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Blinking Lights (and other revelations)
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8 août 2015

# 007 / 221

007

 

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Je n’étais pas bien pressé pour ces retrouvailles avec LA Guns, d’autant que j’avais poussé le vice jusqu’à enregistrer les 2/3 de Cocked & Loaded, deuxième album du groupe de Tracii Guns, connu pour avoir été en quelque sorte le prequel des Guns N Roses. On sent bien le loser, qui essaye de singer le Appetite for Destruction mais n’y arrive pas à la cheville, et ce plus de deux ans après ! Le son est très proche des Guns, mais les compos, malgré un indéniable savoir-faire dans le genre Hard Rock de l’époque, manquent singulièrement d’originalité, voire d’intérêt pour la plupart d’entre elles.

Malgré tout, et en oubliant des trucs assez caricaturaux comme « Showdown (Riot on Sunset) » ou « I wanna be your Man », j’avoue avoir écouté cette vieillerie sans trop de déplaisir et même avoir été accroché par quelques morceaux, comme le bien puissant « Wheels on Fire » ou (mais là j’ai très honte) « the Ballad of Jane » qui, comme son nom l’indique, est un bon vieux slow vaseux  que les épouvantails en blousons de cuir n’omettaient jamais de faire figurer sur leurs albums pour booster les ventes (je dois avoir un vieux fond de midinette). Bref, je n’irai certainement pas jusqu’à racheter cet album en souvenir de mon adolescence perdue, mais je n’aurai pas l’hypocrisie de faire le dégouté non plus…

 

 

 

007 doo

 

Tout un symbole que cette transition entre les parrains de l’Indie rock et les vieilles gloires du hard, qui se croisent en cette toute fin des 80’s, période fatale pour les slips en cuir clouté et les chevelus maquillés, telle l’extinction des dinosaures chantée par les Lutins dans leur ultime disque. A l’époque de cette cassette d’ailleurs, les Pixies sont tout aussi éteints, depuis au moins 3 ans.

Je n’ai pas de certitude absolue sur la personne qui m’aiguilla vers mes futurs grands maitres (ou mètres étalons) musicaux, mais j’ai une piste sérieuse : Lionel.  Un solide gaillard qui sévissait sur les tatamis du Judo Club Montgrand (ma seconde maison pendant des années), qui s’était maqué avec une jolie blonde  dudit club et qui, après une période Guns N’Roses qui nous rapprocha forcément, était devenu un Nirvanaphile acharné. Comme à l’époque Kurt Cobain clamait partout sa dette envers les Pixies, je pense que Lionel avait dû se rencarder  et tomber raide du groupe. Je me souviens qu’il était allé voir Frank Black et ses Catholics jouer pour la tournée Cult of Ray, revenant même d’une séance dédicace au Virgin avec un exemplaire de ce disque signé (le seul qu’il n’ait jamais voulu me prêter…). Et moi qui ait loupé ça, par ignorance ! (à mon avis un concert des Catholics en 1996 valait bien un concert des Pixies en 1989 mais bon…)

Bref j’avais donc entendu parler des Pixies au moment de mon inscription à la médiathèque, et les découvrait enfin par leur chef d’œuvre Doolittle. Je ne vais pas m’étendre sur cet album que tout le monde connait. Je remarque juste que, tout fan que je deviendrai rapidement (la discographie complète du groupe agrémentée de quelques Bootlegs achetés à prix d’or (1) ne tardera pas à rejoindre mes étagères), j’avais écarté 6 titres de ma sélection initiale, soit 40% de Doolittle! Si bien sur je n’en ferai rien aujourd’hui, je dois avouer que les « I Bleed », « Here comes your man » et autres « La La Love You »  occultés sont loin d’être des titres indispensables à mes oreilles, à mille lieux des immenses morceaux que sont « Tame », « Hey » ou  « Gouge Away » (pour ne citer qu’eux). Seul le fait d’avoir laissé de côté « No. 13 Baby » à l’époque me semble aujourd’hui une hérésie…

 

(1)    Le plus cher d’entre eux, the B-Side File, contenait 29 titres, soit la quasi intégralité des titres hors albums enregistrés par les Pixies (l’édition officielle, Complete B-Side, publié bien après, n’en contient que 19), rendant la réédition anniversaire triple CD de 2014 du Doolittle complètement inutile, à une version demo de « Wave of Mutilation » près. Ce qui ne m’a pas empêché, évidemment, de l’acheter…

 

  

 

007 grennday

 

 

 

Le fait que j’ai emprunté à la médiathèque Dookie, immense carton de l’époque, prouve que je n’étais pas encore snob, ce qui ne tarderait pas à arriver. J’avais complètement oublié ce disque, bien que j’en ai enregistré une bonne partie, et suis incapable de dire si à l’heure actuelle il compte encore parmi les favoris de certains amateurs de rocks de mon âge. Quoi qu’il en soit, ce court extrait  a été plutôt plaisant, avec des titres rapides, concis, des musiciens efficaces et prenant chacun leur part (la batterie de « Burnout », la basse de « Welcome to Paradise »). Cependant, il faut bien se poser la question : qui a besoin de Green Day dans un monde où les Ramones ont existé ? Pas moi en tout cas, et l’on ne reverra plus Green Day sur mes cassettes…

 

 

 

007 sell out

 

Certains considèrent Sell Out comme le chant du cygne des Who, avant que Pete Townshend ne prenne le melon et ne se lance dans des projets grandiloquents (Tommy sort deux ans après) qui tueront la spontanéité du groupe. Si je ne souscris pas vraiment à cette théorie, je peux en revanche aujourd’hui, avec le recul, la comprendre tout à fait, et encore plus à l’écoute de la sélection de morceaux figurant sur cette cassette, en tout point merveilleuse. Il émane de ces quelques morceaux un humour extraordinaire, que ce soit dans les pubs enregistrés pour l’occasion parsemant le disque et la pochette (le concept de l’album étant une émission de radio enregistrée, avec ses coupures pubs et ses jingles), ou dans les paroles de « Mary Ann with the Shaky Hands » ou « Tattoo », en décalage avec une musique très tendre, assez loin du rock agressif de « My Generation ».  En même temps, on sent que les Who sont devenus des musiciens aguerris, et les arrangements, très bien trouvés, mettent en valeurs des chansons qui comptent parmi les meilleures des Who, c’est indéniable (on pense notamment aux cuivres de « Armenia City in the Sky »). De quoi assurément réserver une place à part pour the Who Sell Out dans le cœur des fans…

 

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