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Blinking Lights (and other revelations)
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13 juillet 2015

Les Propositions d'HELLO DARKNESS #8 (Décembre 2013)

Allez, pour bien finir l'année, 3 nouvelles propositions et une de plus en Bonus. On se retrouve après les vacances pour des photos d'enfants gatés, des disques achetés et d'autres surprises du meme acabit...

 

radical-face

RADICAL FACE - the Family Tree: the Branches

 

En écoute: DEEZER

Proposé par Julien.

Mon avis:

Tout ce qu’on aime dans ce disque, à commencer par des compositions splendides mettant l’accent sur les mélodies. Ben Cooper maitrise son sujet, qu’il reste dans un registre purement folk (arpèges, tempo lent) comme sur les magnifiques « Reminders » et « Letters Home » ou qu’il orchestre ses titres (rythme rapide, piano, batterie…)  jusqu’à flirter avec la pop (« the Mute », « from the Mouth of an Injured Head »). Sans se départir d’une agréable mélancolie prévisible à son titre, the Branches est suffisamment varié et bien écrit pour captiver tout au long de ses 45 minutes.

 

 

Speedy-Ortiz-Major-Arcana

SPEEDY ORTIZ - Major Arcana

 

En écoute: DEEZER

Proposé par Damien.

Mon avis:

 

Toujours dans les sonorités qu’affectionne Damien, Speedy Ortiz ressuscite les petites sœurs énervées de Liz Phair qui faisaient les beaux jours du label Matador dans les 90’s. Du revival grunge bien fait, compos solides et voix au top, souvent agressive, parfois émouvante, comme sur « No Below ». C’est d’ailleurs à partir de ce titre que Major Arcana cesse d’être simplement intéressant pour devenir excellent, en crescendo s’achevant sur le seul long morceau du disque (« MKVI »), 7 minutes envoutantes et un final noisy à souhait.

 

 

reflektor image

ARCADE FIRE - Reflektor

 

En écoute: DEEZER

Proposé par Xavier.

Mon avis:

 

Arcade Fire, l’éternel malentendu. Il fut une époque où certains groupes indé devenaient énormes, et réunissaient autour d’eux passionnés de musique comme suiveurs de mode occasionnels. De cette catégorie de plus en plus rare (Radiohead, Placebo, etc…), Arcade Fire fut le dernier - et cela date de presque 10 ans déjà. Sans doute est-ce pour cela que le groupe a une place spéciale dans notre cœur, et que nous en attendons trop, oubliant que les Canadiens n’ont jamais sorti de vrai chef d’œuvre : uniquement de bons disques inégaux (et c’est en fan absolu de Funeral que je l’affirme). En voici un autre, tout simplement.

 

Si la tonalité de Reflektor pourra décevoir en première écoute, elle n’est pas une si grosse surprise, puisqu’elle découle de certains morceaux déjà présents sur the Suburbs. Mieux, alors que j’ai toujours été réfractaire aux sonorités 80’s, je trouve qu’Arcade Fire se les approprie le plus souvent de manière extrêmement intéressante. Le groupe réussi à insuffler de la chaleur à l’image glacée  et kitsch de la New Wave de boite de nuit qu’évoquent ces boucles de claviers et rythmes electro minimalistes constituant l’essentiel de l’album – un volcan gronde sous les costumes à paillettes (« Joan of Arc »).  D’un autre côté, Reflektor est si pétri de références (qui n’a pas pensé aux Cure sur « Here Comes the Night Time ») qu’on a parfois l’impression d’écouter un disque de remixes. A la rigueur on est plus surpris de ne pas revoir Bowie sur l’enthousiasmant « Normal Person » que de  l’entendre sur le morceau introductif « Reflektor », tellement c’est évident. Mais Arcade Fire met tant d’application à modeler de longs titres mouvants, qu’il réussit le plus souvent à recapter l’oreille de l’auditeur lorsque celle-ci commence à se montrer distraite (on notera d’ailleurs que le titre le plus immédiatement naze est le plus court, « Flashbulb Eyes »).

 

Comme toujours avec ce groupe inventif, c’est à force d’écoutes qu’on découvrira la vraie valeur de Reflektor. On se heurtera alors, malgré d’évidents bons moments (pour moi « Afterlife », par exemple), au défaut indéniable de l’album : sa longueur. Arcade Fire aurait donné plus de chances à sa dernière production en l’élaguant (au hasard de « Awful Sound », d’un ennui mortel) et en concentrant ses qualités sur un seul disque.

 

 

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MATT ELLIOTT - Only Myocardial Infarction Can Break Your Heart

 

En écoute: GROOVESHARK

 

Proposé par Julien et Xavier.

 

Mon avis:

 

Lors d'une écoute distraite au magasin de disques de l'un de mes bons amis, il m'avait semblé que, si bonnes soient les compos de Only Myocardial Infarction Can Break Your Heart, le très respectable Matt Elliott commencait sacrément à tourner en rond. Ben en fait, même pas, c'est juste encore un très bon disque de Matt Elliott. Et le chroniqueur de chercher vainement un argument pour nuancer cet avis. Ecoeurant....

 

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