the DANDY WARHOLS - Mardi 14 Février 2017 - Epicerie Moderne - FEYZIN

Je suis assez chanceux que ma femme n’accorde pas d’importance à la St Valentin, et qu’elle n’ait donc pas été contrariée que je la passe avec la BuZe plutôt qu’avec elle… Nous voici arrivés à l’Epicerie Moderne où nous garons la Buzemobile à un emplacement secret tout proche, ce qui est bien pratique car le concert affiche complet et nous sommes un peu en retard. La première partie, le groupe Telegram dont je n’ai jamais entendu parler, a d’ailleurs déjà commencé quand nous rentrons dans la salle.

Sur la photo noir et blanc qui illustre l’intérieur de leur premier album, on croirait voir la réunion improbable de John Entwistle, John Bonham, Iggy pop et Michael Bruce. Il y a un peu de tout ça dans leur garage retro et bien puissant, batterie sévèrement avoinée et surtout une excellente basse très en avant. Les compos sont vraiment bonnes et efficaces, à part un dernier morceau à moitié prog un peu bizarre, et je suis conquis par ce jeune quatuor Londonien que j’aurai bien écouté quelques minutes supplémentaires.
Après le rafraichissement de rigueur, nous ne tardons pas à regagner la salle pour avoir une place pas trop mauvaise, et nous voici bien au centre pour l’entrée en scène des Dandy Warhols, qui attaquent leur concert par le vieux et très bon titre « Be-In », précédé d’une intro atmosphérique pour nous mettre dans l’ambiance. J’ai découvert le groupe comme beaucoup avec Thirteen Tales from Urban Bohemia (un de mes albums fétiches), apprécié les deux précédents, ai suivi avec de moins en moins d’intérêt la suite de leur carrière jusqu’à décrocher complètement il y a une dizaine d’années (je n’ai même pas écouté les deux derniers albums). Je les avais aperçu il y a 15 ans en première partie de Bowie pour un bon concert au gout de trop peu, aussi avais-je très envie de les voir dans un lieu approprié, certain d’avoir droit à une setlist best of. La bUze découvrais quant à lui le groupe à l’occasion de cette soirée, ce qui n’était pas forcément, on le verra, un bon calcul. Chose rare et agréable, les quatre musiciens jouent en ligne, tous sur le devant de la scène. Il y a, de droite à gauche, le discret guitariste Peter Holmstrom, ressemblant vaguement à un être elfique avec ses longs cheveux et son chapeau orné de plumes, le chanteur guitariste à la moue j’m’en foutiste Courtney Taylor Taylor, le batteur Brent deBoer dont les rythmiques sont si simples qu’il peut assurer à la perfection toutes les secondes voix, et enfin Zia McCabe aux claviers, tambourin et basse. Ah, Zia, sa coupe carrée plongeant et ses bretelles, le simple fait de la voir se trémousser avec un grand sourire aura déjà fait ma soirée.
Les Dandy Warhols vont tranquillement dérouler une setlist composée essentiellement de leurs deux chansons (celle mid tempo avec quatre accords et un chant embrumé, et celle plus lente avec deux accords et un développement psychédélique) et parsemée de tubes vaguement Stoniens qui raviront un public conquis d’avance, moi compris. Quelques originalités, comme le super passage quasi electro prolongeant « I Love You » ou le cours moment du leader en solo acoustique, viendront briser la linéarité du concert, sans empêcher l’attention de baisser à quelques reprises. Les Dandy Warhols réserveront leurs meilleures cartouches pour un final enchainant quatre vieux tubes, et se barreront avec un salut nonchalant sans faire de rappel. Comme prévu, le concert n’aura pas été transcendant mais terriblement cool, attendu que les Dandy Warhols sont le groupe le plus cool du monde. La bUze, désabUzé, dénonce une escroquerie. Autant se plaindre que les Swans sont trop bruyants ou que Mogwai ne chante pas assez…
Fin de soirée au bar et petit détour au merchandising où les quatre membres de Telegram, visiblement ravis de leur date Lyonnaise, sont tout heureux de me dédicacer Operator, leur premier album (un deuxième est en cours de préparation). Il ne me reste plus qu’à rentrer pour voir si j’ai réussi à faire une photo potable de Zia avec mon portable démodé.
Setlist : Be In - Crack Cocaine Rager - Get Off - Not If You Were the Last Junkie on Earth - STYGGO - I Love You - Catcher in the Rye - Plan A - Holding Me Up - Every Day Should Be a Holiday (solo acoustique) - Welcome to the Monkey House (solo acoustique) - Good Morning - Everyone Is Totally Insane - You Are Killing Me - We Used to Be Friends - Bohemian Like You - Godless - Pete International Airport / Boys Better





