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Les retrouvailles  avec the Colour and the Shape des Foo Fighters à l’épisode précédent m’avaient laissé quelques craintes, et « Up in Arms » qui introduit cette cassette me perturbera un peu aussi. Ballade hyper calme, ou rock à fond les manettes ?  Les deux mon capitaine, et ce en un timing expéditif de 2mn15. Le groupe de Dave Grohl, exceptionnel à la batterie, mais aussi au chant qu’il sait rendre émouvant même dans les titres les plus énergiques (« Everlong »), mais aussi à la guitare tant qu’à faire, le groupe de cet enfoiré de Dave Grohl disais-je, souffle ainsi le chaud et le froid dans un disque qu’on pourrait qualifier aussi bien d’alternatif que de dispersé.  Il y a des slows (joli « Walking after you ») dont on ne sait jamais s’ils ne vont pas exploser d’un coup,  des tueries grunge (« Enough Space »), et même un espèce de swing jazzy marrant (« See You »). Tout n’est pas à la hauteur de l’exceptionnel « My Hero », tube à la fois mélodique et énergique qui avait servi d’étalon à l’album dans ma mémoire, mais rien n’est mauvais. En conclusion et en résumé de choc, « New Way Home » s’annonce comme une pop rock pêchue assez basique, puis prend une respiration avant de s’enflammer en final accéléré et répétitif qui donne la furieuse envie de se repasser le disque dans la foulée. Un album riche, pas exempt de défauts, mais suffisamment surprenant et fourni en titres accrocheurs pour figurer dans la liste des occases à guetter.

 

 

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Bon, j’ai beau chercher dans ma mémoire, je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle ce live de Peter Frampton figure dans cette cassette. En plus, alors que je m’attendais à redécouvrir le multi platiné Comes Alive de 1976, je m’aperçois que j’avais emprunté  le retour (comme au cinéma, Frompton Comes Alive II), alias je tente désespérément 20 ans après de m’en remettre plein les fouilles en faisant le remake de mon top succès passé (ca n’a évidemment pas marché). Ce qui veut dire que je n’ai jamais écouté le célèbre album original, mais bon, c’est pas trop grave car dans mon souvenir l’unique intérêt de ce truc c’était d’épater mes copains fans de guitare (voir épisode Jimmy Hendrix) en leur faisant écouter un mec qui faisait carrément parler sa guitare !

Quel ne fut pas ma surprise en constatant que les trois premiers titres, achevant la face A de la cassette, étaient très agréables. « Day in the Sun » est un rock bluesy avec de la slide guitare, un truc très Stonien qui m’a évoqué les albums solo d’Izzy Stradlin.  « For Now » m’a fait penser au Who, avec cette grosse basse et cette guitare acoustique soutenant des refrains plus marqués et un solo virtuose, et un chant assez similaire à celui de Roger Daltrey. Et « Hang on to a Dream » est une charmante ballade guitare / piano.

La deuxième partie est nettement plus douloureuse. Ça commence avec  un slow aux claviers et guitares sirupeuses à la Phil Collins et s’enchaine avec un blues très basique qui voit apparaitre la fameuse Talk Box, pédale de guitare équipé d’un tube en plastique accroché près du micro, qui permet au chanteur de moduler avec sa bouche les sons sortant de son instrument, et simuler ainsi une guitare parlante. Peter Frampton ne se prive pas de dialoguer ainsi avec le public pour le plus grand plaisir de ce dernier, et il renouvellera abondamment le truc sur son tube « Do you Feel like we do ? », ici présenté dans une version insupportable de 19 mn, qui ne nous épargne rien, entre présentations des musiciens, solos de chacun d’entre eux (celui de claviers est horrible), Talk Box à gogo bref, on est content quand ça se termine. Dommage car le début m’aurait presque fait investir dans le live de 1976 qu’on trouve à foison pour quelques euros dans toute bonne solderie vinylistique qui se respecte.

 

 

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N’ayant que fort peu gouté au légendaire Dummy, je ne sais pourquoi je poursuivais avec son successeur, récemment sorti à l’époque de cette cassette. Portishead m’avait à peine plus accroché, une petite moitié de l’album se trouvant partagé sur cette cassette et la suivante. Si à la faveur de la renaissance du groupe dix ans après avec l’exceptionnel Third j’avais réévalué ce disque au point de l’acheter, la réécoute des trois extraits ici présentés a été un peu dure. En cause non la qualité des titres, mais leur coté ultra plombant dont je n’avais guère besoin en cette période hivernale et tristoune. Portishead, c’est la bande son de la scène classique des films où le/la protagoniste voit partir l’élu(e )de son cœur au bras de son/sa rival(e) et qu’un vieux crachin tout froid lui tombe subitement sur la tête sans qu’il/elle n’ait la force de s’en protéger…