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Blinking Lights (and other revelations)
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9 septembre 2019

# 099 / 221

 

099

 

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J’ai beaucoup écouté Belle and Sebastian à une époque, mais plus du tout aujourd’hui. C’est dommage, car pour peu qu’on soit dans le bon état d’esprit et qu’on choisisse bien l’album, c’est un groupe fabuleux. Par exemple, un dimanche soir, quand on a bataillé ferme avec les gamins pour qu’ils se couchent et qu’on est enfin peinard, « the State I am in » est une chanson idéale. Douce mais pas trop molle, à l’image de Tigermilk, premier album dont on comprend fort bien pourquoi il se vendit comme des petits pains et fit courir le nom du groupe par-delà la Manche et le Multivers. Pop légère, pur rock n’roll, un peu d’electro-dance, les écossais prennent toutes les libertés qu’autorisent l’amateurisme doublé d’une solide culture musicale. C’est naïf mais c’est bon jusqu’à la dernière note. Enfin, j’en sais rien puisque contrairement à ce qui était annoncé, Iggy Pop est venu brailler après « I Could be Dreaming », me spoliant des quatre derniers morceaux…

 

 

 

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Cette compilation regroupe les titres qu’Iggy Pop avait enregistré entre le split des Stooges et le lancement de sa carrière solo par David Bowie, une période noire pour un iguane camé jusqu’à la moelle et devenu à moitié clodo. On commence donc par deux morceaux abrasifs issus du single I Got A Right, où Iggy crache son chant punk sur un tempo à fond les ballons, avant de switcher sur l’album Kill City, sorte de Soul mal produite qui évoque plus la mauvaise période des Rolling Stones que la fureur des Stooges. Même « Johanna », titre poisseux et entêtant figurant sur bien des enregistrements semi-officiels du groupe, est ici dénaturé par un saxo et un piano insupportables. James Williamson, bras droit d’Iggy sur le terrible Raw Power, semble cette fois s’être bien fourvoyé, à moins qu’il n’ait pu gérer l’erratique chanteur ou, pire, ce soit laissé entrainer sur la mauvaise pente…

 

 

 

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Remontant courageusement le temps dans la discographie de Throwing Muses, j’arrivais au second album du groupe, House Tornado, enregistré en 1988. Sans surprise, ce n’est pas vraiment une partie de plaisir mais il m’a fait curieusement meilleur effet que son successeur, le Hunkpapa disséminé sur quelques cassettes aux épisodes précédents. On trouve de bonnes idées dans les compos retenues sur cette cassette, des arpèges bien troussés, des intros dynamiques, mais il faut toujours que la composition se complexifie à un moment, que la rythmique parte dans des chemins tortueux qui larguent l’auditeur. Et, cela me peine un peu de le dire, mais le chant de Kristin Hersh, à moitié hystérique, fini de gâcher les quelques morceaux qui tenaient encore sur la durée. Bref, le chemin est encore long avant les chefs d’œuvre de celle qui deviendra l’une de mes compositrices favorites… 

 

 

Pour finir la cassette, en non crédité, un bon quart d’heure de bruit et une version live dégueulasse (et interminable) d’« Heroin » par le Velvet Underground, pêchée on ne sait où…

 

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