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Blinking Lights (and other revelations)
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12 septembre 2016

# 032 / 221

 

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Sur les 221 cassettes qui vont m’occuper un moment, une seule a disparu : la 032, ce qui est mystérieux vu qu’elle est relativement anecdotique. Une fois n’est pas coutume, j’ai donc délaissé le charme de la bande magnétique et de la pochette fait main pour me reconstituer la setlist originale en mp3, et vous fournir quand même cette indispensable chronique.

 

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Poursuite de l’étonnant Instinct de l’Iguane, sur les mêmes bases que les extraits de la cassette précédente : du hard rock basique mais bien troussé, la paire Steve Jones / Iggy Pop se complétant à merveille. Rien à redire sur ces trois nouveaux morceaux, avec une préférence pour l’efficace « Tuff Baby » évoquant furieusement AC DC. Un fan saurait peut être expliquer cette bizarre galette testostéronée coincée entre Blah-Blah-Blah et  Brick by Brick, autrement plus FM compatibles dans mon souvenir, et le pourquoi de cette collaboration (unique ?) entre le parrain du punk et son filleul des Sex Pistols…

 

 

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Subterranean Jungle est le dernier album de la deuxième période des Ramones. Celle-ci avait commencé avec l’arrivée de Marky Ramones à la batterie sur l’anecdotique Road to Ruin, puis sur le End of the Century vu il y a peu, disque très particulier dans l’histoire des faux frères et catalyseur d’une explosion interne qui couvait depuis quelque temps. D’où un Pleasant Dreams dont j’ai déjà dit le mal que j’en pensais et enfin ce Subterranean Jungle, qui ne s’annonce donc pas sous les meilleures auspices.

En témoin, cette pochette extraordinaire, cas unique où le membre d’un groupe est humilié en une d’un album. Les trois Ramones historiques, assez peu complices et souriants (c’est le moins qu’on puisse dire), posent ensemble à la porte du Metro New Yorkais. Marky Ramone, alors sévèrement alcoolique, est puni, relégué en fond de wagon, son visage triste se repérant difficilement dans une fenêtre encadrée de tags. Quel symbole de l’ambiance régnant dans le groupe, et du caractère de ses protagonistes !

Musicalement, évidemment, ce n’est guère plus flamboyant que le Pleasant Dreams. J’avais été généreux en enregistrant une grosse partie de l’album (la deuxième face dans son intégralité), mais entre les reprises, les ballades chiantes de Joey, cet incorrigible amoureux, et les titres de Dee Dee passables (du déjà entendu en moins inspiré), rien de marquant à se mettre sous la dent. Même « Psycho Therapy », seul titre du disque à ne pas avoir sombré dans l’oubli, et description précise et navrante du quotidien du bassiste, semble ramollo. Les Ramones sont fatigués, et cela s’entend. Inutile de dire que Marky sera bientot viré, remplacé par Richie officiant sur le Too Tough To Die suivant. Un renouvellement qui fera du bien au groupe et inaugurera une période flirtant souvent avec le hardcore. Too Tough to Die, seul album que je ne trouvais pas en médiathèque et qui ne sera donc pas chroniqué dans cette rubrique. Il est donc temps de mettre un point final à une saga qui m’aura bien fait plaisir…

 

 

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Tient, en parlant de groupes mythiques sous tension, nos chers Pixies viennent eux aussi tirer leur révérence avec leur dernier album, Trompe le Monde. Un véritable miracle que ce disque, Frank Black, excédé que Kim Deal ne soit pas à ses ordres et ose publiquement se rebeller, ayant déjà plus ou moins envisagé d’arrêter le groupe et donné des concerts en solo pour se faire un peu d’argent de poche. Mais finalement Kim Deal retourna docilement en studio pour enregistrer un album assez éloigné des précédents, et qui préfigure déjà dans le son agressif et la présence importante du clavier d’Eric Drew Feldman les débuts de la carrière solo de Frank Black.

Si quelques titres comme « Alec Eiffel » s’appuient encore sur la basse et s’ornent des fameux solos épileptiques de Joey Santiago, beaucoup s’affranchissent de ces bases historiques des Pixies en mettant en avant de grosses guitares saturées ou des parties mélodiques inhabituellement complexes. Que dire des structures des morceaux, qui n’ont plus rien à voir avec les quelques accords basiques tournés en boucle des débuts. Dès l’introductif « Trompe le Monde », le ton est donné, et des titres comme « the Sad Punk » ou « Space (i believe in) » (que je n’avais pas retenu à l’époque tellement il est barré) avaient de quoi perturber le fan, surtout après un Bossanova relativement apaisé. Je trouve encore aujourd’hui assez bizarre que certains considèrent cet album comme un Pixies pur et dur tandis qu’ils taxent Indie Cindy de Frank Black solo déguisé. Les accointances entre Trompe le Monde et (au moins) les trois premiers albums solo de l’enrobé leader sautent pourtant aux oreilles (1). Seul argument recevable, une basse absente du disque de 2014 alors qu’elle bénéficie encore d’une présence relativement importante sur Trompe le Monde. Témoin ce « Distance Equals Rate Times Time » expéditif où une Kim Deal magnifique sublime les trois accords en boucle et les beuglements du dictateur de chanteur, comme à la grande époque. L’une de mes chansons préférées des Pixies, sur laquelle nous quittons ce groupe, référence et influence majeure de l’auteur de ces maladroites lignes.

 

(1)   Je précise que ce n’est pas du tout un défaut pour moi. J’adore Trompe le Monde du début à la fin, cela va mieux en le disant…

 

 

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Bon, on ne va pas réinventer la poudre, j’ai déjà écrit ce que je pensais du Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band lors du Beatles Beginner’s Challenge. Pour ceux qui auraient la flemme de lire ce long article, j’y expose mon admiration pour le génie inventif des Beatles (les trouvailles sonores, d’enregistrement, les audaces, les instruments, les enchainements…) tout en regrettant le coté à mon sens très inégal des compositions, de pures merveilles (dont l’inestimable « A Day in the Life ») y côtoyant des trucs bien trop classiques et proprettes pour m’enthousiasmer (« She’s Leaving Home »). Ce qui est marrant, c’est que mon avis n’a pas changé depuis l’enregistrement de cette cassette : je sélectionnerai exactement les mêmes morceaux aujourd’hui. Si la demi-heure réécoutée pour cet article ne souffre d’aucune critique, le Sgt Pepper dans sa globalité n’entre même pas sur mon podium Beatles. J’abandonnerai donc là le prétendu meilleur groupe de rock de tous les temps aux vioques et retournerai à mon Hard et mon Rock Indé pour quelques années encore. Ce n’est qu’une fois devenu vieux à mon tour que, conscient de mes lacunes, j’entamerai l’étude approfondie de la discographie des Fab Four, et laisserai traces de mes impressions et découvertes sur ce blog.

 

 

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Remarquez mon honnêteté : j’aurai pu passer outre, faire comme de rien… mais non, je me dois de réécouter ce titre de Tai Phong, un « Fields of Gold » de plus de 7 mn tout de même. Pour ceux qui l’ignorent, Tai Phong est un groupe de rock progressif français des 70  connu pour avoir été le premier groupe de Jean Jacques Goldman. A l’époque de cet enregistrement, j’étais surement en train de composer mon best of de Goldman que j’ai toujours, mais que je ne pense pas avoir le courage de chroniquer en hors-série (deux cassettes de 90 mn, vous me pardonnerez…) Bref, j’avais poussé la curiosité (ou le vice) jusqu’à voir ce que donnait le début de carrière de notre JJG national, et donc… ben du prog  symphonique avec des voix sur-aigues, plein de claviers et de solo de guitare qui tuent. Pour les masos qui veulent écouter, je mets le titre en lien…

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Commentaires
C
Ah ah dis donc je possède ce vinyle de Tai Phong !!! ...et j'avoue (ici ) que je suis une vieille fan de Goldman. .mais je doute d'en parler un jour sur le blog. ...<br /> <br /> Sinon pour les Pixies c'est cet album que j'ai connu en premier, du coup c'est un peu mon préféré. ..
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