Canalblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Blinking Lights (and other revelations)
Publicité
8 décembre 2020

# 131 / 221

131

 

131 R-381035-1323233388

 

Suite de A Thousand Leaves de Sonic Youth, et une belle continuité avec l’épisode précédent. On commence avec la pop noise de « French Tickler » chanté par Kim Gordon, puis ce sont deux longues pièces expérimentales mais plutôt calmes, laissant s’exprimer les guitares qui sont les reines sur cet album. « Hits of Sunshine (for Allen Ginsberg) » propose un développement lent et sournois tel un Krautrock au ralenti, tandis que « Karen Koltrane », plus ambitieuse, raconte une histoire fascinante en usant une fois de plus de ces merveilleuses mélodies de guitares entremêlées au milieu de passages plus bruyants. On reste dans une ambiance assez tranquille avec deux comptines comme en miroir, celle de Thurston Moore assez douce (« Snare, Girl ») et celle de Kim Gordon plus mélancolique voire inquiétante, qui finalement enfle en rock nerveux (« Heather Angel »). Une conclusion trompeuse pour un très bon album  privilégiant la recherche sonore et le mélange des genres aux brulots directs et autres revendications saturées. Pas de doutes, Sonic Youth s’offre une brillante deuxième partie de carrière en s’imposant comme des compositeurs et arrangeurs ultra talentueux avec une imagination et une maitrise qu’eux seuls possèdent. 

 

 

R-14174990-1569292328-4624

 

On achève Westling (by Musket and Sextant), compilation regroupant les premières armes de Pavement où le groupe encore vert fait du bruit sans trop savoir où il va. La nonchalance lo fi de « My First Mine » esquisse la direction que prendra plus tard le groupe lors de ses futurs succès. En attendant, cet album est plus que dispensable…

 

 

R-1283369-1206398557

 

Nous l’avions vu épisode 125, j’ai été un grand fan de Tim Burton, notamment de son Etrange Noel de Monsieur Jack dont j’adorais la BO composée par Danny Elfman. Aussi me précipitais-je au cinéma pour voir Sleepy Hollow à l’histoire mystérieuse attirante et ayant l’irrésistible atout de porter à l’affiche Christina Ricci, qui plus est dans un univers gothique : de quoi me rappeler mon coup de foudre de jeunesse à la vision de La Famille Adams. La BO de Sleepy Hollow n’offre que peu de passerelles avec celle de l’Etrange Noel de Monsieur Jack, même si on reconnait la patte de Danny Elfman, mis à part sur la courte ambiance féérique de « More Dreams ». Pour le reste, on est évidemment sur un registre beaucoup plus sombre, et quasiment tous les extraits amènent des images nocturnes à l’auditeur. Très fidèle au film, avec des thèmes menaçants et tendus, et d’autres haletants, cette BO ne brille pas par son originalité. Violons crissant, cuivres omniprésents, chœurs féminins dissonants évoqueront les bois inquiétants, les sorcières ou les bâtiments glauques (« Into the Woods / the Witch »). Tempo rapide, timbales et percussions (avec fers clinquants comme des épées) nous plongeront dans des batailles et des poursuites (« the Chase »), alors que les flutes ne se montreront que dans l’unique passage apaisé de l’album (« Tender Moment »). Un disque plus efficace que réellement marquant.

 

 

R-1283369-1492087237-4930

 

Publicité
Commentaires
Publicité