Canalblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Blinking Lights (and other revelations)
Publicité
21 décembre 2023

HELLO DARKNESS + the MOOD'S TRIP - Vendredi 15 Décembre 2023 - La Triperie - LYON

  

hd 23

 

Cette date tardive à la Triperie avait été programmée en guise de défi : battre le record de concert pour Hello Darkness dans la même année. 3eme concert de 2023 donc, et en ce qui me concerne sans doute celui de trop. La fatigue semblait assez générale, même dans le rang de nos fidèles spectateurs (1) ayant affronté le froid pour nous soutenir, mais pour ma part j’étais littéralement épuisé par un manque de sommeil chronique, ce qui s’était traduit par d’inquiétants trous de mémoire à répétition lors de la générale deux jour avant, me trouvant fort dépourvu au milieu de morceaux pourtant maitrisés depuis belle lurette. Je forçais donc la vigilance et allégeait la picole en ce vendredi soir, ce qui on le verra n’empêcha pas une performance assez moyenne.

 

IMG-20231216-WA0002

 

Mais pour l’heure place à the Mood’s Trip, des copains de Seb qui vont faire la première partie. On s’est très bien entendu lors de la mise en place et des balances qui se sont passées dans la bonne humeur, même si nous avons tous manqué un peu de temps pour être à l’aise. Mikael m’a aidé à régler mes sons de cymbale entre l’original qui envahit tout (et fait flipper Francois, le tenancier de la Triperie) et la casserole si on mate trop, il joue sur ma batterie mais a rajouté quantités d’éléments (double pédale, cymbales à gogo…) pour agrémenter un jeu très riche et extrêmement technique. Le public est venu nombreux pour leur prestation, il y a même des potes qui brandissent des grands visages de deux membres du groupe découpés dans du carton. Timing serré oblige, c’est à peine une demi-heure après la fin des balances que le quatuor, au line up classique (un guitariste chanteur, un guitariste soliste et secondes voix, un bassiste, un batteur) attaque son set. Le son était bien équilibré, Mikael faisant les efforts nécessaires pour pas trop avoiner la batterie, les guitares manquaient un poil de puissance mais c’est la jauge qui veut ça. Musicalement les compositions sont assez influencées par le rock des années 2000, oscillant entre le rock indé savant façon Muse (lorsque le chanteur part en voix de tête) le coté frénétique en moins, et celui plus funky de Franz Ferdinand, sacrément efficace. S’y ajoute une version particulièrement dynamique d’un titre de Eurythmics, pour une heure de concert super maitrisé qui aura ravi les personnes présentes dans la fosse.  

 

IMG-20231216-WA0023

 

Nous avons une grosse heure de set et il ne faut pas trainer pour attaquer, la dernière note étant fixée à 22h30 pour éviter les problèmes de voisinage auquel Francois échappe tant bien que mal depuis des années. Je prends ma place habituelle, mais cette fois ci Seb est de l’autre coté de la scène, configuration inédite qui a eu ses avantages (j’ai préféré au niveau son) mais aussi ses inconvénients, n’ayant pas mon partenaire de déconne à mes côtés. Les premiers titres évacuent rapidement la fébrilité, notre inédit « Inherent » placé tôt dans la setlist passe bien, et le son sur scène est nickel de mon côté. Du coup c’est un peu la détente, on discute avec le public, on est à la maison et ça se sent un peu trop. « Nothing’s Burried Forever » est prise un peu rapide, j’arrive pas à bien frapper mes roulements ce qui est assez frustrant. Pour me venger de Julien j’attaquerais « Steam Roller » à un tempo démoniaque, bon courage à lui pour les arpèges (je crois que Seb a eu les doigts qui fument aussi). Mais le point noir fut lorsque je m’arrêtais deux tours avant la fin sur « Journey » (cf fatigue pré-citée) et surtout mon incapacité à récupérer le morceau : ça faisait bien des années que j’en avais pas savaté un comme ça. Bon sinon les flottements et approximations pas forcément visibles du public furent nombreuses, classiques paroles du « Veilleur » bouffées, collection de pains de Julien (selon ses dires, moi j’ai rien entendu), regards en coins sur « Burn Out » (ca sentait le bout du rouleau coté batteur), mais aussi de jolis moments (pièges de « Slowride » évités, un « How we Gelb » atypique assez apprécié apparemment, les titres du Vinyle plutôt bien joués) bref, une prestation honorable mais qui ne restera pas dans les annales. Ce qui fut assez perturbant, c’est que nous avions attaqué devant un public relativement dense qui au fil du concert s’est progressivement allégé des potes des Mood’s Trip, et que nous avons terminé seulement devant nos indéfectibles soutiens.

 

On prend tranquillement le temps de discuter, avec les potes, avec Francois, et aussi avec les Mood’s Trip qui semblent avoir passé un très bon moment. C’est la meilleure satisfaction de cette soirée d’avoir fait leur rencontre, et nous espérons pouvoir partager prochainement une autre date avec eux, qui rayonnent autour de Lyon et donnaient ici leur sixième concert de l’année ! Il nous faut cependant ne pas nous précipiter, prendre un temps de repos et un bon moment de travail, notamment sur les nouvelles chansons que nous avons en ébauche, pour revenir un peu plus solidement sur les planches des scènes de Lyon ou d’ailleurs.

  

(1)    Un merci spécial donc à Arnaud, Ninnie, Claire, Christophe et Valérie. Et bien sur Fred, Emma et Alice.

 

Setlist : Beating Heart – Stella Song – Inherent – Pluie de Flèches – Wolf – Nothing’s Burried Forever – the Reed – Journey – le Veilleur – Slowride – How we Gelb – Year of the Dog – Steam Roller – Burn out

 

 

Publicité
Commentaires
Publicité