CORSE - Les Touristes
Le groupe réuni pour un Happy Hour à Calvi
Trois piliers de comptoir au bar "Chez Jacky" à Regino
La glandouille dans la lumière du soleil couchant à Calvi
Sur la plage à l'Ile Rousse
Cette année, le CVGB (Comité des Vacances du Groupe Belfortain) avait tranché pour 15 jours en Corse, destination parfaite pour moi qui rêvait de la découvrir. Suite à la défection d’un de ses principaux membres pour des raisons obscures et foireuses (l’ami Cédric qui nous a bien manqué), le groupe de touristes se composait de :
Un couple blond de forcenés des travaux privés, Marie et Tomabino
Un couple disparate de la haute patate profonde, le capitaine Alixe et son défouloir préféré, le sieur Jacouille
Un couple d’aventuriers altermondialistes, Mista Perez et la sage-Ingrid
Un couple de jeunes mariés Lyonnais composé d’un étourdi (Xavier) et d’une maladroite (Mélaine)
Une paire d’instits parisiennes, Fanny et Virginie (quand je pense aux vieilles que j’avais comme maitresses, les gamins actuels ne connaissent pas leur chance)
Un Renard cumulant tout les vices (alcool, jeu, drague et supporter de foot)
Le grand gourou Juliano acrobate photographe et Montignacophile (et même plus…)
On comprend la douleur des Corses de voir débarquer sur leur territoire un tel troupeau venu du continent. Et pourtant j’ai rarement été aussi bien accueilli, que ce soit par les habitants des villes traversées ou les professionnels du tourisme. Pour exemple, alors que nous devions être les 500emes touristes de la saison à débarquer dans son jardin en voulant atteindre la plage, une dame nous indiqua avec le sourire le chemin pour regagner celle-ci. Sur les quinze jours, une seule mauvaise expérience dans un restau semi-gastro (ça ne s’invente pas…) de Pino, mais dont le serveur était probablement Marseillais…
Nous débarquons à Bastia après un long trajet et une nuit difficile, et entamons nos premiers kilomètres sur les routes Corses en direction de Regino, au dessus de l’Ile Rousse. Ces routes seront omniprésentes pour ce séjour, car impossible de se rendre quelque part en Corse sans se farcir quelques heures à faible moyenne sur l’asphalte sinueuse et étroite. L’attention est de rigueur, car se côtoient autochtones qui roulent comme des fous, que ce soit avec des petits bolides de kékés ou des vieilles voitures tout terrain, sous prétexte qu’ils sont sur LEURS routes, et touristes qui essayent de conduire tout en regardant le paysage et s’arrêtent sans prévenir pour une photo ou un mal au cœur. Nous nous retrouvons enfin dans notre première demeure, bicoque flambant neuve vite faite mal faite, mais très vaste et bien agréable pour des vacances (je parle pour moi qui par un concours de circonstance et de politesse avait une chambre privée, les autres je sais pas…).Alors que certains regagnaient plus ou moins facilement leur douloureux quotidien après une bonne semaine de vacances, les autres prolongeaient du coté de Propiano dans une très belle maison avec « plage privée » et terrasse avec vue sur la mer. Ils accueillirent régulièrement et sympathiquement deux campeurs contrariés par le temps plus que changeant de cette deuxième semaine (qui a dit qu’il faisait toujours beau en Corse ?).
Ce qui est marrant en Corse, c’est de se croire à l’étranger tout en étant en France : voici donc un résumé des découvertes de nos vacances…
