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Bon, y a eu plein de supers disques ces temps-ci sur les cassettes, ok on a découvert la musique qui pleurniche, mais faudrait pas oublier la base : le rock qui transpire, le rock velu qui sent la bière, le rock tout musclé comme sur la pochette : le rock de Manowar. Quatre ans après un Triumph of Steel rentré dans la légende de ce blog, sortait ce Louder than Hell qui tente péniblement de marcher sur les mêmes pistes de poésie burnée (si si, ça existe).  La charge bourrine de « Return of the Warlord » nous met dans l’ambiance, branlage de manche fatiguant sur base bien puissante. Le petit côté AC/DC de « King » est efficace, mais le thème guerrier gâche un peu tout : ils jouent encore aux chevaliers ces grands garçons ?  A côté de ça « Courage », une ballade Queenesque  où rien ne nous est épargné (piano dégoulinant, chœurs martiaux et violonades en final) et un instrumental épique bien barbant de 10 minutes à l’intitulé ridicule (« Today is a Good Day to Die »). De toutes manières un classique de Manowar c’était déjà un de trop pour blinkinglights : cette incursion dans l’univers fabuleux du quatuor en peaux de bêtes (ou en armures, je sais plus) sera la dernière….

 

 

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Que dire sur cette Black Session de Frank Black quand on a déjà écrit sur les deux premiers disques solos du leader des Pixies qui en composent l’essence ?  Qu’elle est évidemment tout aussi excellente, sans toutefois y apporter rien de nouveau.  Mes grands classiques favoris du début de carrière du Big Black sont présentés, entre une jolie version mélodique de « Sir Rockaby » et un redoutable enchainement « Czar »/ « Freedom Rock » qui termine de la plus belle des manières cette cassette.  On trouvera aussi quelques jolis repêchages (des titres que j’avais snobés lors de l’emprunt des albums studio), comme « Vanishing Spies »  ou le dynamique « Old Black Da Wining ». Avec en prime un inédit complètement fou intitulé « the Jacques Tati », et judicieusement réservé à cet enregistrement pour le public français d’Inter.