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Neil Young avec Pearl Jam en backing band, ça promet ! Mais pour le néophyte, ça peut prêter à confusion, c’est le back to the future du rock, le grunge qui accompagne le loner qui lui-même a inspiré le grunge (cf la lettre de suicide la plus connue des gens de mon âge). Mirror Ball, c’est the Who meats Nirvana (« Act of Love »), on en a du riff à papa saturé déployé sur des durées indécentes avec les solos qui vont bien. Ca évoque plein de trucs, mais on sait bien en fait que c’est probablement Neil Young qui a influencé ces trucs, donc on sait plus où donner de la tête. Genre le rock coolos de « Downtown » pour moi c’est du Creedence, mais de là à dire que les Bayou Boys l’ont inspiré… Le Neil avec ses jeunots, il s’emmerde pas : 2 accords et c’est parti pour un roman fleuve à parcourir tranquillement pendant 9 minutes pour (presque) finir l’album. Mais bon, je pense que pour Pearl Jam jouer avec une de leurs idoles ça devait être quelque chose d’assez incroyable. Et finalement c’est très fort, j’aurais retenu quasi entièrement le disque et il reste (pour l’instant) le seul de son auteur qui ait rejoint de longue date ma discothèque. Parce que « Peace and Love » c’est peut être bateau mais comme pont entre les 70’s et les 90’s il n’y a guère mieux.
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En 2004, comme quasiment tous les ans depuis leurs débuts, Guided by Voices sort un album que je m’empresse d’emprunter suite à la découverte du groupe sur l’excellent Universal Truths and Cycles. Et j’avoue que je vais avoir du mal à ne pas être redondant avec ma chronique dudit disque (voir épisode #207) tant ce Half-Smiles of the Decomposed est dans la lignée. On y retrouve ce rock alternatif virulent très connoté 90’s tendance indie lo-fi (Oh ! grand label Matador de ma jeunesse !) avec toujours cette flagrante mais dure à décrire influence des Who. Seul fait notable de ce cru, c’est qu’il est le dernier avant l’arrêt du groupe, marqué par un concert fleuve de 4 heures pour 63 titres (enfin, juste un peu plus fleuve que d’habitude, je me demande d’ailleurs comment ils construisent leurs setlists). En 2010 Robert Pollard reforme Guided by Voices qui reprend sa productivité incroyable : le 40eme album est sorti cette année, et je n’en aurais donc écouté que 2. Aurais-je un jour le temps d’explorer cette gigantesque mine dont on peut supposer qu’elle abrite quantité de pépites du genre ? Pas sûr que j’en ai la patience mais après tout, si Dieu me prête longue vie et oreilles en pas trop mauvais état ce sera toujours mieux que de jouer au scrabble en attendant le diner de 18h.
GUIDED BY VOICES - the Closets of Henry
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Parmi les bénéfices de ce challenge de vieilles cassettes, il y aura eu celui de me réhabiliter the Cure, les quelques disques réécouté à cette occasion m’ayant bien accroché. Plus difficile de me faire une idée sur Pornography, dernier album d’une trilogie dont j’ai d’ores et déjà acquis le Seventeen Seconds, puisque je n’en avais retenu qu’une moitié de plus éparpillée sur deux cassettes. Je pense qu’on peut difficilement faire plus gothique que le bien nommé « Cold », aux sonorités très sombres, et dont le seul passage fait baisser de 3 degrés la température de la pièce. Pour le reste les longs morceaux s’appuient sur une rythmique rapide à la Joy Division (avec un son de batterie encore plus glacial) mais un traitement de la guitare différent, entre cris torturés et arpèges répétitifs. Si le chant de Robert Smith m’a un peu fatigué sur les deux titres figurant sur la cassette précédente, j’ai en revanche beaucoup apprécié « the Figurehead » par ses déviations tonales intéressantes. Un album à réécouter de toutes manières dans des conditions plus dignes et un état d’esprit plus guilleret (c’était pas vraiment le moment pour un tel truc de dépressif).