laisseront tomber cet effet perceuse, parfois à la limite du supportable (« in a Hole ») dès leur album suivant, Darklands (et c’est donc celui-ci mon album préféré). En fait, la véritable signature des Jesus, c’est l’inimitable voix nonchalante de Jim Reid, ce que n’ont visiblement pas compris les multiples groupes actuels ne pillant des britanniques que larsens et rythmique.

Concernant les très nombreux bonus de l’édition limitée, il n’y a pas grand-chose à en tirer : les fans les auront déjà tous en leur possession, et les néophytes se contenteront amplement des 14 morceaux originaux (personnellement j’ai eu l’impression d’être chez le dentiste toute la première moitié du deuxième CD). Il y a cependant une exception de taille : les quatre morceaux acoustiques de la Peel Session d’octobre 1985, révélant les Jesus and Mary Chains à ceux qui auraient écouté un peu trop vite Psychocandy : une pédale d’effet n’est rien sans compositions solides (ce que n’ont visiblement pas compris etc etc….)

 

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