Canalblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Blinking Lights (and other revelations)
Publicité
8 août 2015

# 004 / 221

004

 

004 MI0000924801

 

Je n’ai absolument aucun souvenir de ce qui me poussa à emprunter le premier album de Devo, groupe culte et précurseur dans de nombreux domaines dont je ne connais malheureusement quasiment rien, hormis les 4 titres enregistrés ici. Sans doute ma jeunesse musicale m’avait empêché d’apprécier à sa juste valeur ce Q : Are we not Men ? A : We are Devo ! dont la modernité me saute aux oreilles aujourd’hui, les groupes de Post Punk actuels que j’affectionne  ayant un son assez similaires à ces fous furieux américains. Devo semblait tout se permettre sur ses morceaux  énergiques et délirants, portés par une basse énorme  et des parties de guitares remarquables (« Gut Feeling »), jusqu’à intituler un super single « Mongoloid » ou livrer une version géniale de l’ultra rebattu « (I can’t get no) Satisfaction » sans même utiliser le célèbre riff de guitare qui fit son succès. Ne reste que la frustration de n’avoir eu droit qu’à un extrait si court, et de ne plus recroiser la bande sur les prochaines cassettes….

 

  

 

004 Soul-Asylum-And-The-Horse-They-Rode-In-On

 

And the Horse they Ride in on est le disque de Soul Asylum qui a précédé Grave Dancers Union, album du succès dont j’avais parlé en cassette XXII. Pas grand-chose de plus à dire de celui-ci, il est plutôt plaisant et évoque toujours Stereophonics ou Pearl Jam dans ses meilleurs moments (parfois furieusement, comme sur « Nice Guys don’t Get Paid »). Soul Asylum passe toujours mieux sur les tempos rapides (quoi que de manière moins marquée que sur Grave Dancers Union), nous gratifiant même de quelques quasi-grunge de fort bonne facture (« Bitter Pill »).

 

  

004 Acid-Eaters-cover

 

Pour leur avant dernier disque, les Ramones, déjà entrés dans la légende à l’époque et à ce titre repris un nombre incalculable de fois, rendent à leur tour hommage à leurs groupe de référence. Ils le font avec une classe folle et leur énergie habituelle, s’aidant d’un claviériste très bien employé, dépoussiérant bon nombre de classiques et secouant les vieux avec tant de vigueur qu’ils en rendent même intéressant Bob Dylan (« My Back Pages »). On retrouve aussi le « 7&7 is » de Love qu’Alice Cooper avait on s’en souvient joliment épicé à la sauce Cold Wave sur Flush the Fashion, mais que les Ramones pulvérisent ici comme des bourrins avec un Marky particulièrement bluffant derrière les futs.  C’est cependant chez d’illustres prédécesseurs en dynamitage, les Who, qu’ils trouveront le sommet de l’album, avec un « Substitute » qui leur va comme un gant de boxe. Les Ramones réussissent haut la main l’exercice dangereux du disque hommage, et si Acid Eaters n’est pas indispensable, il n’en est pas moins réjouissant…

 

 

 

004 Alice_Cooper_-_Goes_To_Hell

 

Un an après le grand classique Welcome to my Nightmare, Alice Cooper tente de récidiver entouré des mêmes (excellents) musiciens. Si le morceau d’introduction « Go to Hell » (futur classique sur scène) est très prometteur, avec cette ambiance de jury accusateur sur fond de rythme menaçant et de guitares limite hard rock, la suite n’est pas toujours à la hauteur. Certes, on retrouve d’autres excellents titres, comme le bien nommé « You gotta Dance », ou « Wish you were here », super groovy et bien servis par les riffs d’un Dick Wagner inspiré. Mais le Coop’ s’enferre un peu trop souvent dans des slows fadasses (« Wake me Gently » qui lorgne vers Welcome to My Nightmare sans être à la hauteur)  voire carrément racoleurs : je pense évidemment à « I Never Cry », énorme succès radiophonique mais symbole du déclin à venir du grand maitre de la provoc.

Plus que tout, c’est l’impression de dispersion  qui nuit à Goes to Hell, d’autant que la cohérence était l’une des grandes qualités des précédents albums. Reste le grandiose final, l’enchainement d’un très drôle « I’m always chasing rainbows »  sacrilège et d’un flamboyant « I’m Going Home » portant la marque indéniable du génial producteur Bob Ezrin, en forme de révérence avant que le rideau ne tombe sur un parcours exceptionnel.

 

 

Publicité
Commentaires
Publicité