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Profitez bien de cette magnifique pochette faite main, car c'est la dernière... Après, ca sera nettement moins coloré...
Suite du violent Hungry for Stink des hurlantes L7. Du grunge de très bonne facture avec ces deux morceaux qui s’écoutent encore très bien aujourd’hui, un brulot incendiaire et une calbotte au machisme, l’un de leur thème de prédilection, sur « Shirley ».
Troisième (et dernière) tentative de Bob Dylan, avec un disque dont je n’ai jamais lu la moindre critique ou citation sur les blogs que je consulte, loin des albums cultes du plus illustre des folkeux. J’ai emprunté Under the Red Sky, 27 eme album noyé dans l’éléphantesque discographie de Dylan, uniquement parce Slash y faisait une apparition (très brève d’ailleurs, sur le morceau « Wiggle Wiggle » qui dure 2 minutes). George Harrison et Elton John pointent leur instrument sur « Under the Red Sky » et « 2x2 », faisant partie du court extrait de l’album que j’avais retenu sur cette cassette. Les 4 morceaux sont agréables, mais ne sont pas non plus des tubes inoubliables. Je manque de références, il faudrait qu’un Dylanophile confirmé indique leur valeur parmi les milliers composés par Bob. De mon côté, je trouve que le boogie « Unbelievable » vaut bien quelques prétendues perles enfumées du Blonde on Blonde…
Transition brutale avec Megadeath, groupe culte de la scène trash des 80’s. Son fondateur, Dave Mustaine, fut initialement viré de Metallica, sans doute pour une querelle d’ego avec James Hetfield. Malgré l’immense réussite de Megadeath, il en gardera une rancœur tenace… L’album Countdown to Extinction est le plus vendu du groupe, et le seul que j’ai emprunté (au hasard il me semble) à la médiathèque, n’en conservant qu’une moitié. De belles parties de guitare (dont certains arpèges comme seuls les métalleux savent en pondre), des solos brillants mais pas prise de tête, des titres aux multiples parties imbriquées atténuant l’aspect répétitif du genre, Megadeath n’a certainement pas volé son succès. Malheureusement, je trouve que ce son caractéristique a assez mal vieilli, d’autant que déjà pas fan à la base du style, cela fait des décennies que je n’écoute plus de trash ou heavy metal… Une petite phrase philosophique tirée de « Captive Honour » pour conclure, sur laquelle (hasard?) on reconnaitra le titre du premier album d’un groupe célèbre, dont Mustaine cosigna 3 morceaux: « when you kill a man, you're a murderer- Kill many, and you're a conqueror - Kill them all... Ooh... Oh you're a god!” – de quoi illustrer l’ambiance sombre développée sur le disque (remarquez on s’en doutait, vu la pochette…)
On remonte tranquillement la discographie des Ramones à l’envers avec leur 9eme album, Animal Boy, atteignant la période où Marky Ramone, viré pour cause d’alcoolisme, a été remplacé par Richie Ramone - signant un classique avec « Somebody Put Something in my Drink ». C’est une période de transition entre le style classique des Ramones (tel le très bon « Love Kills » dédié à Sid Vicious) et des morceaux un peu plus bourrins, comme « Animal Boy ». De manière bizarre, je n’ai enregistré que les 7 premiers titres, à croire que les faux frères avaient réservé le meilleur pour le début du disque. Quoiqu’il en soit, après un « Crummy Stuff » bien crétin comme on les aime, Dee Dee et Joey unissent leur force pour écrire ce qui est sans doute mon titre préféré du groupe, « My Brain is Hanging Upside Down (Bonzo Goes to Bitburg) ». Souffrant un peu d’un son 80’s (bien qu’à un degré largement inférieur à la plupart des groupes ayant traversé la décennie, punk oblige), Animal Boy est un bon élément de la discographie des Ramones, du moins pour la partie que j’ai retenue…
Je ne me rappelle plus pourquoi j’avais emprunté ce best of des Rolling Stones, Made in the Shade, qui sera leur dernière apparition sur mes cassettes. Pas grand-chose à en dire, d’autant que ne sont présentés ici que les titres qui ne figuraient pas déjà sur mon best of perso (pas de « Brown Sugar » ou « Wild Horses » donc). Juste l’occasion d’apprécier les cuivres de « Heartbreaker » et le sax du rock n roll endiablé « Rip this Joint », qui font par un curieux hasard écho à l’actualité : Bobby Keys, saxophoniste des Stones, est en effet décédé début décembre…
Mais cette sélection est surtout l’occasion de revivre un souvenir personnel au travers d’ « Angie », la célébrissime, trop entendue et donc insupportable ballade de Goats Head Soup. Cette chanson me ramène vers ma 15eme année, sans doute l’une des pires de ma vie. A l’époque je trainais mon ennui dans une troupe de pionniers (que je n’allais pas tarder à abandonner), qui n’était pas mixte. Il y avait cependant quelques week ends communs avec les caravelles, et pour celui-ci nous devions préparer chacun une moitié de la soirée autour du feu de camp. L’heure approchait, les filles étaient fin prêtes et évidemment nous n’avions rien foutu. Le guitariste de la troupe (que je jalousais énormément, cela va de soi) maitrisant quelques titres, nous décidâmes de répéter une interprétation personnelle d’ « Angie », qui nous valut un franc succès auprès de ces demoiselles (franc succès ruiné juste après par notre interprétation personnelle des « Copains d’Abord » de Brassens, dommage…). Enfin bref on est loin du Rock N Roll, et on dit adieu au Stones pour un moment….
Il n’est pas impossible que j’ai emprunté ce disque pour la pochette qui m’avait fait marrer. Quoi qu’il en soit, Skid Row ne sera pas resté dans ma mémoire, bien qu’un autre disque traine sur une prochaine cassette. Celui-ci sera surement plus propice à un flingage de ce combo dans la plus pure tradition Hard Rock 80’s qu’un B-Side Ourselves uniquement composé de reprises. On retiendra celle du « Psycho Therapy » des Ramones, bien servie par le chant teigneux de l’inénarrable Sebastian Bach…








