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Blinking Lights (and other revelations)
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18 juillet 2015

XIX

 

019

 

Oui, vous avez bien lu, Cassette XIX. Tout comme il n’y a pas d’album N°5 de Gaston Lagaffe, il n’y a pas de Cassette XVIII dans mon Tapes Story. Je ne l’ai pas perdue, car elle n’apparait pas sur mes listings : c’est un mystère aussi étrange que l’organisation de cette Cassette XIX. Allez savoir pourquoi j'ai intercalé deux titres du Beatles Go Baroque entre chaque morceau du Master of Puppets - sans doute que mes fragiles oreilles de l’époque devaient se reposer après les violentes charges des Californiens. C’est en tout cas un abominable sacrilège et un véritable merdier pour le chroniqueur. Allez, commençons par nous débarrasser du Baroque…

 

 

019 Beatles-Go-Baroque-CD-Album-303251873_ML

 

Je ne sais pas du tout pourquoi ce disque a atterri dans mes emprunts. C’est d’autant plus incompréhensible que ça sera l’une des très rares apparitions des Beatles (mis à part le Sgt Pepper) et l’une des très rares apparitions du classique dans ces cassettes.  Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on y perd sur les deux tableaux : cela n’a absolument pas la saveur des Fab Four (quand on y pense, du Beatles sans chant, quelle absurdité…) et on n’a même pas l’impression de se cultiver en écoutant du vrai Bach ou Handel (soit dit en passant, je connais suffisamment la musique Baroque dont ma femme est férue pour savoir que c’est un des styles qui ne me touche pas en classique). Bref, chiant, sans intérêt, et à mon avis limite ridicule…

 

 

 

019 Metallica-Master_Of_Puppets-Frontal

 

Après Ride the Lightning, voici le cœur de l’œuvre de Metallica, avec dans l’ordre Master of Puppets et …and Justice for All. La pochette du Master of Puppets illustre à merveille l’univers violent de l’album, les textes évoquant à maintes reprises la guerre et les innocents qui y sont broyés. Il n’y a rien à jeter sur le troisième album de Metallica - j’en avais retenu quasiment tous les titres, sachant que « the Thing that should not be » et « Welcome home (sanitarium) » étaient sur une cassette best of à part – dont la grande force est d’associer un trash metal flamboyant mettant à l’honneur les qualités rythmiques du duo Hetfield/Ulrich (« Disposable Heroes ») à des interludes mélodiques remarquables, comme l’intro de « Battery » ou le pont sur l’inoubliable hit « Master of Puppets ». Les morceaux, s’étalant tous entre 5 et 8 mn, sont ainsi un assemblage complexe de parties variées superbement enchainées, où les deux guitaristes rivalisent d’inventivité. L’instrumental « Orion », géniale Symphonie Metal (mais évitant le pompier généralement associé à ce terme), en est le plus admirable résumé. Une belle redécouverte de mon côté…

 

 

019 Metallica-And_Justice_For_All_front

 

Enregistré en 1988, deux ans après Master of Puppets, et premier disque de Metallica avec Jason Newsted à la basse  en remplacement du regretté Cliff Burton décédé dans un accident de bus, … And Justice for All souffre assez de la comparaison avec son prédécesseur. Certes il y a la magnifique « One » qu’on ne présente plus et quelques belles parties de guitare sur « to Live is to Die », mais la sauce ne prend que moyennement sur beaucoup de titres, l’ennui pointant même son nez sur quelques parties de chansons assez linéaires, à l’image de « …and  Justice for all » qui peine à captiver tout au long de ses presque 10 minutes.

 

 

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