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Blinking Lights (and other revelations)
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18 juillet 2015

XVII

 

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On l’a vu, les Smashing Pumpkins sont entrés dans cette rubrique la cassette précédente. Du coup, je me suis mis en quête de trouver les originaux des reprises que le groupe a pu faire dans sa carrière. Ce sera l’occasion de voir qu’en la matière,  Billy Corgan avait bien plus mauvais gout que les membres des Guns N Roses. Mais ne brulons pas les étapes : au moment où nous parlons, je pense que je ne connaissais pas encore le maxi Bullet with Butterfly Wings, qui outre le « ..Said Sadly » dont nous parlâmes précédemment contenait 5 reprises à la pertinence discutable. Après le Mellon Collie and the Infinite Sadness, ma deuxième acquisition avait été le Bootleg du premier concert de la tournée de ce fameux double album, où les Smashing Pumpkins invitaient le groupe Cheap Trick sur scène pour l’interprétation en commun de deux de leurs titres, plutôt sympa, intitulés « If You Want my Love » et « Auf Widersehen ».

Voici donc la raison de la présence ici de ce groupe de Hard Rock assez dispensable selon moi, qui comme pas mal de leurs contemporains 70’s (Scorpion par exemple) firent un tabac au Japon et enregistrèrent leur Live at Budokan de rigueur.  Je connais très mal Cheap Trick, n’étant jamais revenu vers eux après cette tentative, ce qui se comprend aisément à l’écoute de ces compos brouillonnes assénées à coup de gros son qui tache. Pas grand-chose à tirer de cette moitié de disque retenue, mis à part un « Southern Girls » efficace à défaut d’être inoubliable, et l’ « Auf Widersehen » recherché, largement supérieur au reste, qui est placé sans surprise en toute fin d’album.

Je ne sais pas comment Billy Corgan s’est affranchi de ces influences pour écrire les premiers albums des Smashing Pumpkins, peut-être que les autres membres du groupe, et notamment le subtil James Iha, ont eu plus d’importance que ce qu’il paraissait et ce que l’histoire a retenu. Toujours est-il qu’à la reformation récente des Pumpkins, Corgan a plongé tete baissé dans ses anciens démons, et il ne faut pas chercher plus loin que cette cassette (Cheap Trick et les Judas Priest qui vont suivre) l’explication des solos de la mort et surtout du son lourdingue qu’on trouve à foison sur Oceania ou Monuments to an Elegy.

 

  

 

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On reprend le Best of Metal Works 73-93 de Judas Priest là où on l’avait à peine entamé la cassette précédente. Après un titre passable et l’affreuse ballade « Before the Dawn », le hurleur Rob Halford et son gang mettent les choses au point et se distinguent des Japoniaiseries ci-dessus et de la plupart de leurs concurrents par une exécution irréprochable et des compos rapides enthousiasmantes (« Ram it Down », « Screaming for Vengeance »). Quand ils ralentissent le tempo, ils peuvent évoquer pour le mieux le blues crasseux de Nazareth (« Living after Midnight »), mais ne nous épargnent pas quelques sorties de routes sur des slows qui ne sont visiblement pas leur spécialité….  Si le son est de son époque (euphémisme) et quelques branlage de manche font plisser les yeux, certains riffs restent accrocheurs et l’on pressent bien toute l’influence que Judas Priest a pu avoir sur toute la scène Glam/Heavy Metal qui va suivre. « Bloodstone », par exemple, semble avoir extrêmement inspiré Motley Crue et ses clones, et « Night Crawler » a d’indéniables intonations d’Iron Maiden…  Quant à retrouver une quelconque ressemblance avec les morceaux des Pumpkins originaux, je sèche…

 

 

 

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Si les Smashing Pumpkins occupent à présent une bonne partie de mon temps, je n’ai pas encore abandonné les Guns, et emprunte cet énorme succès de 1991, Mama Said de Lenny Kravitz, pour la présence de Slash sur deux titres, dont le fameux « Always on the Run » (Slash, grand ami de Kravitz, a signé le riff de guitare inoubliable de ce tube). Mama Said vaut surement mieux que les 5 titres que j’en ai retenu et qui sont, inexplicablement, répartis entre cette cassette et une autre bien plus lointaine…

 

 

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