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Blinking Lights (and other revelations)
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18 juillet 2015

XXI

 

021

 

021 cd-guns-n-roses-booze-13197-MLB20073601210_042014-F

 

Ils sont là les coupables ! Les Guns N' Roses,  ceux par qui la musique est entrée dans ma vie, ceux qui sont à l’origine de cette première fournée de cassettes sur le point de s’achever. Laissons de côté les persifleurs, qui ne manqueront pas de s’esclaffer sur le titre de ce disque, Booze (qui en fait veut dire un truc comme Binouze). Unique apparition du groupe sur mes cassettes, ce bootleg est assez intéressant pour le fan (d’autant que le son est bon), puisque les Guns, déjà habiles à réadapter leurs morceaux pour la scène (genre faire durer 10 minutes les 3 accords de « Knockin’ on Heaven’s Doors »), se sont concentré ici sur des titres acoustiques. Les deux derniers (« Move to the City » et « Jumpin’ Jack Flash »), datent des débuts du groupe, et sont interprétés vraisemblablement dans un club, devant une assemblée relativement restreinte. Le set est vraiment acoustique, les guitares plus ou moins accordées, la batterie se résume à un tambourin et les blagues fusent sur scène. Pour un peu, on sentirait presque l’odeur de la clope…  

Quelques années plus tard, les Guns jouent dans des stades, devant une foule survoltée. Sur tout le reste de la cassette, on entend en continu un public en délire, chantant sur chaque refrain, et acclamant chaque intro. Le concert n’est pas vraiment unplugged, il y a souvent une grosse batterie et le son est bien amplifié, mais bon les guitares sonnent  acoustique, pas de disto ni de wah wah chères à Slash, qui se venge en surjouant son côté bluesy, celui-là même qui lui avait valu de ne pas être recruté à son audition au tout début du groupe. Rien à dire cependant, l’interprétation est incapable, les Guns osent tout (c’est à ça qu’on les reconnait), comme cette partie d’ « Imagine » qu’ils intègrent sans dommage à « Patience », l’une de leur fameuses ballades que je trouve toujours géniale.  On sent bien qu’ils prennent cet exercice à la cool, enchainant leurs titres les plus marrants (ou plutôt les plus cyniques), comme le countrysant « You Ain’t the First » (parfaite suite à la reprise des Stones « Dead Flowers », dont nous parlions dernièrement), « You’re Crazy » ou « Used to Love Her », pas vraiment romantiques… De quoi s’interroger sur les filles hurlant leur amour à chaque intervention d’Axl Rose. Sans doute l’effet moule bite…

 

 

021 Offspring-Ignition

 

Trois ans après leur premier album, les Offspring mettent le feu avec Ignition, toujours sur une base de punk sauvage décoré de riffs bien troussés et de chœurs énergiques. Seule la pochette est ratée, évoquant plus un feu de cheminée que l’incendie déclenchée à 12 reprises sur le disque. C’est sans surprise qu’on le retrouve en intégralité ici, le choix du morceau favori se révélant particulièrement difficile. Je me décide au dernier moment pour « L.A .P.D » dont la rythmique est particulièrement jouissive, mais « Hypodermic » ou « Get it Right » auraient pu aussi bien faire l’affaire. Voire « Session », qui introduit l’album avec de retentissants Fuck !, installant une bonne pression qui ne se relâchera pas avant la fin, enjoignant l’auditeur to « Kick him when he’s down »  ou « Burn it Up ». Un vrai bloc de brulots sans faiblesse, mis à part une linéarité qui me fait préférer son prédécesseur, un peu plus inventif. M’enfin, on n’est pas là pour se faire caresser les oreilles, et Ignition est une boule de nerfs sans concessions qui n’a pas pris une ride.

 

 

021 images

 

L’ultime morceau du mythique album de Hole loué sur le dernier article en date en est séparé ici par manque de place. Une hérésie, tant il clôture parfaitement Live Through This, mais l’occasion m’est donné d’évoquer une anecdote que j’ai apprise en écrivant mon article. Le titre « Rock Star » initialement prévu sur le disque fut changé au dernier moment par « Olympia », celui qu’on peut écouter ci-dessous. Mais les pochettes ayant déjà été imprimées, « Olympia » fut référencé sous le nom « Rock Star » par lequel il est connu aujourd’hui. Il en résulte qu’il n’y a plus de titre « Olympia », mais qu’il y a deux titres s’appelant « Rock Star ». L’original que je découvre à peine aujourd’hui est très sympa (avec des paroles bien marrantes), mais ne vaut quand même pas « Olympia », cette violente charge contre le conformisme, qui a toujours été l’un de mes titres favoris du groupe (so are you in Olympia Everyone is the same We look the same, we talk the same, We even fuck the same). Goodbye, Goodbye…..

 

"Rock Star" de l'album Live Through This:

 

"Rock Star" originale:

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