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Blinking Lights (and other revelations)
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12 janvier 2017

# 041 / 221

041

 

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La fois dernière, je m’étais bien gardé de dire que ma découverte de Sparklehorse sonnait le glas de mes années Hard Rock. Et pour cause, j’avais vu venir le programme de cette cassette. Impossible de faire mentir l’histoire quand elle est gravée sur bande magnétique : l’épisode 041 est quasiment intégralement consacré à deux guitaristes ayant officié dans le groupe de hard par qui tout a commencé pour moi. 

Les Guns N'Roses, donc,  ont été fondé par Axl Rose et Izzy Stradlin qui jouaient ensemble auparavant dans Hollywood Rose. Si chaque membre du groupe a participé à sa manière au rapide succès des Guns (notamment Slash et sa technique formidable), c’est bien le duo original qui a assuré la plus grande partie du songwritting, Izzy Stradlin signant en particulier la musique de bon nombre des tubes des Use Your Illusion. Il n’est pas étonnant dès lors que son départ (dû au gigantisme des tournées  de cette époque et au caractère de merde d’Axl Rose) ait amorcé la fin des Guns N Roses. 

Izzy Stradlin, plus intéressé par la musique que par les paillettes, réuni rapidement quelques potes sous le nom des Ju Ju Hounds et sort un premier album (qu’on ne trouvera pas ici car je l’avais acheté en cassette dès sa sortie). Le succès est au rendez-vous, en 1992 les Guns sont encore des stars en activité et  l’album intéresse forcément les fans, d’autant qu’il est plutôt réussi. Après une tournée le groupe splite et ce n’est qu’en 1998 que Stradlin sort son album solo suivant, épaulé par le guitariste Rick Richards rescapé des Ju Ju Hounds et le sympathique Duff Mc Kagan, bassiste en vacances des Guns qui ont implosé depuis un bon moment. 

Dès le premier morceau de 117° (enregistré en entier, on est fan ou on ne l’est pas),  le bon single « Ain’t it a Bitch », l’influence principale de Stradlin’ saute aux oreilles : les Rolling Stones s’invitent sur presque toutes les plages, avec plus ou moins de réussite. Très axé guitare évidemment, avec pas mal de slide (un peu trop ?), Stradlin’ propose des rock bluesy agréables mais bien classiques, à l’image d’une voix adapté mais qui manque un peu de mordant. Raison pour laquelle les nombreuses ballades semi acoustique sont plutôt barbantes (« Good Enough ») là où celle des Guns (sur le GNR Lies notamment) accrochaient par la tension dégagée par Axl Rose. Pour épicer un peu ce disque au titre pourtant plein de promesses, restent l’efficace punkoïde « Parasite », les énergiques « 117° » et « Methanol », ainsi que pourquoi pas l’intro Motorheadienne de « Grunt » et le rigolo « Here Before You » (clin d’œil appuyé au « You ain’t the First » du Use Your Illusion I). Un album voulu apparemment comme récréatif, façon de faire de la musique sans se prendre la tête, tout comme les deux reprises de vieux rock n roll y figurant, scolaires mais bien exécutées. 

Par la suite, Stradlin poursuivra peinard sa carrière solo de manière de plus en plus confidentielle. Mis à part River sorti en 2001 (dans mon souvenir bien plus intéressant que ce 117°), toutes ses productions sortiront en édition limitée pour les seuls japonais ou, plus largement, directement sur internet (je ne les ai jamais écoutés). Raison pour laquelle on ne retrouvera plus le sieur Jeffrey Isbell, de son vrai nom, sur ces cassettes.

 

 

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En 1992, quand Stradlin’ se fait la malle, les Guns lui cherchent un remplaçant. Soit les guitaristes de renom avaient eu vent du bordel régnant au sein du groupe et ne s’étaient pas bousculés au portillon, soit Axl avait décidé que son ego (et celui de Slash) occupaient déjà assez de place pour en laisser un peu à une autre célébrité. Quoi qu’il en soit, c’est donc un inconnu, Gilby Clarke, guitariste de l’obscur groupe Kill for Thrills, qui fut choisi. Deux ans après son recrutement, et n’ayant participé qu’aux tournées et à l’album de reprises the Spaghetti Incident ?, Gilby jette l’éponge (ou se fait virer ?) et en profite pour sortir un premier album solo, Pawnshop Guitars. Pour la petite histoire, c’est le deuxième CD que j’ai acheté dans ma vie, et finalement cela aurait pu être pire. Pawnshop Guitars est en effet plutôt sympa, rend hommage au Clash et aux Rolling Stones (évidemment !) avec deux reprises bien choisies et exécutées, et voit l’ensemble des membres des Guns N'Roses faire quelques featuring. 

Trois ans après, en 1997, l’ambiance est toute autre pour la sortie de the Hangover. Potes des Guns comme public ont déserté, et Gilby se prend la tête tout seul sur son pieu. J’avais enregistré l’album en entier et en gardait une opinion plutôt positive, mais la réécoute a été vraiment décevante. Les compos, orientés hard rock sans saveur, ne provoquent  que rarement l’intérêt (le riff de « Zip Gun »), et les reprises ne rehaussent pas le niveau (celle de Bowie est quelconque,  « Happiness is a Warm Gun » des Beatles poussive). Seule la fin du disque est plus inspirée, « the Worst » et « Punk Rock Pollution » ayant des parties de guitare rapides et efficaces, « Captain Chaos » une mélodie et des arrangements sympathiques évoquant le premier album. Pas de quoi se ruer sur les disques suivants (sans intérêt) qu’il continuera à sortir épisodiquement jusqu’en 2002, avant de trainer en studio comme guitariste ou producteur de seconde zone.

 

 

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Quelques secondes de Vitalogy suffisent à faire oublier ce qui a précédé sur la cassette. Avec « Last Exit » et surtout « Spin the Black Circle », Pearl Jam ne se pose pas de question et balance du rock simple et puissant. Quelques accords et de l’énergie, formule gagnante qu’ils appliqueront avec la même efficacité sur « Whipping ». Voilà la raison pour laquelle Vitalogy est mon album de Pearl Jam favori, de loin : là où j’avais tendance sur les deux précédents à trouver les titres relevés souvent trop bruyants et à leur préférer largement les ballades, la qualité des compos est ici bien plus équilibrée. Pour finir en beauté la cassette (j’avais malheureusement séparé Vitalogy en deux parties), on n’aurait pu faire mieux que la merveilleuse ballade « Nothingman », l’un de mes favoris du groupe, sur laquelle la voix chaleureuse d’Eddie Vedder est une fois de plus extrêmement touchante. Un sans-fautes pour cette première face, qui nous donne hâte de réécouter la suite.

 

 

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