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Blinking Lights (and other revelations)
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29 septembre 2015

# 011 / 221

011

 

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Ça, c’est fait, ai-je au moins pu me dire après l’écoute d’une face entière de cassette consacrée au début de carrière des inénarrables W.A.S.P ,  qui s’étaient déjà rappelés à notre bon souvenir cassette précédente avec leur deuxième disque, the Last Command. Cette fois, on enchaine le troisième et le premier album, respectivement Inside the Electric Circus et W.A.S.P. Toutes ces merveilles, dont les pochettes rivalisent de ridicule, sont sorties à une année d’intervalle (de 1984 à 1986), et offrent sans surprise une cohérence redoutable. Tout comme le surimi n’est finalement qu’un support à mayonnaise, les chansons de W.A.S.P ne sont que des supports à solo de guitare (au demeurant fort bien exécutés), masse monotone dont surnage de temps à autre un hymne un peu plus accrocheur (« I’m Alive » ou « I Wanna be somebody »).

Pas difficile de trouver l’influence de Blackie Lawless, la même que 99% des guitaristes d’alors : Van Halen, que nos quatre musiciens de carnaval pastichent allégrement, parfois jusqu’au plagiat pur et simple (meme si « B.A.D » est plutot sévèrement pompée sur un des plus grands tubes d'un célèbre groupe de hard que je vous laisse deviner, pour le fun). Bon ce n’est pas le tout mais la mayonnaise, ça écœure, et si le hard rock occupe encore une large place dans ces cassettes, il est en passe d’être définitivement remplacé par le rock indé dont nous retrouvons, cette fois avec plaisir, les têtes d’affiche sur la Face B….

 

 

 

 

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Des albums historiques des Pixies, Bossanova est certainement le moins aimé (je ne connais d’ailleurs personne qui le cite en favori). Il possède pourtant comme les autres une tonalité propre, mais celle-ci est plus apaisée (voir « Dig for Fire »), moins rageuse que sur Doolittle ou Trompe le Monde, ce qui lui confère un statut un peu particulier dans la discographie des lutins Bostoniens (Bossanova est d’ailleurs très largement ignoré dans la setlist des concerts depuis la reformation des Pixies). Evidemment, l’album reste magnifique, distribuant largement des mélodies de guitares inoubliables sur la base solide de la basse de Kim Deal (et de ses secondes voix, ici particulièrement à l’honneur), je l’avais d’ailleurs enregistré dans une plus large mesure que le Doolittle, n’omettant que trois titres il est vrai plutôt dispensables (saurez-vous les retrouver ?).

 

S’il y a toujours eu une différence de qualité entre les morceaux proposés sur les albums des Pixies, c’est à mon sens sur ce Bossanova que cette impression est la plus forte. A côté de titres comptant parmi les moins marquants du groupe (dont l’introductive reprise « Cecilia Ann »), figurent certains de mes favoris, « Rock Music » en tête. J’aime aussi les chansons qui s’allongent tranquillement de manière inhabituelle (la fin de « the Happening » est l’un de mes passages préférés du groupe), tandis qu’au rayon des tubes plus classiques (si j’ose dire) j’ai un faible pour l’explosif « Hang Wire ». Bref, après une première face douloureuse, l’écoute du Bossanova faisait une bien belle récompense d’autant  qu’elle est sommes toutes relativement rare.

 

 

  

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Parmi les groupes qui explosèrent au moment où je commençais à enregistrer ces cassettes, Rage Against the Machine fut l’un des plus gros chocs de ma génération (et probablement l’un des plus intéressants). De ce premier disque vendu par pelletées dont la pochette hante encore la mémoire du plus ignare de mes condisciples je n’avais retenu que 3 extraits. S’agissait-il vraiment d’une incompatibilité musicale avec cette violence hardcore et cet équilibre dans les instruments, moi qui avait l’habitude d’une part prépondérante donnée à la guitare ? Ou alors d’un snobisme déjà bien engagé envers tout ce qui pouvait rencontrer un succès de masse, et qui me fera passer à côté de quelques disques majeurs (et de quantité de bouses, bien sûr) ? Probablement les deux raisons mêlées.  Il faudrait vraiment que je réécoute ce Rage Against the Machine avec le recul et ma culture actuelle, pour mieux en juger. Rien que pour ce magistral « Settle for Nothing »  oublié  - à la fois de ma mémoire et de la pochette de cette cassette, car le morceau y figure bel et bien entre « Take the Power Back » et « Know your Enemy »-  cela en vaudrait la peine…. 

 

 

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