Blinking Lights (and other revelations)

16 juin 2017

L'EFFONDRAS - Les Flavescences

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Damien, l’orpailleur de la région Rhône Alpes, avait semble-t-il déniché une pépite, dont il répétait le nom avec un air aussi mystérieux que satisfait. De l’Effondras, on avait surtout retenu la pochette, de celles qui poussent inexorablement à l’écoute : une gravure à l’ancienne représentant une bête avec le soleil sortant de sa bouche. L’album, fut il bon, voire très bon par moments (« L’Ane Rouge »), restait trop marqué par son style et l’empreinte des précurseurs pour sortir vraiment du lot. Les alchimistes étaient encore à l’essai, mais ils touchaient au but.

Moins de deux ans après, l’Effondras semble avoir trouvé la formule pour réinventer le Post Rock. Depuis combien de temps un album de ce mouvement usé ne m’avait pas autant accroché ? Je ne m’en rappelle plus, c’est dire le mérite du trio Bressan. J’ai beau écouter fiévreusement l’album en boucle, explorer son vaste territoire, en prendre la multitude de chemins, la beauté des Flavescences résiste à l’analyse. Oh, il y a bien quelques indices parsemés sur ces quatre instrumentaux aux titres énigmatiques, mais ressortir les cartes des grands anciens, comme Mogwai qu’on reconnaitra vaguement au détour de « Phaléne », ne nous aidera pas plus que ça. Ces cartes, on le sait, ont été rebattues. Alors, quelques hypothèses. Une formation réduite à deux guitares / une batterie, qui laisse de la place aux mélodies, les rend éclatantes au lieu de les noyer dans une masse sonore. Et ceci (c’est le plus impressionnant), sans nuire à la puissance de l’ensemble. Et puis un coté direct, négligeant les circonvolutions paresseuses rabâchées ces dernières années pour se concentrer sur des constructions en mouvements distincts, reliés par des transitions aussi habiles que rapides (même sur « Le Serpentaire » d’une vingtaine de minutes). Voilà qu’on s’approprie les chansons, qu’on attend avec l’impatience d’un jeune débutant acoustique certains passages, comme la deuxième partie de « Lux Furiosa » qui nous avait tant marquée au Marché Gare lors d’un concert brillant de mille feux. Une salle Lyonnaise où l’on croise régulièrement Marion Bornaz, la photographe signant cette très réussie pochette des Flavescences. Il y est question de mystère, d’obscurité, de flamme. Celle ravivée par l’Effondras pour une des plus belle surprises de l’année.

 

  

Et cette formule, alors ? Elle n’existe pas, bien sûr. La trouver c’est se perdre. Mieux vaut travailler, ciseler sans relâche le son, les morceaux, et avancer. Ferrum Movendo. 

 

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11 juin 2017

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Suite de ce live d’Alice Cooper de 1997 (A Fistful of Alice) que j’avais emprunté notamment, je le rappelle, parce que Slash y officiait à la guitare sur certains titres. On ne va pas blâmer le chevelu chapeauté pour la boursouflure générale de l’album, tant l’artillerie lourde (avec force claviers et cuivres) est sortie en quasi permanence (le joli slow « Only Women Bleed » en réchappe). C’est fort dommage car cela gâche un peu la bonne idée d’avoir exhumé le rare « Teenage Lament ‘74 » et la présence d’un « Welcome to my Nightmare » qui eut mieux mérité l’ambiance frissonnante de l’album du même nom que j’aime tant. Par contre pour « Elected », ça le fait bien, le faux candidat Cooper (qui nous rappellera malheureusement quelques présidents actuels bien réels, ceux-ci) s’épanouissant comme jamais dans cette débauche sonore, tartinage de manche Slashesque compris.

On termine sur « Is Anyone Home ? »,  inédit gentillet mais de bonne facture, dans la lignée du grunge FM de the Last Temptation, seul titre que notre ex cauchemar du bourgeois aura été capable de pondre en 5 ans, trop occupé sans doute qu’il était à jouer au golf avec Sylvester Stallone. 

 

  

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Il y a des disques qui, instantanément, vous plongent dans le passé, dans une époque vécue et révolue. Celle où l’on écoutait encore la radio. Celle où les groupes « mainstream », les gros vendeurs, les single en rotation lourde, étaient encore du rock, et du rock de qualité. Celle de l’adolescence donc, ou de son crépuscule, des heures à trainer son ennui en se demandant de quoi l’avenir sera fait. En général l’avenir proche, genre la soirée, si on a réussi à garder quelques sous en poche. Ce quotidien si bien décrit par Stereophonics, groupe issu d’une ville paumée du Pays de Galles, du style vase clos, où l’on ressasse les mêmes histoires de jeunes morts trop tôt, flambeur explosé en bagnole, amoureuse trahie engloutie dans l’eau froide de la rivière locale, parents ressassant leur chagrin et survivants rêvant de partir.

Trois amis d’enfance (forcément) fondent un groupe, autre échappatoire connue, écument les pubs et finissent par sortir un premier album : Word Gets Around, brillant. Avec tout ce qu’on aime, des histoires touchantes donc, des mélodies bien trouvées et l’énergie qu’il faut pour éviter d’être plombant (« Local Boy in the Photograph », « More life in a Tramp Vest »). Quelques ballades aussi, souvent plus convenues, même si je n’ai jamais oublié « Billy Daveys Daughter ». Normalement, c’était l’heure de poudrer un peu « Not up to You », cette scie ayant supporté l’album continuellement sur les ondes. Sauf que, vérifications faites, ce titre n’a jamais été un single du disque (en tout cas pas le premier), curieux, j’aurai juré… et, double mise au point, je l’apprécie en fait beaucoup à la réécoute. Stereophonics avait tout pour devenir majeur, mais il restera toujours en seconde division. Evoluant dans un registre proche du Radiohead de the Bends, mais à l’époque où le groupe de Thom Yorke se débarrassait de ses fripes ados pour muer en adulte dépressif sur OK Computer. Trop tard ? Trop scotché à cette ambiance « Creep », à la voix éraillée de Kelley Jones qui faisait une grosse partie de la personnalité du groupe tout en étant un repoussoir certain pour pas mal de monde ? Trop petits, trop gentils ? Je n’en sais rien, d’autant que j’ai complètement oublié les deux albums suivants - piqures de rappel prévues dans trèèèès longtemps sur cette rubrique - et que j’ai cessé d’écouter les Stereophonics après 2001. Groupe qui existe toujours d’ailleurs (9 eme album sorti il y a deux ans), dans l’indifférence la plus totale (enfin, je crois). Impossible de savoir si c’est justifié ou pas, et qu’importe d’ailleurs : Word Gets Around se chargera, régulièrement, de nous rappeler à leur bon souvenir. 

 

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05 juin 2017

WHY ? - Samedi 03 Juin 2017 - Marché Gare - LYON

 

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Fred m’a fait découvrir Why ? il y a cinq ans, en m’amenant à un concert à l’Epicerie Moderne que j’avais beaucoup apprécié. Ayant écouté l’ensemble de la discographie du groupe, j’en étais resté depuis au Elephant Eyelash, seul album que j’ai jugé digne d’achat (je le repasse de temps en temps, il est vraiment excellent)  même s’il y a aussi de très bons titres sur Alopecia. Les albums suivants ne m’ont pas trop accroché, quant au Moh Lhean sorti cette année je ne l’ai carrément pas essayé,  la plupart des commentaires venant des fans eux-mêmes étant plutôt négatifs. Tout ça pour dire que si j’allais au Marché Gare en ce Samedi Soir, c’était surtout pour passer un moment avec un bon pote, tout en espérant une bonne surprise côté musique (comme c’est souvent le cas d’ailleurs, rappelez-vous de l’épisode Magma).

 

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La bonne surprise, ce fut d’abord de croiser Arnaud et la bUze qui complétèrent de manière inattendue et bien sympathique notre joyeux groupe. Ce fut ensuite une première partie fort éloignée de mes gouts traditionnel mais que je trouvais vraiment percutante.  Sur des sons electro bien lourds balancé par un duo triturant derrière une table l’un des machines, l’autre des platines, et complété par un guitariste noisy armé d’une collection de pédales d’effets, un chanteur hip hop à l’agressivité bien dosée viendra remuer un public peu nombreux mais rapidement conquis. Le concert d’Uzul Prod doit énormément au charisme du frontman qui en deux morceaux aura transformé sans se démonter les timides clappements de mains succédant à ses harangues en de véritables cris d’enthousiasme. Evidemment il est toujours frustrant de louper une bonne partie de l’intérêt de ces morceaux en ne comprenant qu’une parcelle de ce que le bonhomme raconte - je ne suis pas terrible en anglais à la base, alors dans le cadre d’un flow ininterrompu de vocabulaire populaire à moitié couvert par une musique bien puissante c’est carrément mission impossible. Mais j’ai bien aimé l’équilibre des sons, entre des scratches mesurés (j’ai habituellement horreur de ca), une piste de batterie bien travaillée (elle ne faisait presque pas regretter l’absence d’une vraie batterie, bien que cela eut été un gros plus) et un très bon guitariste dont les parties, qu’elles soient discrètes ou violemment saturées, se détachaient bien du reste et donnait au groupe un côté rock indus qui ne pouvait qu’emporter mon adhésion (j’ai pensé à plusieurs reprises à Trent Reznor ou RATM).  Pas sûr de retrouver l’énergie de ce concert dans l’album d’Uzul Prod sorti cette année (Continental Drifts), mais ça se tente…

 

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Après l’inévitable pause houblonnée où j’évoque des souvenirs lointains avec Arnaud - le hasard fait qu’il était à Marseille pour les 3 dernières années sur 15 que j’ai passé dans cette ville, et que nous avons probablement hanté les mêmes soirées infirmières au 116, seule boite estampillée rock du coin – nous voilà de retour dans la salle, où nous nous plaçons sans problèmes au premier rang, devant la batterie (évidemment). Affluence lyonnaise maigrelette en ces week end prolongés, dirait-on.  Why ? évolue ce soir en quatuor : Josiah Wolf à gauche derrière sa batterie, Doug McDiamid et Matt Meldon au fond derrière leur clavier (une guitare à portée de main), et Yoni Wolf à droite derrière son micro et ses machines. Tout le monde derrière son instrument, et au centre…. Personne ! Cette configuration était plus qu’étonnante, elle laissait un grand vide qui illustrait malheureusement pour moi pas mal la musique. Des claviers, de la batterie électronique, des percussions et du chant, mais si peu de groove, si peu de guitare (quelle différence avec le concert de 2012, à 7 musiciens, où Doug alternait avec autant de brio basse et guitare !)… Certes les voix étaient belles (les quatre musiciens sont  très bons chanteurs), certes le batteur est exceptionnel (1), mais les deux premiers tiers du concert - essentiellement consacré à Moh Lhean, logique - m’ont semblé très mollassons : bref vous l’aurez compris, même si observer  Josiah Wolf est toujours impressionnant, je me suis plutôt ennuyé, à l’exception du toujours plaisant « Gemini (Birthday Song) » qui m’aura fait redresser l’oreille au milieu de ce tas de chansons inconnues.

 

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Lorsque Yoni Wolf prend une basse et vient enfin se placer sur le devant de la scène (pour « White English » ?), le concert prend une autre ampleur, mais il est déjà un peu tard pour que je raccroche. Quelques bons morceaux plus tard, le groupe remercie un public ravi et nous quitte après une très jolie ballade (« the Barely Blur »). Le rappel sera surprenant, puisque Why ?, prenant le contrepied du concert qui vient de se dérouler, se regroupe autour d’un micro devant la scène et interprète trois titres en acoustique : juste du chant, une guitare et un peu de caisse claire. C’est d’autant plus sympa que les chansons sélectionnées sont parmi mes préférées, avec en point d’orgue de la soirée « Yo Yo Bye Bye ».  Après un « Simeon's Dilemma » bonus exécuté de la même manière, c’est l’heure du bilan avec les amis. J’aborde d’abord Mickael (alias Angil), pour me renseigner sur ses projets actuels, lui qui fourmille toujours d’idées variées et surprenantes. Venu de Saint Etienne spécialement pour voir son groupe fétiche, il a adoré ce concert. Même avis du coté de Aline et Fred (c’est la 4eme fois qu’il voit Why ?, et la meilleure selon lui), un peu moins d’enthousiasme pour Arnaud et Rémi, mais bon, il semble que je sois le seul mauvais coucheur de la bande. Il ne me reste plus qu’à attendre le prochain concert pour me rattraper, et ce ne sera malheureusement pas Arcade Fire aux Nuits de Fourvière : j’étais aussi le seul con à l’autre bout du monde quand les places ont été mises en vente…

 

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(1)    Je l’avais déjà remarqué la dernière fois, et tout le monde est unanime sur ce point : Josiah Wolf est sans doute l’un des meilleurs batteurs en activité, par sa technique mais aussi la maitrise et l’originalité de son jeu. Il est cependant bizarre que ce soit le premier et principal argument des gens quand on leur demande leur avis sur le concert de Why ? 

 

Exemple de Setlist de la tournée, probablement très proche de celle jouée au Marché Gare :

Easy - This Ole King - Proactive Evolution - These Few Presidents - These Hands – Strawberries - Gemini (Birthday Song) - January February March - One Mississippi - Song Of The Sad Assassin / Gnashville - The Vowels Pt. 2 - White English - The Longing Is All - George Washington - The Water - The Barely Blur //  The Hoofs - Yo Yo Bye Bye // Simeon's Dilemma

 

 

3 Courts extraits filmés au Marché Gare: Uzul Prod, Why ? et Why? en acoustique:

 

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01 juin 2017

GROUPE DOUEH & CHEVEU - Jeudi 25 Mai 2017 - Epicerie Moderne - FEYZIN

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Pas plus reposé qu’avant la soirée Born Bad au début du mois (bien au contraire), je ne me posais cependant pas la question de savoir si j’allais me rendre à l’Epicerie Moderne voir sa suite. Le Dakhla Sahara Session tourne en boucle chez moi depuis sa sortie et je n’aurai raté sa présentation sur scène par Cheveu & Groupe Doueh pour rien au monde. Denis se propose même de m’y conduire, je dois dire que ça tombe à pic. Nous serons au final un bon groupe d’habitués à y aller (dont Damien) mais le public sera plutôt maigre, surtout pour une soirée estampillée Nuits Sonores à bas prix. Me voilà donc très tôt sur le parvis de l’Epicerie, à profiter des beaux jours et des discussions entre amis en attendant d’aller découvrir la première partie que personne ne connait.

 

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Il s’agit d’un trio nommé Bégayer constitué d’un batteur jazz (jouant parfois à main nues) et de deux musiciens jouant sur des instruments à corde bricolés à partir de bidon ou de boites à sucre métalliques. L’ensemble évolue dans un registre folk africain répétitif pas désagréable, même si le coté authentique (chant français avec accent, matériel bricolé, vieilles radios) semble parfois un peu artificiel. Les chansons aux tempos rapides sont plus efficaces et leur coté hypnotique arrive à nous faire voyager pendant le court moment que dure le set.

 

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Petite pause rafraichissement qui s’éternise un peu trop à mon gout. Je me précipite dans la salle au moment où retentissent les premières notes de « Hamadi » qui lance le concert tranquillement. Au centre de la scène se tient Halima Jakani, femme de Doueh et chanteuse principale (et impressionnante) de la soirée. A sa gauche le jeune Omar Laabadi qui assurera aussi beaucoup de chant, et du Jjembé à quelques reprises, et à sa droite David Lemoine derrière quelques machines. Derrière eux, et donc complètement dissimulés, les deux autres compères de Cheveu (Olivier Demeaux aux machines/synthés et Etienne Nicolas à la guitare), avec à leur droite El Waer Baamar aux claviers (de ce son un peu cheap assez caractéristique de ce style de musique africaine) et à leur gauche Selmou Baamar, alias Doueh.  Disons-le d’emblée, j’ai trouvé que le leader et guitar hero Saharien était le principal point faible du concert, ce qui est quand même dommage. Droit comme un i et le visage imperturbablement fermé, Doueh tartine à tout va des solos mixé un peu trop fort, avec un son aigu qui gâche parfois l’équilibre général (surtout quand il joue du Tinidit). Heureusement les deux chanteurs du groupe aux avants poste sont éclatants de maitrise et souriants, l’ensemble restant quand même un peu trop statique à mon gout. La part laissée à David Lemoine est trop congrue, il manque un peu de Cheveu dans tout ça, et le début du concert n’apportera pas le bonus espéré aux versions studio des titres, à l’image du redoutable  « Tout Droit » un peu timide sur les bords. On sent bien que la mise en place, délicate, n’autorise pas l’improvisation ou même les débordements excessifs : chacun reste concentré sur sa partie, et la symbiose n’est pas évidente entre les deux groupes (1).

 

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Trêve de bémols, les titres restent très bons et nous avons droit à plusieurs reprises à des chansons traditionnelles inédites du Groupe Doueh qui ajoutent de la fraicheur à la setlist. L’ambiance va d’ailleurs monter d’un cran à partir du single « Moto 2 Places » accueilli avec grand enthousiasme par un public connaisseur, à la grande surprise d’un David Lemoine ravi et hilare (et sans doute bien défoncé). « Je Penche » gagnera enfin une puissance inédite sur scène, le reste sera impeccable jusqu’à un « Bord de Mer » prolongé façon électro,  sans hésitations le meilleur passage du concert. On regrette que la formation n’aie pas pu retravailler d’autres chansons de cette manière, il y avait sans doute moyen de rajouter facilement un peu de piment à la soirée. C’est finalement d’une autre manière que cela se produira, puisque Doueh et El Waer se lancent dans un morceau en duo tandis qu’Omar et Halima se mettent à danser avec enthousiasme. David essaye de les imiter, ce qui arrachera le premier sourire de la soirée à Doueh. Dans son élément avec ce morceau improvisé festif, il restera d’ailleurs détendu tout au long de cette séquence, qui verra tout le groupe à l’exception du duo se mêler au public pour une séance de danse vraiment sympathique. Lorsque Groupe Doueh saluera l’assemblée depuis la scène, les trois compères de Cheveu restés dans le public mêleront leurs applaudissements aux nôtres. Assez symbolique d’une soirée placée sous le signe du désert, qui aura tenu les promesses d’un album impeccable sans offrir beaucoup d’autres surprises. 

 

(1)    Nous ne remarquerons pas cependant d’hostilité particulière, à l’inverse d’une rumeur d’après concert évoquant des Cheveu et des Doueh à couteaux tirés… 

Setlist : Hamadi – Azawan – Groupe Doueh 1 – Tout Droit - Groupe Doueh 2 – Moto 2 Places – Je Penche -  Ach’had Lak Ya Khay – Charâa – Charâa Final - Groupe Doueh 3 – Bord de Mer - Groupe Doueh 4

 

PHOTOS DU CONCERT PARISIEN

 

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25 mai 2017

Mes Meilleurs Concerts - Thirteen Live from Audience Bohemia

 

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Voici donc la liste des 13 concerts qui m’ont le plus marqué (parmi Cette Liste Complète), en espérant qu’il y en ait beaucoup d’autres. Ce que je trouve sympa (et encourageant), c’est qu’ils sont assez bien répartis tout au long de ces 20 années de pratique. Les lieux sont aussi assez variés, seule l’inévitable Epicerie Moderne y apparaissant plus d’une fois (à 4 reprises quand même !) 

 

EELS - 03/04/1997 - Le Moulin - Marseille

Eels est un des très rares groupes que j’aie suivi depuis leurs tout débuts. Ce n’était pas forcément un exploit, puisqu’ils avaient beaucoup été chroniqués en tant que première signature de Dreamworks, et qu’ils avaient immédiatement fait un énorme tube avec « Novocaine for the Soul », mais cela me permit d’inaugurer ma longue carrière d’écumeur de salles avec un concert exceptionnel, qui restera à jamais une référence en la matière pour moi. Déjà forcément marquante en sa qualité de première fois, la soirée débutait sous les meilleurs auspices avec une première partie très plaisante, le duo féminin folk rock September 67 dont je garderais un attachement particulier pour l’unique album. Mister E était ensuite entré sur scène en costard, un roadie lui amenant un miroir en pied pour qu’il valide sa tenue, avec ce mélange de second degré et de charisme dont il usera toute la soirée (puis l’ensemble de sa carrière). Le concert avait alors réuni  tous les critères que je ne cesserai de rechercher par la suite ; Une setlist parfaite, avec quasiment l’intégralité de Beautiful Freak (que je connaissais par cœur) interprété, mais aussi des reprises, des inédits et des B-Sides. Une alternance de titres émouvants ou bien rocks, avec des arrangements surprenants (la fameuse version longue de « Not Ready Yet ») et des changements d’instruments (E  au piano, banjo, harmonica ; Tommy au Cor, mellotron ; Butch au xylophone, mini guitare ; et les trois sur des percussions bizarres). Un trio au top, un public enthousiaste, bref une perfection qui me rendra d’ailleurs bougrement difficile pendant quelques années, avant que je me rende compte que ce type de concert n’était pas la norme, mais bien le spectacle d’un des meilleurs groupes live existant. Il me faudra malheureusement des années avant de recroiser Eels sur scène (l’annulation de la date Nancéenne de la tournée Daisies of the Galaxy featuring Lisa Germano reste l’une de mes plus cruelles désillusions, surtout lorsque j’en écoutais quelques enregistrements par la suite), ceux-ci se contentant bien souvent d’une unique date parisienne,  et encore fus ce pour de courtes prestations en Festival. Malgré une discographie plus que déclinante, ce fut toujours aussi génial.

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET 

 

RADIOHEAD - 21/10/1997 - Le Dome - Marseille

Mon deuxième concert, et encore une date mythique : rien moins que Radiohead sur sa tournée OK Computer. J’ai déjà beaucoup parlé sur ce blog du coté spécial de la soirée pour moi, de la demoiselle qui m’accompagnait et comment cela se termina, du fait que j’en ignorais malheureusement la première partie  Sparklehorse (même si ma passion pour le groupe de Mark Linkous débutait réellement là), je n’y reviendrais donc pas plus, bien qu’évidemment cela participa au côté magique du concert. Mais même sans cela, il aurait évidemment fait aussi partie de ma sélection. Si le groupe ne se montra pas particulièrement original ou avenant (ni l’inverse d’ailleurs), la setlist parle d’elle-même : l’intégralité de OK Computer, toutes les meilleures chansons de the Bends, un Pablo Honey réduit au seul mais indispensable « Creep »,  ainsi que deux morceaux moins connus (je me rappelle avoir soutenu mordicus à Kitty Kat qu’elle ne pouvait connaitre le 3eme titre joué puisque je l’ignorais moi-même, et comment par la suite je m'étais bien pris la honte : il s’agissait de « Talk Show Hosts », extrait de la BO de Romeo & Juliet qu’elle possédait, et que Radiohead rejoue toujours de temps en temps d’ailleurs). 22 des meilleures chansons de l’époque par l’un des rares monstres sacrés que les 90’s engendra, avec le bonus perso au retour à la maison, inutile de dire que ce concert est sur le podium de mes favoris…

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET 

 

DIONYSOS - 11/12/1999 - Le Brise Glace - Annecy 

En 1999, je séjournais 6 mois à Annecy dont je garde un excellent souvenir, principalement parce qu’ils furent les premiers où je pu enfin quitter l’appartement familial, en effectuant de surcroit un stage assez bien payé. Le hasard fit que j’y croisais Dionysos pour un concert qui me rendit instantanément fan du groupe pour de longues années. Introduit par deux groupes assez sympa (Citron, auteurs d’un unique album qu’on retrouvera dans ma rubrique cassette, et Bubble Plastic, dont je me rappelle juste qu’ils étaient bien marrants), Dionysos pulvérisera la scène à la stupéfaction d’une grande partie du public ne les connaissant pas. Le zébulon et alors très chevelu rouquin leader se déchainait de toutes les manières possible, allant jusqu’à grimper aux rideaux de la salle de spectacle ou se juchant sur les (très hauts) retours l’encadrant, au son de sa bande de copains qui apparaissaient soudés et enthousiastes comme jamais. Avec la plus grande partie du superbe Haiku ainsi qu’une belle sélection de leurs tubes passés, Dionysos soufflait le rock le plus dynamique comme les ballades les plus tendres avec cette poésie absurde ou enfantine que j’adorais sur le coup, tant elle était en phase avec mon caractère à l’époque. Je venais de me prendre une grande baffe, sans me douter qu’il y en aurait des dizaines d’autres, en compagnie d’un public de plus en plus gigantesque.

Pas de Concert complet, la (médiocre) video postée ci dessus est une des seules traces du Dionysos de cette période, qui était encore peu connu.

 

SMASHING PUMPKINS - 19/10/2000 - Bercy - Paris

Tous les principes du Live parfait selon Mister E, mais appliqué au groupe dont j’ai été un fan absolu pendant des années… Inutile d’en dire plus, d’autant que j’ai déjà tout raconté sur ce blog récemment. L’un des meilleurs groupes live de sa génération pour sa tournée d’adieu : toute une époque.

 Pour se faire une idée, la moitié du CONCERT COMPLET, et l'Autre Moitié.

  

 PIXIES  – 03/07/2004 - Eurockéennes - Belfort

Le seul concert de Festival de cette sélection et aussi le seul, objectivement, pas génial (beaucoup moins bon, objectivement, que celui de la terriblement sexy PJ Harvey qui avait précédé). Oui mais voilà, quand un groupe comme les Pixies, qui a sorti 4 de mes albums favoris et que je n’avais pas pensé voir sur scène même dans mes rêves les plus fous, se reforme et s’affiche au programme (impeccable cette année-là) des Eurockéennes de Belfort (ville où j’habite à l’époque), l’objectivité, je m’en branle pas mal. Oui les Pixies ont balancé comme à la grande époque une playlist attendue sans dire un mot et en enchainant les morceaux sans les faire varier d’un iota de leur pendant studio. Oui ils ont ignoré l’ensemble des grands principes qui font pour moi un bon concert. Mais ils peuvent, parce qu’ils ont les chansons. Après deux titres calmes, une succession interrompue de tueries (principalement de Surfer Rosa et Doolittle, agrémentés de quelques tubes des deux disques suivants) qui me feront rapidement craquer, passant de l’état spectateur attentif à pogoteur décérébré en moins de temps qu’il ne faut pour dire « i’ve got something against you », jusqu’à mon premier (et l’un des seuls) slam sur la gigantesque marée humaine empoussiérée au pied de la grande scène. Cela m’en couta un téléphone portable, que je cru à jamais enfoncé sous la boue Belfortaine par le piétinement de milliers de fans rendus fous comme un seul épileptique à la première note de « Crackity Jones » (en fait il fut récupéré on ne sait comment par un spectateur malhonnête). Un bonheur intense, fulgurant, bondissant de titre en titre jusqu’à la conclusion laissée à la célèbre bassiste Kim Deal, encore de l’aventure pour quelque temps. Et qui, bien sûr, ne fonctionna plus vraiment les autres fois où je vis les Pixies. (à noter que j’ai acquis à sa sortie le dvd de ce concert, mais que je ne l’ai jamais regardé. Peut-être me voit on flotter quelques instants, sur « Tame » ou « River Euphrates »…)

Pour se faire une idée, le CONCERT COMPLET 

 

MERCURY REV - 24/03/2005 - Elysée Montmartre - Paris

J’ai beaucoup hésité pour cette sélection entre les deux concerts de Mercury Rev que j’ai vu, tant les deux furent géniaux, et relativement différents.  Bien que celui à Dijon soit plus vivace dans ma mémoire,  j’ai choisi finalement le concert à l’Elysée Montmartre, ne l’ayant pas chroniqué sur ce blog dont l’ouverture se ferait juste quelques mois après. Je tenais tant à voir Mercury Rev que c’est une des très rares fois où je me sois déplacé si loin pour un groupe : Lyon-Paris en train pour un concert, j’en eu pour plus cher de billet que de place. Mais je ne regrettais nullement mon investissement, malgré une attente forcément longue (et une première partie dont je n’ai pas l’once d’un souvenir).  Dès l’entrée en scène de Jonathan Donahue, la magie opéra. Et c’est bien de magie dont il faut parler, le sens du spectacle du généreux leader étant spécialement marquant, appuyé par un groupe techniquement impressionnant et des lumières particulièrement étudiées.  Mettant surtout à l’honneur le dernier album en date, the Secret Migration, dont l’opulence ne m’avait pas déplu et qui prenait une ampleur magistrale en live, la setlist avait réservé une belle part  au classique Deserter’s Song et trois bons extraits du splendide All is Dream (trop peu, mais on ne peut pas tout réclamer d’un groupe qui a sorti tant de belles chansons). Je ne me souviens pas énormément de la soirée mais juste des étoiles que j’avais dans les yeux, en sortant. De quoi me donner envie de revoir le groupe à tout prix, ce que je saisis à la première (rare) occasion. C’était trois ans plus tard, et il me faudrait cette fois aller jusqu’à Dijon en voiture pour voir Mercury Rev défendre avec brio le décrié (mais superbe) Snowflake Midnight.

Pas de concert complet en video, mais il existe un TRES BON LIVE de cette tournée

 

ARCHIVE - 11/10/2006 - Transbordeur - Lyon

J’ai été pendant quelques années un très gros fan d’Archive, qui pourtant évoluait en frontière du style de musique que j’écoutais habituellement. C’est sans doute l’un des principaux groupes à m’avoir entrainé vers l’electro rock, en raison notamment de performances scéniques vraiment très puissantes, avec entre autres un batteur inoubliable. Après les avoir apprécié deux fois en festival, j’eu enfin l’occasion de les voir pour un concert complet lors de la tournée Lights, album qui amorçait déjà le déclin du groupe mais qui contenait encore son lot de perles hypnotiques, comme le prouva une setlist sans temps mort qui lui fut à moitié consacrée (l’autre moitié étant habillement composée de tubes irrésistibles courant sur toute la carrière d’Archive). Un Transbordeur plein à craquer, un groupe soudé, entrainant,  irréprochable, et deux heures de danse frénétique pour le point d’orgue d’une relation qui allait dorénavant décliner jusqu’à de tièdes retrouvailles en ce même lieu, 4 ans plus tard, en forme d’adieux…

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET 

 

Alela DIANE - 10/04/2008 - Epicerie Moderne - Lyon

Je ne suis pas un défricheur de talents, plutôt un suiveur d’artistes mis en lumière récemment, voire déjà bien installés. Il m’arrive pourtant d’avoir le sentiment d’être au bon endroit au bon moment : c’est ce qui s’est passé avec ce concert d’Alela Diane pour la tournée de son premier album, l’inoubliable the Pirate’s Gospel.  La voir écarquiller les yeux, surprise de son succès, en observant le public se presser devant la scène ou le stand de merchandising où elle dédicaçait timidement ses vinyles, me fit avoir la certitude que dans quelques mois elle aurait acquis un autre statut, et que cette date à l’Epicerie Moderne (ma première, pour une salle si importante pour moi par la suite) serait l’unique occasion de la voir dans une configuration relativement intimiste (effectivement, un an plus tard au Transbordeur, ce ne serait plus du tout la même chose).  Un moment hors du temps à écouter ce Folk / Country pétri de tradition américaine et ces chansons magnifiques, cette voix assurée soutenue par celle de sa copine Mariee Sioux allant droit au cœur, et la sensation d’avoir vécu un grand moment musical.

Pas de concert complet, il existe pas mal de videos mais peu sont de bonne qualité 

 

Leonard COHEN - 09/07/2008 - Nuits de Fourvière - Lyon

Le contexte, spécial : repêchés avec Mélaine de la liste d’attente pour les billets, alors que nous étions devenus parents quelques jours auparavant. Le lieu, particulièrement adapté : le théâtre antique de Fourvière sous une belle soirée d’été. La setlist, irréprochable : que des chansons magistrales (évidemment), avec un accent particulier sur mes albums favoris.  Et surtout, surtout, l’homme : Leonard Cohen, depuis lors sacré chez moi chanteur le plus classe de tous les temps. Quelle voix, quel sérénité, quelle aura ! Deux heures et demi au service du public et de son groupe (qui le lui rend bien), à nous émerveiller de sa vibrante poésie, pour un concert qui restera gravé dans l’histoire familiale (de même que le disque issue de cette tournée, Live in London).

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET  

 

WOVENHAND - 11/05/2009 - Epicerie Moderne - Lyon

Je n’ai pu voir Sixteen Horsepower sur scène avant leur séparation, mais ce concert de Wovenhand en formule trio (avec Pascal Humbert à la basse) et alors que le groupe affiche encore une discographie irréprochable (ils venaient de sortir Ten Stones) aura largement de quoi apaiser mes regrets. En débutant par une reprise exceptionnelle du « Heart and Soul » de Joy Division, Wovenhand me balançait l’une des plus grosses baffes scéniques jamais reçue, et lançait son concert à un niveau stratosphérique qui ne faiblira aucunement tout au long de la soirée. Le charisme incroyable de David Eugene Edwards, d’autant plus marquant la première fois qu’on le rencontre, fera autant pour l’inscription de cette date à mon panthéon personnel que l’enchainement de titres superbes, qu’ils soient très rock (et donc anticipant le futur du groupe) ou plus folk et mélodiques, à l’image des premiers albums. Par la suite, Wovenhand ne cessera de me décevoir, que ce soit en live ou sur disque, mais ce seul concert aura suffi à le classer chez moi au rang des groupes légendaires, quoi qu’il arrive…

Pour se faire une idée, un large EXTRAIT DE CONCERT 

 

TY SEGALL - 12/11/2012 - Clacson - Lyon

Si la présence des Pixies dans cette liste n’est due qu’à la qualité de leurs compos, c’est presque l’inverse pour Ty Segall. Non que la musique interprétée ce soir-là fût mauvaise - au contraire, j’eus la chance de tomber sur la tournée Twins, soit mon album favori et le seul qui m’ait vraiment intéressé -  mais je ne la maitrisais que très vaguement. Ce concert fut surtout mémorable pour l’ambiance et le pur coté rock n roll de la soirée. Déjà, nous étions 5 potes passionnés de musique (mais pas snobs pour un sou) chauffés par un apero à la bonne bière belge. Le Clacson, salle bar de taille réduite, était le lieu idéal pour écouter Ty Segall, avec une petite scène jouxtant le public pour un vis-à-vis (voire un mélange) jouissif. Le groupe se donna à fond avec un garage sans fioritures, Ty Segall aux avants postes beuglant et fuzzant sans retenue, bien suivi par ses deux chevelus compères et surtout sa cogneuse en chef lui disputant un charisme pourtant éclatant. Ajoutons à cela un public de fans au taquet (dont un Guic survolté), et tout était réuni pour un festival assez inégalé : pogos, slam, jetté de chanteur dans la fosse, coupures de courant, tubes enchainés sans respiration, reprises à moitié improvisées, instruments maltraités…. Et le groupe qui range tranquille son matos avant d’aller boire un coup au bar avec le public. Une soirée mythique, dont les photos officielles du Clacson illustrèrent longtemps les pages web personnelles de notre petite équipe.

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET  

 

SWANS - 27/03/2013 - Epicerie Moderne - Lyon

Quelques groupes émaillant ces 25 dernières années ont changé ma manière de concevoir la musique, ont élargi le champ des possibilités. Ils se sont évidemment faits plus rares au fil des années, le dernier en date pour moi étant Swans, cette troupe de fous furieux en tournée permanente. Quand on va tranquillement à l’Epicerie Moderne, sur la foi de quelques écoutes d’un disque qu’on trouve intéressant, et qu’on se prend cet uppercut King Kongesque dans la face, on comprend pourquoi le groupe est si culte et la salle remplie à ras bord de fans venus parfois de très loin. Et, accessoirement, on est marqué à vie et inconditionnel sur le champ. Concert autant que performance, processus créatif se déroulant en direct sous nos yeux fascinés, immenses vagues noise bâtissant d’interminables fresques sonores mutant au gré de ses créateurs possédés, au premier rang desquels l’impitoyable Michael Gira crachant ses textes sur un public hypnotisé, l’expérience est inoubliable. Désormais, aucun autre groupe ne méritera l’adjectif radical.

Beaucoup de videos, mais pas de concert complet. Mieux vaut s'écouter cet INDISPENSABLE LIVE

 

Yann TIERSEN - 16/10/2014 - Epicerie Moderne - Lyon

Des artistes que j’ai vus plusieurs fois sur scène, très rares sont ceux pour lesquels la première fois n’a pas été ma préférée. Un seul m’a bluffé à quatre reprises : Yann Tiersen. Sa manière, dans des registres très différents à chaque fois, de revisiter son répertoire, est passionnante. Ainsi se dessine une œuvre riche, au fil des sorties d’albums et des tournées régulièrement enregistrées en parallèle. J’aurai pu sélectionner chacun des concerts de Tiersen auquel j’ai assisté dans cette liste, j’ai choisi le dernier, concentré sur une période post-electro-rock merveilleuse (Dust Lane/Skyline/Infinity) mais revisitant à cette sauce quelques titres issus de périodes variées de sa discographie. Un groupe soudé de multi instrumentistes hyper doués (mais sans démonstration excessive) viendra  tranquillement émerveiller le public par des titres parfois délicats, parfois entrainants, toujours parfaitement interprétés et retravaillés. Avec à la clef de nombreux frissons…

Pour se faire une idée, un CONCERT COMPLET

 

Et sinon : Dionysos au Terminal Export à Nancy en 2000, Yann Tiersen aux Nuits de Fourvière à Lyon en 2002, Noir Désir à la Halle Tony Garnier à Lyon en 2002, Massive Attack clôturant les eurockéennes de Belfort en 2003, David Bowie à la Halle Tony Garnier à Lyon en 2003, PJ Harvey aux Eurocks 2004, Nine Inch Nails aux Eurocks 2005, Mogwai aux Eurocks 2006, Emily Jane White au Sirius à Lyon en 2008, Mercury Rev à la Vapeur à Dijon en 2008, Calexico et Shannon Wright à l’Epicerie Moderne à Lyon en 2009, Pinback et Yann Tiersen au même endroit en 2011, Parquet Courts au Marché Gare en 2013, YAK et Shellac au TINALS à Nîmes en 2016….

 

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22 mai 2017

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Je vous avais parlé de la catastrophique reprise de « A Night like this » des Cure par les Smashing Pumpkins, figurant sur l’EP « Bullet with Butterfly Wings » au côté de 4 autres reprises, toutes plus ou moins ratées. Parmi elles, « Dreaming » de Blondie, ce qui explique donc la présence disséminée sur tout un tas de cassettes d’extraits d’un Best of qui aurait mérité largement mieux. Un traitement qui n’est pas sans évoquer celui reçu par Debbie Harry, dont l’identité punk à l’origine n’aura de cesse d’être mise à mal par des producteurs souhaitant jouer sur son physique  et le coté plus pop du groupe, autrement plus vendeur. Ce mélange de punk, pop et disco (ce qu’on appelle New Wave ?) est d’ailleurs tout ce qui fait la saveur de ce « Dreaming » (il va sans dire mille fois meilleur que la reprise soporifique évoquée plus haut) et surtout d’ « Atomic », tube mettant en valeur les qualités techniques impressionnantes d’un groupe pourtant voué à rester dans l’ombre de sa charismatique chanteuse.

 

 

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Il est un artiste majeur de l’époque de ces cassettes dont je n’ai pas encore parlé, une des plus grosses stars du milieu des années 90 : Marilyn Manson. Si j’avais forcément entendu quelques-uns de ses tubes (au moins sa reprise de « Sweet Dreams »), c’est d’abord par son livre que je pris contact avec son univers. Mémoires de l’Enfer, que je feuilletais régulièrement au Virgin, m’avais complètement fasciné. Rempli de symboles, de délires ésotériques (toutes choses dont je suis féru depuis toujours), présenté à la fois comme une autobiographie passionnante - comment un gamin lambda devient il le monstre épouvantant l’Amérique de ses outrances - et un livre artistique morbide, il eut pu me faire basculer dans la foule immense de ses fans, d’autant que plusieurs photos le montraient en compagnie, évidemment, de son mentor Trent Reznor dont j’avais découvert et apprécié récemment l’œuvre, mais aussi de Billy Corgan qui fut un temps son pote et avec qui ils enregistrèrent quelques chansons communes.

Cependant, malgré de longues hésitations je n’achetais jamais le livre, pas plus que le moindre disque du groupe, que j’ai pourtant suivi de près jusqu’en 2003 (preuve à l’appui sur ces cassettes). Je crois que la raison profonde tient dans ce titre : Antichrist Superstar. Encore marqué par l’éducation religieuse reçue, pas suffisamment libéré (mais l’est-on totalement un jour ?) pour analyser sa violente critique avec le recul adapté, je buttais sur cette auto proclamation ironique. Comme quoi Marilyn Manson avait atteint son but, prenant la relève de son prédécesseur grand guignolesque Alice Cooper, trop vieux et cramé pour faire peur au bourgeois, modernisant et poussant encore plus loin le portrait cru d’une civilisation du spectacle et du fric planquant au grenier, à la manière de Dorian Gray, ses plaies et moisissures. 

 

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Bon, ça ne m’empêchait pas d’emprunter le disque à la médiathèque et d’en enregistrer une grande partie. Pensez donc, un concept album, séparé en trois chapitres (appelés Cycles ici), racontant l’histoire d’un personnage depuis sa naissance jusqu’à sa mort : tout ce que j’aimais à l’époque. En plus, le CD se terminait par des dizaines de pistes vides jusqu’à la 99 eme (1), une piste cachée qui s’enchainait avec la première chanson en un cycle naissance-vie-mort-résurrection infini.

Musicalement, l’album est très proche du Downward Spiral de Nine Inch Nails, avec ce mélange de violence sourde et ce côté malsain principalement issu d’un chant grinçant et d’arrangements torturés. L’ensemble des titres enregistrés est très bon, des plus brutaux (« Irresponsible Hate Anthem », « Little Horn ») aux plus rampants (« Cryptorchild ») en passant par des morceaux plus groovy, où la basse de Twiggy Ramirez (« Tourniquet », « Minute of Decay ») en impose, l’ensemble restant tout de même trempé dans du metal indus à coup de guitares saturées bien puissantes. De quoi donner envie d’investir enfin dans l’album, avant de redécouvrir prochainement son successeur,  un Mechanical Animals qui dans mon souvenir est le véritable chef d’œuvre du malin pervers.

 

(1)    Un truc déjà utilisé par Trent Reznor sur l’EP Broken

 

 

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Tient, vexé qu’on rende hommage à son terrible rejeton, voilà le Coop qui rapplique. Avec un live - A Fistful of Alice -  destiné sans doute à combler l’attente de fans qui devront patienter 6 ans pour voir un successeur à the Last Temptation, album grunge un peu esseulé entre la période du vieux hard rock ringard et celle du renouveau bruitiste (Brutal Planet, 2000). Après un joli « Desperado » (excellent titre aux accents western issu du génial Killer, de l’époque révolue du grand Alice Cooper Band), voici « Lost in America », extrait de the Last Temptation, qui pour la petite histoire voit Slash venir tartiner quelques solos sur scène en hommage à son maitre.  Un titre qui vient à point nommé pour marquer la différence entre Marilyn Manson et Alice Cooper, qu’on a forcément beaucoup comparé.  Car cette chanson, si elle constitue bien une charge contre la société américaine, le fait avant tout de manière comique.  Alice Cooper s’est rarement départi d’une forme d’auto dérision, d’autant plus lorsque, les années passant, il avait vécu de grande périodes creuses et s’était compromis plus d’une fois  pour casser la croute dans des productions pas très reluisantes, tout en l’assumant fort bien (ce qui me rend à tout jamais le personnage fortement sympathique). Je ne connais pas la discographie récente de Manson, mais il me semble que lui est toujours resté dans sa posture d’artiste maudit, de cauchemar incarné, de miroir déformant jusqu’au-boutiste.  Je ne saurais dire, au final, ce qui est ridicule et ce qui ne l’est pas. J’aurais tendance à dire que l’essentiel est dans la musique proposée…

 

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14 mai 2017

FRUSTRATION + JC SATAN + USE - Samedi 06 Mai 2017 - Transbordeur - LYON

 

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Vu la fatigue générale, j’avais renoncé à me rendre à cet évènement dont j’avais d’ailleurs appris l’existence que très tardivement. Et puis finalement, une fin de semaine plus posée m’a fait changer d’avis sur un coup de tête. Il faut dire que l’affiche proposée par le label Born Bad Records pour fêter ses dix ans d’existence était attirante, avec en point d’orgue leur première signature, les excellents Frustration. Quand nous arrivons tranquillement avec Damien au Club Transbo, c’est déjà le deuxième concert d’une soirée qui s’annonce longue. Usé, solitaire escogriffe dont j’avais vaguement entendu parler, s’excite sur scène devant un parterre clairsemé au premier rang duquel je reconnais l’ami Maxime en transe (comme souvent, me direz-vous). Le musicien aux faux airs Houellbecquiens martyrise un set de batterie minimaliste (1) sur des boucles de clavier et de beat bien lourdes, tout en beuglant occasionnellement dans un micro sursaturé. Il balance sans complexes une sorte d’indus hypnotique très efficace (le public se chauffe déjà) avec une énergie communicatrice et une technique assez remarquable à la batterie, qui lui permet de jouer debout avec des gestes démesurés, à la manière d’un tennisman,  tout en restant carré sur des tempo pas évidents (c’est peut être un détail pour vous, mais c’est le première fois que je suis convaincu par un batteur qui joue debout). Un concert interrompu par quelques épisodes comiques pas forcément indispensables mais qui finissent de tirer le portrait d’un artiste décalé, sorte de clown malsain sachant assurer le spectacle en solo, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Bref un très bon moment, même si je pense que le principal intérêt d’Usé doit être sa performance live.

 

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Bousculé au détour d’un pogo, le célèbre sex symbol des fosses Gary me confirme par sa simple présence que cette sauterie est bien « the Place to Be » à Lyon en ce samedi soir. Ce qui sera encore plus évident quand je croiserai à ma grande surprise Laura (2), ayant renoncé un temps à sa place habituelle du premier rang en raison d’une légère défonce due au décalage horaire et trois jours de fiesta ininterrompu suite à son retour inopiné (et temporaire, si elle s’en sort bien) de Montréal. Je passerai aussi un bon moment en compagnie de Damien à taper la discute avec Rank presque au complet : le (très bon) groupe de post punk lyonnais enregistre actuellement son troisième album à l’Epicerie Moderne, et a déjà quelques dates de prévu, notamment à Bruxelles et à Londres. J’ai franchement hâte d’écouter s’ils arrivent à faire mieux que Plan your Downfall, et de les voir dans leur nouvelle formation quatuor. Au cours de cette discussion, me voilà présenté à Jean Luc Navette, aussi souriant et avenant que son art est sombre et inquiétant (je suis assez fan de cet artiste lyonnais qui officie dans un style gravure à l’ancienne très détaillé, bien que je n’aurai jamais le courage de me faire tatouer d’une des immenses œuvres dont il s’est fait une spécialité et une grande réputation).  

 

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Toutes ces agréables rencontres permettent de ne pas voir passer le temps entre les concerts, et JC Satan rentre déjà en scène. Je ne connais pas du tout la musique proposée par le groupe, sur laquelle j’ai juste entendu quelques commentaires positifs. S’installent un batteur anonyme, un géant barbu aux claviers, une bassiste dans la pure tradition des Rrriot Girls, et un moustachu au look plagiant John Dwyer (leader des Thee Oh Sees) qui s’annonce comme le rigolo de la bande (il peut, il est excellent guitariste). Mais c’est surtout la chanteuse qui va me fasciner, notamment par son look décalé : en robe noire et mine soignée, elle aurait eu sa place en soliste pour un concert classique, mais la voilà qui hurle à genoux au milieu du déluge de décibels déversé par ses camarades. En début de concert, le garage-stoner (riffs et rythmique très appuyés et grosse saturation) est punchy mais manque un peu d’accroche : je trouve que le groupe a plus de charisme que de chansons (ce qui en général est mieux que l’inverse pour un concert). Progressivement, alors que les titres se teinteront de punk (pour les plus expéditives) ou d’accents grunge, je réviserai mon jugement et finirait assez captivé, surtout par quelques très longs développements déchainant un public devenu beaucoup plus dense et complètement acquis à la cause de JC Satan. Plutôt que de m’attarder sur quelques passages un peu brouillons, je retiendrai l’excellente complémentarité des chants du guitariste et de la grande dame en noir, ainsi qu’une énergie et une sincérité rock qui m’ont donné envie d’en savoir plus. 

 

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 Malgré l’heure tardive, c’est avec enthousiasme que nous nous replaçons au centre de la fosse pour le concert de Frustration.   J’ai bien aimé leur dernier album, Empires of Shame, mais je l’ai moins écouté que le précédent, bien qu’en plus de sa qualité il y ait quelques tentatives pour se démarquer d’un style un peu trop redondant depuis les débuts du groupe. C’est sans doute pour ça que je n’ai pas trouvé de mots pour le chroniquer, ce qui d’ailleurs avait déjà été le cas d’Uncivilized, pourtant farci de tubes ravageurs dont nous aurons droit à un bel échantillon ce soir. Pour l’heure, c’est sur une intro martiale bizarre que le groupe de vieux briscards débarque, bien décidé à fêter dignement la décennie de Born Bad.  Le premier titre d’Empire of the Shame, l’un des meilleurs, ouvre les hostilités et annonce le début d’un joyeux pogo qui ne faiblira pas de tout le concert et auquel je participerai avec autant de plaisir que de difficulté. Le set sera bizarrement à la fois un peu linéaire à mon gout (pas mal de chansons ne se reconnaissent que lors du refrain) et un peu inégal au niveau de la tension, des enchainements assez redoutables (« It’s Gonna be the Same » « We Miss You » « No Trouble » « Uncivilized ») côtoyant quelques passages moins jouissifs, quoi que toujours entrainants, la plupart du temps extraits d’un Empire of the Shame interprété quasiment intégralement. Parmi les bons extraits récents, on notera « Excess », appelé à rester un grand classique,  ou « Cos you Ran away » qui profite d’un ralentissement de tempo pour insuffler un peu d’émotion.

 

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La fin du concert est particulièrement intense, avec deux de mes morceaux favoris, « Assassination » et « Too Many Questions », qui relancent de plus belle l’agitation en tête de fosse (j’ai complètement dérivé pendant le concert) et me font danser comme un possédé. L’ambiance sur scène est festive, les gars s’éclatent et sont bien plus dissipés que lors du concert un peu guindé qu’ils avaient donné en 2013 au Marché Gare. Le bassiste apporte du sang neuf et vient pousser dans ses retranchements le turbulent guitariste, ça se charrie entre le chanteur et le claviériste qui viendra faire un petit slam lors d’un rare instant où il n’a rien à jouer. Tout cela éclatera lors de la fantastique conclusion de la soirée, un « No Place » explosif prolongé à l’extrême qui verra le groupe renforcé du guitariste de JC Satan improviser des trucs à l’arrache, avec force duels de manches et de noise. Un final bordélique mémorable pour une soirée réjouissante. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie avec Damien (à plus d’une heure du matin), une partie du public est encore à fond et danse sur le set du DJ ayant animé tous les intermèdes. L’anniversaire de Born Bad ne pouvait être qu’à l’image du label indépendant: une réussite éclatante….  

 

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Setlist : Insane - Dreams, Laws, Rights And Duties – Midlife Crises – It’s Gonna be the Same – We Miss You – No Trouble – Uncivilized – Even with the Pills – Cos You Ran Away – Empires of Shame – Excess – Angle Grinder – Minimal Wife – Assassination – Too Many Questions – Mother Earth in Rags //  the Drawback – Blind – No Place 

 

(1)    caisse claire, gros tom, trois crash et une guitare dont il se sert très habilement comme percussion électronique 

(2)    voir le récit de mes aventures au This is Not A Love Song Festival 2016

 

Photos en Noir et Blanc par Lucas Guidet - ALBUM

 

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Maxime dans ses oeuvres

 

FRUSTRATION:

 

 

JC SATAN:

  

 

USE:

 

 

More FRUSTRATION:

 

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04 mai 2017

# 047 / 221

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On poursuit l’album Red Heaven de Throwing Muses entamé cassette précédente, mais en commençant par le fameux Live at Maxwell's en solo acoustique de la leader du groupe pour lequel j’avais emprunté l’album. Comme je l’avais déjà noté, les compositions ne sont pas si éloignées en qualité des chefs d’œuvre que sortira quelques années après Kristin Hersh, et c’est encore plus flagrant avec ces versions uniquement enregistrées en guitare/voix. Le magnifique « Pearl » préfigure déjà Hips and Makers, jusque dans son thème puisqu’il évoque la violence conjugale, mais pas mal de titres comme « Counting Backwards » ou « Delicate Cutters » auraient pu figurer au menu de ce premier album solo parfait. Une collection de classiques, dont beaucoup seront joués en concert pendant des années par Hersh en solo ou en groupe, alternant les arpèges et les accords furieux dans un style reconnaissable entre mille. Tout comme la voix, même si sa puissance et sa clarté sur cet enregistrement par rapport aux derniers disques de l’américaine nous rappelle cruellement les 25 ans qui les séparent. Malgré quelques rares passages un peu criards, ce concert est un véritable plaisir à conseiller à tous les fans.  

 

(nota: cette video n'est pas extraite du Live at Maxwell's de 1992, introuvable, mais date de 2007; la voix est ici bien plus rocailleuse, comme je le disais plus haut)

 

On en vient donc à la suite de l’album studio. Et elle est tout aussi recommandable que ce qui a précédé. Il y a un son très marqué fin 80’s, oscillant entre du pré grunge (« Dirty Water ») et du REM bien rock. « Dio » ressemble d’ailleurs furieusement à REM, et j’ai longtemps cru que la seconde voix masculine était un featuring  de Michael Stipe (1). En fait c’est Bob Mould, ce qui me fait penser qu’il faudrait un jour que j’entame ma liste d’ultra classiques à découvrir par Husker Du et Sugar…  mais bref, la suite de Red Heaven est plus dispersée, entre petits instrumentaux sympa dont Kristin Hersh se fera une spécialité, l’incongru « Summer St. » quasi jazzy et un « Backroad » plus caractéristique de Throwing Muses, couplets calmes et groovy versus refrains bien pêchus.  Voici qui clôture donc un super disque, au son légèrement suranné mais qui passe très largement. Sans doute le meilleur album du groupe, mais l’avenir le dira….

 

(1)    Ce sera pour plus tard, sur « Your Ghost », premier titre de Hips and Makers. Mais vous savez ca par cœur maintenant, chers lecteurs….

 

 

La cassette se termine par un extrait d’un best of de Blondie que j’avais éparpillé un peu partout. Pas grand-chose à dire sur l’album dans ces conditions, mais je vous laisse quand même écouter ce titre (« Hanging on the Telephone », une reprise ) parce que je trouve que c’est une véritable tuerie. 

 

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28 avril 2017

ALIVE ! 20 Ans de Concerts !

Liste détaillée des concerts et Festivals auxquels j'ai assisté, avec entre parenthèses les premières parties, si elles présentaient de l'intéret à mes oreilles...

 

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1997

EELS ( + September '67 ) - 03/04/1997 Le Moulin Marseille - Dead Flowers - Fingertips pt.III - Susan's House - My Beloved Monster - Spunky - Guest List - Livin' Life - Mental - 13 - Flower - Fucker - Manchester Girl - Novocaine for the Soul - Rags to Rags - Not Ready Yet // If i was your Girlfriend // Beautiful Freak   

RADIOHEAD ( + Sparklehorse) - 21/10/1997 Le Dome Marseille - Airbag - Karma Police - Talk Show Hosts - the Bends - Exit Music (for a film) - My Iron Lung - Climbing up the Walls - Creep - Electioneering - Bishop's Robes - No Surprises - Lucky - Planet Telex - Fake Plastic Trees - Subterranean Homesick Alien - Just - Paranoid Android - Let Down - Bones - Street Spirit (Fade out) - High & Dry - the Tourist   

 

1998

CAT POWER (+ Fuck) - 04/12/1998 Le Poste à Galene Marseille - Moonshiner - Say - He was a Friend of Mine - American Flag - Metal Heart - Cross Bones Style - Leopard and the Lamb - Dreams - Naked if i want to - He turns down - Rockets - King Rides by - Back of your Head - Colours and the Kids - unknown - you may know him -Break your Back  

 

1999

DIONYSOS - 11/12/1999 Le Brise Glace Annecy - Mrs Squeeze + La petite princesse aux seins écrasés + Sick Philarmonic body + Pyjama + Only Knees + Nicholsong + Coccinelle + Poissons = Stickers + Asshole Car Orchestra + 45 tours + Built for Myself + Lune Bulle + Mandarine + Poe-m + Wet + Ciel en Sauce + ....  

 

2000

SMASHING PUMPKINS - 19/10/2000 Bercy Paris - Glass & the Ghost Children - Today - Stand inside your Love - Thirty Three - to Sheila - Raindrops + Sunshowers // Glass Theme - the Everlasting Gaze - Bullet with Butterfly Wings/once in a lifetime - Speed Kills - if there is a God - Cash Car Stars - Rock on/Heavy Metal Machine - Disarm - Tonight Tonight - Try Try Try - Drown/Porcelina of the Vast Oceans/Rocket // Blank Page - Ava Adore // I of the Mourning – 1979   

DIONYSOS - 17/11/2000 Terminal Export Nancy - Canaille + Fais pas ci fais pas ca + Frog = electric torch + Wet + Ciel en Sauce + I'll shoot my Bed + Like a dead horse one + Broken Tits + 45 tours + La petite princesse aux seins écrasés + Sick philarmonic body + wedding idea + pyjama + asshole car orchestra + coccinelle + lune bulle + only knees + built for myself + train à l'américaine + poe-m + ladybird  

 

2001

SPARKLEHORSE (+ Gemma Hayes)  - 15/10/2001 La Cigale Paris - It's a Wonderful Life - Apple Bed - Sea of Teeth - Piano Fire - Eye Pennies - Saturday - Weird Sisters - Sunshine - Morning Hollow - Ghost in the Sky - More Yellow Birds - Pig // Devil's New - Homecoming Queen  

 

2002

Yann TIERSEN - 11/07/2002 Nuits de Fourvière Lyon -  La Valse d'Amélie + C'était ici + l'absente + Rue des Cascades + la Rupture + la Terasse + Déjà Loin + la Noyée (T) + Sur le Fil + Plus au Sud + le Banquet + Qu'en Reste-t-il ? + les Jours Tristes + La Noyée (G) + la Parade + le Quartier + la Crise + Bagatelle + le Fromveur + l'Homme aux Bras ballants + le Moulin + les Bras de Mer + Monochrome + Impro (Février) + l'Autre Valse d'Amélie   

NOIR DESIR - 25/10/2002 Halle Tony Garnier Lyon - Moryin Moryin/Si rien ne Bouge - Pyromane - Septembre en attendant - les Ecorchés - One Trip One Noise - le Fleuve - l'Incendie - la Chaleur - Lolita Nie en Bloc - a l'Arrière des Taxis - Tostaky - Bouquet de Nerfs - le Vent nous portera - des Armes - des Visages des Figures - a l'Envers à l'endroit - l'Homme pressé - Comme elle vient - mt Wild Love - i Want You  

 

2003

Printemps de Bourges - 26/04/2003

DIONYSOS - I love You - Can i - Mc Enroe's Poetry - Song for Jedi - Longboard Blues - Surfing Frog - Coccinelle - Glin Glo + Anorak - Thank you Satan - New Eye Blues - Don Diego 2000 - Cox in Hell  

INTERPOL - Untitled - Say Hello to the Angels - Stella Was a Diver and She Was Always Down - C'mere - PDA - Hands Away - NYC - Roland - Obstacle 1  

PLACEBO - Bullet Proof Cupid - Allergic - Every you Every me -Protect me from what i want - Plasticine - the Bitter end - Sleeping with Ghosts - Black Eyed - I'll be Yours - Special Needs - English Summer Rain - Without you i'm nothing - this Picture - Special K - Taste in Men - Slave to the Wage - Pure Morning - Centerfolds - Teenage Angst - Where is my mind? 

 

Eurockéennes de Belfort – 04-05-06/07/2003

RADIOHEAD - There there - 2+2=5 - Morning Bell - Lucky - Talk show Host - Scatterbrain - the National Anthem - the Gloaming - Just - Fake Plastic Trees - Where i end and you Begin - Sail to the Moon - My Iron Lung - Paranoid Android - Idiotheque - After the Goldrush/Everything in its right Place - Exit Musi (for a Film) - Kid A - Karma Police  

DEATH IN VEGAS - Natja + Leather + Girls + Death Threat + Rekkit + Blood Yawning + (23 lies) + (flying) + Dirge + (Help Yourself) + Scorpio Rising + (One More Time) + Neptune City + Age of Consent + Hands around my Throat  

DIONYSOS - I love You - Can i - Mc Enroe's Poetry  - New Eye Blues - Polar Girl - Anorak - Petit Colorado - Song for Jedi - Longboard Blues - Surfing Frog - Don Diego 2000 - Thank you Satan-  - Cox in Hell  

NADA SURF - Blizzard of 77 - Treading Water - Amateur - Inside of Love - Hi Speed Soul - the Way you wear your head - 80 Windows - Happy Kid - Là pour ca - Stalemate - Blonde on Blonde - L'aventurier – Popular

MASSIVE ATTACK - Future Proof - Risington - Black Milk - Angel - Karmakoma - Name Taken - Teardrops - Mezzanine - Hymn of the Big Wheel Safe from Harm - Inertia Creeps - Antistar - Unfinished Sympathy - Group Four  

 

David BOWIE (+ Dandy Warhols) - 15/11/2003 Halle Tony Garnier Lyon - Heroes (instrumental) - Rebel Rebel - New Killer Star - Reality - Fame - Cactus - Afraid - China Girl - the Loneliest Guy - the Man who Sold the World - Hallo Spaceboy - Subday - Under Pressure - Life on Mars? - Ashes to Ashes - the Motel - Loving the Alien - Never get Old - Changes - I'm Afraid of Americans - Heroes // Five years - Suffragette City - Ziggy Stardust  

 

2004

Eurockéennes Belfort – 02-03-04/07/2004

FRANZ FERDINAND - Cheating on you - Come on Home - Tell her Tonight - 40 Ft - Take me Out - Van Tango - Auf Ausche - Jacqueline - Love and Destroy - the Dark of the Matinée - Shopping for Blood - Michael - this Fire - Darts of Pleasure  

M - /  

PLACEBO - Taste in Men - the Bitter End - Every you every me - Bionic - Protège-moi - Plasticine - Sleepint with Ghosts - Black Eyed - I'll be yours - Special Needs - English Summer Rain - Without you i'm Nothing - this Picture - Special K - Pure Morning - Teenage Angst - Nancy Boy  

GIRLS IN HAWAII - Dead Bird Song - A short song for a short Mind - Time to forgive the Winter - Found in the Ground - Joking about my Life - Bees & Butterflies - the Fog - Catwalk - Organeum - Flavor - Road to Luna  

PIXIES - Wave of Mutilation (UK Surf) - in Heaven - Something against you - River Euphrates - U-Mass - Bone Machine - Cactus - Ed is Dead - I Bleed - Monkey Gone to Heaven - Hey - N°13 Baby - Levitate me - Subbacultcha - Dead - Gouge away - Velouria - Caribou - Mr Grieves - Crackity Jones - Broken Face - Isla de Incanta - Tame - Here comes your Man - Nimrod's Son - Holiday Song - Where is my Mind? - Vamos // Wave of Mutilation - Debaser – Gigantic  

PJ HARVEY - Uh Huh Her - the Whores Hustler and the Hustlers Whore - Who the Fuck - the Letter - Dress - Evol - A Perfect Day Elise - Victory - You Come Through - the Darkers days of me and him - Down by the Water - the Life and Death of Mr Badmouth - Good Fortune - Meet ze Monsta - Cat on the Wall - Harder - Taut - Big Exit  

BELLE & SEBASTIAN - Passion Fruit - Step into my Office - you don't send me - Seeing other people - there's too much Love - Belle and Sebastian - Jonathan David - Don't leave the Light on Baby - the Boy with the Arab Strap - I'm a Cuckoo - Loneliness of a middle distance Runner - the Wrong Girl - Stay Loose - Judy and the Dream of Horses - Legal Man - You're a baby  

KORN - Right Now - Break some off - got the Life - Here to Stay - Falling away from me - Blind - Shoots and Ladders - One - Freak on a Leash - A.D.I.D.A.S - Dead bodies everywhere - Another Brick in the Wall - Did my time - Goodbye Blue Sky

BLONDE REDHEAD - /  

 

MASSIVE ATTACK (+ ARCHIVE)  - 11/08/2004 Foire aux Vins Colmar - My Sunday Feeling - Angal - Rinsington - Black Milk - Spying Glass - Karmakoma - Bullet - Teardrop - Mezzanine - Hymn of the Big Wheel - Safe from Harm // Inertia Creeps - Unfinished - Future Proof   

AIR - 14/08/2004 Route du Rock Saint Malo - Venus - Alpha Beta Gaga - Another Day - People in the City - Cherry Blossom Girl - Sexy Boy - Playground Love - La femme d'Argent 

INTERPOL (+ Bloc Party) - 04/12/2004 Transbordeur Lyon - Next Exit - Obstacle 1 - Narc - Public Pervert - Say hello to the Angels - Not Even Jail - Hands away - NYC - Slow Hands - Length of Love - Evil - PDA // Leif erikson - Roland // Stella was a Driver and she was always down  

 

2005 (début du blog ! quasiment tout les concerts y sont chroniqués depuis son ouverture, en Mai 2005)

MERCURY REV - 24/03/2005 Elysée Montmartre Paris - Arise - Secret for a song - Black Forest - Tonite it Shows - Tides of the Moon - My Love - Funny Bird - Mirror for the Bell - Opus 40 - there you are - Holes - Diamonds - in the Wilderness - Spiders and Flies // in a funny Way - Goddess on a Highway - the Dark is Rising   

Yann TIERSEN (+ Daniel Darc) - 25/06/2005 Transbordeur Lyon - La Veillée - Monochrome - Les bras de mer - Les Enfants - Sur le fil - À ceux qui sont malades par mer calme - Bagatelle - A Secret Place - La Boulange - Le Quartier - Kala - La Crise - Les Jours tristes - L'Homme aux bras ballants - Le Jour de l'ouverture - Plus au sud - Plus d'hiver - L'Horloge - Le Banquet - Western - Loin des villes - Le Jour de l'ouverture  

 

Eurockéennes Belfort01-02-03/07/2005

BLOC PARTY - Like Eating Glass - Positive Tension - Banquet - Blue Light - She's Hearing Voices - The Marshals Are Dead - Luno - This Modern Love - Little Thoughts - Helicopter - So Here We Are - The Pioneers  

INTERPOL - Next Exit - Slow Hands - Narc - Say Hello to the Angels - Public Pervert - Not Even Jail - Leif Erikson - Evil - C'mere - Take You on a Cruise - PDA // Obstacle 1 – Roland  

NINE INCH NAILS - Beside you in time - the Frail/the Wretched - Wish - March of the Pigs - the Line Begins to Blur - Something i can never have - the Hands that Feeds - with Teeth - Terrible Lie - Burn - Closer - Reptile - the Nig come down - Gave up - Hurt - Starfuckers Inc. - Head like a Hole  

QUEENS OF THE STONE AGE - Go With the Flow - The Lost Art of Keeping a Secret - I Think I Lost My Headache - Leg of Lamb - In My Head - Broken Box - Little Sister - Burn the Witch - Long Slow Goodbye - Tangled Up in Plaid - A Song for the Dead - I Never Came - No One Knows  

GARBAGE - Queer - Bad Boyfriend - Why do you love me? - Push it - Only Happy when it Rains - Run Baby Run - Vow - Sex is not the Enemy - Stupid Girl - Not my Idea - I Think i'm paranoid - Bleed like me - Right between the Eyes - Cherry Lips - Hammer in my Head - Metal Heart - Supervixen - When i Grow up  

GHINZU - Blow - High Voltage Queen - the Dragster Wave - Dragon - do you read me? - Mine - Blue Suede Shoes - Purple Rain - 'til you faint - ? 21st  century crooners - Dracula Cow Boy - Jet set - Cockpit Inferno ?  

ISIS - /  

LOUISE ATTAQUE - /  

MASS HYSTERIA - Knowledge is Power - Contraddiction - Furia - Respect to the Dancefloor - Zion - Poison d'Asile - L'emo Clef - La Permanence - La demesure - Fausse Route  

SONIC YOUTH - I Love you Golden Blue - the Empty Page - Stones - Pattern Recognition - Unmade Bed - More - New Hampshire - Plastic Sun - Catholic Block - Drunken Butterfly // Pacific Coast Highway - Teenage Riot

 

DIONYSOS - 06/12/2005 Transbordeur Lyon - Giant Jack - L'homme qui pondait des œufs - Miss acacia - La métamorphose de Mister Chat - le retour de Bloody Betty - Mon ombre est personne - Lips story in a chocolate River - tes lacets sont des fées - Old child - Neige - Thank you Satan - Déguisé en pas moi - Mc Enroe's Poetry - Song for Jedi / Cox in Hell // Tokyo Montana  

 

2006

Eurockéennes Belfort30-01-02/07/2006

DIONYSOS - Giant Jack - L'homme qui pondait des œufs - Miss acacia - Old child - tes lacets sont des fées -  le retour de Bloody Betty - Mc Enroe's Poetry - La métamorphose de Mister Chat - Neige - Song for Jedi / Cox in Hell  

the STROKES - Juicebox - the End has no End - Red Light - the Modern Age - Heart in a Cage - 12:51 - alone together - Electrycityscape - Is this It - Ize of the world - Someday - you only live once - Hawaii - Last Nite - Hard to Explain // Vision of Division - Reptilia - Take it or Leave it  

CAMILLE & the PASCALS - Vous - La Piscine - Guiga - Les ex - ta Douleur - Les Janine - un Homme Déserté - l'Amour à l'envers - Impro Foot  

HUSHPUPPIES -  Alice in Wonderland - 1975 - you're gonna say Yeah! - Comptine - Single - Bassau to Han - Pale blue eyes - Marthelot n' Clavecine - I'm not like everybody else - Sorry so - Anybody's answer - Hushpuppies - Packt like Sardines in a Crushing Box  

KATERINE - Etres Humains - Excuse moi - Qu'est ce qu'il a dit? - le Train de 19h - 78 2008 - 100% VIP - Marine Le Pen - Répétez après moi - Patati Patata ! - Cervelle de Singe - les Grands Restaurants // Le Jardin Botanique - Louxor, j'adore - Je vous Emmerde – Borderline  

ARCHIVE - Lights - Numb - Sane - Sit back down - System - Fold - Fuck You – Again  

Dominique A - La Relève - Rouvrir - Retour au Quartier Lointain - La Valse Boite - l'Horizon - L'echo - Rue des Marais - Nobody has to Know - Mon Camarade - Pour la Peau - Empty White Blues - Le courage des Oiseaux  

MOGWAI - Helicon 1 - Travel is Dangerous - Hunted by a Freak - MOGWAI Fear Satan - Summer - Ithica 27 d 9 - Friend of the Night - Ratts of the Capital - Glasgow Megasnake - We're no Here - My Father my King  

SIGUR ROS - Takk - Glosoli - Ny Batteri - Saeglopur - Hoppipolla - Med Blodnasir - Olsen Olsen - Se Lest - Vidrar ve Til Loftarasa – Popplagid

MUSE - Knights of Cydonia - Bliss - Starlight - New Born - Assassin - Citizen Erased - Soldier's Poem - Stockholm Syndrome - Invincible - Map of the Problematique - Plug in Baby - Supermassive Black Hole - Time is Running out // Take a Bow - Hysteria – Showbiz  

 

Paleo Festival Nyon18-20/07/2006

Ben HARPER And the INNOCENT CRIMINALS - Steal my Kisses - Diamonds on the Inside - Burn to Shine - Glory & Consequence - Forgiven - Jah Work/Exodus - Waiting for you - Morning Yearning - Engraved Invitation - Please don't Talk about Murder while i'm eating - Ground on down - Black Rain - With my own Hands // Amen Omen - Burn One Down -  Better way  

DIONYSOS - Giant Jack - L'homme qui pondait des œufs - Miss acacia - Old child - tes lacets sont des fées -  le retour de Bloody Betty - Don Diego 2000 - La métamorphose de Mister Chat - Neige - Song for Jedi / Cox in Hell  

PIXIES - /  

the WHO - Can't Explain - Seeker - Anyway anyhow Anywhere - Who are You - Mike Post Theme - Behind Blue eyes - Real Good Looking Boy - Baba O' Riley - Love Reign O'er Me - My Generation - Won't Get Fooled Again - Substitute - Pinball Wizard - Amazing Journey/Sparks - See me Feel me/Listening to You

 

Route du Rock Saint Malo11-12/08/2006

CALEXICO - Across the Wire - Jesus & Tequila - Sunken Waltz - Letter to Bowie Knife - All System Red  - Alone again or  - Guero Canelo - La Chanson de Prévert - El Picador - Deep Down - Crystal Frontier  

MOGWAI - Yes! I am a long way from home - Friend of the Night - Travel is Dangerous - Summer - Ithica 27d9 - I Know you are but what am i? - Acid food - Hunted by a Freak - MOGWAI Fear Satan - Glasgow Megasnake - Ratts of the Capital - Helicon 1 - We're no Here  

BELLE & SEBASTIAN - Expectations - Funny Little Frog - Like Dylan in the Movies - Sukie in the Graveyard - Electronic Renaissance - Song for Sunshine - We are the Sleepyheads - Lord Anthony - If you're Feeling Sinister - the Blues are still Blue - La Pastie de la Bourgeoisie - I'm a Cuckoo - Jonathan David - White Collar Boy - the Boy with the Arab Strap - Judy and the Dream of Horses  

CAT POWER - Jazz Session 1 - Jazz Session 2 - the Greatest - Living Proof - Lived in Bars - (Islands) - Could we - (Empty Shell?) - Willie - the Moon - Where is my Love - Hit the Road Jack - House of the Rising Sun - I don't Blame You - Wild is the Wind - Love & Communication

 

MOGWAI - 04/10/2006 Radiant Lyon - You don't know Jesus - Friend of the Night - Travel is Dangerous - Tracy - I know you are but what am i? - Acid Food - Hunted by a Freak - Ratts of the Capital - Kids will be Skeletons - Mogwai Fear Satan - Glasgow Megasnake - We're no Here // Black Spider - Two Rights make one Wrong   

ARCHIVE - 11/10/2006 Transbordeur Lyon - Lights - Numb - Bridge scene - Veins - I will fade - Headspace - You make me feel - Black - Fuck U - Sane - Sit back down - Again // System - Pulse // Headlights – Programmed   

Ben HARPER And the INNOCENT CRIMINALS - 18/10/2006 Halle Tony Garnier Lyon - With my own two hands - Faded - Diamonds On The Inside - Both Sides Of The Gun - Please Don't Talk About Murder While I'm Eating - Steal My Kisses - Waiting For You - Morning Yearning - Forgiven - Burn One Down - Black Rain // Another Lonely Day - Power Of The Gospel - Walk Away - There Will Be A Light - Lifeline - Where Could I Go // Please Bleed - Suzie Blue - Get Up, Stand Up -  Better Way  

 

2007

Paleo Festival Nyon – 25/07/2006

ARCADE FIRE - Black mirror – No cars go – Haiti – Poupée de cire, poupée de son – Neighborhood # 2 (Laika) – Antichrist television blues – Intervention – Ocean of noise - Neighborhood # 1 (Tunnels) - Neighborhood # 3 (Power out) – Rebellion (Lies) – Keep the car running // Wake up

BJORK - Earth Intruders - Hunter - Pagan Poetry - Immature - Jóga - The Pleasure Is All Mine - Unravel - Army Of Me - Innocence - I MIss You - Anchor Song - Bachelorette - Five Years - Wanderlust - Hyperballad – Pluto // Oceania -Declare Independence  

CLAP YOUR HANDS SAY YEAH - Heavy Metal - Mama, Won't You Keep Them Castles in the Air and Burning? - Satan Said Dance - Some Loud Thunder- Is This Love? - In This Home On Ice - Yankee Go Home - Gimmie Some Salt - Over and Over Again (Lost and Found) - Details of the War - The Skin of My Yellow Country Teeth - Clap Your Hands! - Let the cool Goddess rust away - Upon this Tidal Wave of Young Blood

 

AIR - 29/07/2007 Nuits de Fourvière Lyon - Radian – Venus – How deep is your love – Talisman – Cherry blossom girl – Run – Remember – People in the city – Mer du japon – Photograph – Don’t be light – Kelly watch the stars // Highschool lover – Sexy boy – La femme d’argent   

 

2008

Alela DIANE (+ Mariee Sioux) - 10/04/2008 Epicerie Moderne Lyon -  Pieces of string – Tired feet – Cuckoo – Tatted Lace – Sister self – Sea lion woman – My brambles – Can you blame the sky? – White as diamonds – Pirate’s gospel – Dry grass and shadows – the Rifle // Oh my mama – Lady divine // Clickity clack   

ISIS - 26/04/2008 Epicerie Moderne Lyon - Dulcinea – So did We – Gentle Time – Grinning mouth – Not in Rivers, But in Drops - Holy Tears – the Beginning and the end // Hive Destruction –  Carry   

IMMUNE - 09/05/2008 Médiathèque Vaise - /   

DIONYSOS (+ Moriarty) - 21/05/2008 Summum Grenoble - King of the Ghost Train – Le jour le plus froid du monde – Song for Jedi – Cunilingus mon amour – la Métamorphose de Mister Chat – L’homme qui pondait des œufs – Wedding Idea – La berceuse hip hop du docteur Madeleine – L’homme sans trucage – Tokyo Montana – Mademoiselle clé – Neige // Tais toi mon cœur – Whatever the weather // Giant Jack   

CAT POWER - 03/07/2008 Nuits de Fourvière Lyon - Don't Explain - Woman Left Lonely - Silver Stallion - New York - I lost Someone - Song to Bobby - Metal Heart - Lord, Help the Poor & Needy - Ramblin' Woman - Blue - Where is my love - the Greatest - Lived in Bars - Tracks of my Tears - Could We ( + impro) - Satisfaction - I've been loving you too long - ? - Angelitos Negros - Fortunate Song  

 

Eurockéennes Belfort – 05/07/2008

Daniel DARC - Haute surveillance - Les remords - J'irai au paradis - L.U.V. - Nijinsky - Un peu c'est tout - La seule fille sur Terre - Elégie #2 - N'importe quel soir - Il y a des moments - Cherchez le garçon - Psaume 23 / Sad Song  

RED SPARROWES - / 

GRINDERMAN - Depth Charge Ethel - Get It On - Electric Alice - Grinderman - (I Don't Need You To) Set Me Free - When My Love Comes Down - Honey Bee (Let's Fly to Mars) - Dream (Song for Finn) - Man in the Moon - No Pussy Blues - Love Bomb – Tupelo   

 

Leonard COHEN - 09/07/2008 Nuits de Fourvière Lyon - Dance Me To The End Of Love - The Future - Ain't No Cure For Love - Bird On The Wire - Everybody Knows - In My Secret Life - Who By Fire - Hey, That's No Way To Say Goodbye – Anthem //  Tower Of Song - Suzanne - The Gypsy's Wife - Boogie Street - Hallelujah - Democracy - I'm Your Man - Take This Waltz //  So Long, Marianne - First We Take Manhattan - Sisters Of Mercy - If It Be Your Will - Closing Time - I Tried To Leave You   

MASSIVE ATTACK - 24/07/2008 Nuits de Fourvière Lyon - All i want - Marooned - Rising son - Teardrop - 16 Seeter - Kingpin - Mezzanine - harpsichord - Red Light - inertia creeps - Safe from harm - marakesh // Angel - Unfinished Sympathy - Dobro // Karmacoma   

MORIARTY - 30/07/2008 Nuits de Fourvière Lyon - Animals Can't Laugh - Private Lily - Motel - Cottonflower - Oshkosh Bend – Tagone Ura - Chocolate Jesus - Jimmy - Enjoy The Silence - Whiteman's Ballad – Jaywalker // Long Is The Night   

Laetitia SHERIFF (+ Troy Von Balthazar + Vale Poher) - 01/10/2008 Epicerie Moderne Lyon - the story won’t persist in being a closed book – solitary play – roses – aquarius – let’s party – cosmosonic – black dog – baby man – memento, put her in the picture – hullabaloo – codification – lockless // there, high – the evil eye   

Emily Jane WHITE - 05/11/2008 Sirius Lyon - Bessie Smith - Time on your Side - Stairs - Two Shots to the Head - Frozen Heart - Dark Undercoat - Dagger - Liza - Never Dead - Ghost of a horse - Wild Tigers I have Known // 100 Miles – Hole in the Middle – Victorian America   

MERCURY REV - 27/11/2008 La Vapeur Dijon - Snowflakes in a hot world + instru  - Time - Black Forest (lorelei) - Funny Bird - You’re my Queen + instru - People are so unpredictable - Tonight it Shows - Tides of the Moon + instru - Dream of a young girl as a flower - Opus 40 + Once in a lifetime // Goddess in a Highway - the Dark is rising - Senses on Fire  

 

2009

CALEXICO - 22/01/2009 Epicerie Moderne Lyon - Convict Pool – Roka – Accross the Wire – Bend to the Road + Satisfaction – Man Made Lake – El Gatillo – Inspiracion – Deep Down – the News about William – House of Valparaiso – Not even Stevie Nicks… - Stray – Two Silver Trees – Sunken Waltz – Minas de Cobre // Fractured Air – Alone again Or… // el Picador – Victor Jara’s hands – Crystal Frontier   

Emily Jane WHITE (+ Essie Jain) - 17/02/2009 Epicerie Moderne Lyon - /   

WOVENHAND - 11/05/2009 Epicerie Moderne Lyon - Heart and Soul - Kicking Bird – Beatiful Axe - Not one Stone - Tin Fingers - Your Russia - Whistling Girl - Cohawkin Road - Speaking Hands - Winter Shaker // Kingdom of Ice - Horse Head Fiddle   

Alela DIANE  - 26/05/2009 Transbordeur Lyon - Age old Blue - Tired Feet - Tatted Lace - Dry Grass and Shadows - White as Diamonds - the Alder Trees - to be Still - Heart of Gold - Every Path - My Brambles - the Ocean - the Rifle - Oh! My Mama - Take Us Back // Lady Divine - the Pirate’s Gospel   

Shannon WRIGHT - 18/10/2009 Epicerie Moderne Lyon - Tall Countryside – Trumpets on New Year’s Eve – Plea – Black Rain – Defy this Love – Hinterland – Quilt ? – Less than a Moment – Black little Stray – With Closed Eyes – You’ll be the Death // Louise – Ways to Make you See – Avalanche // Father – Don’t you doubt me ?   

GHINZU - 21/10/2009 Transbordeur Lyon - Mother Allegra - Mirror Mirror - Dream Maker - Cold Love - Take it Easy - Funky Rock Song ? - the Dragster Wave - 21st Century Crooners - Do you Read me? - Twist & Shout - the End of the World - Electro Rock Song? - Kill the Surfers // this Light - this War is Silent - Mine // Blow   

AKRON/FAMILY (+ Jerri) - 12/11/2009 Epicerie Moderne Lyon - Meek Warrior - River - Canopy - Future Myth - Ed is a Portal - Everyone is Guilty // ?   

MASSIVE ATTACK - 16/11/2009 Halle Tony Garnier Lyon - Flat of the Blade - Hartcliffe Star - Babel - Girl I Love You - Risingson - Red Light - Future Proof - Teardrop - Psyche - Mezzanine - Angel - Safe From Harm - Inertia Creeps // Splitting the Atom - Unfinished Sympathy - Atlas Air // Karmacoma  

 

2010

ARCHIVE - 25/01/2010 Transbordeur Lyon - Pills – Sane – Finding it so hard – Razed to the ground – Collapsed/Collide – Bastardized Ink – Kings of Speed – Fuck You – Lines – Blood in Numbers – You make me Feel – Dangervisit – Lights // Controlling Crowds – Bullets – So Few Words – Pulse   

Emily Jane WHITE - 06/02/2010 Epicerie Moderne Lyon - the Ravens - Red Serpent - Stairs - Bessie Smith - Frozen Heart - A Shot Rang Out - the Baby - Time on your Side - New One (the Waltz) - Red Dress - Liza - Victorian America // Wild Tigers I Have Known - the Country Life - Hole in the Middle // New One - New One   

MONO - 05/03/2010 Epicerie Moderne Lyon - Ashes in the Snow - Burial at Sea - the Kidnapper Bell - Pure as Snow - Sabbath - Yearning - Follow the Map - Halcyon - Everlasting Light   

JERRI - 12/03/2010 Le Sonic Lyon - /   

ARCHIE BRONSON OUTFIT - 16/04/2010 Epicerie Moderne Lyon - One Up On Yourself - Magnetic Warrior - Kink - Cherry Lips - Wild Strawberries - Butterfly - New Song - Shark’s Tooth - Dead Funny - Chunk - Dart for My Sweetheart - Harness // Hoola - Got To Get - Run Gospel Singer   

MIDLAKE - 17/04/2010 Epicerie Moderne Lyon - Winter Dies - The Courage of Others - Children of the Grounds - Van Occupanther - Young Bride - Bring Down - Fortune - The Horn - Small Mountain - Bandits - Roscoe - Acts of Man - Rulers, Ruling All Things - Core of Nature - Branches //  In the Ground - Head Home  

 

Eurockéennes Belfort02-03-04/07/2010

Patrick WATSON - Fireweed - Tracy's Waters - Beijing - Big Bird in a Small Cage - Traveling Salesman - Man Like You - Luscious Life - Where the Wild Things Are - Sit Down Beside Me - Hearts in the Park  

the DEAD WEATHER - 60 Feet Tall - Hang You From the Heavens - You Just Can't Win - So Far From Your Weapon -  I Cut Like a Buffalo - No Horse - The Difference Between Us - I'm Mad - Blue Blood Blues -Hustle and Cuss - Die By the Drop - New Pony - Treat Me Like Your Mother - Will There Be Enough Water  

AIRBOURNE - Raise the Flag - Hellfire - Chewin' the Fat - Diamond in the Rough - Girls In Black - Cheap Wine & Cheaper Women - Blonde, Bad and Beautiful - Born to Kill - No Way But the Hard Way - Too Much, Too Young, Too Fast - Runnin' Wild  

GHINZU - Mother Allegra - Mirror Mirror - Dream Maker - Cold Love - Take It Easy - The dragon - The Dragster Wave - 21st Century Crooners - Do You Read Me - The End of the World - Chocolate Tube – Mine  

the HIVES - The Hives Declare Guerre Nucleaire - Main Offender - Bad Call - Civilizations Dying - Try It Again  Hate to Say I Told You So - Die, All Right! - Won't Be Long - Tick Tick Boom - Walk Idiot Walk - Patrolling Days - Two-Timing Touch and Broken Bones  

LCD SOUNDSYSTEM - Us v Them - Drunk Girls - Pow Pow - Daft Punk Is Playing at My House - All My Friends - I Can Change - Tribulations - Movement - Yeah - Losing My Edge - New York, I Love You But You're Bringing Me Down  

WOVENHAND - Sinking Hands – Threshingfloor – Muzsikas song – A Holy Measure – Raise her Hands – Muzsikas song – His Rest – Orchard Gate – Kingdom of Ice – Muzsikas song –  Oil on Panel – Terre Haute – Muzsikas song

MASSIVE ATTACK - United Snakes – Babel – Risingson -  Girl I Love You – Psyche -  Future Proof – Teardrop -  Mezzanine - Angel - Safe From Harm - Inertia Creeps // Splitting The Atom - Unfinished Sympathy - Atlas Air   

 

STOOGES - 14/07/2010 Nuits de Fourvière Lyon - Raw Power - Kill City - Search and Destroy - Gimme Danger - Cock in my Pocket - Shake Appeal – 1970 - L.A Blues - Night Theme - Beyond the law - Fun House - I got a right - I wanna be your dog - Your pretty face - Open up and Bleed // Death trip – Penetration - No Fun   

RODRIGO Y GABRIELLA - 24/07/2010 Nuits de Fourvière Lyon - Hanuman - Diablo Rojo - Triveni / Chac Mool / Triveni - Orion - Chac Mool - Hora Zero - Satori - Viking Man - Savitri - Logos - Santo Domingo - Rodrigo Solo // Tamacun - Buster Voodoo - Juan Loco  

 

Rock en Seine Paris - 29/08/2010

EELS - Prizefighter - She Said Yeah (Rolling Stones) - Summer in the City (the Lovin’ Spoonful) – Tremendous Dynamite - Spectacular Girl - Fresh Blood - That Look You Give That Guy- Souljacker part I - My Beloved Monster - Mr. E's Beautiful Blues / Twist & Shout - I Like Birds – Summertime (George Gershwin) -Looking Up  

ROXY MUSIC - Re-Make/Re-Model - Out of the Blue - While My Heart Is Still Beating - Ladytron - A Song for Europe - My Only Love - In Every Dream Home a Heartache - Virginia Plain - Love Is the Drug - Editions of You - Do the Strand - Let's Stick Together  

ARCADE FIRE - Ready to Start - Keep the Car Running - Neighborhood #2 (Laika) - No Cars Go – Haïti - Modern Man – Rococo - The Suburbs - Ocean of Noise – Intervention -We Used to Wait  //  Wake Up

 

MENSCH - 01/10/2010 Epicerie Moderne Lyon - /   

SYD MATTERS (+ the Delano Orchestra) - 14/10/2010 Epicerie Moderne Lyon - Wolfmother - Hi Life - Halalcillag - Cloudflakes - My Lover's on the Pier - I might Float - Lost - Hadrian's Wall - End & Start Again - It's a Nickname - Anytime Now - Obstacles // Shore - Everything Else - Me & my Horses   

ARCADE FIRE - 26/11/2010 Halle Tony Garnier Lyon - Ready to Start - Keep the Car Running - Neighborhood #2 (Laika) - No Cars Go - Haiti - Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) - Rococo - Une Année sans Lumière - My Body is a Cage - the Suburbs - Month of May - Neighborhood #1 (Tunnels) - We Used to Wait - Neighborhood #3 (Power Out) - Rebellion (Lies) // Intervention - Wake Up  

 

2011

CHEVEU (+ the Good Damn) - 17/03/2011 Marché Gare Lyon - Quattro Stagioni - My First Song - Like a Dear In The Headlights - Hello friends - Show! - Ice Ice Baby - Charlie Sheen - Make my Day - Sensual Drug Abuse - No Birds - Clara Venus - La Fin Au Début  //  Superhero - El Tortuga – Sacha   

MOGWAI - 20/03/2011 Transbordeur Lyon - White Noise - Ithica 27ø9 - How To Be A Werewolf -  Death Rays - I'm Jim Morrison, I'm Dead - San Pedro - Rano Pano - George Square Thatcher Death Party -  MOGWAI Fear Satan - You're Lionel Richie - New Paths to Helicon pt. 1 - We're No Here //  Auto Rock - Hunted By A Freak - Mexican Grand Prix   

Yann TIERSEN - 19/04/2011 Epicerie Moderne Lyon - Countdown - Dust Lane - Dark Stuff - Kala - Amy - Till the End - Sur le Fil - Le Train / Ashes - Chapter 19 - Palestine - Fuck Me  //  the Trial - le Quartier - la Valse d'Amélie - Another Shore   

Shannon WRIGHT (+ Mars Red Sky) - 08/05/2011 Epicerie Moderne Lyon - Within quilt of demand - Dyed in the Wool - Violent Colors - Commoner's Saint - Plea -Black Little Stray - Dirty Façade - Defy this Love - Hinterland - In the Morning - You'll be the Death - Birds - Fractured // Avalanche - Ways to make see - In the Needle - With closed Eyes   

the TALLEST MAN ON EARTH - 29/05/2011 Epicerie Moderne Lyon - I Won't Be Found - The Gardener - Shallow Grave - Troubles Will Be Gone - Where Do My Bluebird Fly - You're Going Back - Love Is All - Tangle in This Trampled Wheat - The Dreamer - King of Spain - There's No Leaving Now - Pistol Dreams - Thrown Right at Me // The Drying of the Lawns - Kids on the Run   

ARCTIC MONKEYS - 11/07/2011 Nuits de Fourvière Lyon - Library Pictures - Brianstorm - This House Is a Circus - Still Take You Home - Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair - Pretty Visitors - She's Thunderstorms - Teddy Picker - Crying Lightning - Brick by Brick - The Hellcat Spangled Shalalala - The View From the Afternoon - I Bet you Look Good on the Dancefloor - All my own Stunts - if you were there, beware - do me a Favour - When the Sun goes down  

 

Musilac Aix les Bains - 15/07/2011

EELS - that's not really funny - Flyswatter - Prizefighter - My Beloved Monster - Tremendous Dynamite - Fresh Blood - Saturday Morning - That Look you give that Guy - Hot Fun in the Summertime - Everybody loves Knuckles - Novocaine for the Soul - Souljacker, part I - I Like Birds - Looking Up  

Gaetan ROUSSEL - Clap Hands - Tokyo - Inside Outside - La muraille de Chine - Help Myself (Nous ne faisons que passer) - Trouble - Dis-moi encore que tu m'aimes - DYWD - Les Belles Choses - Psycho Killer  

NOUVELLE VAGUE - /  

PJ HARVEY - Let England Shake - the Words that Maketh Murder - C'mon Billy - the Glorious Land - the Devil - the Last Living Rose - Down by the Water - All and Everyone - Written on the Forehead - in the Dark Places - the Sky Lit up - Angelene - the Pocket Knife - Bitter Branches - On Battleship Hill - Big Exit - Meet ze Monsta 

 

Bonnie "Prince" BILLY - 18/10/2011 Epicerie Moderne Lyon - Beast for Thee - Black Captain - Pushkin - Quail and Dumplings - Lion Lair - You want that Picture - That's What Our Love Is - Night Noises - I Don't Belong to Anyone - Out of Mind - After I Made Love to You - No Gold Digger - I See a Darkness - with Cornstalks or Among them - Three Questions   

ALICE COOPER - 06/11/2011 Halle Tony Garnier Lyon - The Black Widow - Brutal Planet - I'm Eighteen - Under My Wheels - Billion Dollar Babies - No More Mr. Nice Guy - Hey Stoopid - Is It My Body - Halo of Flies - I'll Bite Your Face Off - Muscle of Love - Solo Orianthi - Only Women Bleed - Cold Ethyl - Feed My Frankenstein - Clones (We're All) - Poison - Wicked Young Man - Killer / I Love the Dead - School's Out / Another Brick In The Wall – Elected   

PINBACK - 21/11/2011 Epicerie Moderne Lyon - Tres - Bloods on Fire - Boquet - Torch - Non Photo Blue - Syracuse - (How we Breath) ? (5) - Penelope - Good to Sea - Loro - Your Sickness - Sherman - Fortress - Boo - Walters - B - Devil you know - Prog - From Nothing to Nowhere // Sender – AFK  

 

2012

Les MARQUISES - 19/01/2012 Le Kraspek Lyon - /   

B R OAD WAY - 13/03/2012 L'Estrade St Etienne - /   

WEEPERS CIRCUS ( + Erwan Pinard) - 22/03/2012 Marché Gare Lyon - /   

Matt ELLIOTT - 24/03/2012 Marché Gare Lyon - Dust, Flesh and Bones - Something About Ghosts - Il galeone - Desamparado - I Name This Ship Tragedy, Bless Her & All Who Sail With Her - The Howling Song - I Put a Spell on You - Also Ran - Misirlou - Bomb the Stock Exchange   

GRAVENHURST - 24/05/2012 Epicerie Moderne Lyon - I Turn my Face to the Forest Floor – Damage II – Nicole – the Ghost of Saint Paul – In Miniature – Saints – Hourglass – the Prize – Blue Beard – the Foundry – Black Holes in the Sand // Grand Union Canal? – Cities Beneath the Sea   

Harold MARTINEZ - 06/07/2012 Le Marronnier Centenaire Albigny sur Saone - /   

RADIOHEAD - 10/07/2012 Théatre Antique Nimes - Lucky – Bloom – Morning Mr.Magpie – 15 Step – There there – Staircase – the Gloaming – Separator – I Might be Wrong – Pyramid Song – Nude – Identitik – Lotus Flower – Feral – Little by Little – Paranoid Android  //  Treefingers – Give up the Ghost – Videotape – Weird Fishes Arpeggi – Ful Stop – Everything in its right Place – Idioteque // Reckoner   

the PAINS OF BEING PURE AT HEART - 21/10/2012 Epicerie Moderne Lyon - Heavens Gonna Happen Now – Belong – Until the Sun Explodes – Heart in your Heartbreak – Higher than the Stars – Sure – Come Saturday – Young Adult Friction – Kelly – My Terrible Friend – Everything with you – the Pains of Being Pure at Heart //  A Teenager in Love – This Love is Fucking Right !!!   

MARS RED SKY - 01/11/2012 Le Kraspek Lyon - /   

TY SEGALL - 12/11/2012 Clacson Lyon - Thank God for Sinners - You're the Doctor - I Bought My Eyes - Finger - Girlfriend - Imaginary Person - Cents - Wave Goodbye - Inside Your Heart - The Hill - Skin - My Head Explodes - Handglams - don't do it - oh Mary - Tell me what's inside your heart   

WHY? - 24/11/2012 Epicerie Moderne Lyon - Eskimo Snow – Crushed Bones – Good Friday – Strawberries – Jonathan’s Hope – Thirst – Waterlines – These Few Presidents – Brook & Waxing – Thirteen on High – the Hollows – Bitter Thoughts – Fatalist Palmistry – the Vowels, pt.2 – Simeon’s Dilemma – Sod in the Seed ? // By Torpedo or Crohn’s? – Gemini (Birthday Song)   

Harold MARTINEZ - 13/12/2012 Epicerie Moderne Lyon - Muddy Lakes - Indian Pain - Unchained Waters - Snake Dance - White Falcon - Acid Rain - Quicksand Biy - Faith Healer - Birdmum   

 

2013

WOVENHAND - 22/02/2013 Cave à Musique Macon - Closer – Maize – In the Temple – Sinking Hands – Kingdom of Ice – Long Horn – As Wool – Good Shepherd (new song) – the Speaking Hands – A Holy Measure – His Rest – King O King // Kicking Bird   

Harold MARTINEZ - 23/03/2013 Bar des Capucins Lyon - /   

SWANS - 27/03/2013 Epicerie Moderne Lyon - To Be Kind - Mother of the World / Screen Shot - Coward - She Loves Us - court instru - Nathalie - The Seer / Toussaint Louverture Song / Oxygen   

Shannon WRIGHT (+ Boy & the Echo Choir) - 15/04/2013 Clacson Lyon - Fractured - With Closed Eyes - Commoner’s Saint – Less than a Moment – the Caustic Light – Throw a Blanket over the Sun – Idle Hands – You Baffle me – You’ll be the Death – If Only we Could – Who’s Sorry Now?  // Ways to Make you see – Bleed //  Mire   

Les MARQUISES - 25/05/2013 La Triperie Lyon - /   

LAMBCHOP - 30/06/2013 Epicerie Moderne Lyon - /   

SMASHING PUMPKINS - 16/07/2013 Théatre Antique Vienne - Space Oddity – Starz – Rocket – Quasar – Disarm – Tonight Tonight – Bullet with Butterfly Wings – Pinwheels – Oceania – Thirty Three – Ava Adore – Eye – One Diamond, One Heart – Pale Horse – Today – Zero – Stand Inside your Love – United States //  Immigrant Song – Cherub Rock – 1979   

Nick CAVE & The BAD SEEDS - 27/07/2013 Nuits de Fourvière Lyon - We No Who U R – Jubilee Street – From Her to Eternity – the Weeping Song – Tupelo – Deanna – Mermaids – People Ain’t No Good – Into my Arms – Higgs Boson Blues – the Mercy Seat – Stagger Lee – Push the Sky Away  //  We Real Cool – Red Right Hand – Papa won’t Leave you Henry – Jack the Ripper – Love Letter  

SIGUR ROS - 30/07/2013 Nuits de Fourvière Lyon - Yfirborð - Brennisteinn - Glósóli - Vaka - Ísjaki - Sæglópur - Olsen Olsen - Hrafntinna - Varúð - Hoppípolla/Með Blóðnasir - Kveikur - Festival // Svefn-g-englar – Popplagið   

FRUSTRATION - 18/10/2013 Marché Gare Lyon - Worries – Around – For Them No Promises – As They Say – Midlife Crisis – It’s Gonna be the Same – Premeditation – Just Wanna Ride – Uncivilized – We Miss You – No Trouble – Assassination – Angle Grinder – Too Many Questions //  Cause You Are Away – Blind – Dying City   

PARQUET COURTS (+Mazes) - 25/10/2013 Marché Gare Lyon - Bodies Made of… – You’ve got me Wonderin’ Now – the More it Works – Smart Aleck Kid – She’s Rolling – Master of my Craft - Borrowed Time – Yr No Stoner – Careers in Combat – Black and White – Dear Ramona – Food Stamp Office – Yonder is Closer to the Heart – Light up Gold – Sunbathin’ Animal – What Color is Blood – N.Dakota – Stoned and Starving // No Ideas – Donuts Only   

VILLAGERS (+Lee Ranaldo and the Dust) - 18/11/2013 Epicerie Moderne Lyon - My Lighthouse – Set the Tigers free – Passing a Message – the Bell – Home – Nothing Arrived – the Pact – Becoming a Jackal – the Waves – Judgement Call – Earthly Pleasure – Occupy your Mind – Ship of Promises // I Saw the Dead – 27 Strangers – Hot Scary Summer   

GIRLS IN HAWAII (+ V.O.) - 04/12/2013 Epicerie Moderne Lyon - Wars – Not Dead – We are the Living – the Fog – Sun of the Sons – Time to Forgive the Winter – Changes will be Lost – Here I Belong – Casper – Connections – Misses – Switzerland – Rorschach – Mallory’s Heights – Birthday Call – Grasshopper // 9.00 AM – Found In the Ground – This Farm will end up in Fire // Organeum – Flavor  

 

2014

THEE SILVER MOUNT ZION - 18/02/2014 Epicerie Moderne Lyon - Fuck Off Get Free (For theIslandofMontreal) - Austerity Blues - Rains Thru the Roof at Thee Grande Ballroom (For Capital Steez) / Take Away These Early Grave Blues - 'Piphany Rambler - All The Kings Are Dead - What We Loved Was Not Enough // Little Ones Run   

Bill CALLAHAN - 19/02/2014 Epicerie Moderne Lyon - The Sing - Javelin Unlanding - Small Plane - America! - Dress Sexy at My Funeral - Too Many Birds - One Fine Morning – Spring – Drover - Ride My Arrow - Please Send Me Someone to Love – Seagull - Winter Road   

Le SKELETON BAND - 26/04/2014 La Triperie Lyon - /   

WOVENHAND - 30/05/2014 Epicerie Moderne Lyon - Hiss - Closer - Maize - Horse Head Fiddle - King O King - Masonic Youth - El Bow - Corsican A Clip - the Refractory - Long Horn - Field of Hedon - Salome - Good Shepherd // Obdurate Obscura - Glistening Black   

DETROIT - 13/06/2014 Théatre Antique Vienne - Ma Muse - Horizon - des Visages des Figures - A ton Etoile - Le Creux de Ta Main - Lazy - Le Fleuve - Lolita Nie en Bloc - Ange de Désolation - Null and Void // Droit Dans le Soleil – Glimmer in Your Eyes – Sa Majesté – Un Jour en France – Fin de Siècle – Tostaky  //  Le Vent nous Portera – Comme elle vient // des Armes   

PIXIES - 02/07/2014 Nuits de Fourvière Lyon - Debaser - U-Mass - Monkey Gone to Heaven - Rock Music - Wave of Mutilation – Hey – Bagboy - River Euphrates - Something Against You - Bone Machine - Crackity Jones - Mr. Grieves - Magdalena 318 - Brick Is Red - Nimrod's Son - Indie Cindy - Here Comes Your Man - La La Love You - Greens and Blues – Caribou - Isla de Encanta - I've Been Tired – Cactus - Gouge Away – Tame - The Sad Punk - Where Is My Mind? – Vamos   

MOGWAI (+ Timber Timbre) - 06/07/2014 Nuits de Fourvière Lyon - Heard About You Last Night - Friend of the Night - Take Me Somewhere Nice - Master Card - Ithica 27ø9 - White Noise - Mexican Grand Prix - Auto Rock - How to Be a Werewolf – Deesh – Remurdered - We're No Here // Hunted by a Freak - MOGWAI Fear Satan   

PORTISHEAD (+Thought Forms) - 15/07/2014 Nuits de Fourvière Lyon - Silence - Nylon Smile – Mysterons - The Rip - Sour Times - Magic Doors - Wandering Star - Machine Gun – Over - Glory Box - Chase the Tear – Cowboys – Threads // Roads - We Carry On   

Angel OLSEN (+ Marissa Nadler) - 01/10/2014 Epicerie Moderne Lyon - Free – Drunk and with Dreams – Tiniest Seed – Stars – Lights Out – Acrobat – High & Wild – I’m a Stranger Here – May as Well – Forgiven / Forgotten – Sweet Dreams // Iota   

Yann TIERSEN - 16/10/2014 Epicerie Moderne Lyon - Slippery Stones - Ar Maen Bihan - A Midsummer Evening – Palestine - Dark Stuff - La Dispute - La Crise – Steinn - In Our Minds - Chapter 19 - Rue des cascades – Grønjørd - The Gutter - The Crossing / Vanishing Point / Lights  //  La Longue Route - Sur Le Fil - Till The End  

 

2015

MOTORAMA (+ Rank) - 28/01/2015 Transbordeur Lyon - Corona - To the South - Dispersed Energy - She Is There - Eyes - Red Drop - Heavy Wave - Lottery - Rose in the Vase - Old - Similar Way - Special Day - One Moment - Empty Bed - Ghost - Alps - During the Years - Write to me // Eyes – Scars   

GODSPEED YOU ! BLACK EMPEROR - 15/04/2015 Transbordeur Lyon - Hope Drone - Buildings - Mladic - Railroads - Peasantry or Light ! Inside of Light! - Lambs Breath - Asunder, sweet - Piss Crowns Are Trebled   

Shannon WRIGHT - 06/05/2015 Marché Gare Lyon - Birds - In the Morning – Plea - Violent Colors - Defy this Love – Hinterland - Ways to Make you see - In the Needle - Who’s Sorry Now ? - Black Little Stray – Portray - Throw a Blanket Over the Sun - Bleed  //  If Only we could - You’ll be the Death // Louise – Father   

Harold MARTINEZ (+ I Love UFO) - 14/05/2015 Marché Gare Lyon - Muddy Lakes – Indian Pain – Faith Healer – the Killers Crow  – Dead Man – Call of Blood – O Lord -  Unchained Waters – Freedom Rider – Vanishing Race // Acid Rain  

 

TINALS Nimes29-30-31/05/2015

OUGHT -  the Weather Song – Passionate Turner  – Clarity ! – Today, More than any other Day – Beautiful Blue Skies  – Le Combo – Habit (I feel a, I feel a) – Sun Come Dawn svp – (Are You) Gemini  

Thurston MOORE - Forevermore - Speak to the Wild - Germs Burn - Turn On - Grace Lake  

THEE OH SEES - I Come From the Mountain - Tunnel Time - Poor Queen - The Dream - Tidal Wave - Turned Out Light - Toe Cutter / Thumb Buster - Withered Hand - ? - Dead Energy - Sticky Hulks - Carrion Crawler - Web - Destroyed Fortress Reappears  

GIANT SAND - Ride the Rail - Man On a String -  Every Now And Then -  Song So Wrong -  Eye Opening -  Lost Love - House In Order -  Transponder -  Hurtin' Habit -  Texting Feist -  Tumble and Tear  

SUN KIL MOON - Mariette – Micheline - Richard Ramirez Died Today of Natural Causes - The Possum - Ali/Spinks 2 - I Watched the Film the Song Remains the Same – Dogs  

the DIVINE COMEDY - Absent Friends - Assume the Perpendicular - Have You Ever Been in Love - Your Daddy's Car -   Everybody Knows (Except You) - Bang Goes the Knighthood - Our Mutual Friend - Generation Sex - When the Lights Go Out All Over Europe - The Summerhouse - A Lady of a Certain Age - Songs of Love - Becoming More Like Alfie - National Express - Down in the Street Below - Charmed Life - Tonight We Fly  

VIET CONG - Throw It Away – Silhouettes - Bunker Buster - Newspaper Spoons - Continental Shelf – Death  

FOXYGEN - We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic - On Blue Mountain - Coulda Been My Love - Can't Contextualize my Mind - Hot Summer – Shuggie - Teenage Alien Blues - No Destruction - Everyone Needs Love  

DRENGE - Running Wild - Side By Side - Gun Crazy - The Snake - Nothing - We Can Do What We Want - I Wanna Break You In Half - Bloodsports - Never Awake - Face Like a Skull - Let's Pretend

 

Ryley WALKER - 20/09/2015 Le Kraspek Lyon - (New Song) – Roundabout - On The Banks Of The Old Kishwaukee - Primrose Green - Griffiths Bucks Blues – Fair Play – If I were a Carpenter – Funny Thing She Said – Summer Dress – Cocaine Blues   

Sufjan STEVENS - 27/09/2015 Radiant Lyon - Redford (For Yia-Yia & Pappou) - Death With Dignity - Should Have Known Better - Drawn to the Blood – Eugene - John My Beloved - The Only Thing - Fourth of July - No Shade in the Shadow of the Cross - Carrie & Lowell - All of Me Wants All of You – Vesuvius - I Want to Be Well - Blue Bucket of Gold // Concerning the UFO Sighting Near Highland, Illinois – Sister – Heirloom - The Dress Looks Nice on You - Futile Devices - Casimir Pulaski Day – Chicago   

GIRLS NAMES (+ Rank) - 01/11/2015 Sonic Lyon - Reticence – Desire Oscillations – Malaga – Zero Triptych – Chrome Rose – A Hunger Artist – Dysmorphia – Hypnotic Regression – Exploit Me  //  I Was You  

OUGHT (+ Yung) - 24/11/2015 Marché Gare Lyon - Men for Miles – Sun’s Coming Down – Passionate Turn – the Weather Song – Beautiful Blue Sky – the Combo – Habit (I feel a, I Feel a) – Never Better – Waiting  

 

2016

SAVAGES (+ Bo Ningen) - 27/02/2016 Epicerie Moderne Lyon - Sad Person – City’s Full – Slowing down the World – Shut Up – She Will – Husbands – Surrender – Evil – When I Love – I Need Something New – the Answer – Hit Me – No Face – T.I.W.Y.G // Mechanics – Adore – Fuckers   

PUBLIC SERVICE BROADCASTING - 04/03/2016 Marché Gare Lyon - Sputnik – Theme from PSB – Signal 30 – Night Mail – Korolev – E.V.A – Valentina – ROYGBIV – If War should Come – Spitfire – the Other Side – Go! // Gagarin – Everest   

MIOSSEC (+ Erwan Pinard) - 17/03/2016 Marché Gare Lyon - On y Va – Le Bonheur – Le Roi – Plaisirs Poisons – L’innocence – Alouette – Papa – Défroqué – Vie Vole – Nuit Bleue – Cascadeur – Les Ecailles – Bières – Nos Morts – Les Mouches / Je m’en Vais  //  Le Poing – Brest – Le Bonheur   

GIANT SAND (+ Jason Lytle) - 19/04/2016 Trabendo Paris - Cry Me No River, Ride the Rail, Shiver, Paradise Here About, Every Now and Then, Yer Ropes, the Unlucky (Maggie Bjorklund song), El Vagabundo (Brian Lopez song), Fall Apart (Gabriel Sullivan song), et plein d’autres  (Man on a String, Song so Wrong, House in Order ??) - Wonder – Hurtin’ Habit – Forever and a Day – Texting Feist – Hewlett’s Daughter – Jaykub // Tumble and Tear – Heaventually   

CALEXICO - 22/04/2016 Epicerie Moderne Lyon - Frontera / Trigger – Falling from the Sky – Cumbia de Donde – Fake Fur – Sunken Waltz – Bullets & Rocks – Maybe on Monday – Para – Minas de Cobre – Inspiracion – World Undone – Miles from the Sea – Moon Never Rises – Corona – Cumbia Soledad / Desaparecido – Alone Again Or – Puerto //  Fortune Teller – Beneath City of dreams // Across the Borderline – Guero Canelo – Crystal Frontier  

DIONYSOS - 21/05/2016 Salle Jeanne d'Arc St Etienne - Chanson d'été - Skateboarding sous Morphine - Hospital Blues - Vampire de l'Amour - Giant Jack - Ciel en Sauce - le jour le plus froid du Monde - Flamme à Lunettes - Song for Jedi - Know your Anemy - Cloudman - Don Diego 2000 - Neige // Heroes - Vampire en Pyjama - Tokyo Montana  

  

TINALS Nimes03-04-05/2016

TY SEGALL - Squealer - California Hills - Emotional Mugger/Leopard Priestess – Diversion - Baby Big Man (I Want a Mommy) - Candy Sam - Squealer Two - Thank God for Sinners – Finger – Spiders – Manipulator – Feel  

the MYSTERY LIGHTS - /  

EXPLOSIONS IN THE SKY - Infinite Orbit - The Birth and Death of the Day - The Ecstatics - Catastrophe and the Cure - Colors in Space - Your Hand in Mine - Disintegration Anxiety - The Only Moment We Were Alone  

YAK - Harbour the Feeling - Use Somebody - Hungry Heart – Smile - Alas Salvation - Victorious (National Anthem) - Out on a Limb – No - Cumberland Gap  

PROTOMARTYR - Cowards Starve – I Forgive You – Blues Festival – Pontiac 87 – Want Remover – Scum, Rise ! – Uncle Mother’s – What the Wall Said – the Devil in his Youth – Ypsilanti – Come & See – Dope Cloud – the Hermit – Clandestine Time – Why does it Shake ?  

LUSH - Undertow (Spooky Remix) - De-Luxe - Lit Up - Kiss Chase - Hypocrite - Thoughtforms - Light From a Dead Star - Desire Lines - Breeze - Etheriel - Scarlet - Out of Control - for Love - Ladykillers - Downer - Sweetness and Light  

DIRTY FENCES - /  

AIR - Venus - Don't Be Light - Cherry Blossom Girl - J'ai dormi sous l'eau - People in the City - Talisman - Remember - Playground Love (instru) - Alpha Beta Gaga – Radian - How Does It Make You Feel?  - Kelly Watch the Stars - Sexy Boy - La Femme d'Argent  

DINOSAUR JR - The Lung - Goin Down - Back to Your Heart - Start Choppin - Little Fury Things - Feel the Pain - Out There - Tiny - Pieces - Training Ground - Just Like Heaven - Freak Scene – Gargoyle  

NOTS - Insect Eyes - Shelf Life - Blank Reflection - No Novelty - Strange Rage - Virgin Mary - Cold Line - Tellevangalist - Black Mold - Rat King - Tvod - Inherently Low - Reactor - Cosmetic - White Noise  

PARQUET COURTS - Master of My Craft - Borrowed Time - Dear Ramona - One Man No City – Dust - Paraphrased - I Was Just Here - Pathos Prairie - Captive of the Sun - Human Performance - Berlin Got Blurry - Keep It Even - Outside - Bodies Made Of - Light Up Gold II - Black and White  

SHELLAC - Squirrel Song - Riding Bikes - You Came in Me - My Black Ass – Compliant - Steady as She Goes – Killers - All the Surveyors - Dude Incredible - Prayer to God - dog and pony show - Wingwalker - The End of Radio – Crow  

 

PJ HARVEY - 14/06/2016 Nuits de Fourvière Lyon - Chain of Keys - The Ministry of Defence - The Community of Hope - The Orange Monkey - A Line in the Sand - Let England Shake - The Words That Maketh Murder - The Glorious Land - Medicinals - When Under Ether - Dollar, Dollar - The Wheel - The Ministry of Social Affairs - 50ft Queenie - Down by the Water - To Bring You My Love - River Anacostia // Working for the Man - A Perfect Day Elise   

WOVENHAND - 15/10/2016 Epicerie Moderne Lyon - The Hired Hand – Hiss – Maize – Crystal Palace – Corsicana Clip – the Refractory – Obdurate Obscura – the Quiver – Swaying Reed – Salome – All your Waves – Crook and Flail – Five by Five – Low Twelve – El Bow // King O King – Come Brave   

Kevin MORBY - 16/11/2016 Epicerie Moderne Lyon - Cut Me Down – Dorothy - Harlem River - All of My Life – Destroyer - I Have Been to the Mountain - Tiny Fires - Miles, Miles, Miles - Singing Saw - Black Flowers - Beautiful Strangers - No Place to Fall // Passing Through – Parade - The Ballad of Arlo Jones   

Ryley WALKER - 26/11/2016 Sonic Lyon - Intro - Funny Thing She Said - On the Banks of the Old Kishwaukee - Sullen Mind - The Roundabout - The Halfwit in Me - Fair Play – Primrose Green //  Summer Dress  

 

2017

DANDY WARHOLS (+ Telegram) - 14/02/2017 Epicerie Moderne Lyon - Be In - Crack Cocaine Rager - Get Off - Not If You Were the Last Junkie on Earth - STYGGO - I Love You - Catcher in the Rye - Plan A - Holding Me Up - Every Day Should Be a Holiday (solo acoustique) - Welcome to the Monkey House (solo acoustique) - Good Morning - Everyone Is Totally Insane - You Are Killing Me - We Used to Be Friends - Bohemian Like You - Godless - Pete International Airport / Boys Better   

L'EFFONDRAS - 28/02/2017 Marché Gare Lyon - /   

MAGMA - 11/03/2017 Transbordeur Lyon - Ëmëhntëhtt-Ré (inclus Hhaï / Zombies) -  Theusz Hamtaahk // Kobaïa // Ehn Deiss   

Erwan PINARD - 18/03/2017 de L'autre côté du Pont Lyon - Tranquille  - Laisse-moi  - Compte à rebours – Fleur d’Oranger – J’ai l’amour – J’élabore – Eau de Vie – Je ne dirai plus – Profs – Centre-Ville – S’il ne reste – J’entends des Voix – Que ta Volonté – Thèse/Antithèse – O Solitude – A quoi Bon – Colère  // Qu’as-tu été capable de faire par amour ? – Coaching bien être

 

..... TO BE CONTINUED .....

 

 

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24 avril 2017

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4 Juin 1998. Je sors émerveillé d’un petit amphithéâtre mis à disposition par la Fnac du Centre Bourse de Marseille à l’attention des fans des Smashing Pumpkins. Ces derniers, en pleine tournée promotionnelle pour leur dernier album Adore, viennent de donner en milieu d’après-midi un concert sur les toits de la Fnac Parisienne devant une centaine de privilégiés, concert retransmis un peu partout en France (j’en parle ici). En attendant que le casque de la borne d’écoute d’Adore se libère, j’avise celle d’à côté, où une compilation a été mise en avant. Il s’agit de What’s Up Matador, double CD présentant les nouveautés de ce qui deviendra mon label fétiche. 44 chansons pour un prix modique (1), quelques noms qui me parlaient sur la liste, je décidais sur un coup de tête d’investir.  Je ne le savais pas encore, mais je venais de faire l’un des gestes les plus importants de ma carrière débutante de fan de rock indé. 

Parmi les noms qui m’avaient fait de l’œil, une certaine Cat Power dont on parlait beaucoup. Le superbe single « Nude as the News » ne pouvait que m’inciter à emprunter l’album dont il était extrait, What Would the Community Think.  Et paf, un troisième album fétiche d’affilé sur ces cassettes !  J’ai évidemment déjà écrit sur ce disque en ces pages et, honnêtement, je ne pourrais pas faire mieux. Pour ceux qui auraient la flemme de se référer à CE LIEN, un petit extrait en guise de résumé : « Rarement texte et musique se seront autant ligués pour enfanter une atmosphère aussi sombre et oppressante. Tout au long de l'écoute on se demande quel terrible secret se cache derrière cette frange et ce timide sourire pour provoquer ce mal être chuchoté ou hurlé sur ces douze titres. » Bon, un album qui commence par un titre qui s’appelle « in this Hole », et qui se poursuit sur ce « after this there will be no more good clean fun », on comprend qu’il va rester relativement désespéré jusqu’à la fin.  What Would the Community Think. Voilà sans doute ce qui me parlait le plus à l’époque, ce titre avec lequel je me sentais tellement en phase. Certes la chanson en question évoque douloureusement le cas d’une fille mère dans un contexte qu’on devine assez peu ouvert à ce genre « d’écarts ». Mais c’est le même regard que j’ai pu sentir, jeune, lorsque je n’étais pas assez conforme à ce qu’on attendait de moi.  L’humiliation, la honte, à chaque pas de côté. Cette pesante communauté. Il est très dur de s’en défaire, c’est un combat souvent décourageant. What Would the Community Think. Cette cassette est tellement usée que le son en était tout faiblard à la réécoute. Mais je connais l’album par cœur… 

Ce disque a aussi été extrêmement important dans la manière où j’appréhendais la musique. Il y a peu, j’étais attaché à la virtuosité technique comme vecteur d’émotion, et voilà qu’une chanteuse me touche comme jamais en répétant quelques arpèges ultra simples en boucle, sur une rythmique tout aussi répétitive du grand Steve Shelley. De quoi faire figurer Chan Marshall dans la liste de mes guitaristes favoris. Et me faire patienter un bon moment dans un bar marseillais pour un de mes premiers concerts, assez mémorable : mais ce sera pour un prochain numéro…

(1)    Oui, à l’époque le rapport prix/chanson ou prix/minute était un critère important pour moi, je m’estimais même floué quand un disque faisait moins de 45 mn ! 

 

 

 

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Le fait d’avoir flashé sur Hips and Makers ne pouvait que m’inciter à creuser la carrière de Kristin Hersh. Si j’empruntais cet album de son groupe, Throwing Muses, c’était avant tout parce qu’il s’agissait d’une version spéciale avec en disque bonus un concert complet de Kristin Hersh en solo acoustique. Mais évoquons d’abord Red Heaven, qui dans mon esprit était à la fois le dernier album du groupe -ce qui n’étais pas du tout le cas, il y en avait alors deux autres qui suivaient - et son meilleur, ce qui à l’écoute des trois premiers titres ici enregistrés pourrait cette fois être exact. J’avais le souvenir d’un son terriblement vieillot, mais s’il est évidemment un petit peu daté, il n’a absolument rien de repoussant. « Furious » est une sorte de grunge acoustique qui honore bien son intitulé, « Carnival Wig » est un morceau alternatif assez menaçant et « Pearl », titre folk qui explose ensuite en rock émaillé d’un solo agressif, est sans aucun doute l’un des meilleurs morceaux composé par Kristin Hersh. Je suis surpris aussi de voir une telle proximité d’écriture entre les chansons du Hips and Makers et ceux de Red Heaven : certes tout est écrit par Hersh mais je me rappelais d’un écart de qualité assez important en faveur de ses disques solo. On verra au prochain épisode si la suite de Red Heaven confirme la qualité de cet album, et s’il s’agit d’un cas isolé dans la discographie des Throwing Muses, qu’on retrouvera à trois reprises dans les cassettes suivantes.

 

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