075a075b

 

Cette cassette débute par l’enregistrement d’une composition personnelle. Il est très étrange d’écouter une de ses propres chansons dont on n’a plus le moindre souvenir ! C’est un instrumental à la guitare acoustique, dont les arpèges mélancoliques fonctionnent assez bien jusqu’à une accélération en accords maladroite. En tout cas ça vaut largement le dernier album de Papa M ….

 

R-1059533-1232148209 

 

Immédiatement après Homogenic, j’empruntais le premier album de Bjork, logiquement intitulé Debut. Un titre trompeur tout de même, puisque malgré son jeune âge Bjork a déjà une longue carrière musicale derrière elle en 1993, au sein de groupes de styles très variés dont certains connurent un beau succès international. Ceci explique donc la solidité des compositions et l’assurance de la chanteuse, autant qu’un éclectisme assez incroyable qui, s’il me déroute un peu aujourd’hui, était certainement une des raisons qui m’avaient fait enregistrer l’album dans son intégralité à l’époque. Electro teinté de jazz, pur electro club (un « Violently Happy » irrésistible), pop arrangée, bluette romantique à la harpe, trip hop orchestral, la plupart des morceaux nous plongent dans des ambiances variées avec une réussite éclatante. En favori, le fameux « There’s more to life than this »  dont je louais l’inventivité (où comment être projeté dans une soirée étudiante en 10 secondes), « the Anchor Song », sorte de pré « Hyper-Ballad » dépouillée devenue un classique malgré elle, et surtout « Human Behaviour », condensé groovy des talents de la belle. « Venus as a Boy », avec ses arrangements de violon sur rythmique electro, ou « Aeroplane », doté de quelques reflets plus sombres, préfigurent quant à eux la suite de la carrière de l’Islandaise la plus célèbre du monde. Lancée par un tel Debut, il ne faisait guère de doute qu’elle serait riche et fort suivie…

 

 

R-397814-1533840489-3073

 

Témoignage bruyant et jouissif d’un concert de l’âge d’or des Breeders, groupe injustement boudé par l’auteur de ces lignes pour des raisons que j’exposerai prochainement… 

 

R-705056-1289953070 

 

Outre Apocalypse Now, dont j’avais évoqué la BO en épisode 043, l’ami Lionel, en passionné d’histoire moderne et de thématique militaire, avait bien sur parmi ses références filmographiques favorites le Full Metal Jacket de Stanley Kubrick. Film marquant si l’en est,  son unique visionnage remonte néanmoins à de si nombreuses années que je n’ai pas réussi à associer dans ma mémoire le moindre des titres retenus sur cette cassette à la scène correspondante. Reste le découpage spécial en trois parties, qu’on retrouve sur la BO. La première partie, correspondant à l’entrainement des jeunes recrues sous les ordres du terrible instructeur Hartman, n’est ici représentée que par le long titre d’ouverture « Full Metal Jacket », sorte de marche assez caractéristique avec ses beuglements absurdes du chef répétés par les bidasses à l’unisson. La deuxième partie,  la vie des soldats dans leur camp au Viet Nam, avec cette camaraderie virile qui faisait tant fantasmer mon pote, est illustrée par des tubes de rock n roll plutôt entrainants et joyeux (avec souvent des sous-entendu sexuels à peine masqués), que les GI écoutaient certainement sur leur poste radio en attendant l’offensive. On y entend Nancy Sinatra clamer de sa voix dédaigneuse « These Boots are made for Walking » à l’adresse de n’importe quel mec qui voudrait l’emmerder, et les Trashmen balancer leur tube garage « Surfin’ Bird », quasi punk avant l’heure (les Ramones n’y auront pas apporté grand-chose, 13 ans plus tard, sur leur Rocket to Russia). Enfin la troisième partie, correspondant à la très longue traque du sniper dans les ruines d’une ville Vietnamienne, et qui occupait toute la deuxième face du vinyle, est une vraie musique originale composée par une certaine Abigail Mead, en fait le pseudonyme de Vivian Kubrick, la fille de. Piston ou pas, l’ambiance incroyablement tendue de ces scènes est parfaitement palpable au travers de ces quelques morceaux lents et minimalistes. Percussions, gouttes sonores et cordes soutenues en sourdine laissent entrevoir la menace, et l’issue dramatique…

 

 

01-832422

 

Témoignage flamboyant et jouissif d’un concert des Who dont je n’ai que trop parlé en ce blog (et encore la semaine dernière), mais que j’avais bizarrement éclaté sur trois cassettes différentes…