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Après quelques live dont on a déjà trop parlé en guise de mise en route, on repart sur cette compile de B-Sides des Damned qu’on avait quitté épisode 024, toujours aussi foutraque. Au menu de Damned but not Forgotten, un titre très inspiré par les Cure (« Disguise »), un improbable morceau piano voix où Dave Vanian joue au crooner SM (« Torture Me »), un folk pop guilleret composé par l’impayable Captain Sensible (« Nice Cup of Tea ») tout comme le rock bien pêchu « Thanks for the Night ». Et le punk dans tout ça ? Ben c’est sur le seul classique de la bande, sur la setlist de quasiment tous les concerts, qui s’appelle…. « Disco Man ». Déjà que les disques des Damned c’est souvent n’importe quoi, alors une compilation de Faces-B ….
Après avoir réécouté ce qui est sans doute le meilleur album des Ramones (Rocket to Russia), nous voici devant celui qui est sans doute le pire, Pleasant Dreams. Cette maudite période du début 80 fatale à tant d’artistes à la carrière traversant les décennies n’aura pas épargné nos ex punks New Yorkais. Un disque dont l’écriture s’est partagée entre Joey et Dee Dee et dont j’ai retenu, ce qui est quand même un comble, la moitié écrite par le chanteur. Je ne sais pas où étais passé l’inspiration de notre ami bassiste, mais du coup on se tape les ritournelles mollassonnes de Joey, qui ont quand même pour elles d’avoir des refrains sacrément efficaces. Un coup de « Don’t Go » ou « the KKK took my Baby Away » et hop, c’est dans la tête ! Ce second titre sera d’ailleurs le seul de l’album à rester à la postérité et à figurer au menu des concerts. Pire, certains titres ne sonnent même plus Ramones, entre le rock convenu « We want the Airwaves » qui propose un solo élaboré et « this Business is Killing me » qui (j’ose à peine le dire) groove… Heureusement, Dee Dee sauve l’honneur en toute fin de disque avec un « Sitting in My Room » honorable. Album d’un groupe à bout de souffle dont les membres ne pouvaient plus se blairer (il faut dire que Johnny avait piqué la femme de Joey, ce qui lui aurait inspiré les paroles de « the KKK took my Baby Away »), il avait tout d’un point final à une histoire commencée glorieusement 5 ans plus tôt. Nous verrons ce qu’il en est prochainement…
Ah, du Heavy Metal, ça faisait longtemps… Ayant déjà tâté du Pantera avec Vulgar Display of Power (cassette 006), je ne pouvais passer à côté de ce Great Southern Trendkill qui, si j’ai bon souvenir, avait eu un gros succès en cette année 1996 - on pourra noter que la pochette est assez mémorable, c’est en tout cas la seule de la longue discographie du groupe qui ne soit pas naze. Bon, les retrouvailles sont douloureuses, avec un « War Nerve » bien bourrin sans intérêt. Mais, surprise, l’ambiance change totalement sur « 10’s », sorte de grunge sombre orné d’un solo de guitare heavy metal sur lit d’arpèges acoustiques qui fait son petit effet. L’album (en tout cas les titres que j’en ai retenu) va ainsi faire l’aller-retour entre du gros son bien indigeste (« 13 steps to Nowhere », dont il faut quand même noter la partie de batterie incroyable de Vinnie Paul) et cet espèce de mélange malsain entre Alice in Chains et Nine Inch Nails, assez bien foutu (bon « Suicide Note Pt I » qui évoque aussi énormément le « Going to California » de Led Zeppelin, par sa ligne de chant). Finalement, la synthèse se fait sur le plus long titre, « Floods », résumé d’un disque intéressant mais dont la schizophrénie stylistique est assez dérangeante. Pas de quoi vraiment avoir envie de redécouvrir un groupe qui, après un ultime album (que je ne connais pas) splittera en 2000.
Après avoir été transformé en fan des Pixies en moins de temps qu’il ne faut pour dire Doolittle, il était logique que je m’intéresse à la discographie de son imposant leader, d’autant que Lionel the Killer (rappelez-vous) m’en avait dit le plus grand bien. Me voici donc découvrant le meilleur disque de Frank Black, qui deviendra l’un de mes albums cultes : Teenager of the Year. Sans doute intimidé par le nombre imposant de morceaux (22) et de styles abordés, je n’en avais retenu alors qu’une moitié, elle-même séparée sur deux cassettes. Ces quelques titres présentés ici sont cependant suffisamment représentatifs pour comprendre le caractère irrésistible de Teenager of the Year, en tout cas à mes oreilles. Dans le punk comme dans les ballades, Frank Black entouré de musiciens hors pair - dont le claviériste et bassiste Eric Drew Feldman, fidèle depuis Trompe le Monde et qui imprime ici une empreinte aussi large qu’identifiable – semble étinceler d’inspiration à chacune des pistes. La petite troupe ose tout sans complexe (et notamment s’affranchir totalement de l’ombre intimidante des Pixies), et réussi tout. Un feu d’artifice qui, malheureusement, s’estompera au fil des années jusqu’à s’éteindre quasi complètement au début des années 2000. Une épopée qu’on retrouvera dans l’ordre dans cette rubrique, puisque je suivrais de près dorénavant chaque sortie de Frank Black, espérant y retrouver la magie de ce deuxième album.




