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Même si j’ai recensé le contenu de chaque cassette sur un fichier excel et que les titres présents sont la plupart du temps listés sur la face de chacune d’entre elles, il arrive régulièrement qu’il y ait quelques imprévus. Ce sont parfois des bonnes surprises, parfois des mauvaises. Alors que je m’apprêtais à réécouter le meilleur du premier album de Frank Black, la première face de la cassette 039 consistait en fait en un interminable passage de Dream Theater, là où je pensais m’en être débarrassé à l’épisode précédent (je me demande ce qui m’avait pris d’enregistrer un si large extrait d’un deuxième album, que je n’ai pas pris le temps d’identifier). Figurait aussi au programme un titre de Radiohead (on en retrouvera éparpillé un peu ici ou là sur de nombreuses cassettes à venir), en l’occurrence une version live de « Fake Plastic Trees », l’une de mes chansons favorites, capté à la radio. Et cette maudite face s’achève sur « Dirty Frank », une B-Side de Pearl Jam intégrée en bonus à Ten dans ses rééditions, et qui a de fortes ressemblances avec « Give it Away » des Red Hot Chili Peppers paru la même année… Allez, encore un peu de patience sur la deuxième face avec « Release », belle ballade très représentative des débuts de Pearl Jam, et une version live assez classique du tube « Alive », et on laisse enfin la place à Franky.
Du premier album de Frank Black (sans titre), sorti un an après le split des Pixies, je n’avais gardé que 6 titres sur 15, ce qui n’est pas faire honneur à un disque de bonne facture. En même temps, il s’agit vraiment des meilleurs morceaux de l’album, à l’exception du manque criant de « Parry The Wind High, Low », seul titre absent de cette sélection dont je me souvienne précisément. Frank Black peut être vu comme un coup d’essai avant le coup de maitre qui sortira l’année suivante (et dont on a parlé il y a une dizaine d’épisodes), qu’il préfigure d’ailleurs par certains titres comme le dynamique « Two Spaces » aux claviers prédominants. Frank Black s’autorise toutes les libertés au chant, ce qui est plutôt marrant, et laisse encore la plus large part à la guitare (excellent riff de « Czar »). C’est finalement « Los Angeles » qui, en mélangeant allégrement des passages pop, punk et acoustiques, résume le mieux la diversité des ambiances qu’on retrouvera dans une première partie de carrière solo dont pas grand-chose n’est à jeter. Ce que l’on confirmera prochainement avec le 3eme et dernier disque de ladite période, moins facile d’accès mais bien plus marquant.
Difficile de bien appréhender le parcours de Sonic Youth dont j’empruntais les disques au gré de mes trouvailles à la médiathèque et donc dans le désordre le plus complet. Après avoir écouté des extraits de Daydream Nation et Dirty, on revient en arrière avec Sister, sorti un an juste avant Daydream Nation, en 1987. A l’inverse de ses deux successeurs, je n’ai pas racheté Sister en CD et ne l’avait donc pas réécouté depuis des lustres. Je l’avais enregistré quasiment dans son intégralité, ce qui m’a surpris sur le papier mais qui m’a semblé logique après écoute, tout du moins de la première moitié (l’autre se trouve cassette suivante). J’ai trouvé en effet l’ensemble assez accessible, que ce soit dans les titres plutôt lent (« Schizophrenia » est un post rock mélodique, empreint de douceur) ou ceux plus rock, comme le très connu « (I Got A) Catholic Block ». Quelques courts passages un peu noisy, mais pas de quoi rivaliser avec les expérimentations des deux albums avec lesquels j’avais entamé ma découverte du groupe New Yorkais et que j’avais à l’époque largement moins plébiscité. Attendons de voir la suite pour avoir un avis plus général sur un album rarement cité, il me semble, comme favori par les fans.


