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Blinking Lights (and other revelations)
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23 février 2022

JOHNNIE CARWASH - Teenage Ends Release Party - Vendredi 18 Février 2022 - Le Sonic - LYON

 

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On ne pouvait franchement rêver mieux pour la reprise des concerts debout que la Release Party de Teenage Ends, attendu premier album de Johnnie Carwash. C’est au Transbordeur, en première partie de l’inespéré concert de Viagra Boys du 25 Novembre 2021 que nous avions découvert le jeune trio, et depuis lors la reprise de l’épidémie de Covid avec ce satané variant Omicron n’avait cessé de renforcer ma déprime hivernale habituelle, à son apogée pour le report du concert de Big Thief tant espéré. Mais voilà donc que, coïncidant avec les premiers rayons de soleil printaniers, le Sonic rouvrait ses portes pour accueillir un groupe Lyonnais tellement doué et fun, attirant bon nombre de potes qui, comme moi, écoutaient en streaming depuis un moment Teenage Ends.

 

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L’album, alignant 11 chansons en 33 minutes, ressuscite avec une grande fraicheur les sonorités 90’s, à l’époque où ma propre adolescence prenait fin. Empruntant au grunge de Nirvana, assorti de guitares et basse Pixiesiennes (« Yeah Yeah Yeah »), mais évoquant surtout la dynamique power pop foutraque des Breeders avec ce chant féminin aux envolées surprenantes (« Francis Cosmic »), Johnnie Carwash marche sur les traces d’artistes cultes de ma génération sans aucuns complexes, y ajoutant une bonne dose de punk à roulette et de joie de vivre. D’une grande maitrise technique, comme nous le prouve le bassiste sur « Junk Food » ou le batteur sur le terrible « Napoleon », le trio préfère la plupart du temps faire simple et efficace, emportant l’adhésion d’une rythmique d’enfer ou d’une mélodie imparable. Le verdict est clair : il faut vraiment être un vieux crouton dans sa tête pour ne pas aimer ce Teenage Ends. Pas étonnant donc que je retrouve la plupart de mes habituels confrères de fosse en ce vendredi soir, me retrouvant une pinte à la main à la seconde où je franchissais l’entrée de la célèbre péniche et où je saluais Denis et Juliet. Rapidement, c’est Bastien, Constance, Maxime et Alban qui complétaient la joyeuse troupe, sans oublier le revenant Gary, sans sa guirlande mais affublé de pancartes en cartons à l’attention de Johnnie Carwash, saluant les trois quarts d’un public ayant largement répondu présent (la date était complète).

 

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Après ces chaleureuses retrouvailles, il est temps d’écouter la première partie, Avions, groupe qui a ses habitudes dans la région lyonnaise mais que j’entendais pour la première fois. C’est aussi un jeune trio qui investi la petite scène du Sonic, balançant avec une certaine assurance du pur skate punk 90’s. Si vous vous rappelez des comédies ados de cette décennie, genre American Pie, il y a toujours une scène où pendant une fête un groupe est en train de jouer tandis que les héros tentent des approches plus ou moins adroites auprès des jolies filles du Lycée. Et bien ce groupe était au Sonic ce soir, cheveux longs, chemises informes, et un ta ta poum relativement carré et assez réjouissant, avec la seconde voix indispensable au style assurée par un batteur à fond dans son rôle. La limite de l’exercice étant que l’agréable shoot de jouvence ne perdure pas au-delà d’un concert très fun mais aux chansons, sommes toutes, assez similaires.

 

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Là réside indéniablement la supériorité de Johnnie Carwash, attaquant pied au plancher leur set par « I don’t give a Shit », trois accords et un texte crétin répété en boucle, histoire de placer la soirée sous le patronage des Ramones.  Il me semble que, Release Party oblige, l’album a été joué en intégralité et dans l’ordre ce soir, ou à peu de choses près, j’ai pu en tout cas m’en donner à cœur joie sur les nombreux refrains à beugler, notamment celui d’un « Slut Skirt » qui mériterait le statut de tube. Aux avants postes tout le long d’un concert où je profite d’un pogo bon enfant, je ne peux que constater l’efficacité et le professionnalisme des jeunes musiciens, les approximations sont rares et fort bien maitrisées, que se soit sur les tempos punk de certains titres dépassant à peine la minute, plutôt en début de set, comme sur les morceaux plus lents qui clôtureront la soirée et sur lesquels le batteur joue en même temps du clavier, avec un son amusant qui peux rappeler les débuts de Dionysos (« U’re a Dog »). Outre ce bon batteur, le joyeux bassiste, moustache sympathique et torse nu dès le 2eme morceau, ainsi que Manon, la frontwoman de choc que rien en semble perturber complètent un trio soudé et équilibré qui a autant de plaisir à jouer que son public a à les écouter. Après un slow dont l’intensité ne cesse d’augmenter tout au long de ses 6 mn (« Nothin’ »), le groupe est rappelé avec insistance par un public conquis et exhume un vieux titre avec quelques tâtonnements rapidement gérés.

 

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Un salut amical du gang des Lyonnais à ceux qui n'aiment pas Johnnie Carwash

 

Un rafraichissement s’impose, je suis en sueur mais heureux et prolonge la soirée agréablement avec les amis, évoquant notamment les nombreux concerts à venir auxquels il me tarde d’assister : on aurait envie de tout faire après cette période d’abstinence forcée, mais une sélection est à prévoir sous peine de craquer complètement. En effet, nonobstant pogos ou slams, l'adolescence est, de mon côté, censée être terminée depuis longtemps. 

 

 

 

 

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Commentaires
B
Vu 4 fois en peu de temps, la première fois aux Subs, puis au Ninkasi, et au Transbo. C’est bien le Sonic qui se prête le mieux à leur musique.<br /> <br /> J’attends que leur album sorte en vinyle, j’ai leur EP qui est très chouette aussi et qui comporte le dernier morceau joué.
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