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Blinking Lights (and other revelations)
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11 juillet 2015

the PAINS of BEING PURE at HEART - Dimanche 21 Octobre 2012 - Epicerie Moderne - FEYZIN

 

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Mes visites à l’Epicerie Moderne sont depuis un moment très espacées, mais cela risque de changer avec la belle programmation de cet automne, d’autant qu’un certain nombre de potes ont pris l’habitude de me proposer de les accompagner lors de leurs sorties musicales. Ce soir, c’est moi qui ai lancé l’invitation pour the Pains of Being Pure at Heart, dont j’avais fort apprécié le second (et dernier en date) album Belong, sorti l’année dernière. Les ayant loupé au Sonic il y a quelques mois pour raisons familiales, je ne laissais pas passer cette nouvelle occasion, entrainant à ma suite Damien ainsi que Fred et sa copine Carine, tout trois en mode quasi découverte. C’est avec grand plaisir que je retrouve la familière salle de concert de Feyzin, son parking, sa sympathique boutique et son bar accueillant, même si le lieu est étrangement vide. Il y a en fait un gros décalage entre le succès que je prêtais au groupe et la réalité : la fanbase est solide, mais restreinte, et la salle en configuration minimale sera très largement suffisante pour accueillir le maigre public qui s’est déplacé ce dimanche soir.

 

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Après une bonne pinte de mise en route, nous nous dirigeons tranquillement vers la scène ou doit officier Flowers, première partie inconnue qui remplace Mensch un temps prévu (ce que je regrette fortement, ayant vraiment aimé le disque des deux lyonnaises). Flowers est un trio confidentiel (bon courage pour trouver une info sur internet) et très jeune, bien dans la tendance (un peu gonflante) de ces dernières années. On identifie d’emblée l’influence des inévitables Jesus and Mary Chains, mais Damien et moi pensons en même temps aux Vaselines (sans doute la voix de la chanteuse) et Fred à Blondie.  A gauche de la scène, la fragile chanteuse engoncée dans un large pull, voix haut perchée mais assez jolie. Au centre un batteur jouant essentiellement caisse claire/grosse caisse (il n’a pas de charley), parfois sur un gros pad au son bien désagréable. A droite le seul élément mobile du groupe, un guitariste et son instrument noyé de saturations et d’effets divers. La musique proposée n’est pas si mal, mais les titres très courts ont l’immense inconvénient de tous se ressembler, ce qui fait qu’on décroche assez vite. Seule la fin de set offrira un peu de variations, avec deux titres interprétés a capella par la sœur de Ian Curtis et deux autres où elle utilisera une amusante basse monocorde.

 

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Retour au bar où nous retrouvons La bUze et JP (qui a fait le trajet en train depuis Dijon !), Carine se voyant ainsi entourée de cinq blogueurs (ou repentis) discutant à bâtons rompus de la blogosphère, l’effet secte étant encore accentué par l’utilisation de noms de codes étranges, tels Dragibus ou autres Yosemite, collègues tombés du coté obscur de la toile (Facebook). Un larsen met fin précipitamment à nos élucubrations et se prolonge suffisamment pour qu’on ne loupe pas le démarrage en trombe du concert des Pains of Being Pure at Heart, sur le bien choisi « Heavens Gonna Happen Now ». Dans l’ordre croissant d’implication, nous trouvons sur scène trois catégories différentes. Les « je fais mon boulot et rien de plus » : batteur et guitariste soliste. Les « je fais mon boulot mais c’est cool » : le bassiste et la claviériste. Et puis il y a Kip Berman, le chanteur guitariste, qui gagne rapidement mon respect. A vrai dire, il pourrait légitimement n’en avoir rien à battre de convaincre les cinquante clampins de cette obscure bourgade française, mais il se donne à fond, avec un brin d’amateurisme qui me surprend et me charme : et vas y que je m’emmêle les pattes dans mon jack, et pan le micro dans le pif au moment où je reviens chanter, et me voilà bien emmerdé car j’ai paumé mon mediator…. Une attitude bienvenue pour un concert agréable, mais bien gentillet tout de même (premier qualificatif que la bUze et moi-même utiliseront, sans concertation).

 

 

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Reproduits assez fidèlement au disque (la grosse prod mise à part), les morceaux de Belong font mouche, avec « Belong » et l’excellent « Heart in your Heartbreak » enfonçant le clou en début de set et « My Terrible Friend » amorçant une fin de concert enthousiasmante. Dommage et bizarre qu’il n’y ait eu que quatre extraits de ce disque, alors que sept places seront réservées aux titres les plus anciens - EPs initiaux et premier album « éponyme » de 2009. Je n’ai pas gardé un souvenir impérissable de the Pains of Being Pure at Heart (l’album), mais je le redécouvre ce soir la plupart du temps pour le meilleur (terribles versions de « Come Saturday » et « Young Adult Friction »), et à une occasion pour le pire (le discoïde « A Teenager in Love » infligé en début de rappel). Le grand moment du concert restera cependant « the Pains of Being Pure at Heart », une chanson du tout premier EP dont je découvre à cette occasion l’efficacité rock délicieusement retro. Ce seront pour moi les seules minutes où le show décollera vraiment, juste avant que le groupe ne quitte la scène une première fois. La seule vraie déception viendra des trois nouveaux morceaux joués, prémices d’un futur album dont on craint désormais qu’il ne soit pas à la hauteur de nos attentes. C’était pourtant assez enthousiasmant d’entendre en avant première de quoi il retournait, hélas, si « Until the Sun Explodes » est recevable bien que beaucoup trop emprunté à the Cure, « Sure »  et « Kelly » évoquent le pire des 80’s, un disco rock Whamesque gorgé de claviers assez laids. 14 courts titres rapidement exécutés sans trop de bla blas autour (excepté de sympathiques louanges à la première partie Flowers), le groupe quitte la scène après un rappel anodin et une toute petite heure d’un concert dans l’ensemble plaisant, mais peu marquant.

 

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Laissant mes compères pour fureter du coté du stand de vente, j’aperçois un Kip Berman transpirant et tout sourire se prêter bien volontiers au jeu des signatures et discussions avec les fans, ce qui le conforte un peu plus dans mon estime. J’achète le joli 45T de Belong et profite d’une séance dédicace pour discuter quelques minutes avec lui. Il me parle d’emblée du concert du Sonic, que j’avais pressenti culte pour le public mais qui le fut apparemment aussi pour le groupe. Voilà the Pains of Being Pure at Heart attachés à la ville de Lyon, malgré une population peu portée sur le rock et une sonorisation pas géniale (ce qui est très rare à l’Epicerie Moderne, signalons le). Je rejoins ensuite ma secte des blogueurs (Blood Red Bird, Chtif, la bUze, JP) grâce à qui je prolongerai de manière réjouissante cette bonne soirée, malgré une scandaleuse pénurie de bière.

 

Setlist : Heavens Gonna Happen Now – Belong – Until the Sun Explodes – Heart in your Heartbreak – Higher than the Stars – Sure – Come Saturday – Young Adult Friction – Kelly – My Terrible Friend – Everything with you – the Pains of Being Pure at Heart //  A Teenager in Love – This Love is Fucking Right !!!

 

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