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Blinking Lights (and other revelations)
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13 juillet 2015

Grand Jeu Sans Frontière des Blogueurs Mangeurs de Disques - Episode 2

 

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EPISODE 2: "There's too much, too much, too much."

Un disque beaucoup trop compliqué, indigeste, ampoulé; il y a un peu trop de tout partout, mais... c'est pour cela que vous l'aimez...

 

MANOWAR - the Triumph of Steel (1992)

 

Choix difficile pour ce deuxième épisode, puisque je fuis comme la peste les disques trop chargés (les choucrouteries, en terme bloguesques), considérant depuis bien longtemps la simplicité comme une des caractéristiques les plus importantes dans la musique que j’écoute. Il y a bien malgré tout dans ma discothèque quelques albums qui auraient pu convenir (des Mercury Rev, Mirror Mirror de Ghinzu ou plus récemment David Comes to Life de Fucked Up par exemple), mais ce n’est en aucun cas leur complexité qui me les a rendu attachants. J’ai du aller chercher plus loin dans le passé, à l’époque justement où la boursouflure ne m’effrayait pas et où j’admirais encore les branlages d’instrument en tout genre, pour exhumer ce magnifique Triumph of Steel de Manowar qui, je n’ai pas peur de l’affirmer, et je m’en étais déjà ouvert précédemment sur ce blog, me plait toujours autant aujourd’hui.

 

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Too Much : dès la pochette, on est fixé. Regardez-moi ce déballage d’Héroïc Fantasy du plus mauvais gout, on en salive d’avance. Et on va être servit, avec cet incroyable morceau d’ouverture de près d’une demi heure modestement intitulé « Achilles, Agony and Ecstacy in Eight Parts », où nos inénarrables moustachus bodybuildés se targuent de mettre en musique la Guerre de Troie, tout du moins sa partie la plus violente. Rien ne nous sera épargné, décibels en pagaille, chœurs de lamentation, solo de guitare (oh !), solo de batterie (ah !!), solo de basse piccolo (ah ouais quand même !!!!). Joey DeMaio, qui cumule les méfaits (bassiste, leader et songwritter) avouant même jouer de la basse 8 cordes sur cet album (ce qui, cela va sans dire, est passible de la peine de mort). Too Too Much...

 

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Aurait il contenu ce seul morceau que the Triumph of Steel aurait déjà été une légende, mais Manowar n’en reste pas là et renchérit à 7 reprises, portant la galette à quasiment 70 mn de Heavy Métal primaire. Sept titres bourrés de testostérone de synthèse, enchainant les clichés du genre avec une constance admirable. Chevaliers, Chefs Indiens, Dragons, Démons et l’inévitable ballade en conclusion, un véritable festival ! Un must du genre, devant lequel il faut se rendre à l’évidence : c’est bon, très bon… Qu’on me donne une hache et un slip en peau de bête !

  

 

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