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Blinking Lights (and other revelations)
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6 juillet 2015

Harold MARTINEZ - Birdmum

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Il est arrivé de nulle part, Harold Martinez, et seule la mort l’accompagnait. On aurait pu le croire Américain, d’un coin désert écrasé de silence et de soleil, où tout garçon de plus de 10 ans porte chapeau et flingue. Mais, tout comme les héros lyonnais de the Good Damn, Harold Martinez est français, ce qu’on pourrait deviner à un accent anglais approximatif, mais rarement dérangeant, pour cause de musique trop captivante. Simplement, Harold Martinez semble avoir le même DiEu que the Good Damn, ou que votre serviteur : David Eugene Edwards. Dans cette country rock poussiéreuse, qui vient progressivement plomber d’une grosse basse et d’un rythme martial des titres débutant à la guitare sèche, voire au banjo… Dans cette manière d’hurler vers le ciel, faute de mieux… La filiation est particulièrement présente sur « Acid Rain », mais l’esprit de 16 Horsepower flotte sur la demi-heure d’un album qui ne contient pas une minute de trop.

 

Birdmum reste cependant un album très personnel, le solitaire chanteur s’y mettant à nu avec une rare sincérité, rendant encore plus poignantes des compositions déjà  bien empruntes de tristesse. Au dos d’une pochette simple mais très réussie, évoquant au premier coup d’œil le contenu musical du disque, une simple phrase : Dédié à ma mère. Birdmum est un album endeuillé, une noire peinture sur l’absence inexplicable. Harold Martinez, s’est retrouvé subitement tel ce petit garçon sans ami qui parle à la pluie décrit sur « Quicksand Boy ».  Désemparé, sans doute n’a-t-il trouvé comme support à sa peine que la musique. Sera-t-il apaisé d’avoir fait porter à chacun de ses auditeurs une petite part de sa tragédie ? On lui souhaite, tant les paroles de ses chansons décrivent une douloureuse réalité, notamment celles des deux morceaux folk (guitare et voix uniquement) de l’album, « White Falcon » (1) et « Birdmum ». Ce morceau conclue de manière particulièrement glaçante le disque et résonne dans la tête et dans les tripes d’un auditeur forcément remué. Soudain conscient de la lame flottant au dessus de lui comme de chaque être humain…

 

(1) Because i’m lost because i’m dead, without my mum I live in hell, everyday I scream my pain, everyday I live in vain….



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