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Sur cette cassette figurait initialement l’intégralité de l’album the Crimson Idol, du groupe de Heavy Metal W.A.S.P. C’est un pote de la Fac (dont on parlera prochainement) qui me l’avait prêté, alors que je recherchais avidement tous les concepts albums (suite à ma découverte du Welcome to My Nightmare d’Alice Cooper). Et comme concept album, on n’a guère fait mieux que celui-ci, où le mégalo Blackie Lawless met en musique sa propre vie. Je ne vais pas en dire plus, ayant déjà chroniqué the Crimson Idol sur un vieil article, le Hall of Shame (je ne vous surprendrais pas en disant que W.A.S.P est un groupe particulièrement ringard, voire pire, pour la plupart de mes potes…) Juste dire que les morceaux qui ont survécu sur cette cassette, l’introductif « Titanic Overture » et les deux titres finaux, passent encore délicieusement bien à mes oreilles….
Pour ce qui est des autres morceaux, ils ont été recouverts par l’enregistrement d’un concert des Smashing Pumpkins diffusé à la radio. Il s’agit de la deuxième moitié du Live at Brixton dont j’ai déjà parlé ici, et qui compte entre autres titres ébouriffants « Thru the Eyes of Ruby » et un enchainement « Porcelina of the vast Ocean / Jellybelly / Silverfuck Jam » dont la seule évocation fera saliver les connaisseurs. Plus surprenante est la radio qui diffusait ce concert et dont les Jingles (fort rares et bien placés) sont autant de madeleines sonores pour toutes les personnes ayant été ado dans les 90’s : Fun Radio. Hé oui, cette catastrophe radiophonique actuelle fut plutôt bonne et relativement audacieuse à une certaine époque, notamment au travers de cette émission Fun Live qui diffusa tous les dimanche soir entre 1992 et 1999 deux heures de concert, et qui était présentée par le fameux Max (dont nous reparlerons aussi, probablement en cassette 62). D’entendre sa voix enthousiaste conclure le concert des Smashing Pumpkins après une ultime rafale de décibels sur « Bullet with Butterfly Wings » m’a filé un coup de nostalgie pour ces années grunge, dernière période où le rock domina la radio…
Autre bond dans le passé, ce court extrait de la BO de Se7en. A l’époque, j’allais très peu au cinéma par manque de moyens, mais séduit par le pitch et apeuré par l’idée qu’on me raconte la fin avant que je vois le film (ce qui m’arrivait très souvent), je m’étais précipité pour Se7en. J’avais adoré, même si j’étais assez peu habitué à ces ambiances glauques et sanglantes (quoi qu’il y avait les X-Files aussi, il me semble, ces années-là) et avais dans la foulée emprunté la BO à la médiathèque. Ignorant les titres des pionniers Soul ou Rock qui composaient la majorité de cette BO (erreur de jeunesse qui ne sera hélas rattrapée que dans une autre vie), je sélectionnais le single « Guilty » de l’obscur combo Indus Gravity Kills (à priori des admirateurs voire copieurs de Nine Inch Nails) que je faisais suivre du morceau de Jean Sebastien Bach illustrant l’une des meilleur scènes de Se7en (j’étais féru de ces improbables enchainements surgissant sur beaucoup de mes cassettes, car n’oublions pas que j’étais, tout comme mon groupe fétiche cité plus haut, A-lter-na-tif). Ayant noté au verso de la pochette que ce triste morceau se nommait « Air », je m’évertue depuis à l’appeler comme ça au grand désespoir de ma femme, grande connaisseuse de baroque, qui me serine que ce titre ne rime à rien. En même temps tu dis « Air de Bach » à quelqu’un, tout le monde voit de quoi il s’agit (ce qui n’est certainement pas le cas de « Suite No. 3 In D Major, BWV 1068 », au cas où par miracle tu t’en rappellerais). Pour finir cette BO, un très sombre et juste « Portrait of John Doe » - inoubliable tueur du film interprété par Kevin Spacey - dressé par le compositeur de la BO, Howard Shore.
Virage à 180° avec la fin du Who Sell Out évoqué au précédent article. Une poignée de titres bonus moins marquants que les superbes extraits de la cassette N°7, mais imprégnés du mélange de mélancolie (« Melancholia », comme son nom l’indique) et d’humour (version ravagée du « Hall of the Mountain King » d’Edward Grieg) propre aux Who. En prime, un curieux sample du « It’s a Boy » qui servira d’ouverture au futur Tommy, ici malicieusement rechanté « It’s a Girl » au milieu du morceau « Glow Girl ».
Pour finir cette copieuse cassette, je poursuivais ma découverte des Ramones par leur premier disque, posant les bases d’un style dont ils s’écarteront peu sur les trois albums suivants, et qui construira leur légende. Difficile de bien appréhender un Ramones dont je n’avais retenu que 8 titres sur 14 (mais où avais je l’oreille !), et encore, dispersés sur cette cassette et la suivante. Des 4 titres présentés ici, les trois premiers sont des classiques immortels (ah, ce « Beat on the Brat » jouissif, surtout quand on a des gosses). Quant à « I wanna be your Boyfriend », c’est un titre intéressant dans la mesure où il nuance d’emblée l’appartenance des Ramones au mouvement Punk auquel on les associe un peu trop abusivement. On voit mal des Punks purs et durs chanter ce slow à tue-tête… Et puis, décidément, les Ramones ont trop la classe pour porter une crête et des piercings…






