Blinking Lights (and other revelations)

17 janvier 2017

Leonard COHEN - You Want It Darker

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Des artistes que j’ai vus sur scène, Leonard Cohen fut sans doute le plus classe. Un charisme et une élégance incroyables, augmentant encore le respect immense que j’avais pour lui alors même que je ne suis pas son plus grand connaisseur, ni son plus grand fan. Cependant, il n’était pas évident que Cohen nous quitte sur un album si classieux, comme il quittait la scène en soulevant son chapeau old school et en s’inclinant modestement devant son public. Car c’est peu dire que sa discographie récente, celle parue après une retraite de dix ans, fut inégale. A mon humble avis, sur les quatre albums sortis depuis 2000, seules quelques chansons de Ten New Songs se hissaient à hauteur des précédentes, et seul Old Ideas (malgré un titre assez éloquent et des arrangements douteux) m’avait un tant soit peu intéressé. 

Et pourtant, dès la pochette de You want it Darker (superbe titre d’ailleurs), on sentit que les choses avaient changé. Viré le designer fou des pochettes précédentes, virés les arrangements pompeux et envahissants : bonjour noirceur, sobriété, classe…  Cohen est le seul songwritter que j’aime plus pour ses textes que pour sa musique, le seul poète qui s’est illustré judicieusement dans la chanson. Aussi commencerais je donc par évoquer les textes de You Want it Darker, comptant parmi les plus beaux écrits par le Canadien. Plus que jamais, le vieil homme s’interroge et imprègne son album de références religieuses. Non pas comme ceux qui, sentant leur heure venue, deviennent subitement bigots, mais comme celui qui aura, tout au long de sa vie et de sa carrière, cherché et douté. Pièce maîtresse du disque, « Treaty » en est le meilleur exemple: i’m so sorry for the ghost i made you be, only one of us was real, and that was me. La profondeur des textes tient aussi dans leur mystère : comme souvent dans l’art en général, et dans le passé du poète particulièrement, l’amour divin et humain se confond, laissant l’auditeur se faire sa propre idée, en particulier sur « if i didn’t have your love », véritable psaume moderne. Surtout, Cohen retrouve son sens de la formule, ces paroles qui coulent de source sans qu’on sache vraiment à quoi elles font référence, si ce n’est qu’elles s’adaptent à la perfection au format musical et imprègnent immédiatement notre mémoire. On pourrait citer des lignes et des lignes du livret, contentons-nous d’évoquer « Steer Your Way », rappelant les meilleures extraits des fabuleux albums I’m your Man ou the Future. Sans le son daté. 

Car l’autre bonne surprise de You Want it Darker, ce sont les arrangements. Est-ce parce qu’ils sont si mesurés, si réfléchis pour mettre en valeur le chant, que les textes on fait mouche si facilement, semblants bien meilleurs que sur les précédentes productions de Leonard Cohen ? Ce qui est sûr, c’est que la sobriété des guitares, pianos et cordes de l’album, perdue depuis si longtemps (concerts compris) qu’on ne se souvient plus trop du point de basculement, fait un bien fou. Excepté sur le refrain de « On the Level » et sur « Travelling Light », où l’on retrouve des chœurs un peu riches et quelques solos moins discrets (passages rares, donc supportables), la musique, de son tempo très lent, s’efface devant la voix du Maitre. Une voix qui nous avait sérieusement inquiétés sur Popular Problems,  et qui retrouve ici une paradoxale force dans sa douceur, dans sa profondeur. Aux paroles spirituelles, aux orgues et chœurs d’église (de synagogue, plus précisément), s’ajoute cette voix aux accents divins pour faire de ce testament un chef d’œuvre introspectif. Et si l’abandon est un thème qui traverse régulièrement You Want it Darker, ce n’est pas le sentiment qui restera dans le cœur des admirateurs de Leonard Cohen après cet ultime album. Jamais il n’aura paru si proche, et si éternel.

 

 

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12 janvier 2017

# 041 / 221

041

 

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La fois dernière, je m’étais bien gardé de dire que ma découverte de Sparklehorse sonnait le glas de mes années Hard Rock. Et pour cause, j’avais vu venir le programme de cette cassette. Impossible de faire mentir l’histoire quand elle est gravée sur bande magnétique : l’épisode 041 est quasiment intégralement consacré à deux guitaristes ayant officié dans le groupe de hard par qui tout a commencé pour moi. 

Les Guns N'Roses, donc,  ont été fondé par Axl Rose et Izzy Stradlin qui jouaient ensemble auparavant dans Hollywood Rose. Si chaque membre du groupe a participé à sa manière au rapide succès des Guns (notamment Slash et sa technique formidable), c’est bien le duo original qui a assuré la plus grande partie du songwritting, Izzy Stradlin signant en particulier la musique de bon nombre des tubes des Use Your Illusion. Il n’est pas étonnant dès lors que son départ (dû au gigantisme des tournées  de cette époque et au caractère de merde d’Axl Rose) ait amorcé la fin des Guns N Roses. 

Izzy Stradlin, plus intéressé par la musique que par les paillettes, réuni rapidement quelques potes sous le nom des Ju Ju Hounds et sort un premier album (qu’on ne trouvera pas ici car je l’avais acheté en cassette dès sa sortie). Le succès est au rendez-vous, en 1992 les Guns sont encore des stars en activité et  l’album intéresse forcément les fans, d’autant qu’il est plutôt réussi. Après une tournée le groupe splite et ce n’est qu’en 1998 que Stradlin sort son album solo suivant, épaulé par le guitariste Rick Richards rescapé des Ju Ju Hounds et le sympathique Duff Mc Kagan, bassiste en vacances des Guns qui ont implosé depuis un bon moment. 

Dès le premier morceau de 117° (enregistré en entier, on est fan ou on ne l’est pas),  le bon single « Ain’t it a Bitch », l’influence principale de Stradlin’ saute aux oreilles : les Rolling Stones s’invitent sur presque toutes les plages, avec plus ou moins de réussite. Très axé guitare évidemment, avec pas mal de slide (un peu trop ?), Stradlin’ propose des rock bluesy agréables mais bien classiques, à l’image d’une voix adapté mais qui manque un peu de mordant. Raison pour laquelle les nombreuses ballades semi acoustique sont plutôt barbantes (« Good Enough ») là où celle des Guns (sur le GNR Lies notamment) accrochaient par la tension dégagée par Axl Rose. Pour épicer un peu ce disque au titre pourtant plein de promesses, restent l’efficace punkoïde « Parasite », les énergiques « 117° » et « Methanol », ainsi que pourquoi pas l’intro Motorheadienne de « Grunt » et le rigolo « Here Before You » (clin d’œil appuyé au « You ain’t the First » du Use Your Illusion I). Un album voulu apparemment comme récréatif, façon de faire de la musique sans se prendre la tête, tout comme les deux reprises de vieux rock n roll y figurant, scolaires mais bien exécutées. 

Par la suite, Stradlin poursuivra peinard sa carrière solo de manière de plus en plus confidentielle. Mis à part River sorti en 2001 (dans mon souvenir bien plus intéressant que ce 117°), toutes ses productions sortiront en édition limitée pour les seuls japonais ou, plus largement, directement sur internet (je ne les ai jamais écoutés). Raison pour laquelle on ne retrouvera plus le sieur Jeffrey Isbell, de son vrai nom, sur ces cassettes.

 

 

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En 1992, quand Stradlin’ se fait la malle, les Guns lui cherchent un remplaçant. Soit les guitaristes de renom avaient eu vent du bordel régnant au sein du groupe et ne s’étaient pas bousculés au portillon, soit Axl avait décidé que son ego (et celui de Slash) occupaient déjà assez de place pour en laisser un peu à une autre célébrité. Quoi qu’il en soit, c’est donc un inconnu, Gilby Clarke, guitariste de l’obscur groupe Kill for Thrills, qui fut choisi. Deux ans après son recrutement, et n’ayant participé qu’aux tournées et à l’album de reprises the Spaghetti Incident ?, Gilby jette l’éponge (ou se fait virer ?) et en profite pour sortir un premier album solo, Pawnshop Guitars. Pour la petite histoire, c’est le deuxième CD que j’ai acheté dans ma vie, et finalement cela aurait pu être pire. Pawnshop Guitars est en effet plutôt sympa, rend hommage au Clash et aux Rolling Stones (évidemment !) avec deux reprises bien choisies et exécutées, et voit l’ensemble des membres des Guns N'Roses faire quelques featuring. 

Trois ans après, en 1997, l’ambiance est toute autre pour la sortie de the Hangover. Potes des Guns comme public ont déserté, et Gilby se prend la tête tout seul sur son pieu. J’avais enregistré l’album en entier et en gardait une opinion plutôt positive, mais la réécoute a été vraiment décevante. Les compos, orientés hard rock sans saveur, ne provoquent  que rarement l’intérêt (le riff de « Zip Gun »), et les reprises ne rehaussent pas le niveau (celle de Bowie est quelconque,  « Happiness is a Warm Gun » des Beatles poussive). Seule la fin du disque est plus inspirée, « the Worst » et « Punk Rock Pollution » ayant des parties de guitare rapides et efficaces, « Captain Chaos » une mélodie et des arrangements sympathiques évoquant le premier album. Pas de quoi se ruer sur les disques suivants (sans intérêt) qu’il continuera à sortir épisodiquement jusqu’en 2002, avant de trainer en studio comme guitariste ou producteur de seconde zone.

 

 

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Quelques secondes de Vitalogy suffisent à faire oublier ce qui a précédé sur la cassette. Avec « Last Exit » et surtout « Spin the Black Circle », Pearl Jam ne se pose pas de question et balance du rock simple et puissant. Quelques accords et de l’énergie, formule gagnante qu’ils appliqueront avec la même efficacité sur « Whipping ». Voilà la raison pour laquelle Vitalogy est mon album de Pearl Jam favori, de loin : là où j’avais tendance sur les deux précédents à trouver les titres relevés souvent trop bruyants et à leur préférer largement les ballades, la qualité des compos est ici bien plus équilibrée. Pour finir en beauté la cassette (j’avais malheureusement séparé Vitalogy en deux parties), on n’aurait pu faire mieux que la merveilleuse ballade « Nothingman », l’un de mes favoris du groupe, sur laquelle la voix chaleureuse d’Eddie Vedder est une fois de plus extrêmement touchante. Un sans-fautes pour cette première face, qui nous donne hâte de réécouter la suite.

 

 

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06 janvier 2017

Mon Année 2016 en 8 Rubriques Musicales (and other Revelations....)

 

En 2016, j’ai écouté beaucoup de disques.  A l’échelle de blinkinglights, en tout cas. J’ai même écouté beaucoup de bons disques, mais j’ai souvent du me faire un peu violence pour les chroniquer, ce qui s’est certainement un peu ressenti  dans mes articles (enfin, pour ceux que j’ai réussi à publier, il m’en reste un certain nombre « en attente »). En cause l’âge du blog (et du blogueur) et la tendance qu’on eut des artistes multi chroniqués ici à se répéter, le plus souvent de belle manière d’ailleurs, ce qui m’a donné la fâcheuse impression de n’avoir plus rien à dire même sur des albums de qualité. Un des exemples le plus frappant  est the Glowing Man de Swans, excellent mais que j’ai finalement assez peu écouté : il vient après deux doubles albums très copieux et tout aussi excellents publiés depuis 2012, sans compter les live.  Le tout dans la même veine, de celle qu’on n’a pas forcément tout le temps envie de se passer au petit déjeuner. 

Ainsi Sophia, Matt Elliott, Kristin Hersh (double album !), Leonard Cohen, Explosions in the Sky, Wire  ont ajouté une nouvelle pièce à une œuvre conséquente et truffée de chef d’œuvres, les stakhanovistes de la sortie Thee Oh Sees et King Lizzard nous ont perdu en route, sans compter les redites moins intéressantes comme les albums de Dinosaur Jr ou Wovenhand (j’ai failli créer une rubrique Disques Inutiles de l’Année pour eux). Peu de déceptions (on y viendra), mais très peu de nouveautés scotchantes, et aucun chef d’œuvre absolu pour mettre tout le monde d’accord…. De quoi me donner envie, pour l’année prochaine, de prendre du recul, de savourer un peu plus mes coups de cœur, quitte à laisser le temps faire le tri et effacer tranquillement les têtes d’affiche d’une semaine.

 

 

1 – DISQUE DE L'ANNEE

 

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RADIOHEAD - A Moon Shaped Pool

Mettre Radiohead en album de l’année, ce n’est pas très bon signe pour la fraicheur du blog, j’en ai conscience. Mais on parlait de cette tendance routinière qui m’aura un peu assommée en 2016, et Radiohead aura vraiment été l’exception : un vieux groupe autrefois adulé qu’on continue à écouter par habitude avec de moins en moins de passion et qui sort, par surprise, un disque magnifique, du niveau de ceux qu’on passait en boucle du temps où l’on était amoureux.

 

2 – DECOUVERTES DE L'ANNEE

 

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YUNG - A Youthful Dream

Jeune groupe découvert en 2015, Yung confirme tout le bien qu’on en avait pensé en les voyant sur scène avec un A Youthful  Dream expéditif et sans temps mort. Tout le son des 90’s que j’adore, sans la ringardise qui va généralement avec le revival du genre.

 

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Emma Ruth RUNDLE - Marked For Death

Dernière arrivée mais non des moindres, Emma Ruth Rundle ne m’aura pas marqué sur scène mais aura brisé mon petit cœur d’artichaut avec  son Marked for Death qui n’a pas fini de tourner chez moi.

 

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SAVAGES

Après avoir vu Savages en concert en Février, j’ai acheté les deux albums (Silent Yourself et Adore Life), différents, encore inégaux, mais truffés de tubes et suffisamment attachants pour qu’on y revienne très régulièrement. Un groupe solide mais encore jeune, avec une marge de progression qui laisse présager une très belle discographie à venir.

 

3 – CONCERT DE L'ANNEE

 

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SHELLAC - This Is Not A Love Song Festival (Nimes)

Une bonne année à concerts, due à l’excellente programmation du TINALS mais aussi au retour en force de l’Epicerie Moderne après un coup de mou inquiétant en 2015. Choix difficile, mais je retiendrai la prestation dantesque de Shellac  en clôture du This is not a Love Song Festival de Nîmes.  Un show incroyable sur scène et dans la fosse dont on se souviendra longtemps….

  

4 – DECEPTIONS DE L'ANNEE

 

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     Malcolm MIDDLETON - Summer of 13                PJ HARVEY - the Hope Six Demolition Project

Parmi les déceptions, le dernier Bowie (la déception c’est surtout de ne pas avoir aimé le testament d’un artiste que j’adore), le Nick Cave (déception plutôt en comparaison de son prédécesseur), Mogwai (mais je n’attendais pas des merveilles du groupe). Mais deux albums se détachent largement dans cette catégorie : PJ Harvey qui fait succéder au magnifique Let’s England Shake l’un de ses plus mauvais disques, à tel point que je vais le revendre (rarissime). Et surtout mon cher Malcolm Middleton, qui à une discographie jusque-là impeccable vient greffer un Summer of 13 laminé par des arrangements immondes.

 

5 – DISQUE SURCOTE DE L'ANNEE

 

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Iggy POP - Post Pop Depression

Choix moins évident que l’année dernière (un peu comme pour toutes les rubriques d’ailleurs), mais il me semble que le Post Pop Depression d’Iggy Pop a récolté de bien bonnes chroniques eut égard à sa torpeur généralisée. Pas un disque détestable, mais enfin tout le monde l’a déjà oublié, non ?

 

6 – VIEILLERIES DE L'ANNEE

 

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SLEATER KINNEY - Dig Me Out                                            L7 - Smell the Magic

L’année 2016 aura été pour moi l’année des Riot Girls. En cause la découverte complètement par hasard de Sleater Kinney, dont le Dig me Out au titre prophétique fut sauvé d’une poubelle par un cousin qui me le refila. En parallèle, mes cassettes me refirent poser l’oreille sur les terribles premiers albums de L7 que je m’empressais d’acquérir en CD ou en Vinyle (aïe le porte-monnaie…).

 

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SONIC YOUTH - Sonic Youth

Autre surprise, la trouvaille à bas prix du tout premier Sonic Youth que je n’avais jamais écouté. Et contrairement au bruitisme attendu, un album de Krautrock inspiré par Can (limite plagié par moments) que j’ai adoré.

 

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Howe GELB

Enfin l’acquisition d’un coffret passionnant de l’ami Howe Gelb (vu aussi en concert à Paris) que je n’ai pas fini d’explorer, et qui me fera peut-être ressusciter la rubrique « Discographie ».

 

7 – ARTWORK DE L'ANNEE

 

Pas beaucoup de merveilles - ni d’horreurs d’ailleurs - dans les disques que j’ai écouté cette année (j’ai vu passer énormément de belles choses sur facebook, notamment en Metal bien bruyant, mais ce serait tricher que de les mettre ici).

 

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MONO - Requiem for Hell                                  PHISH - Big Boat

J’ai bien aimé cette pochette du Requiem for Hell de Mono, que j’aurai pris en vinyle s’il ne fut pas aussi cher (tient, encore un autre bon album à mettre dans la liste de mon introduction)

Sinon celle du Big Boat de Phish, groupe dont toute l’Europe se contrefout à tort (il y a des merveilles dans leur innombrable discographie)  mais quand même à raison concernant notamment cet opus qui s’englue la plupart du temps dans les pires dérives prog dont peuvent se montrer capables les américains.

 

8 – TITRES DE L'ANNEE

 

Kevin Morby – « I’ve been to the Mountain » : beaucoup cité, à juste titre. Il suffit d’écouter.

Radiohead - « Ful Stop » : découvert en 2012 aux Arènes de Nîmes et déjà remarqué comme l’un des morceaux les plus enthousiasmants d’une setlist inégale

Radiohead - « True Love Waits » : relecture dépouillée d’un vieux titre, que je semble le seul à avoir apprécié….

Diiv – « Under the Sun » : un album beaucoup trop long et souvent peu inspiré mais capable de fulgurances comme cet extrait, faisant donc partie de mon quatuor de tête 2016.

 

Un quatuor pas vraiment représentatif de l’année écoulée, ni écrasant de supériorité ses concurrents, que je m’empresse donc de proposer dans une playlist.

 

 

En fin de playlist, quelques titres de fin 2015 qui m’auront accompagné tout le début d’année. Et un morceau de Dionysos qui nécessite quelques explications.  Je n’aurai peut-être pas écouté l’album Vampire en Pyjama, ni ne serait allé les voir en concert, sans mes enfants. Et je n’aurais certainement pas lu le bouquin de Malzieu (je m’étais juré de ne plus le faire après l’horrible Métamorphose en Bord de Ciel) sans mon épouse, touchée par cette histoire vraie pour des tas de raisons (notamment professionnelles). Ecriture enfin ancrée dans le réel par la force des choses, et dont l’imaginaire n’intervient que pour littéralement sauver un homme dont la vie bascule du jour au lendemain de la fête à une tragédie quasi inéluctable. Bref, l’émotion ressentie quand j’accompagnais à la guitare Héloïse et Malo chantant à tue tête « Vampire en Pyjama » valait bien que j’intègre ce titre à ce récapitulatif…

 

BONUS

Deux catégories bonus, que je ne développe pas trop, ayant l’espoir de le faire au sein de deux nouvelles rubriques auxquelles je pense depuis un long moment (j’ai même les doigts qui fourmillent, mais le temps me manque, une fois de plus…)

 

9 – UNE BD 

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Plus qu’une BD, c’est un dessinateur pour lequel je me passionne actuellement. Dans la lignée de Charles Burns, Mezzo propose un incroyable noir et blanc hachuré, un style que j’affectionne particulièrement. A la suite du magnifique Love In Vain consacré à Robert Johnson, j’ai lu tout ce que je pouvais trouver de lui, notamment l’intégrale du Roi des Mouches, histoire aussi glauque que fascinante concoctée avec son fidèle scénariste, Pirus. Une rétrospective de ses travaux, Fuzz Book,  est sortie en fin d’année.

 

10 – UN JEU

 

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LIFE IS STRANGE 

Pour une fois je ne donne pas dans la vieillerie, puisque ce jeu est un gros succès de l’année 2015. Héroïne charismatique, environnement réaliste, scénario évolutif et prenant (bouleversant, en fait…) ainsi que bande son irréprochable ont fait mon plaisir pendant un (tout petit) mois. De quoi me donner l’envie (rare) de recommencer immédiatement pour voir ce qu’il se produit quand on fait des choix radicalement différents….

 

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29 décembre 2016

METALLICA with the San Fransisco Symphony Orchestra - S&M

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L’année prochaine, cela fera 20 ans que je cours les salles de concerts plus ou moins assidument. Je vais donc certainement me fendre de quelques articles spéciaux, notamment celui que j’avais prévu pour clôturer ma liste des Loved Lives, ces enregistrements en public que j’ai particulièrement apprécié et écouté. Car oui, j’avais établi une liste à l’ouverture de cette rubrique (il y a fort longtemps donc), et celle-ci touche à sa fin. Or il est un de ces Loved Lives dont j’ai continuellement repoussé la chronique, jusqu’à être contraint de la publier aujourd’hui si je veux atteindre mon objectif : le Concert de Metallica accompagné de l’Orchestre Symphonique de San Fransisco, subtilement appelé S&M.

 

Ce double album fut le coup de grâce pour la plupart des fans de la première heure qui n’avaient pas fui lors des sorties successives du Metallica et des Load / ReLoad. J’étais alors trop gentil pour enfoncer le clou, bien que j’aie intérieurement ricané en voyant le double album de reprises sorti l’année précédente, moi qui ne fus jamais autant méprisé pour mon amour des Guns, ce « groupe qui ne sait faire que des reprises »,  que par les fans de Metallica, les vrais les durs les purs Heavy Metalistes. Si je ne persiflais pas sur cette fausse bonne idée assez commune de l’association groupe de rock – orchestre classique, c’est qu’en tant que non fan de Metallica je m’étais acheté le vinyle et que je l’avais beaucoup aimé : j’y voyais matière à avoir un best of vivant et original, bien qu’il fit l’impasse sur mon disque favori : Kill ‘em all. Si S&M tourna beaucoup à l’époque chez moi, et qu’il méritait donc sa place ici, cela faisait des années que je ne l’avais plus sorti, à l’inverse de ses petits copains de rubrique : les retrouvailles risquaient d’être difficiles, et la madeleine d’avoir un sacré gout de moisi.

 

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La prise de contact se fait en douceur : « the Ecstasy of Gold » fait une redoutable introduction alors que les quatre cavaliers du Metal entrent sur scène, et « the Call of Ktulu », l’un de mes morceaux favoris qui m’avait fait investir sans regarder plus loin, est un instrumental épique qui s’accommode sans problème de l’Orchestre Symphonique.  Le début des ennuis commence pourtant dès le titre suivant, un « Master of Puppets », originellement redoutable, mais ici handicapé par des cordes crispantes. Par la suite, on établira progressivement une règle concernant la présence de l’orchestre : plus le morceau est ancien, et plus le tempo est rapide, moins l’orchestre est supportable (on comprend et on approuve alors grandement l’oubli du Kill ‘em all dans la setlist). C’est surtout les cordes qui peuvent plomber un classique de Metallica quand elles cherchent à en faire trop, les cuivres n’étant la plupart du temps pas trop gênants (on n’entend les autres instruments que sporadiquement).  Les espèces d’arabesques que nos cravatés effectuent pour se faire entendre sur  « the Thing that Should not be » donnent tout leur sens au titre de la chanson.  Il faut donc attendre « the Memory Remains »  (tempo medium, titre récent à l’époque) pour retrouver un semblant d’équilibre, d’autant que le public y est particulièrement enthousiaste.  L’association fonctionne assez bien aussi sur « Bleeding Me » ainsi que de manière assez attendue sur les ballades « Hero of the Day » (que j’adore) et « Nothing else Matters » (jolies basses), si bien sûr on n’est pas allergiques au lyrisme grandiloquent (mais dans ce cas cela fait belle lurette qu’on n’écoute plus Metallica…)

 

Globalement, nous avons eu droit à un deuxième tiers d’album relativement plaisant. C’est donc avec une certaine appréhension qu’on voit arriver le grand classique « For Whom the Bell Tolls », mais contrairement à la règle établie précédemment,  l’association entre Metallica et l’orchestre est ici plutôt bonne, avec un passage où les deux se répondent de belle manière et un orchestre assez discret le reste du temps. Autre bonne surprise selon moi, l’apport des cordes sur « Wherever i may Roam » qui intensifient l’intro et apportent un côté cinématographique et un peu oriental pas désagréable au morceau. On se prend à rêver d’un final flamboyant vu les quatre derniers titres proposés, hélas la règle reprend ses droits de cruelle manière, et d’autant plus violemment qu’un compréhensible effet de saturation a alors envahi l’auditeur (l’ensemble dure deux heures et quart  tout de même).  Les violonades viennent poignarder le poussif « Sad but True », alors qu’ « Enter Sandman »  est sans doute le plus gros ratage de S&M, l’orchestre voulant en faire beaucoup trop.

 

Côté setlist, S&M couvre bien l’ensemble de la carrière de Metallica à l’orée du troisième millénaire,  et bon nombre de titres majeurs du groupe sont présentés. On notera simplement que les plus mauvais sont ceux du dernier album en date ReLoad (1) et surtout les deux inédits, « No Leaf Clover »  et « Human », d’une fadeur incroyable.  Assez symptomatique d’un groupe au bord de la rupture, que le manque d’inspiration a obligé à sortir coup sur coup un album de reprises puis cet album live pour contenter ses fans. Ce sera le dernier disque officiel avec le bassiste Jason Newsted, lassé d’être l’éternel remplaçant de Cliff Burton,  et le début d’une période sombre illustrée par l’hilarant documentaire Some Kind of Monster dans lequel un « thérapeute » joue les premiers rôles. Film montrant le recrutement de Robert Trujillo à la basse et la genèse de St.Anger, album sorti en 2003 et dont même les fans les plus accros estiment que c’est une bouse de A à Z.  Je ne l’ai pas écouté, pas plus que ses successeurs à priori plus recommandables (2) : Metallica s’est arrêté pour moi sur ce S&M, que je vais sagement ranger dans sa jolie pochette plastique, dans ma nouvelle bibliothèque, dont il ne bougera pas jusqu’à mon prochain déménagement….

  

 

(1)    J’ai réécouté et plutôt apprécié le Load sur mes vieilles cassettes, mais le ReLoad n’intervient qu’en épisode 085. Nous verrons si c’est aussi passable que les extraits de S&M le laissent supposer.

 

(2)    Hardwired… to Self Destruct est sorti cette année, pas grand monde n’en a parlé dans mon entourage….

 

 

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21 décembre 2016

# 040 / 221

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Suite du Sister de Sonic Youth, et impression de ne pas écouter le même disque qu’en cassette 039. Alors que je l'avais trouvé plutôt accessible à l’épisode précédent, voilà que les quatre titres ici présentés me semblent bien plus noisy et raccords avec mes souvenirs de Daydream Nation, album qui le suivra une année après. Que ce soit dans les passages les plus rapides (« Hot Wire my Heart », reprise d’un des premiers single punk) ou dans la langueur de « Cotton Crown », les guitares abrasives s’invitent, en fond sonore ou au premier plan. Album arrangé en deux sections distinctes, ou état d’esprit différent de l’auditeur ? Il me faudra réécouter l’objet en entier (je viens de racheter le CD) pour en avoir le cœur net. Je note simplement que je me rappelais assez bien de ces titres, et pas du tout des premiers. Mais cela est aussi certainement dû au fait que j’ai écouté bien plus cette cassette que la précédente, vu leurs contenus respectifs.

 

 

 

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Mes fidèles lecteurs (et même les plus récents, disons ceux qui ont lu l’épisode 038), savent l’importance qu’a eu pour moi la soirée du 21 Octobre 1997. En bonus de luxe, la découverte de Sparklehorse, que Radiohead avait embarqué dans sa tournée OK Computer après avoir flashé sur leur premier album. Je pourrais me la péter d’avoir vu Sparklehorse jouer des extraits de ce magnifique Vivadixiesubmarinetransmissionplot, mais en fait lors du concert je ne connaissais pas encore le groupe, et j’étais occupé ailleurs; enfin bref, j’ai rien écouté... Je me souviens juste que le son et le groupe semblaient tout petits dans le Zénith Marseillais (on s’était mis dans les gradins de cette salle unanimement reconnue comme étant une catastrophe acoustique, avant de descendre au premier rang pour Radiohead), qu’il y avait une contrebasse et que Mark Linkous portait des grosses lunettes bizarres. Il est bien possible que le concert ait été décevant - d’autant que la setlist, trouvée sur le net des années après, était toute bizarre, avec seulement 4 morceaux du Viva sur les dix joués, et pas les meilleurs…. Mais ça je ne le saurais jamais… 

Quoi qu’il en soit, je me rattraperais peu de temps après en empruntant l’album à la médiathèque et en devenant assez vite fan (1), même si l’album n’est pas enregistré ici en intégralité (un sacrilège, m’enfin il y en a une très grosse partie, et je ne suis pas sûr de regretter « Tears on Fresh Fruit »…). J’ai évidemment déjà évoqué Vivadixiesubmarinetransmissionplot sur ce blog, ces titres plus mélodiques les uns que les autres, cette voix racontant dans un souffle des histoires allant droit au cœur (« Spirit Ditch », « Most Beautiful Widow in Town », l’insurpassable « Homecoming Queen » etc etc…). En un mot cette délicatesse, qui allait me faire embrasser un style (baptisé Lo Fi par les savants) assez différent de ce que j’appréciais alors. Et en même temps des coups de sangs rageurs (« Someday i will treat you good ») dessinant un album aux montagnes et vallées émotionnelles que je chérissais déjà chez des groupes alternatifs plus connus du grand public. Cet album, cette cassette  040 marquent ils mon basculement vers d’autres horizons musicaux que les bruyants groupes présentés dans cette rubrique jusque-là ?  Les prochains épisodes tendent à prouver le contraire, mais ressort on indemne d’une telle écoute ? La graine était, à mon avis, désormais plantée… 

(1) Preuve en est que Sparklehorse n’apparaitra plus dans ces cassettes : ce sera achat direct des CDs, parmi ceux que j’ai écouté le plus dans ma vie d’ailleurs…

 

 

 

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Brutale transition que le délicat (donc) « Saturday » avec un « them Bones » dont le riff de guitare peut aisément être qualifié de Metal. Le début du deuxième album d’Alice in Chains, est dans la continuité d’un Facelift tout en lourdes guitares. Mais Dirt se diversifie par la suite à partir du magistral « Rooster », préfigurant un côté acoustique qu’on retrouvera dans l’EP Jar of Flies et bien sûr dans mon MTV Unplugged fétiche. On trouve d’ailleurs dans celui-ci trois autres extraits de Dirt du même acabit, dont le glaçant et inoubliable « Down in a Hole ». Si les grosses guitares y explosent aussi, elles restent plus en sourdine et laissent la meilleure place au chant inimitable et terriblement habité de Layne Staley. A côté, se déploient des titres sombres,  lents et bien plombant qui m’ont un peu fait penser à du Black Sabbath (« Junkhead », « Dirt »). Quels que soient les arrangements des compositions, l’ambiance est de toutes manière bien glauque, avec cette voix déchirante clamant des trucs aussi guillerets que « I want you to kill me, And dig me under, I want to live no more ». Aussi bon soit cet album, il ne faisait sans doute pas bon l’écouter tous les soirs…. 

 

 

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18 décembre 2016

Perfect Week - Dimanche: Farniente

Perfect Week

 

 

Farniente: La Chanson Parfaite que l'on écoute le Dimanche Matin en trainant dans le lit, pour une grasse matinée bien méritée (ou pas).

Ah Ah Ah, trainer dans le lit, il en a de bonnes ce El Norton. Trainer dans le Lit ? mais c'est un lointain souvenir pour moi ! Je ne dis pas que je ne fais pas de grasse matinée, mais c'est pour mieux dormir - ou plutot me rendormir pendant que madame s'occupe des enfants - et tenter de grapiller un peu du retard colossal de sommeil accumulé ces dernières années, pas pour écouter de la musique... Bref, imaginons que nous soyons juste mon épouse et moi, bien reposés en cette heure tardive du dimanche matin, et qu'il me vienne l'idée de mettre un peu de musique. Il faudrait quelque chose de tranquille, appaisé, chaleureux... Un folk ensoleillé, un blues pas tros rêche, une voix posée... Quoi de mieux dans mes étagères, que ce splendide 'Sno Angel Like You né de la rencontre entre le baroudeur Howe Gelb et une chorale gospel. L'introductif "Get to Leave" ferait un accompagnement parfait à cette exceptionnelle matinée....

Ainsi se termine ce sympathique Jeu Inter Blog, qui aura vu le paradoxe d'etre la semaine où j'aurai le plus publié alors justement que je ne pouvais pas publier. J'espère que j'aurai pu, magie de la Wi-fi et de mon téléphone, lire et/ou commenter les articles des autres participants. Sinon je ne manquerai pas de commencer à le faire ce soir, date de mon retour de cette parfaite semaine en Chine. Merci El Norton, merci à ceux qui ont lu/écouté/commenté ces petites tranches musicales. Et rendez vous pour le prochain jeu....

 

 

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17 décembre 2016

Perfect Week - Samedi: Fête

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Fête: La Chanson parfaite que l'on écoute le Samedi Soir, juste avant d'aller faire la fête ou de dîner entre amis (tout dépend de votre génération et de votre dynamisme)

Bon, le Maitre du Jeu fait bien de préciser dans sa desciption que c'est un morceau qu'on écouterait avant de faire la Fête, parce que pendant je suis capable d'écouter n'importe quel truc rythmé (du moment que j'ai bu une bière ou deux). De toutes manières, je suis de la génération dîner entre amis, donc là je vois bien du vieux rock classique, genre les Beatles ou Led Zeppelin. Ou alors, si je suis chaud et que c'est vraiment la Fête, un des rares trucs dansants de ma discothèque. Calexico par exemple. Cette "Cumbia de Donde" est assez irrésistible, et ferait un parfait accompagnement pour un apero animé.

 

 

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16 décembre 2016

Perfect Week - Vendredi: Espoir

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Espoir: La Chanson parfaite que l'on écoute le Vendredi Soir, alors que la semaine de travail s'achève, qu'un soulagement émerge nécessairement et que les projections du Week end deviennent enfin concrètes.

J'ai trouvé, qu'El Norton me pardonne, qu'il y avait dans le thème du jour un léger contressens. La description de ce Vendredi Soir évoque pour moi le mot Soulagement plutot qu' Espoir, qui renvoie à un état d'esprit plus sérieux, moins fréquent, et donc à une sélection de chansons différentes. J'ai cependant déniché un morceau qui fait un peu la synthèse des deux. "Everything's Not Lost", on ne pourrait résumer mieux le mot Espoir que cet intitulé. En même temps la musique de Coldplay renvoie à quelque chose d'un peu naif, à de la pop plutot légère qui va bien avec joie que l'on éprouve lorsque le Week End tant attendu débute. "Everything's Not Lost" a toujours été mon titre favori de Coldplay, à l'époque où je les appréciais parce que, « Franchement, le premier Coldplay était pas mal ».

 

 

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15 décembre 2016

Perfect Week - Jeudi: Effort

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Effort: La chanson parfaite que l'on écoute le Jeudi Soir, au moment où l'on effectue ce footing hebdomadaire qui nous donne bonne conscience.

Ah, un thème qui m'est familier aussi, à ceci près que ce n'est pas le jeudi soir que je sue mais le mardi midi, lorsque je trouve le courage d'aller à la salle de sport à proximité de mon travail. Une salle de sport qui me gratifie de toute la daube radiophonique du moment, et grace à laquelle je me tiens au courant des vedettes qui tiennent le haut de l'affiche (en proposant, pour l'immense majorité, les mêmes chansons qu'il y a vingt ans...). C'est aussi le seul moment où j'ai le temps, depuis mon tapis roulant, de regarder des clips: il y a de tout, depuis l'éternel cliché fric gonzesses bagnoles à des videos bien trouvées nonobstant la non- qualité de la musique ainsi supportée. De toutes manières, entre le bruit environnant, la concentration sur mon souffle court et l'appel deséspéré à ma volonté pour ne pas craquer, j'aurai du mal à véritablement écouter  une musique qui me plaise (c'est pour cela que je n'écoute pas non plus de musique au casque, il y a un temps pour tout). Si je devais le faire, ce serait pour quelque chose d'assez rythmé, mais pas trop, sans trop de mélodies et au tempo métronomique: dans l'idéal donc, de la musique electro. J'écoute très peu d'électro, la sélection a donc été relativement facile, d'autant que j'ai vraiment trouvé un titre que je trouve parfait pour le footing. D'autres chansons de Holy Fuck auraient pu faire l'affaire, mais "Royal Gregory" est impeccable, non ? (quoique pour une vraie séance il faudrait écouter l'album complet).

J'en profite pour dire qu'Holy Fuck a sorti un album cette année (Congrats), mais mis à part quelques morceaux ("Crapture" aurait pu illustrer cette rubrique), il n'est pas très intéressant.... 

 

 

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14 décembre 2016

Perfect Week - Mercredi: Candeur

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Candeur: La chanson parfaite que l'on écoute le Mercredi Après Midi, telle une madeleine de Proust, lorsque la présence d'enfants dans les Rues nous rappelle quelques souvenirs de Jeunesse.

Un thème un peu plus complexe pour moi aujourd'hui, puisqu'il évoque la Candeur de l'enfance. Or lorsque j'ai commencé à écouter de la musique, j'avais une quinzaine d'années, je n'étais déjà plus vraiment un enfant. Donc pas d'artiste ou de chanson me ramenant à mon enfance, à moins de sélectionner un truc du genre "Mistral Gagnant" de Renaud: peu convainquant. Une autre manière de voir les choses aurait été de présenter une chanson découverte récemment et me renvoyant par son thème ou son ambiance à mon enfance, mais je n'ai rien trouvé non plus. Finalement, je m'appuie sur le "madeleine de proust" pour proposer cette chanson des Smashing Pumpkins. Ce groupe me renvoie instantanément à mon adolescence, d'abord parce que c'est celui que j'ai le plus écouté pendant cette période, mais aussi parce que l'univers des Smashing Pumpkins, surtout sur l'album Siamese Dream, est pétri de Nostalgie. En particulier "Mayonaise", dont l'extrait du texte reproduit ci dessous est suffisamment parlant. J'ai choisi une version acoustique, qui représente mieux la notion de candeur que la version originale émaillée de coups de guitare saturées rageurs.

Mother weep the years I'm missing -  All our time can't be given - Back"

 

 

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