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Blinking Lights (and other revelations)
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20 février 2016

# 021 / 221

 

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 Bon, je ne pouvais quand même pas remettre éternellement au lendemain l’écoute de cette cassette. Abandonner ma rubrique Tapes Story, jamais, dussé-je pour cela me taper la fin de l’infernal Empire de Queensrÿche. J’avoue que l’entame « Another Rainy Night (without you) », prétentieuse ballade FM, est sans doute le pire morceau enregistré jusqu’à présent sur ces cassettes. La suite n’est guère mieux, avec deux titres gueulards et vains, et une autre ballade scandaleusement pompée sur le « Confortably Numb » de Pink Floyd.  Son titre ? « Silent Lucidity »… si c’est pas se foutre de la gueule du monde !

 

 

 

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Après trois morceaux de Hard tiré d’on ne sait où, dont le moins mauvais est celui d’Exodus (du Motorhead, le charisme en moins), nous retrouvons nos amis de Nazareth, abandonnés depuis le Close Enough for Rock N Roll (épisode 007), pour une double dose de rock à l’ancienne.

On attaque par Razamanaz, enregistré en 1973, donc début de carrière de Nazareth (c’est leur troisième disque). Ça se ressent par un classicisme certain au niveau des compos, avec un côté bluesy bien marqué. Cela reste malgré tout très sympathique, à l’image du « Razamanaz » d’entame bien entrainant ou du boogie « Woke up this Morning » à la slide irrésistible.  Si l’on en juge par la grosse moitié enregistrée de cet album, Razamanaz est un bon cru du groupe dont on sent bien, à l’écoute d’un « Too Bad, Too Sad », l’influence qu’il a pu avoir sur certains groupes de hard de la décennie suivante, Guns N Roses en tête. 

 

 

 

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 Enregistré l’année suivante, Rampant par sur les mêmes bases de hard rock pied au plancher, mais incorpore un peu de ce qui deviendra une marque de fabrique du groupe, les medleys (ou titres en plusieurs parties).  Les mélodies de guitare deviennent aussi plus personnelles,  avec ces solos dans les aigus que Manny Charlton maitrise à merveille, comme sur la deuxième partie du morceau « Silver Dollar Forger Parts 1&2 ».  Se basant toujours sur une formule assez classique (avec clin d’œil aux Stones et aux Beatles), Nazareth trouve ici un ton propre et tente de sortir de ses schémas rythmiques habituels, quitte à en faire un peu trop (« Shapes of Things / Space Safari »). Le coup de maitre sera réalisé l’année suivante, avec leur célèbre Hair of the Dog.

 

 

 

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 On reste dans le classique, mais un cran au-dessus, avec  un best of de Creedence Clearwater Revival évidemment farci aux tubes imparables. Riffs de guitare géniaux, section rythmique irréprochable et énergie communicatrice, pas besoin d’en écrire des tonnes : écouter et prendre sa leçon. En moins de trois minutes systématiquement…

 

 

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