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Blinking Lights (and other revelations)
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9 juillet 2016

# 027 / 221

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Suite du génial Teenager of the Year de Frank Black, toujours à la fois aussi fou que maitrisé. Et l’on commence par l’une des pièces maitresses du disque, qui en résume assez bien la diversité : « Freedom Rock » c’est un riff de guitare énorme en ouverture, un refrain basse / piano quasi reggae, une batterie admirable et des paroles qu’on aimerait hurler à la face du monde. Le reste est à l’avenant, entre « Two Reelers » qui alterne couplets ultra rapides et refrains cool (soit l’opposé de la formule Pixies), les trompettes de « Space is Gonna do me Good » et les deux minutes chrono du punkoide « Bad Wicked World ». Un must….

 

 
 

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On retrouve les New York Dolls, lâchés depuis la cassette X, en bien mauvaise posture. Malgré la qualité indéniable de leur second album Too Much Too Soon, celui-ci ne s’est pas bien vendu. Nos amis se retrouvent sans label et sont récupérés par un jeune manager qui débute, un certain Malcolm McLaren. Celui-ci, déjà inventif en marketing musical jouant sur la provoc, habille nos poupées de cuir rouge et les envoie sur les routes américaines dans un décorum communiste du plus mauvais gout. C’est l’un de ces concerts captés en 1975, qui fut sorti sous le titre de Red Patent Leather en 1984 par Fan Club, division du célèbre label français New Rose (la France était assez à la pointe en matière de punk et New Wave à l’époque, d’ailleurs le disque qui nous intéresse a longtemps était une exclusivité française). 

Le son live de l’époque est bien pourri (voir les concerts semi pirate des Damned ou des Stooges), mais on en entend suffisamment pour juger de la qualité des New York Dolls sur scène. Hé bien ça joue sacrément bien, que ce soit des standards décapants (« Ain’t got no Home / Dizzy Miss Lizzy »), des titres extraits du premier disque (mais pas du deuxième, bizarrement)  ou des inédits principalement composés par Sylvain Sylvain. C’est d’autant plus remarquable que les Dolls étaient alors camés jusqu’à la moelle, initiant selon la rumeur les jeunes anglais qui s’en tenaient principalement chez eux à la binouze. Las, cette tournée foireuse sonne le glas du groupe, Thunders et Nolan (soit les deux plus doués et drogués) laissant tomber leurs collègues pour plus tard fonder les Heartbreakers, tandis que McLaren, pas découragé, s’en ira prendre sous son aile les anglais sus cités et propulser les Sex Pistols au sommet de la gloire. Il va sans dire que pour pas mal des protagonistes de cette chronique, l’histoire s’est mal terminée, mais nous aurons l’occasion d’en reparler, car je vois poindre sur cette cassette le bout de la basse d’un des grands potes de défonce de tout ce beau monde…

 

 

Subhuman-Race

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais avant, un petit tour avec Skid Row, groupe de Glam Metal qui, comme tout ceux de ce style, peut être vu comme un lointain descendant des New York Dolls, grands précurseurs de l’association chevelure buissonnière, guitare saturée et maquillage outrancier.  J’ai trouvé ce Subhuman Race intéressant, car sorti en 1995, il est assez symptomatique de ces groupes qui, fondés sur la vague initiée par l’immense succès des Guns à la moitié des 80’s, se sont trouvé fort dépourvus lorsque le grunge est venu les ringardiser en quelques mois (on l’avait déjà vu précédemment, notamment avec LA Guns). Il en résulte un disque complètement hétérogène, où nos métalleux de seconde division semblent ne plus savoir sur quel pied danser, entre hard à l’ancienne assez lourd (« My Enemy », « Iron Will »), tentatives plus prog (« Into Another »), balade pop écorchée à la Stereophonics (« Breakin’ Down ») ou long titre d’inspiration grunge (« Eileen »). Ces deux derniers, tout comme le très rapide « Bonehead », ne sont d’ailleurs pas si dégeux, ou tout du moins pas plus mauvais que certains albums d’autres groupes de l’époque que j’ai un peu plus mis en valeur sur ce blog. Oui mais voilà, je n’ai aucun affect avec Skid Row, ils ne m’évoquent aucun pote ou copine,  aucune anecdote, aucun souvenir de ces années riches en découvertes. C’est pour cela qu’ils me sont inutiles et qu’on ne discutera pas plus longtemps de Subhuman Race, tentative désespérée d’un groupe condamné pour coller à son époque, mais qui a déjà un ou deux trains de retard. Adieu Skid Row, adieu Sebastian Bach, chanteur au magique pseudo…

 

 
 

ramones_halfway_to_sanity

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici donc le retour des Ramones, dont les chroniques vont dorénavant se faire à la lumière de la biographie de Dee Dee que je viens de terminer. Enfin, si on peut appeler lumière ce brouillard de plus en plus pesant d’alcool et de drogues au travers duquel apparaissent quelques anecdotes dont, telles les spectres qu’elles évoquent, on ne sait si elles sont réelles ou fantasmées. Nous avions quitté le groupe sur le navrant Pleasant Dreams, au cœur de la 2eme période Ramones, nous faisons un bond dans le temps de 6 ans pour atterrir sur Halfway to Sanity, au cœur de la 3eme période. Entre les deux les choses n’ont fait qu’empirer, les relations se tendre, les membres du groupe s’enfoncer dans la dope et la parano, ce qui transparait, je viens de m’en rendre compte, sur les pochettes d’albums de plus en plus sombres (l’artwork d’Halfway to Sanity, titre horriblement cynique, propose aussi des pierres tombales et des canards écorchés). Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le fantasme absolu de Dee Dee, bassiste d’un groupe déjà culte, est de devenir livreur de pain pour les supermarchés (1). Mais le seul geste de rébellion qu’il aura réussi à faire, c’est se couper les cheveux…

Le manque de cohésion du groupe s’entend sur des chansons aux styles assez divers, là où les premiers albums étaient monoblocs. « I wanna Live » et « Garden of Serenity »sont des titres pop avec pleins d’overdubs de guitare et des arpèges en intro, rien à voir avec le style classique des Ramones (même si la voix de Joey fait quand même 50% du job). Je les trouve pourtant très sympa.  A l’inverse, « I lost my Mind » est une crétinerie jouissive digne des débuts du groupe, bien que toute trace de naïveté ait disparu (c’est encore pire sur « ‘Bop Til you Drop »). Le virage hardcore, entamé sur Too Tough to Die, s’entend sur quelques morceaux, surtout sur l’expéditif et excellent « I’m not Jesus » composé par le batteur Richie Ramone, remplaçant de Marky depuis quelques années (nous aurons l’occasion d’en reparler). Les autres morceaux que j’avais retenus sont composés par Dee Dee (2) qui semble avoir miraculeusement conservé l’inspiration - alors qu’il peut à peine tenir sa basse lors des enregistrements - à l’exception d’un slow particulièrement dispensable de Joey (« Bye Bye Baby »). Halfway to Sanity, qui contient donc une moitié de chansons plutôt honorables, se termine sur le mauvais morceau  « Worm Man » et son explicite point final répété : I wish i was Dead. La mort, c’est pas pour tout de suite, en revanche l’explosion, c’est pour bientôt…

(1)    Je pense que je vais la ressortir souvent celle-là, tellement elle m’a marqué…

(2)    Du moins la musique, je ne pense pas qu’il ait pu signer des paroles du style I wanna live…

 

 

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Suite de la découverte aléatoire et très partielle de la discographie de Thin Lizzy avec  Jailbreak, sorti en 1976, soit à la moitié d’existence du groupe qui correspond aussi, si je ne me trompe pas, à son apogée. L’album, dont je n’avais retenu qu’une moitié mais dont j’ai peine à croire qu’il ne soit pas entièrement recommandable, propose une bonne série de tubes parmi les plus connus du groupe Irlandais. On pense ici évidemment en priorité à « the Boys are Back in Town », groovy à souhait, servi par ces merveilleuses guitares aux accents celtiques reconnaissables entre mille. Moins connu et plus enlevé, « Angel from the Coast » est une redécouverte  particulièrement classe pour moi. La suite sur la prochaine cassette avant un dernier coucou à Phil Lynott pour le successeur de Jailbreak, un Johnny the Fox particulièrement attendu parce que c’est, oh fascination du jeune passionné que j’étais alors, un concept album (mais c’est dans 70 cassettes, on a le temps de voir venir…)

 

 

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Commentaires
D
oh la vache Skid Row.<br /> <br /> Même à l'époque, je n'avais pas tenté l'aventure. Ce qui n'est pas étonnant, m'étant vraiment intéressé à la musique après 91. CQFD :-)
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C
...avant un nouveau Pixies dans pas longtemps paraît il ? Perso je ne peux pas comparer le groupe et Frank Black, c'est deux choses bien différentes. ..;)
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E
Yep, réécouté, d'où l'allusion à ce statut de "classique". Il a pas vieilli, clairement. <br /> <br /> Plus qu'à réécouter les disques des Pixies pour le réévaluer à l'aune de ceux-ci, tiens.
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E
Freedom Rock, un classique, en effet. Quel disque que ce Teenager of the Year, quand même...
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