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Après le split de Pavement, leur leader Stephen Malkmus va mener en parallèle une carrière solo et une autre avec un backing band appelé the Jicks (en plus de tout un tas d’autres activités musicales, comme la reformation sporadique des Pavement pour quelques concerts lucratifs). En cette année 2003 sortait donc le premier album de Stephen Malkmus & the Jicks, comme il se doit sur le label Matador. Las, si la pop gentillette développé sur Pig Lib est sympathique, elle est surtout assez anodine quand on la compare à ce qu’a pu faire le génial songwritter auparavant. Le synthé aux avants poste des débuts cède la place à la guitare assez rapidement, sans que les mélodies ne viennent bouleverser l’auditeur, évoquant vaguement Helium ou le Red Hot édulcoré de Californication. Seul le titre « 1% of One » et ses 9 minutes au compteur laisse le temps au groupe de développer une construction plus complexe où l’on retrouve un peu de la technique particulière et fascinante du guitariste californien. Pas de quoi laisser au placard son Wowee Zowee donc.
Stephen MALKMUS & the JICKS - Vanessa from Queens
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Si je me souviens bien, Lali Puna, groupe d’electro pop allemand, avait acquis une notoriété aussi soudaine qu’exagérée lorsque le faiseur de roi qu’était Thom Yorke à l’époque avait cité leur nom au détour d’une interview. Or en cette année 2004, Lali Puna sort son 3eme album Faking the Books que j’emprunte donc illico (peut-être aussi parce qu’ils étaient programmés à la Route du Rock où j’irais exceptionnellement cet été-là, profitant de mes vacances dans le coin). Valerie Trebeljahr chante de sa voix posée sur des claviers ronds et quelques mélodies mélancoliques, l’ensemble est calme à quelques incursions rock près où la batterie en fait un peu plus et le groupe ose la dissonance (« Micronomic »). Qualifier ces modestes bidouillages d’aseptisés ne serait pas scandaleux, mais j’ai plutôt trouvé la réécoute très agréable. Sans doute qu’un peu de douceur dans ce monde brutal me fait parfois du bien. Ou que mine de rien la pop minimaliste de Lali Puna est plus savante qu’elle n’en a l’air : c’est en tout cas ce qu’en avait pensé le génial leader de Radiohead.
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En 2003, j’étais à jour de la discographie de Alice Cooper depuis un moment et empruntait donc son dernier album en date, the Eyes of Alice Cooper, avec une certaine impatience. Hélas, il semble que ce fut un bide puisque je n’enregistrais que 5 titres sur les 13 que compte le disque. Alice Cooper s’est entouré d’une bande de jeunots (à l’époque) dont le guitariste Eric Dover - que j’avais croisé 10 ans plus tôt en chanteur du premier album de Slash’s Snakepit - qui co-signe la musique. Celle-ci est plutôt hard rock, quoique assez portée sur la ballade, et contient de jolies refrains ou mélodies même si certaines lorgnent avec un peu trop d’insistance sur le Welcome to my Nightmare (bon, ça aurait pu tomber pire). Mais c’est surtout les textes que je trouve bien foutus, que ce soit sur cet homme si auto-satisfait qu’il finit par se suicider (« Man of the Year » qu’on jurerait dédié à Elon Musk), ou la sympathique pop rock « Novocaine » sur un gars qui ne ressent plus ni douleur ni plaisir. Ces quelques bons titres sauvent the Eyes of Alice Cooper du naufrage (il faudrait cependant que je le réécoute en entier pour en juger, là c’est un peu maigre). Et puis il y a ce bijou de « the song that didn’t rhyme », ballade toujours sur ce registre doux amer sur la composition d’une chanson où rien ne fonctionne et qui déplaît à tout le monde, mais qu’Alice Cooper n’arrive pas à s’enlever de la tête. Cet humour teinté d’auto dérision qui m’a toujours tant plu chez le Coop’. Ainsi est-il à la fois ironique et pertinent de quitter avec « the song that didn’t rhyme » l’un des participants les plus assidus à cette rubrique Tapes Story. Gageons que nous le retrouverons tôt ou tard sur blinkinglights.
ALICE COOPER - the Song that didn't Rhyme