Blinking Lights (and other revelations)

23 janvier 2018

GIRLS IN THE KITCHEN - Satisfucktion

"Dans la Série J'ai Acheté Ce Disque Juste Pour La Pochette"

 

Quand on achète ses vinyles sur internet, on a intérêt à en prendre plusieurs histoire de rentabiliser les frais de port. Et des fois, on en choisi un dans la virtuelle boutique uniquement pour sa pochette. Satisfucktion, unique album des Girls in the Kitchen, aurait pu être aussi naze que son nom ou celui du groupe. C'est en fait un disque plutot sympa, qui ne souffre que d'une production légèrement amatrice et d'une relative dispertion, évoquant tour à tour le Gun Club, Interpol ou Depeche Mode (qu'ils reprennent), quand ils ne basculent pas dans un electro rock furieux. Les Belges semblent avoir fait forte impression à leurs passages sur scène, mais leur confidentialité les rend difficile à suivre (bon et c'est vrai que quand on tape Girls in the Kitchen sur le net on tombe pas que sur de la musique...)

 

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Parce que prendre un vinyle en photo l'hiver dans un salon de premier étage c'est l'enfer, deux images glannées sur le net:

 

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18 janvier 2018

Hors Série #03 - QUEEN

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L’autre jour, il m’est arrivé un truc horrible : j’ai acheté un disque de Queen. En plus je me suis fait toper par La buZe, qui passait justement par-là, et qui s’est empressé de le raconter sur son blog. Heureusement qu’il a 3 lecteurs et demi, sinon c’était la honte intersidérale. Songez que ça fait des années que je dis à Fred, grand fan devant l’éternel moustachu, que Queen c’est tout pourri alors même que je n’en connais quasiment rien si ce n’est les tubes figurant sur ce Greatest Hits, répétant par là une mauvaise foi qui me fait bondir chez tous les détracteurs de, au hasard, Guns N Roses (heureusement Fred aime aussi beaucoup les Guns N Roses). Bon, j’ai effectivement acheté ce Best Of pour mon fiston, je vous expliquerai pourquoi d’ici peu, mais il est temps que je l’avoue : il figure(1) bien planqué parmi mes premières cassettes, entre deux best of maison des Guns. J’ai en effet découvert les deux groupes en même temps, mais on voit d’emblée que le traitement n’est pas identique : luxueuses jaquettes colorées patiemment ciselés main pour les Guns, anonyme cassette sans même tracklisting pour Queen.  Avec le recul, il y avait pourtant beaucoup de reproches que je faisais inconsciemment à Queen qui pouvaient parfaitement s’appliquer à mes idoles (hymnes de stade, groupe ringard, un certain sens du mauvais gout…) et aussi quelques qualités communes (guitariste virtuose, bonne présence du piano, mélange de rock et de ballades). Quant à l’avis de mes contemporains, il était également méprisant, voire plus rude concernant les Guns, étant donné qu’il est impossible de détester complètement la majorité des chansons de la cassette ici présentée, tant elles sont sympathiques.

 

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Et c’est bien là pourquoi je fus fan des Guns, groupe qui causait de drogue et de gonzesses faciles, multipliant les castagnes alcoolisés et les scandales, rebelles tatoués et chevelus, plutôt que les sages anglais parlant continuellement d’amour ou de choses positives. « Don’t Stop me Now » par exemple, est si irrésistible qu’elle a été élue chanson la plus réjouissante de tous les temps, on  l’écoute et hop !, on a la patate. C’est terriblement navrant. Même la choucrouterie « Bohemian Rhapsody », qui réussit l’exploit d’associer le rock progressif, l’opéra et le hard rock en une sorte de créature de Frankenstein musicale, est marrante: « Oh, mama mia, mama mia Mama mia, let me go», ça se gueule bien. Oui parce que pour le chanter, y’en a qu’ont essayé, ils ont eu des problèmes… Genre Axl Rose, soit disant le chanteur ayant la plus grande tessiture vocale au monde avec 5 octaves et demi (Mercury est onzième). Suite au texte douteux de « One in a Million », Axl Rose voit dans le concert hommage Freddie Mercury Tribute l’occasion de se racheter auprès de la communauté Gay, en réalisant le double combo reprise de Queen / duo avec Elton John. La version de « Bohemian Rhapsody » enregistrée à cette occasion et figurant sur un de mes bootlegs est si horrible que même moi en avait rigolé à l’époque.

 

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Franchement, les photos sont sans appel: on voit clairement qu'il y a un rebelle et un coquet.... 

 

Car Queen, c’est avant tout Freddie Mercury. Et cela est sans aucun doute une autre raison de mon désintérêt : moi qui étais avant tout attentif à la guitare et à la batterie, je n’avais que faire de ces compos axées principalement sur des chœurs gospel, des simili vocalises, et globalement sur le charisme et l’organe inégalé du chanteur. On a bien quelques fulgurances de Brian May de temps en temps (le solo de « We will Rock you », son unique intérêt), mais qui donc connait le nom du batteur et du bassiste ? Le fait de gloire de John Deacon, c’est le riff de basse de « Another One Bites the Dust », soit donc un titre qui sans le chant et le phrasé unique de Freddie (à qui on laisse d’ailleurs une bonne partie a capella), apparaitrait pour ce qu’il est : du funkouille de merde. Quant à Roger Taylor, son jeu est idéal pour travailler la batterie. Ce qui m’amène enfin au point de départ de cet article : à son premier court de solfège, mon fiston a étudié « We will Rock You ». Noire Noire Blanche. La base de la base. Pour son court de batterie, il pourra se faire la main sur les chansons aux rythmiques lourdingues, travailler ses gammes, pour ensuite s’attaquer aux morceaux progressifs qu’on imagine bien transcrits sur partition. Aucun feeling, un truc impersonnel au possible, à une exception près : « Now i’m there », qui n’est pas sans rappeler les Who, et qui sans surprise est l’un de mes titres favoris. Mais d’ici là, Malo aura j’espère changé de référence en grandissant.

 

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Pareil, la différence saute aux yeux...

 

Pour l’instant, mon cadeau de Noel est un succès total, pour ses frangines aussi d’ailleurs. Ce qui m’a amené à une révélation : si je suis mal à l’aise avec Queen, m’interrogeant sur mon snobisme, sur ces extraits universels et irrésistibles, ainsi que sur ces autres objectivement kitchs ou racoleurs, bref, sur ce quatuor aussi impossible à aimer qu’à détester totalement, c’est tout simplement qu’il s’agit…. du meilleur groupe pour enfants du monde ! La preuve ultime, c’est quand même « Bicycle Race », avec son improbable solo de sonnettes. Mes trois gamins m’ont d’ailleurs interprété une superbe version playback de cette chanson, prestation filmée qui fera le bonheur des convives de leur éventuelle future soirée de mariage. Me voici donc dorénavant doté d’une pirouette géniale : lorsqu’on me demandera mon avis sur Queen, j’aurai cette réponse (commune avec Henri Dès et tant d’autres) : c’est très bien, pour de la musique pour enfants !

 

 

Je mets cependant à part deux titres, que j’apprécie beaucoup, et qui ne figurent pas sur ce Greatest Hits. Le premier introduit cette cassette, et est un éclatant symbole de tout le paradoxe de Queen. Il s’agit de « Show must Go On », soit Queen dans sa période la plus pénible, avec énorme synthétiseur, dithyrambes pompiers et finesse musicale pachydermique, mais qui est aussi, pour des raisons évidentes, l’une des chansons les plus émouvantes du monde. Et puis la magnifique « Under Pressure ». Quand Axl Rose croisa David Bowie, cela se termina en tentative de castagnage parce que le génie s’était permis de flirter avec Erin Everly (sans doute tentée par la perspective de passer une soirée avec un mec doté d’un cerveau). Quand Freddy Mercury croisa David Bowie, cela se termina par leur collaboration sur un titre qui faisait le bonheur du public des deux artistes. Et fait le mien, lorsque je le croise au détour d’un bootleg des tournées récentes de Bowie. Le genre de chanson qui me met en joie, et me donne envie de chanter à tue-tête. Mais chut !, chers 3 lecteurs et demi, que cela reste bien entre nous….

 

(1)    C’est presque le même dans le désordre, à quelques chansons près, notamment la présence sur la cassette de « Show Must Go On » bizarrement absent de l’édition CD.

 

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11 janvier 2018

# 059 / 221

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Parmi les amateurs de rock, je me suis aperçu assez vite qu’il y avait deux catégories distinctes qui, sous une apparente affinité commune, n’avait finalement que peu de chose à se dire : les fans de musique et les fans de guitare. Avec ces derniers, je démarre souvent la conversation avec enthousiasme autour d’un groupe partagé, Led Zeppelin ou les Who pour la branche (majoritaire) restée bloquée dans les 70’s, ou les Guns N’Roses pour la variante (plus jeune) Metal. Mais je déchante vite. La plupart des groupes récents sont inconnus pour les fans de guitare, ils sont souvent restés bloqués à Slash (1), citant au mieux Jack White. Tôt ou tard, ils finissent toujours par aborder le sujet du matériel, de la marque de guitare, des effets employés, du prix de telle Gibson ou du son de telle Fender, tant de chose qui m’indiffèrent totalement (un peu trop d’ailleurs, il est bon d’en savoir un minimum quand on prétend jouer dans un groupe). Certains se dévoilent beaucoup plus rapidement, et citent d’emblée the Ultimate God of Guitar : Jimmy Hendrix. Le grand wahwateur suprême, le Roi du feedback, l’Empereur du solo à saturation contrôlée, celui qui indiqua la voie de la six cordes à tant de musiciens qu’il serait inutile d’en établir une liste ici, même réduite. Vous l’avez compris, la musique de Jimmy me touche peu. J’avais pourtant enregistré 75 mn d’une Compilation que j’ai été infoutu de retrouver parmi les 340 proposées par discogs - celle mise en illustration s’en approche grandement, mais elle ne contient pas les derniers extraits figurant sur la cassette, par ailleurs fort dispensables mis à part un « Message to Love » qui aurait mérité sa place parmi les titres ultra connus se bousculant en début de face A. 

Ceux-ci donnent un aperçu au néophyte que je suis du talent complet de Jimmy Hendrix, parvenant tout à la fois (c’est là son génie) à être technicien, interprète, compositeur /  improvisateur et merveilleux chanteur. Parfois rebuté par une guitare jugée trop agressive (un comble pour l’amateur de Shellac ou Sonic Youth que je suis), j’ai finalement particulièrement apprécié les titres ou elle accompagne subtilement ce chant trop souvent oublié, comme sur « Castle Made of Sand » ou bien sur l’éternelle favorite « Little Wing », qui m’a évoqué le « Wild Horses » des Stones, autres célèbres alchimistes du blues changé en rock. Le blues, encore un truc de fans de guitare, reléguant au second plan la section rythmique souvent condamnée à jouer les faire valoir du branleur de manche en chef. Sauf que pour accompagner Hendrix, il ne fallait pas en être un, de manche. Certes Noel Redding et Mitch Mitchell ont du mal à ne pas rester dans l’ombre du Marshall,  surtout sur des morceaux bien basiques comme « Red House », cependant leur talent éclate à de nombreuses reprises lorsque l’Experience s’affirme comme un véritable groupe, « Hey Joe » (et ses voix de sirènes en sus) ou « Fire » ne pouvant alors être que des chefs d’œuvre  insurpassables au sein de la discographie Hendrixienne.  Le  groovy « Wait Until Tomorrow » verra même exceptionnellement Mitch le batteur  voler la vedette à Magic Vibrato, ce qui l’installe évidemment parmi les grands noms des futs. 

Rien à ajouter à cet article qui n’aura probablement pas appris grand-chose au lecteur. Tout comme je n’ai pas appris grand-chose à la réécoute de cette cassette, je ne me suis pas transformé en fan de guitare subitement. D’ailleurs il suffit que je dise à ces derniers que je joue sur une Yamaha pour qu’ils comprennent de quoi il retourne, et qu’ils s’enfuient vite se comparer leurs gros pédaliers. 

 

(1)    C’est d’ailleurs sans doute parce que Slash reprenait « Voodoo Chile (Slight Return) » sur scène que j’avais décidé de m’intéresser à Hendrix

 

 

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Dans la série de groupes repris par les Smashing Pumpkins, Fleetwood Mac est sans doute, avec Thin Lizzy, celui à m’avoir le plus accroché. C’est dire l’ampleur du massacre, car Fleetwood Mac a mauvaise presse parmi les amateurs de vrai rock : comme ses initiales l’indiquent, il est souvent accusé d’être un vendeur de soupe radiophonique. Alors, je n’avais retenu que quatre titres sur les 11 figurant au menu de ce premier album du Fleetwood deuxième période (1), mais, que cela reste entre nous, j’échange bien « World Turning », sorte de gospel blues hypnotique, contre tous les titres de Hendrix qui ont précédé. Si « Monday Morning » est effectivement de la pop assez cucul, je ne crache pas non plus sur les sympathiques claviers de « Rhiannon ». Quant à « Landslide », la fameuse balade reprise de bien belle manière par Billy Corgan, je la trouve splendide. Enfin, pour les arpèges de guitare, parce que la voix éraillée est, comment dire…. surprenante. Devait pas boire que de la limonade, la mère Stevie…. 

 

(1)    je connais mal le groupe, aussi me suis-je rencardé sur Wikipedia. Pour résumer, il y a eu une première mouture sous le lead du talentueux guitariste chanteur Peter Green, puis, après une période de flottement, la paire rythmique restant recruta Lindsey Buckingham, Christine Mc Vie et Stevie Nicks pour casser la baraque avec ce disque et surtout le suivant, Rumours, l’un des albums les plus vendus au monde.

 

 

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05 janvier 2018

Rétrospective 2017

 

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J'ai bien failli ne pas faire de Top 2017, et d'ailleurs cet article est plus une rétrospective qu'un Top. Pas trop d'inspiration pour remplir les rubriques classiques développées les deux années précédentes, dont les principales auraient de toutes manières auraient été squattées par le même groupe : Découverte de l’année IDLES, Disque de l’année Brutalism et titre de l’année « 1049 Gotho », hop, plié, et bonne année 2018….

 

  

 

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Quelques accessits quand même, histoire de faire honneur à une année bien chargée. En albums, belle performance française avec les Dakhla Sahara Session de CHEVEU et GROUPE DOUEH (deuxième place album et titre avec « Tout Droit ») ainsi que Les MARQUISES  pour le mystérieux  A Night Full of Collapses et L’EFFONDRAS pour l’envoutant Les Flavescences. N’oublions pas les fous furieux KING GIZZARD & the LIZARD WIZARD auteurs de 5 disques en 2017, dont je n’ai écouté que le seul Flying Microtonal Banana qui suffit amplement à mon bonheur.

 

 

 

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Au rayon renaissance, quel bonheur de voir MOGWAI revenir au premier plan avec Every Country’s Sun, qui aurait pu figurer dans la rubrique Artwork ainsi que prendre une place dans les chansons de l’année avec l’étonnante « Party in the Dark ». En plaisir coupable, notons Paranormal, un album réussi d’ALICE COOPER qui met fin à plus d’une décennie de disques dispensables.

 

 

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Peu de découvertes intéressantes cette année, mis à part Idles seuls les DOWNTOWN BOYS m’ont vraiment convaincu, avec le Cost of Living sorti cette année, mais aussi l’album précédent Full Communism que je ne regrette pas d’avoir acquis dans la foulée. Quand je pense que si j’avais suivi les Laura’s au Tinals 2016 au lieu de me coucher comme un vioque je les aurais découverts sur scène l’année dernière !

 

 

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Concernant les découvertes tardives, je suis tombé sur les furieux de McLUSKY, quatuor brut de décoffrage (évidemment produits par Steve Albini) du début des années 2000, avec des titres réussissant l’exploit de rendre délirant le hardcore, à la manière du How to Stop your Brain in an Accident de Future of the Left (fondé par deux membres de McLusky après leur split). De quoi me décider à ré-explorer la discographie de ce groupe après un arrêt brutal provoqué par leur album tout banal de l’année dernière.

 

 

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Je n’aurais jamais cru que Damien Jurado, auteur ces dernières années d’albums plus soporifiques les uns que les autres, avait un jour sorti des disques intéressants. Merci à mon pote Damien de m’avoir fait écouter l’un de ses disques de chevets, I Break Chairs de Damien JURADO & GATHERED in SONG, une merveille de Power Pop Grungy comme je les affectionne particulièrement.

 

 

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N’eut il été proposé à quelques euros chez mon fournisseur habituel que je n’aurais jamais écouté l’album the Island Moved in the Storm de Matt BAUER, connu comme instrumentiste (essentiellement banjo) d’Alela Diane lors de ses premières tournées, et donc vite catalogué comme second couteau d’un genre que je n’écoute plus énormément. A ma grande surprise, cet album est excellent et vaut bien mieux que certains autres que j’avais encensés à l’époque…

 

 

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Pour finir, mes vieilles cassettes m’ont fait réévaluer certains albums oubliés (par moi en tout cas) de la discographie de Kim Deal, à savoir Pod, le premier disque des BREEDERS, et Pacer, l’unique album de the AMPS, que je chopperais donc dès que j’en aurais…l’occasion.

 

 

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Seb, Julien, Xavier et Damien vous souhaitent une Bonne Année 2018

 

Il y a 20 ans, j’assistais à mon premier concert, ce qui a donné lieu à une série d’articles que j’ai pris beaucoup de plaisir à rédiger. 2017 aura été une année bizarre : pas de Festival, pas mal de concerts (surtout en fin d’année), mais aucun de vraiment exceptionnel de bout en bout. En fait, le concert où je me suis le plus éclaté cette année, c’est celui que j’ai fait avec mon groupe HELLO DARKNESS au Toi Toi en Février. Excellente ambiance, belle salle, du public, deux bons groupes pour jouer après nous, de quoi nous relancer à peine 15 jours après la déception du tremplin au Ninkasi.

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Puisqu’on parle de déceptions, abordons une rubrique relativement peu fournie cette année.  On citera évidemment ARCADE FIRE et son horrible Everything Now : je n’attendais pas des merveilles, mais je ne pensais pas qu’ils tomberaient si bas. Et puis, une fois n’est pas coutume, la grande Shannon WRIGHT aura publié avec Division un disque si mineur que tout le monde l’a déjà oublié, ce qui constitue une incontestable déception après une série de 10 excellents albums. J’évoque aussi Sincerely, Future Pollution de TIMBER TIMBRE, que je n’ai pas aimé alors que le précédent Hot Dreams avait fini par bien m’accrocher. Je pourrais même le placer dans la Rubrique des Disques Surcotés, car il figure dans beaucoup de Top vus sur le net, mais je serais prudent car je l’ai très peu écouté, et puis je pense surtout que concernant ce groupe, c’est plutôt Hot Dreams qui constitue une exception pour moi. 

 

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Je n’ai pas vu de disque scandaleusement surcoté en 2017. La résurrection de SLOWDIVE est certes plutôt réussie, mais pas au point de placer Slowdive si haut dans la plupart des Tops que j’ai parcouru. De même on a beaucoup encensé le retour de GRANDADDY, alors que Last Place, après une jolie première face, s’effondre complètement dans sa seconde moitié, et pratique outrageusement l’auto citation (peut-être ce qui a plu aux pauvres fans dont le retour aux affaires de leur groupe favori aura malheureusement été de courte durée, le décès de Kevin Garcia les privant certainement d’une suite immédiate à Last Place. Et me privant de ce qui aurait pu être mon concert de l’année)

 

 

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Et puis il y a ce disque bizarre, que j’aurais pu placer dans plein de rubriques différentes (dont celle de l’Artwork de l’année). Beaucoup cité aussi, the Machine that Made Us de FLOTATION TOY WARNING m’a complètement déstabilisé, au point que j’ai été incapable de le chroniquer malgré plusieurs écoutes attentives. C’est à priori plutôt un bon disque, mais que très rapidement je n’ai plus eu du tout envie d’écouter. Je n’en ai pas encore trouvé la raison, d’autant que le style du groupe est complètement intemporel, et ne souffre donc pas de la quinzaine d’années écoulées depuis Bluffer's Guide To The Flight Deck. Peut-être qu’un disque autant attendu a le devoir de surpasser son prédécesseur, ce qu’il ne fait assurément pas. Peut-être que Bluffer’s  était si unique lors de sa sortie qu’il fallait qu’il le reste à jamais… Bref, l’exact inverse du Highway Songs de PAPA M, indéniablement bancal et imparfait, mais auquel je me suis bizarrement attaché au point de le réécouter beaucoup beaucoup plus que sa qualité ne le nécessitais….

 

 

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Pour finir comme l’année dernière sur quelques lignes non musicales, deux BDs parmi les quelques-unes que j’ai lues cette année : le retour en forme du Lapinot de Lewis TRONDHEIM, après quelques épisodes en deca, avec Un Monde un Peu Meilleur. Et le surprenant  Daytripper de Fabio MOON et Gabriel BA, forcément émouvant puisque le héros y meurt à chacun des 10 chapitres, mais surtout très bien écrit sur le fond comme sur la forme.

 

 

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En Bonus, un vieux bouquin. Il y a un certain nombre de Films ou de Livres qui sont des références communes à quasiment tous les amateurs de Rock. Je crois n’avoir encore vu aucun des films (pas même Wayne’s World), quant aux livres c’est plus discutable mais en voici au moins un qui manquait assurément à ma culture : the DIRT. Soit les aventures Rockambolesques du groupe de Glam Rock MOTLEY CRUE (cité sur ce blog pour les revues de mes plus anciennes cassettes) racontées principalement par chacun des 4 membres du groupe, avec quelques ajouts par des personnes de leur entourage. Comme l’ami Fred me l’avait décrit, je m’attendais à me fendre la gueule, mais j’ai très peu ri en fait, tant les 3 débiles (Nikki Sixx, Tommy Lee, Vince Neil) et le loser (Mick Mars, guitariste et moins connu de la bande, c’est dire) sont alternativement révoltants ou pitoyables quasiment du début à la fin.

Le truc qui m’a le plus marqué, c’est la bascule hallucinante de leur karma dans cette période charnière du début des 90’s. Après un premier disque auto produit bien vendu grâce à  leur réputation scénique, leur attitude rebelle, leur look et l’attraction qu’ils exercent sur les jeunes filles, Motley Crue sort 3 disques qui, du propre aveux de leur principal compositeur, le bassiste Nikki Sixx, comportent quelques tubes vaguement entourés de chansons dont il ne se souvient même plus tellement le groupe était chargé à l’époque. Le groupe devient en même temps gigantesque, sa trajectoire étant donc inversement proportionnelle à la  qualité de la musique proposée. Parallèlement, les quatre connards se permettent à peu près tout sans être jamais inquiétés, tirant au contraire notoriété de tout le bordel qu’ils mettent partout où ils passent, se sortant indemnes par on ne sait quel miracle d’une quantité invraisemblables de galères, notamment plusieurs overdoses. Vince Neil n’écope que de quelques mois de prison pour un accident mortel qu’il cause en conduisant bourré (3 morts, son passager Razzle, batteur des Hanoi Rocks qui ne s’en remettront pas, et un jeune couple qui arrivait en face). S’en suit quand même une période où le quatuor tente de s’assagir et de se pencher sérieusement sur la musique, ce qui aboutira à l’album Dr. Feelgood en 1989 (assez bon dans mon souvenir), qui correspondra à quelques années de grâce où succès et qualité musicale iront de pair.

Encouragés, les mecs se mettent au boulot à fond, sortent un nouveau disque et convoquent jet privé et stades du monde entier pour leur tournée. Sauf qu’on est en 1994, et qu’ils sont devenus ringards sans qu’ils s’en aperçoivent. Et de revenir progressivement à des dates dans des petites salles, sans barnum, putes ni roadies, malgré des appels radios désespérés ne rameutant que quelques clampins là où des foules se fussent déplacées quelques années auparavant. Sans crier gare, la bonne fortune tourne : leurs femmes les dépouillent au moment où ils essayent péniblement de se calmer du slibard, ils se font bananer par leur maison de disque (il y a quelques chapitres très instructifs sur l’industrie musicale de l’époque), manipuler par leur manager, Tommy Lee se retrouve longuement en tôle pour une broutille (si l’on en croit ses dires) par rapport au moindre de ses petits méfaits passés, jusqu’à la petite fille de Vince Neil qui décède d’un cancer à l’âge de 4 ans.  Tout ceci révélant cet énorme paradoxe : Motley Crue n’est rien sans ses quatre membres originaux, et pourtant aucun ne lève le petit doigt pour épauler un de ses camarades dans la mouise.

Malgré tout, on retiendra aussi que ces gars ont tout sacrifié au rock, soit pour combler un manque affectif d’enfance (1), soit par pur sacerdoce.  Et que pas un n’aura envisagé, même au fond du trou, d’abandonner la musique.  

(1)    Chacun revient sur son parcours à différents endroits du bouquin pour des pages plutôt sympathiques. On y apprend notamment que Nikki Sixx, abandonné par son père et ayant changé de nom pour cette raison, tentera de le recontacter par téléphone en vain, exactement de la manière décrite par Blackie Lawless dans the Crimson Idol. Blackie que l’on croise en ces pages, puisque Sixx officiera brièvement dans WASP à ses débuts. 

 

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Nikki, Mick, Vince et Tommy vous souhaitent une Bonne Année 1988 

 

 

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J'ai failli oublier: j'ai enfin vu TWIN PEAKS ! (surtout parce que j'avais peur de me faire spoiler à cause du bruit qu'à fait le revival de cette année, mais aussi pour enfin connaitre cette référence qui apparait tout les 3 articles sur les blogs que je fréquente). J'ai beaucoup aimé la première saison, un peu moins la seconde (surtout après la révélation du tueur, où l'histoire se délite pas mal). Comme beaucoup de monde je crois, j'ai surtout apprécié les personnages dans cette série, mais certaines scènes, les dialogues, le suspens et l'ambiance générale m'ont aussi bien marqué. Prochaine étape, le Film qui attend sagement sur mon bureau que je trouve le temps de le regarder. Et peut etre la nouvelle saison, meme si le résultat des fameux Drawas des Séries du Golb m'ont un peu refroidis....

 

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Laura, Dale, Audrey et David vous souhaitent une excellente lecture de blinkinglights en 2018

 

 

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30 décembre 2017

Pour finir l'Année: PROTOMARTYR, Jeremy ENIGK, DIRTY FENCES, VALPARAISO

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PROTOMARTYR - Relatives in Descent

 

Moins percutant que Under Color of Official Right, moins marquant que the Agent Intellect, Relatives in Descent laisse entrevoir les différents dangers guettant Protomartyr : le bavardage, la tentation technique, la surproduction ou la redite (qui vont souvent ensemble). On n’en est pas encore là, et le groupe de post punk abrasif a gardé pour sa troisième sortie en quatre ans quelques bons uppercuts en réserve, surtout en deuxième moitié de disque. S’appuyant toujours sur une basse très solide (« Corpses in Regalia ») mais laissant à chacun une espace d’expression,  les titres déploient souvent leur puissance mais sont surtout efficaces lorsque le chant caractéristique de Joe Casey se teinte d’une sourde émotion, mélange atypique et assez caractéristique du groupe (« the Chuckler », « Half Sister »). Plus sombre que ses prédécesseurs (excellent « Night-Blooming Cereus »), Relatives in Descent, sans parvenir à les surpasser, reste suffisamment accrocheur pour maintenir Protomartyr dans les groupes à suivre.

 

 

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 Jeremy ENIGK - Ghosts

 

L’annonce d’un nouvel album de Jeremy Enigk m’a surpris autant que réjoui : il n’avait donné aucune nouvelle depuis le passable OK Bear en 2009, avant que je ne vois en video un mini concert où il interprétait, après quelques titres de son extraordinaire Return of the Frog Queen, une nouvelle composition magnifique qui laissait augurer du meilleur. J’abordais cependant Ghosts prudemment, le style du leader de Sunny Day Real Estate étant parfois à la limite du bon gout.  A l’instar de Mercury Rev, la musique de Jeremy Enigk est savoureusement mélodique, mais peut parfois se laisser déborder par un lyrisme envahissant.

C’est rarement le cas sur Ghosts, le chanteur de Seattle alignant essentiellement des ballades  acoustique aux envolées mesurées, excepté pour une voix parfois limite (mais c’est aussi cette interprétation sur le fil qui me touche chez lui…) Dans le meilleur des cas cela donne « Ancient Road »,  ce fameux titre entendu sur internet, un bouleversant exemple des qualités formidables du  songwritter. Dans le moins bon, des trucs un peu plan-plan comme le lent « Empty Row » ou le quasi Coldplayen « Onaroll ».  Ghosts navigue tranquillement entre les deux, offrant un moment plaisant et quelques perles supplémentaires à une discographie inégale.

 

 

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DIRTY FENCES - Goodbye Love

 

Découverts au TINALS lors d’une prestation détonante qui avait fait honneur à leur réjouissant premier album, les Dirty Fences nous reviennent sans changer leur formule Rock N roll primaire au tempo soutenu. Démarrant sur quelques accords Stoniens et évoquant régulièrement les Ramones (« I can’t Sleep at Night »), Goodbye Love n’a pas d’autre prétention que balancer une tranche de pur fun, rachetant ainsi quelques groupes actuels prometteurs s’étant fourvoyés en tentant d’habiller leur rock indé initial d’oripeaux intellos. Rien de tout cela chez les Dirty Fences, on reste dans l’humour et l’efficacité, certains extraits étant même, n’ayons pas peur des mots, de vrais tubes (« Blue Screen »). Une dose de fraicheur expéditive - demi-heure chrono - conclue de belle manière par un slow à l’ancienne, porté par la gouaille d’une chanteuse à la voix délicieusement éraillée.

 

 

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VALPARAISO - Broken Homeland

 

Suite à la défection de leur leader, Jack the Ripper avait convoqué différents chanteurs pour sortir en 2009 We Hear Voices ! sous le nom de the Fitzcarraldo Sessions. Un disque que j’ai tellement écouté que j’en avais retenu une belle cohérence, une impression loin d’être immédiate puisque l’article que j’avais rédigé à l’époque et que j’ai récemment relu, tout en louant la qualité de l’album, regrettais un peu la dispersion due à l’effacement du groupe au profit de chanteurs d’horizons et de style divers. Si je l’évoque ici, c’est que cette même  impression m’a sauté aux oreilles lorsque je découvrais Valparaiso, suite directe des aventures d’un groupe au line up modifié, ce qui a sans doute motivé le changement de nom. L’avenir dira si je finis par voir dans Broken Homeland un tout plutôt qu’une compilation de belles chansons, mais la tâche est paradoxalement rendue difficile par les personnalités fortes des invités au micro : Howe Gelb, Dominique A ou Rosemary Standley, des voix inimitables qui renvoient instantanément à leurs discographies respectives, la palme de l’insolubilité dans le collectif revenant aux deux chansons avec Shannon Wright, évidemment très bonnes mais qu’on peine à envisager autre part que sur l’un de ses propres disques. Il est d’ailleurs notable que Marc Huyghens ou Phoebe Killder soient les participations qui semblent les plus naturelles, leurs voix paraissant plus neutres que celles précédemment cités (mais peut être est ce tout simplement que je ne connais absolument pas leurs groupes respectifs).  Marc Huygens figure d’ailleurs sur deux des meilleurs extraits de Broken Homeland, « Blown by the Wind » qui ressuscite Jack the Ripper l’espace d’un morceau (1), et la magnifique et sombre ballade « Dear Darkness ». 

Car malgré les réserves préalables, les chansons présentées sont agréables, voire excellentes, à l’image d’un « Rising Tides » d’ouverture où le duo Howe Gelb / Phoebe Killder pose d’emblée l’ambiance acoustique feutrée et délicate qui va nous accompagner l’espace de 12 morceaux (j’aimerai oublier le très crispant « Le Septième Jour » qui handicape fortement l’album et qu’il faut absolument zapper pour en conserver le parfum mélancolique). Dès lors, si je peine à imaginer que Broken Homeland ait un destin similaire à son illustre prédécesseur (pour ma platine), je ne m’interdis pas de venir régulièrement parcourir quelques pistes sauvages et poussiéreuses, telles le bâtiment abandonné figurant sur le bel artwork du disque. Et Je ne serais pas contre une prestation live en si belle compagnie, et pourquoi pas un EP complet avec Howe Gelb, comme ce fut le cas il y a deux ans avec Phoebe Killder. On imagine aisément la classe folle que pourrait avoir cet hypothétique enregistrement…

 

(1)    C’est d’autant plus étonnant que c’est le seul dont la musique n’est pas écrite par Valparaiso

 

 


27 décembre 2017

Erwan PINARD + MORIKAN - Jeudi 21 Décembre 2017 - Transbordeur - LYON

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Ce Jeudi soir, j’avais lâchement abandonné mes obligations familiales pour rejoindre en catimini le Transbo Club avec une chouette nana. Au programme, un concert sous le signe de l’amour. Tout d’abord celui qui émane de la radieuse Morikan, accompagnée d’un guitariste discret et précis. Des chansons romantiques, joliment écrites par une jeune femme qu’on sent experte en la matière, dans ses discours malicieux, dans son regard pétillant, clamant avec assurance la maxime du célèbre philosophe Patrick Hernandez : « nous sommes nés pour être vivant ». Et de reprendre l’unique tube de l’hédoniste dans une séduisante version mandole / voix. Une remarquable chanteuse pour un moment charmant et chaleureux.

 

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Après la thèse, voici l’antithèse, l’autre versant de la médaille de Cupidon, celui des douleurs au bide et des soirées solitaires sur facebook, celui des gueules de bois et des colères pathétiques, bref : place au cynisme d’Erwan Pinard. Avec la même formation trio que pour le concert à l’Autre Côté du Pont en début d’année, le chanteur Lyonnais balance logiquement une setlist similaire, à quelques exceptions près : si l’une de mes chansons favorites, « J’entends des Voix » est laissée de côté au profit d’un violent « Mon Voisin de Caddie » de circonstance en cette période de Noel, nous aurons droit à deux tout nouveaux titres, « Sourd » et « Crever (l’abcès) », qui laissent supposer qu’Erwan a encore le cœur en vrac et le moral en berne. Pour le reste ce sera toujours ce mélange explosif de chanson et de punk, de tendresse et de tensions, de fureur et de folie, le tout entrecoupé d’interventions salées à l’humour caustique, entre tranches de vie d’un prof de musique désabusé et invective à un public qui en redemande (notons la présence d’une belle bande de Pinardettes ultra motivées au premier rang). La scène du Transbo aura donné en plus un espace de jeu plus confortable au trio qui ne se sera pas privé de l’employer au mieux, et les moyens techniques un équilibre sonore plus abouti permettant de mieux savourer les différentes évolutions des chansons (1) et l’accompagnement subtil et très varié des frères Aubernon. Etonnant d’être une nouvelle fois touché par ces trois gaillards « beaux du dedans », qui, entre deux interventions scatophiles du chanteur qui n’a décidément aucune limite, balancent sans en avoir l’air de purs moments poétiques.

Danser un slow langoureux sur « S’il ne reste » avait peut-être quelque chose d’ironique, mais qu’importe : je garderais en tête les avertissements des chansons d’Erwan, mais en rejetterais la fatalité. Avec Mélaine on a du vécu, que l'on apprécie peut être d’entrevoir dans ce miroir déformant, lunatique et échevelé. Pour mieux le quitter et terminer, ensemble, cette bonne soirée. 

 

(1)   Chance pour les habitués, Erwan Pinard semble détester la routine et imagine régulièrement de nouveaux arrangements ou transitions pour ses spectacles.

 

Setlist : Tranquille  - Laisse-moi  - Compte à rebours – J’élabore – Eau de Vie – Sourd - Je ne dirai plus – Profs – Centre-Ville – S’il ne reste – Mon Voisin de Caddie - Fleur d’Oranger – J’ai l’amour – A Quoi Bon - Thèse/Antithèse – O Solitude  - Portrait Chimique d’un Cerveau Amoureux – Colère  // Que ta Volonté - Crever (l’abcès) – Coaching bien être 

 

 

 

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22 décembre 2017

# 058 / 221

 

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Parmi mes nouveaux potes de l’Unimeca se trouvait un joyeux luron dont je me rappelle bien le nom, et pour cause : il s’appelait Kubiak. Inutile de dire que pour quelqu’un de ma génération, avoir le même patronyme que l’un des plus stupides personnages de Sauvé par le Gong ne devait pas être marrant tous les jours, d’autant qu’à l’inverse de l’impayable Larry mon collègue était de fort petit gabarit. Mais bon, on avait passé l’âge de ce genre de moqueries, et je me souviens surtout d’un gars sympathique qui faisait honneur à ses origines polonaises (eut égard à quelques mémorables cuites ensemble du côté du Vieux Port) et qui était un fan ultime de Nirvana. Du genre à demander à sa frangine voyageant à Londres de lui ramener un disque de Nirvana qu’il n’avait pas (liste à l’appui) et à se retrouver évidemment avec un vieux truc du premier groupe du nom (des Hippies Anglais des 60’s, il me semble). Ou du genre à acheter des Bootlegs à prix d’or, ce qui en faisait l’unique connaissance à partager ce vice dispendieux avec moi. Je ne m’étais pas fait prier pour emprunter quelques pièces de sa collection afin d’en enregistrer les meilleures parties, bien que n’étant à l’époque qu’un amateur occasionnel du groupe de Kurt Cobain (ce que prouve un premier live honteusement dispersé sur des fins de cassettes depuis plusieurs épisodes, comme l’auront peut être remarqué quelques lecteurs attentifs). J’étais (et suis toujours) beaucoup plus attaché à Hole, que notre Kubiak en question appréciait suffisamment pour avoir acquis un enregistrement pirate largement repris sur cette cassette. Ah, cette bonne vieille période des Bootlegs, qu’on recherchait fébrilement chez les bouquinistes et magasins spécialisés du Cours Julien. Il fallait un bon dosage entre tubes et raretés, prier pour que le son ne soit pas trop naze, ignorer des pochettes souvent affreuses, et ne pas se faire avoir par des intitulés approximatifs, bref, être prêts à risquer une fortune (entre 150 et 200 balles) à quitte ou double.

 

 

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Honneur aux dames, avec un Asking for It de 1995, brève photographie sonore d’un Hole auréolé de son récent Live Through This, album indispensable à toute discographie de trentenaire respectable. Je m’étais plutôt attaché à enregistrer les titres rares (B-sides), à l’exception d’un « Miss World » pour lequel j’ai toujours eu un petit faible. Hélas, le son est mauvais, la prestation semi-acoustique et Courtney Love, au chant aussi gracieux qu’un supporter de foot anglais en fin de soirée victorieuse, est à peine mieux secondée par la gracieuse Melissa Auf Der Maur, nouvelle recrue à la basse. Le seul authentique inédit (dont le vrai nom n’est pas « Closing Time » mais « Drunk in Rio ») est un petit morceau tranquille et répétitif pas désagréable, mais assez peu inspiré.  Reste l’amoureuse déchirée à laquelle sied si bien cette reprise mineure (« He Hit Me (and i Felt like a Kiss) ») et qui malgré son interprétation hasardeuse parvient à être émouvante sur un « Old Age » emprunté à son défunt mari.

 

 

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Le premier disque, dont ne figurent ici plus que trois extraits sur les huit retenus sur diverses cassettes, est typiquement l’enregistrement destiné à attraper le bon fan. Prétendument enregistré à Seattle (ca fait plus authentique) alors qu’il le fut à Vienne, Out of the Blue est un concert du Nirvana première période au son passable, avec deux inédits dont l’un, « Another Rule », n’est autre que « Sappy » mal intitulé (une plaie de ces bootlegs que ces titres inventés) et l’autre, « Help me », ne présente pas un intérêt faramineux. Reste le témoignage intéressant d’un groupe alors terriblement brouillon, au chanteur plus punk qu’autre chose, dont seule la sincérité et l’efficacité de riffs bien assénés (« Big Cheese ») aurait pu aiguiller  quelqu’un de particulièrement perspicace sur une suite de carrière moins confidentielle.

 

 

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Le saut dans le temps n’est pas si énorme (5 ans, de 1989 à 1994), mais le groupe enregistré sur ce XXII II MCMXCIV n’a évidemment plus rien à voir. Ce n’est déjà plus formellement le même (puisque c’est maintenant le redoutable Dave Grohl qui officie à la batterie), et entre temps Nirvana est bien sur devenu l’un des groupes les plus connus au monde, et l’étendard de toute une génération. L’enregistrement, tiré d’une diffusion radio, est très bon (1), et rend hommage à la puissance du trio, d’autant que j’avais enregistré plusieurs de leurs brulots figurant parmi mes favoris : « Territorial Pissing », « Very Ape » (presque Post punk) et surtout « School » (doté sur cette version d’un magistral solo). C’est un groupe à son sommet qu’on entend ici, ne laissant pas entrevoir les doutes de Kurt Cobain sur l’avenir - je n’avais cependant pas retenu « Smell like Teen Spirit » que le chanteur faisait souvent exprès de savonner sur ces dernières tournées en représailles à une industrie du disque jugée trop pesante - mis à part un questionnement sur la composition symbolisé par l’enregistrement quelques mois auparavant du MTV Unplugged, et rappelé sur ce live par les jolies versions acoustiques  de « Polly » et « the Man Who Sold the World » soutenues par un violoncelle.  Autre témoignage d’une époque révolue, cette engueulade navrante de Novoselic à l’adresse d’un spectateur qu’il prenait en flagrant délit d’enregistrement, associant  bootlegers et pédophiles. Les idoles du grunge n’auront pas le temps de se ridiculiser (à l’instar des membres de Metallica) en luttant contre l’avènement de Napster et du Peer to Peer : ce concert à Rome est l’un des tout derniers avant le suicide de Cobain. Et dire que Kubiak n’avait jamais pu voir le groupe live, notamment au Zénith de Toulon, dix jours avant cet enregistrement. Il ne lui restait plus qu’à écouter en boucle XXII II MCMXCIV tout en pleurnichant sur sa malchance et la mort de Kurt, la mort de Nirvana, la mort du dernier grand style musical populaire.

 

(1)    A noter que les deux live de Nirvana ont été publiés par Octopus, une boite italienne qui produisait plutôt des bootlegs de qualité (c’était aussi l’une des plus prolifiques du genre).

 

 

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18 décembre 2017

L'EFFONDRAS + L'OMBRE DU 8 - Jeudi 14 Décembre 2017 - le Jack Jack - LYON

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Quand j’ai vu la photo diffusée sur Facebook par l’Effondras, j’ai cru à une blague entre potes. Sous-titrée « Raoul, nouveau guitariste », on y voit Raoul Vignal, tout sourire, adossé au panneau du hameau Bressan qui a donné son nom au groupe. Mais les commentaires me détrompèrent : l’auteur du très beau disque folk the Silver Veil rejoignait bien l’Effondras suite à la défection de l’un des deux guitaristes. Une surprise, tant les deux univers semblaient différent, mais une curiosité supplémentaire pour ce concert au Jack Jack pour lequel j’étais bien motivé, Les Flavescences faisant parti de mes albums favoris de cette année. C’est avec Denis, autre fan du disque, et son amie Constance, que je me dirige vers cette salle à laquelle je ne m’étais pas rendu depuis le concert que nous y avions donné il y a deux ans avec Hello Darkness (un excellent souvenir d’ailleurs). Une belle salle agréable et bien sonorisée, mais relativement peu accessible ce qui explique sans doute en partie la faible affluence de ce soir. 

 

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Nous arrivons juste à temps pour prendre une bière et nous placer devant la scène pour la première partie, L’Ombre du 8, dont Damien m’avait dit grand bien quand il les avait découvert lors de la sortie de leur premier album, en 2014. C’était l’occasion d’écouter enfin ce trio qui, comme L’Effondras, opère avec deux guitares et une batterie, à la différence qu’il y a aussi du chant. Musicalement inspiré, le groupe lyonnais propose un rock au son très précis et équilibré, aux arpèges aériens mutant progressivement en passages puissants mais contrôlés. J’ai plus de mal en revanche avec le chant, et surtout les textes en Français qui ne me touchent pas du tout. Si Denis et Constance battent en retraite assez rapidement, j’insiste un peu, observant la mise en place des compositions dont certaines, comme « Beauté Sauvage »,  m’accrocheront complètement. Mais le groupe, en particulier son leader, est décidément trop poseur pour  avoir une chance d’emporter mon adhésion. 

 

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On ne regrettera donc pas l’absence de micro pour L’Effondras, qui attaque son set par les deux premiers titres des Flavescences que je connais par cœur, avec une nouvelle fois ce redoutable mouvement de « Lux Furiosa » qui me retourne le cerveau. Raoul Vignal s’intègre bien au groupe, en guitariste de luxe il n’a aucun problème d’interprétation dans les moments calmes comme dans les énervements sporadiques et saturés, tenus par une batterie énorme évoquant plus souvent le Metal que le Post Rock. En seul bémol, un son un peu moins harmonieux que lors du concert du Marché Gare avec le guitariste d’origine, la saturation  de Raoul manquant parfois d’ampleur et prenant le pas sur les effets maitrisés de Pierre Lejeune (1). Pour le reste, c’est encore un concert irréprochable qui embarque le public dans de longues plages musicales mystérieuses, entre respirations sauvages et tensions répétitives. Pas de « Serpentaire » à suivre, mais trois anciens titres dont l’éblouissant « L’Ane Rouge » tiré du premier album qui clôture idéalement ce court et dense concert. 

La fin de soirée sera l’occasion de discuter un peu avec le groupe, en particulier avec le batteur Nicolas Bernollin, qui nous en dit plus sur le recrutement de Raoul Vignal. Rien de plus simple : vaguement croisé sur un Festival, il était l’unique personne de la région que le duo restant sentait bien, et il a répondu positivement à leur proposition…. L’Effondras nouvelle formule a travaillé une setlist restreinte pour se remettre rapidement en tournée, afin de reprendre sur la bonne dynamique du début d’année, un peu freinée par le changement de guitariste. La machine relancée, il sera alors temps de se remettre à la composition pour donner un successeur aux Flavescences, que je guette d’ores et déjà avec impatience. 

 

(1)    Notons que ce n’était que le cinquième concert de la nouvelle formation… 

 

 

 

 

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13 décembre 2017

GIRLS IN HAWAII - Vendredi 08 Décembre 2017 - Epicerie Moderne - FEYZIN

 

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Le 8 Décembre, c’est la fête des lumières à Lyon. Un évènement devenu si touristique que je n’ose plus y aller, trouvant  la foule trop dangereuse pour les enfants. Mais le hasard faisant bien les choses, c’est la date qu’avait choisi Girls in Hawaii pour revenir à l’Epicerie Moderne, où je les avais vu il y a 4 ans pour la tournée Everest. Et c’est bien le doux souvenir de ce concert, et notamment des lumières qui l’avaient accompagné, qui me décida vite à prendre ma place, nonobstant un nouveau disque relativement décevant. Certes il était quasiment acquis qu’Everest  le bien nommé resterait le sommet de la discographie d’un groupe à priori bien trop gentil et lisse pour m’accrocher. Mais Girls in Hawaii a souvent su, de manière difficilement explicable, me séduire par son mélange de mélodies ensoleillées et de vague mélancolie dans le chant, et j’espérais qu’il en fut de même pour ce Nocturne. Tout commençait pourtant parfaitement et en terrain connu avec une jolie introduction émouvante tout en guitare et piano, suivie par deux morceaux de pop mélodique au style reconnaissable (« Guinea Pig » étant tout à fait comparable à « Misses », premier single d’Everest). Par la suite, Girls in Hawaii laisse rentrer des sons electro  et des claviers un brin disco, mais pour on ne sait quelle raison j’aime assez « Indifference » (1), et je trouve l’ambiance electro très calme de « Blue Shape » bien réussie. Cependant, à force de jouer avec le feu, il fallait bien que la chute survienne, ce qui est fait avec le très moche « Walk », digne des pires programmations radiophoniques. Nocturne ne s’en remettra pas et la fin du disque est ennuyeuse au possible.

 

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Cela n’a pas empêché l’Epicerie d’afficher complet (comme la dernière fois), et je m’en rends cruellement compte en arrivant (assez tardivement) à Feyzin où chaque bout de trottoir disponible est occupé, les spectateurs ayant rempli jusqu’à ras bord les différents parkings environnants, sauf la mini place où seule la Buzemobile peut se garer, restée libre en l’absence de son propriétaire certainement parti se geler les miches en haut d’un quelconque sommet brouillardeux. Nicolas Michaux a déjà commencé son set, accompagné d’un excellent trio de jeunes musiciens. Les premières chansons, évoquant le rock bluesy simple mais bien ciselé de Ryan Adams, commencent tranquillement à m’accrocher, avant que les bougres ne se mettent à faire du Funk. Je fuis bien évidemment immédiatement la salle, pensant revenir après ma pause toilettes pour voir si le groupe est revenu à la raison, mais je croise le couple de passionnés de musique le plus sympathique de la région qui, bien qu’à un âge avancé et propriétaire de trois adolescents, se permet d’écumer continuellement l’ensemble des salles lyonnaises, je veux bien sur parler de Christophe et Valérie. Bon du coup j’ai bavardé et tout raté la fin de la première partie, et la fosse est bien dense quand nous tentons une incruste échouant à une distance respectable de la scène. Tout ça pour que je déménage au bout de trois chansons parce qu’il y avait des géants devant nous et surtout un couple qui entamait un marathon des  comportements insupportables dans une fosse (c’était clairement un concert de couple d’ailleurs, ça se bisouillait de partout autour de moi). Entre temps les 6 membres de Girls in Hawaii étaient entrés sur scène, attaquant d’emblée par une de leur meilleures chansons, « Flavor », qui finissait auparavant leurs shows dans un déluge de décibels et qui fut présenté ici en version courte et sombre. Introduction plaisante aussitôt prolongée par « This Light », le beau premier titre de Nocturne, avant une première montée de tempo sur « Indifference » puis « Switzerland », morceau bien soutenu d’Everest.

 

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Le premiers tiers du concert, exclusivement consacré aux deux derniers albums, expose déjà tout le professionnalisme du groupe, s’appuyant souvent sur le solide chant à deux voix des leaders bien mis en avant sur la scène. Si l’on pouvait craindre la surenchère à la vue du nombre de musiciens, pouvant compter jusqu’à quatre guitaristes ou trois claviéristes, il n’en est rien : les Girls in Hawaii sont experts dans l’art de poser une ambiance, de n’apporter que le nécessaire à une chanson, quitte à ne jouer que quelques notes sur les plus délicates, se permettant aussi d’appuyer tous ensemble pour les quelques extraits bien rocks qu’ils proposeront à un public aux anges, comme par exemple « Time to Forget the Winter » issu de Plan your Escape. Une autre réussite du concert, mis à part donc ce son maitrisé  et cette diversité d’intensité, sera une setlist qu’on peut presque qualifier d’idéale. Non seulement Girls in Hawaii piochera progressivement dans chacun de ses quatre albums à part quasiment égales, mais encore il en sélectionnera les meilleurs extraits (2). Ce fut particulièrement vrai pour un Plan your Escape dont une excellente moitié nous fut servi (y compris, surprise, le savoureux instrumental « Road to Luna »), mais de «Misses » en « Not Dead » en passant par les vieux « Found in the Ground » ou « the Fog », l’enchantement ne fut brisé que l’espace d’un enchainement de deux rébarbatifs nouveautés dance,  «  Walk » et « Monkey ». Encore que le spectacle lumineux travaillé par l’équipe du groupe, largement à la hauteur de ce que j’eu pu voir en grelottant à Bellecour, ne laissa aucunement place à l’ennui. Dernier atout de ce concert, et non des moindres, les éclairages amenaient un surcroît de nuances aux chansons, simulant une nuit étoilée pour les moments calmes, explosant en boules à facettes et rayons épileptiques pour les moments dansants, posant au-dessus du public un brouillard bleu (pour « Blue Shape », bien sûr) ou un arc en ciel (pour « Colors », évidemment). Bien placé dans les derniers rangs au centre de la fosse, j’en pris plein les yeux et les oreilles, ne voyant pas le temps passer jusqu’à un final relevé avec « Birthday Call »  et une version corsée de « Rorschach » en conclusion.

 

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Un rappel est évidemment prévu, qui commence tranquillement sur « Guinea Pig » et offre ensuite un paisible « Colors », dont j’avais oublié combien il me plaisait. Ce titre fut introduit par une des anecdotes dont Antoine Wielemans parsèmera le concert, assez représentative puisqu’elle évoquera de la tisane d’une herbe débarrassée de ses psychotropes achetée en Suisse. De la gentillesse en barre donc, que le groupe tout sourire n’aura eu de cesse de déverser sur le public, jusqu’à cette très belle surprise : la reprise du « Am 180 » de Grandaddy qui va comme un gant au groupe Belge, nous réjouissant par ce tube des magnifiques losers Californiens. Le public insistant de plus belle se voit récompensé d’un ultime morceau interprété en duo par les deux meneurs de Girls in Hawaii, une émouvante version de « Plan Your Escape », balade crépusculaire idéale pour achever une belle soirée musicale.

 

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Pour la prolonger un peu, je retrouve mes amis avec lesquels je parlerai longuement éducation : vu qu’ils ont dix ans d’avance sur moi sur le sujet, j’ouvre grand les oreilles histoire de bien anticiper ce qui va inéluctablement survenir (j’ai pas hâte… mais au moins je pourrais sortir avec Mélaine quand bon me semblera…). Je croise aussi rapidement David, avec qui ma première discussion (lors d’une crémaillère) avait porté sur le rock Belge, et qui semble ravi de ce concert, puisque c’est celui qu’il aura préféré des 3 ou 4 de Girls in Hawaii auquel il a assisté.  Pour moi, à défaut de concert d’anthologie ou pouvant alimenter les discussions animées de potes à grands éclats de rires, ce fut simplement une parenthèse enchantée dans l’hiver, soit donc parfaitement ce dont j’avais besoin…

 

(1)    Qui contient pourtant un Truck Driver’s Gear Change, un truc que je ne supporte pas en général

 

(2)    Manquait juste une de mes favorites, « This Farm will end up in Fire »…  

 

Setlist: Flavor -This Light – Indifference – Switzerland – Misses - Blue Shape - Not Dead - Found in the Ground - Sun of the Sons - Time to Forgive the Winter – Walk – Monkey - The Fog - Road to Luna - Birthday Call – Rorschach // Guinea Pig – Colors - AM 180 // Plan Your Escape

 

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09 décembre 2017

Past Post Rock: MOGWAI, GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR

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MOGWAI - Every Country's Sun

 

Le fan que je suis attendais avec fébrilité le successeur du dispensable Atomic, une 3eme chute d’affilée (cf le médiocre Rave Tapes de 2014) ayant été synonyme d’une cruelle relégation dans mes priorités pour un groupe qui a tant compté pour moi. Fort heureusement, Every Country’s Sun relève sacrément la barre et rappelle à notre bon souvenir le glorieux passé du groupe, en particulier l’album Happy Songs for Happy People, dès l’introductif « Coolverine ». Coup de bol pour moi, ce disque assez calme faisant la part belle aux mélodies de guitare et claviers est progressivement devenu mon favori, la part des fans étant restée accrochée aux premiers disques explosifs n’ayant pas dû apprécier cette dernière production plus que les autres de la décennie (1). Certes, ce retour en grâce se fait au détriment de la prise de risque, l’immense majorité des titres ayant des sonorités bien familières, quand ce n’est pas une pure et simple redite (« Old Poisons », seul titre brutal de l’album, ressemble énormément au single « Batcat »). Mais qu’il est bon de voir revenir au premier plan la basse (« Brain Sweeties ») et surtout la batterie, enregistré avec le son sec des débuts qui m’avait tant marqué à l’époque. En écoutant « 20 Size », morceau basé principalement sur la batterie, je mesure à nouveau combien le jeu de Martin Bulloch a influencé le mien, et combien il reste un modèle pour moi. Every Country’s Sun contient en plus deux morceaux majeurs, un « Crossing the Road Material » intense digne des meilleurs extraits discographiques de Mogwai, et l’étonnant « Party in the Dark » (chanté), tout simplement l’un de mes titres pop préférés cette année. Tout ceci fait largement oublier quelques passages inutiles (« aka 47 », bien pénible) et une présence encore un peu trop importante des claviers. Every Country’s Sun est bien parti pour illuminer régulièrement mes semaines jusqu’à la parution de son successeur.

 

PS : comme prévu, le disque de demos de l’édition limitée est sans intérêt

 

(1)    The Hawk is Howling (2008) pouvant être considéré comme le dernier disque majoritairement heavy de Mogwai.

 

 

 

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GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR - Luciferian Towers

 

Il y a deux ans, j’avais chroniqué Asunder, Sweet and Other Distress en essayant de décrire chaque partie des deux titres fleuve le composant. Avec le recul, c’est assez obscur et loin d’évoquer quoi que ce soit au lecteur de passage, aussi ne retenterais je pas le coup pour ce nouvel album des Godspeed You Black Emperor. Globalement c’est toujours le violon qui garde l’essentiel des mélodies, là où guitares et batterie amènent les fameuses vagues d’intensité propres au Post Rock d’origine que n’a jamais quitté le groupe Canadien, même s’il fait aujourd’hui preuve de plus de sobriété que par le passé (et l’on ne va pas s’en plaindre). Contrairement à un précédent album dont les moments marquants se firent finalement rares (principalement l’introductif « Peasantry Or 'Light! Inside Of Light! ») au milieu de plages de remplissage bien faites mais insaisissables, il y a sur Luciferian Towers de nombreux passages qui se sont incrustés très rapidement dans ma mémoire, à tel point que je me suis parfois demandé si je ne les avais pas déjà entendus lors du concert de 2015 au Transbordeur.  Entre les moments bien appuyés et répétitifs, ceux en drone saturés, l’intro inhabituellement calme et délicate de « Anthem for no State » ou les jolies envolées de violon de son final, les deux titres principaux de l’album (1) offrent une belle palette sonore, tandis que les deux morceaux de respiration sont plus accessibles et intéressants que par le passé (avec cette mélodie commune évoquant un hymne national). Luciferian Towers s’avère donc réussi de bout en bout et, sans révolutionner l’univers de GYBE, laisse envisager une durée d’écoute supérieure à son prédécesseur.

 

(1)    Qui sont, à l’échelle de GYBE, assez directs, 15 mn chacun….

 

 

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