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Bon il y avait déjà eu un peu de bordel précédemment, mais jamais au point que le menu affiché ne corresponde pas au contenu de la cassette. Bref, on retrouvera sans doute le premier album de Flotation Toy Warning à la cassette suivante, pour l’instant c’est direct la suite (et fin) de l’exploration de la discographie de Leonard Cohen avec son 3eme album, Songs of Love and Hate. Rappelons que si les deux premiers n’ont pas été chroniqués en cette rubrique, c’est que je les ai possédés assez tôt en CD, leur statut de chef d’œuvre étant indéniable. Et celui-ci ? Ben je suis moins fan, d’ailleurs je n’avais retenu que 5 titres sur les 8, dans une alternance d’ambiance assez bizarre. D’un côté les chansons folks usant de la technique d’arpèges ultra rapides si caractéristique du songwritter canadien, dans la lignée des albums précédents : d’abord « Avalanche », dotée de très beaux arrangements de cordes instaurant une tension progressive qui semble lutter contre le chant grave et désabusé de Cohen, puis la triste « Love calls you by your name », toutes deux superbes. De l’autre les chansons de comptoir, avec cette espèce de reggae country aux chœurs de fin de repas arrosé (« Diamonds in the Mine ») et ce folk piano bar aux envolées la-la-lesques que je trouve toujours un peu ridicules (« Sing another song, boys »). On l’aura compris, si Songs of Love and Hate reste l’un des albums les plus respectés de Leonard Cohen, je le trouve de mon côté très inégal.
Leonard COHEN - Love Calls you by your Name
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Je n’ai jamais su sur quel pied danser avec the Libertines. Leur premier album Up the Bracket doit être le seul de mon existence que j’ai acheté, revendu puis ré-acheté derrière. Je crois me souvenir que j’avais détesté le groupe (pas leur musique, hein, juste eux) d’emblée : anglais, arrogants (ok, c’est un pléonasme), au succès fulgurant qui me semblait exagéré : un revival de mon épouvantail favori, Oasis. Et pourtant, un charisme et un savoir-faire qui me poussa quand même à emprunter ce deuxième album sobrement appelé the Libertines - comme un aveu de manque d’inspiration - que j’avais enregistré à moitié. Du bon garage rock dont les chants gouailleurs et faussement approximatifs essayent de masquer le fait que les gars sont des putains de cadors. Ont-ils vraiment voulu faire semblant d’être des punks, des vrais des purs, j’en sais rien mais ils se trahissent trop souvent, les guitares qui balancent des mélodies pas si simples sur des tempo bien vachards, la basse de « the saga », la batterie qui fait mine d’être minimaliste mais qui claque des breaks sur des brûlots expéditifs ; c’est punk (« Arbeit Macht Frei »), c’est Clash (« Tomblands »), c’est country (« the Man who would be king »), c’est acoustique nonchalant (« Music when the lights go out ») et c’est partout garage rock, avec cette prod bien foutue et intemporelle qui donne l’impression d’être dans la salle de répète. Et en même temps c’est assez vite oublié. Peut-être que les Libertines ne doivent être écoutés que Live. En tout cas les deux potes Carl Barat et Pete Doherty ne mirent pas longtemps avant de se bouffer le pif et de partir en solo. Deux reformations sur disque, une en 2015 et l’autre qui vient tout juste de paraitre. 20 ans après the Libertines, qui avait fait la une de toute la planisphère rock, personne n’en a parlé. Mais peut être les fans ont-ils rempli les salles en souvenir du bon vieux temps.
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Après l'EP Pt.2 chroniqué épisode précédent, voici donc sans plus attendre le Love is Hell Pt.1. Sans surprise, c’est splendide, sans doute même meilleur que la 2eme partie. Hormis le tube rock n’ roll donnant son nom aux EPs, l’ensemble est une nouvelle fois plutôt calme, mais tellement gorgé de mélodies de guitares belles à en pleurer que c’en est scandaleux. Au détour de tranquilles ballades magnifiquement arrangées, Ryan Adams nous fait le coup des refrains poignants, avec sa voix polyvalente qu’il prend bien soin de ménager la plupart du temps pour mieux nous retourner par surprise quand il part dans les aigus. Love is Hell, la réunion des deux EPs, est un sommet du songwritter et un album indispensable.