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Bon, pas plus de Bluffer’s Guide to the Flight Deck (premier album de Flotation Toy Warning) sur cette cassette que sur la précédente, sa première face étant... carrément vierge !! Pas grave, j’écouterais ce chef d’œuvre plus tard en CD, puisque je l’ai évidemment acheté très vite après son emprunt à la médiathèque. Passons donc au premier album de the Strokes, sorti en 2001. Cette cassette datant de 2004, cela signifie donc qu’il m’a fallu 3 ans pour comprendre que c’est bien beau d’être snob et jaloux des jeunes fiers à bras qui font du rock en roulant des mécaniques, tombant les gonzesses et squattant les charts de manière éhontée, mais qu’il fallait parfois un peu se nettoyer les oreilles. Comme pour les Libertines ? Pas vraiment, car une fois posé sérieusement sur la platine, Is this it m’est vite apparu pour ce qu’il était : un putain de classique.
Partant d’une base rock’n roll assez basique, le quintet New Yorkais fait preuve d’originalité dans la construction des chansons avec une maitrise subtile des variations d’intensité et d’ambiance. Is this It est en plus régulièrement traversé par des éclairs géniaux (citons le riff de basse de « Is this it », le solo de guitare de « the Modern Age », la mélodie de guitare de « Someday », la fin de « Hard to Explain » ou le titre « Take it or Leave it »). Doté d’un chanteur charismatique maniant à la fois mélancolie et morgue, les Strokes reprirent le flambeau garage avec panache et s’imposèrent comme les chefs de file du revival du rock à guitares du début du millénaire. Si on ajoute une pochette mythique victime d’une censure chez les puritains USA (qui dégommèrent aussi la chanson « New York City Cops », la critique des flics n’étant pas à l’ordre du jour à New York en ces lendemains de 11 Septembre), Is this It avait tout pour entrer dans la légende. Sans surprise, la suite sera beaucoup moins intéressante, à l’exception de quelques singles nous rappelant ces débuts fulgurants.
the STROKES - Take it or Leave it
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Evidemment j’avais déjà entendu parler de Tom Waits, mais sans vraiment être tenté. Pourquoi donc me lancer en cette année 2002 ? Hé bien parce que l’artiste américain était en une de pas mal de magazine pour la sortie simultanée de deux albums, dont un inspiré par Alice au Pays des Merveilles. Or je suis depuis toujours un fan ultime de l’œuvre de Lewis Carroll, j’étais donc très intrigué mais pour des raisons de disponibilité à la médiathèque je dû d’abord commencer par l’autre disque, intitulé Blood Money. Sans surprise, l’entame sur « Misery is the River of the World » où Tom Waits baguenaude de sa voix grasse sur une musique circassienne me laissait pantois. De fait l’homme restera pour moi cet ivrogne clownesque échappé d’une BO de Tim Burton tentant de chanter d’une voix éraillée sur du blues jazz à la rythmique chaloupée traversé de trompette feulante et de percussions déclenchant immédiatement dans mon cerveau l’image de squelettes jouant du xylophone sur leur cage thoracique (en illustration parfaite ici le titre « God’s away on Business »). Bien sûr Tom Waits est certainement beaucoup plus que ça, notamment dans ses textes, son charisme scénique et son humour régulièrement loués dans les chroniques lues ici ou là, mais pour ma part je n’ai jamais dépassé ce stade : ce n’est tout simplement pas ma came.
Tom WAITS - God's away on Business