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Reprise du Renegades de Rage against the Machine dont le début m’avait enthousiasmé à l’épisode précédent. On repart sur les même bases avec « I’m Housin’ », un titre hip hop pulvérisé par la bande à Zack, avant que l’album s’oriente vers des terrains plus connus. Paradoxalement, la personnalité et la puissance de RATM se dilue dans des titres déjà originellement punk : « Down on the Street » ou « Kick out the Jams » restent très bons, mais en deca des originales (et il faut absolument que je jette une oreille aux fameux pionniers du hardcore américain Minor Threat tant le titre « In my Eyes » est énorme). En revanche « Maggie’s Farm » est une énième reprise que je préfère à l’interprétation de Bob Dylan, le texte rageur convenant bien au groupe qui se fait un plaisir de l’asséner à coup de boutoirs saturés avec leur style inimitable. De quoi terminer un fameux album que j’inscris d’emblée sur ma Wantlist.
La compilation Cannibalism constitua pour beaucoup une porte d’entrée idéale pour découvrir Can, et reste selon moi le meilleur « album » du fabuleux groupe Allemand. Regroupant la crème de ses albums indispensables, elle ne laissait donc sur le papier que des restes pas forcément folichons au deuxième épisode, Cannibalism 2. Mais dans sa première moitié, celui-ci reprend certains titres de Delay 1968 et Unlimited Edition, qui sont des compilations de vieux morceaux inédits, bref, on débute par une compilation de compilations de la bonne période de Can. Les meilleurs titres sont indéniablement ceux de Delay 1968 (comme « Little Star of Bethleham ») mais ils ne sont pas sur cette cassette puisque j’avais déjà enregistré l’album en épisode 031. « Connection » nous replonge cependant dans les tout débuts du groupe avec un titre plus rock que Kraut et surtout l’inoubliable Malcolm Mooney au chant. Sur la B-Side « Turtles have short legs », c’est son remplaçant Damo Suzuki qui fait des merveilles, aidé par la batterie toujours impeccable de Jaki Liebezeit et un riff de clavier qui rend le titre inhabituellement drôle et accessible. Le reste de l’album est assez inégal, surtout dans sa deuxième moitié présentant un échantillon des 5 derniers albums de Can fort dispensables. Ambient, percussions, mélodies exotiques (« ethnologiques », comme les nommait le désormais quatuor), rien de détestable ni de marquant. Les extraits de Landed (1975) s’en sortent mieux, surtout un « Half Past One » krautpop où le chant et le violon assaisonnent un peu la recette édulcorée rabâchée depuis Future Days. Plutôt que ce Cannibalism 2, on préfèrera donc directement se servir à la source et récupérer les albums originaux qui valent le coup, et tant pis pour « Turtles have short legs » qui malheureusement ne figure sur aucun d’entre eux.
Pearl Jam a été très vite reconnu comme un des meilleurs groupe live que le rock ait connu, inspiré dans ses concerts épiques par des références comme the Who ou Neil Young. A la grande époque du groupe, les bootlegers s’en donnaient à cœur joie, et Pearl Jam figurait avec quelques autres tenors du grunge (puisqu’ils étaient, à tort, associés à ce mouvement) comme Nirvana parmi les artistes les plus présents dans les rayons de mes revendeurs marseillais favoris de came pirate. A cela ils répondirent de la meilleure façon : l’intégralité de la tournée 2000 fut publiée officiellement, plus de 70 double CDs live, une pour chaque concert, inondant les fnac et virgin megastore de chaque continent et coupant l’herbe sous le pied des méchants pirates. De quoi faire jubiler les fans et faire pleurer leurs banquiers. Pour ma part, possédant déjà l’excellent Live on Two Legs (acheté à l’époque, oh intuition bénie, en vinyle), je me contentais de graver mes titres favoris du live enregistré le 08 6 00 à Paris Bercy, et le restant sur cette cassette. De quoi savourer quelques très vieux morceaux revisités pour la scène, comme cet « Once » toutes guitares dehors un peu effacé de ma mémoire.



