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Blinking Lights (and other revelations)
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21 avril 2022

# 164 / 221

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Dans la célèbre (en ces pages) compilation What’s up Matador qui fit une grande part de ma culture musicale, se trouvait un titre amusant d’un groupe Japonais, Pizzicato Five. De quoi attiser ma curiosité et emprunter, pour voir, un album à la médiathèque lorsque je tombais dessus. Ce fut Happy End of the World, titre assez révélateur de cette joyeuse pop foutraque et déjantée, comme un dernier baroud d’honneur avant l’extinction des lumières au nouveau millénaire arrivant. Amplifié par le chant en Japonais, l’impression clichée de couleurs criantes, de télé achat frapadingue et d’inventivité délirante prend le pas sur l’indéniable génie musical de Konishi Yasuharu. Irrésistible envie de se trémousser avec un large sourire, mais point trop n’en faut pour le mélancolique jeune homme que j’étais alors. Après avoir quand même enregistré un titre pop variété aux faux airs de France Gall et un Electro Dance théâtral (en tout un petit tiers du disque), je laissais définitivement les Pizzicato Five et revenait à mon rock dépressif favori.

 

 

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Dans la foulée de the Idiot j’empruntais New Values, dont la réécoute fut surprenante. Certes je n’en avais même pas retenu la moitié, mais j’ai été emballé par ces 5 morceaux. Est-ce donc un album inégal, ou suis-je passé à l’époque à côté d’un très bon disque ? – ce dont on ne saurait me blâmer, tant il me semble que New Values, contrairement à ses deux ainés réhabilités, n’est jamais mis en lumière dans la discographie d’Iggy Pop ; et puis la pochette n’est guère engageante. Je ne le saurais qu’en l’écoutant intégralement, ce que j’ai d’ores et déjà programmé. Au menu « the Endeless Sea », lent post punk fascinant dans la lignée de the Idiot, et du rock n’ roll sacrément entrainant aux guitares affutées (terrible « Tell me a Story » que j’avais complètement oublié), lorgnant même vers le punk Stoogien (« Five foot One »). Un vrai plaisir, mais frustrant par sa sélection trop drastique (on en jugera donc d’ici peu).

 

 

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Désirant toujours découvrir la discographie de R.E.M, sans avoir encore eu de coup de cœur, je fis la classique erreur de l’ignorant en empruntant un album qui se révéla être une compilation, mélange de singles, de chansons inédites et de versions différentes. De quoi brouiller la piste rendue déjà difficile par la disponibilité hasardeuse des albums à la médiathèque. Eponymous a l’avantage, du moins à la réécoute, d’être un résumé ordonné des premières années de REM, ce qui offre un bel aperçu de l’évolution du groupe. Débutant par un tonitruant « Radio free europe » énergique et groovy, toute basse dehors, avec une petite touche the Clash, la setlist s’assagit progressivement pour s’orienter vers ces fameux mid tempo sympa mais sans véritable attrait à mes oreilles (« Fall on Me »). Comme souvent, c’est dans les titres plus mélancoliques que le groupe me touche plus, telle « Talk about the passion » dotée de très beaux arpèges. Reste les tubes, je veux parler bien sûr de « It's the end of the world as we know it (and i feel fine) », bien rapide, surtout au niveau d’un chant complexe qui prouve une fois de plus l’inimitable talent de Michael Stipe.

 

 

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Cette fois, j’avais pas fait dans la demi-mesure : enregistrement de l’intégralité du 2eme album d’Elliott Smith. On passe agréablement une grosse demi-heure à écouter le génial songwritter sur des compositions enregistrées très sobrement, une guitare folk, le chant beau et chargé de mélancolie d’Elliott Smith, et parfois un peu de batterie ou de clavier. Je devrais trouver ca bouleversant, je trouve ça joli : c’est mieux que rien. Et de tendre l’oreille surtout pour capter l’impeccable technique du guitariste, comme sur ce redoutable « Southern Belle ».

 

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