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Blinking Lights (and other revelations)
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1 mai 2015

Days in the Wake - 10000 Days - Rain on Lens

Ce mois ci, un grand écart de style et juste trois chroniques, pour cause de soudaine paternité....

(pas très colorées, ces pochettes...)

 

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Artiste : PALACE BROTHERS

Album: Days in the Wake - 1994

Why : à la découverte de l’œuvre de Will Oldham

Past: le très bon The Letting Go

Present : La simplicité… Comme je vais l’expliquer dans ma chronique suivante (l’album de Tool), elle est devenue au fil du temps une des conditions quasi nécessaire à mon attachement à un album. D’où mon goût prononcé actuel  pour les artistes folk minimalistes (dont Will Oldham, alias Palace etc, alias Bonnie « Prince » Billy, fait partie) qui poussent comme des champignons dans la buzzosphère. Mais cet album est là pour me rappeler que la simplicité ne fait pas tout. Poussée à l’extrême, elle abouti à cet espèce de brouillon d’album, dont l’écoute est rendue inutile par l’existence depuis une quarantaine d’année des premiers Bob Dylan ou Leonard Cohen (au hasard). Quand on s’appuie sur deux pistes, une voix et une guitare, que la voix est souvent fausse (« I send my love to you », « all is grace »…), que la guitare se contente de quelques accords sans chercher l’arpège ou la mélodie originale, et qu’en plus l’enregistrement est super cheap (apogée du bricolage sur « No more workhorse blues »), ben il reste plus grand-chose pour attirer l’auditeur. Alors il y a les compos, mais après la bonne intro « You will miss me when i burn » suivi de « Pushkin » et la bonne blague « Come a little dog », on a vraiment pas grand-chose qui casse trois pattes à un canard. Days in the Wake a réussi à me lasser alors qu’il ne dure qu’une petite demi heure ! Un premier jet qui aurait vraiment mérité d’être plus travaillé avant d’être posé sur disque….

Future : je vais privilégier les albums récents  

 

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Artiste : TOOL

Album: 10000 Days - 2006

Why : Idolâtré par une immense foule et référence de Alma Matter

Past: découverte totale

Present : La première fois que j’ai lu un truc sur Tool à l’occasion d’une tournée en France, l’article disait que le fan club du groupe faisait passer celui de Mylène Farmer pour de piètres amateurs. J’ai eu envie d’en savoir un peu plus sur le phénomène et sur l’origine de cette Tool Army (carrément !), et de découvrir une des références musicales de mon pote Damien et de son groupe Alma Matter. J’ai donc parcouru la toile et effectivement, dans la masse de gens considérant Tool comme le meilleur groupe du monde, il y en a une bonne partie pour qui c’est pratiquement une religion ! C’est vrai que leur formidable imagination et créativité, de plus exprimée dans un contexte ésotérique, m’aurait probablement fortement attiré il y a quelques années. Pour exemple, la pochette de 10000 Days est carrément dotée de lunettes qui permettent d’admirer un artwork impressionnant en trois dimensions ! Le fan de Tool ne se contente donc pas d’écouter leur musique, il décortique les paroles à la recherche de sens cachés, il étudie les rythmes ou les images façon Indiana Jones ou Da Vinci Code, et en concert, il entre en transe… Cette intro pour se poser cette question légitime : faire un article sur un album de Tool en occultant tout ce qui n’est pas musique a-t-il un sens ? Et en même temps, c’est ce que je vais faire, d’abord parce que c’est la règle de cette rubrique « Emprunts », ensuite parce qu’il faut bien décrire le point de vue du gars qui écoute juste l’album comme ça, sans savoir qu’il détient entre les mains une œuvre d’art à tiroirs. Concentrons nous donc sur la musique. On la décrit souvent comme un mélange de métal, de rock progressif et de rock psyché à la Pink Floyd, ce qui m’a semblé assez juste. Sachant que je n’écoute quasiment plus de métal, que même quand j’en écoutais je n’ai jamais apprécié les groupes progressifs, et que sans les détester, je n’ai pas été bouleversé plus que ça par le Floyd, on est déjà mal barrés. J’ai très souvent constaté que la complexité en musique était en opposition avec l’émotion que je ressentais (bémol ci-dessus). Et là, Tool, pour être complexe, c’est complexe ! 5 ans séparent 10000 Days de son prédécesseur (autant dire une éternité pour les Toolistes), soit environ 5 mois de travail sur chaque titre ! et entre les multiples parties des chansons, la variété des sons et bruitages utilisés et l’accumulation des pistes, ce temps semble parfaitement justifié. Techniquement, les quatre gars sont des cadors. Le chanteur a une énorme présence, avec une voix grunge plutôt agréable, le bassiste est un pilier sur lequel de nombreux titres sont construits, le batteur place des breaks incroyables au moment idéal, et le guitariste crée des ambiances variées rien qu’en travaillant sur le son de sa gratte. Mais le coté technique, comme la complexité, nuit très souvent au passage de l’émotion, et je me méfie des batteurs se vantant de la taille de leur batterie (tout comme des basses 6 cordes), là ou certains font des merveilles avec une caisse claire et un charley. Et puis franchement, TOUS les rockers progressifs sont des cadors techniques. Le début de l’album confirme d’ailleurs mes craintes. Il faudra qu’un fan m’explique ce qui différencie « Vicarious » ou « Jambi » des efforts de groupes comme Dream Theater ou Angra. Malgré tout certains morceaux suivants mettent en relief quelques points à l’actif de Tool : d’abord ils n’ont pas de claviériste attitré, ce qui nous épargne de nombreux passages tout pourris polluant les morceaux d’autres groupes progressifs. Et surtout, malgré leur niveau, ils n’en font jamais trop : pas de solos interminables, le guitariste notamment a un jeu sobre bienvenu. On le ressent bien sur « Intension », un de mes morceaux préférés, avec la mise en place progressive de divers instruments utilisés de manière subtile, faisant profiter l’auditeur de la qualité exceptionnelle de l’enregistrement. Mais là où l’équilibre du groupe s’exprime le plus, où l’on ressent le mieux l’apport de chaque interprète, c’est sur l’enchaînement « Wings for Marie » /  « 10000 Days » qui place enfin l’album à un autre niveau que sa banale introduction. L’intro atmosphérique, la voix sombre de la première partie, puis l’intro de basse et les belles voix mêlées de la deuxième, s’ajoutent à une composition qui enfin se permet une certaine répétitivité et continuité, évoquant même les inventeurs du genre, mes Can chéris (7eme mn). Autre morceau sortant du lot, la conclusion « Right in Two », offrant une belle montée en puissance (avec un étonnant son « mouvant » de guitare)  sur une ambiance assez similaire au très bon titre précédant. Certains se sont extasiés sur l’apport des percussions « tribales » du batteur, mais le passage les mettant en valeur est il vraiment le meilleur de « Right in Two » ? Il me semble aussi que Sepultura avait déjà eu cette idée, mise en place de meilleure manière, sur son fabuleux album « Roots ». Dans l’ensemble donc, un album musicalement bien moins novateur et hors norme que la Toolmania ne le laissait présager, mais certains morceaux et une qualité d’interprétation et d’enregistrement qui place Tool en tête des Métalprogressifs que j’ai pu écouter.

Future : je vais quand même écouter les autres albums pour ma culture musicale…  

 

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Artiste : SMOG

Album: Rain On Lens - 2001

Why : A river ain’t too much to love est magnifique

Past: une bonne partie de la discographie

Present : Ma dernière chronique de Smog portait sur  A river ain’t too much to love, un album que j’avais vraiment apprécié avec son coté hypnotique, à la fois calme et répétitif. Ce Rain On Lens est plus proche des autres albums que j’avais pu écouter (de lojn), ne gardant que le coté répétitif associé cette fois à un son que j’ai trouvé trop agressif, surtout en début d’album. Ainsi le riff martial de « Song », en rapport avec le propos de la chanson, devient fatiguant assez rapidement, et la chanson dure 5 mn ! De même le violon de « Dirty Pants » est assez criard et son ambiance très lourde ne m’a pas transporté. En fait, avant le rock classique « Short Drive », seul « Natural Decline » m’a semblée plus entraînante et plaisante, avec ses notes saturées tombant sur un simple riff de guitare répété. J’ai plus apprécié la fin de l’album, avec un "Live as If Someone Is Always Watching You" plus mélodique sur laquelle je retrouve la belle voix grave de Bill Callahan qui ne m’avais pas impressionné jusque là sur cet album, et « Revanchism », petite chanson jazzy agréable et joyeuse. Un album en demi teinte qui comporte de bons moments mais qui ne m’a pas laissé une impression extraordinaire, tout comme les albums de Smog publiés avant que j’ai pu écouter…

Future : à suivre…

 

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