Blinking Lights (and other revelations)

16 avril 2019

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Petit anachronisme au début de cette cassette, puisqu’on y trouve la musique que j’avais utilisé en bande son de la traditionnelle projection des diapos de mon dernier camp en tant que chef Louveteaux (soit 2 ans environ avant l’enregistrement du reste de la cassette). On doit trouver trace dans cette rubrique du medley utilisé pour le camp précédent, qui avait pour thème le bouquin CA de Stephen King. Après quelques dommages psychologiques collatéraux j’étais revenu à un univers un peu plus soft pour des gamins de 8-12 ans : Les Visiteurs, le célèbre film de Jean-Marie Poiré qui cartonna en 1993. La bande son en question consiste en l’enchainement complètement farfelu du générique du Village dans les Nuages, de l’horrible machin  « C’est OK » balançant des répliques du film sur de la dance ringarde, d’un titre des Shériff (« Non ! Non ! Non ! ») et du dernier morceau bluesy de la BO de Thelma et Louise. Un n’importe quoi assez représentatif du gars que j’étais à l’époque. Sur ce je vous laisse avec ça, c’est cadeau…

 

 

 

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Bon, retour à la vraie musique avec Out of Tune, deuxième album de Mojave 3, groupe fondé par Neil Halstead et deux copains de Slowdive immédiatement après leur débarquement de Creation Records pour cause de Pygmalion non vendeur (les cons !). A l’époque, je n’avais jamais entendu parler de Slowdive (d’ailleurs je ne les ai vraiment découverts que lors de leur récente reformation), mais la demo de « to whom should i write », dernier et plus beau morceau de Out of Tune, figurait sur Anakin, compilation de 4AD moult fois évoquée sur ce blog. Aussi j’empruntais cet album de Mojave 3 dès que je le trouvais, et l’enregistrais entièrement. 

Sans surprise pour qui connait le travail de Neil Halstead, Out of Tune est une merveille de cohérence tout en délicatesse, avec ce chant évoquant souvent Bob Dylan dans ses intonations, mais avec une voix hyper agréable. Guitare folk, parfois rehaussée de slide ou soutenue par une section rythmique pas trop démonstrative, le disque présente une succession de ballades douces sans être mièvres, dont certaines sont vraiment splendides (« Who do you love », « all your tears », « to whom should i write »). Dans ses moments les moins forts, Out of Tune ronronne un peu et l’absence totale de tension explique que je ne me sois pas passionné pour la discographie (restreinte) du groupe, malgré un coup de cœur immédiat pour Spoon & Rafter lors de sa sortie (2003). Une erreur que je rattraperais en partie en achetant coup sur coup les 3 fabuleux disques solo de Neil Halstead.

 

 

 

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Il me semble que Thin Lizzy n’a aujourd’hui pas la reconnaissance qu’il devrait avoir. Tiens, j’ai cherché frénétiquement Johnny the Fox dans plusieurs médiathèques, et j’ai mis bien longtemps à le dénicher. Pourquoi cet album en particulier ?  Parce qu’il semblait être un concept album (marotte de l’époque, vous vous en souvenez), entre les prénoms croisés sur les titres des chansons et la pochette figurant  le renard de l’album. En réalité pas du tout, mais ce n’est pas grave, car Johnny the Fox est mon Thin Lizzy favori. Sorti pendant l’âge d’or du groupe Irlandais, juste après Jailbreak dont il n’a pas l’aura, faute de single aussi dévastateur que « the Boys are Back in Town », Johnny the Fox est pourtant un chef d’œuvre de Hard Rock à l’ancienne que j’avais immédiatement enregistré en intégralité.

A l’écoute de ces duels de guitaristes fabuleux (Brian Robertson et Scott Gorham), on entend la cohorte de jeunes fans prendre de grandes inspirations avant d’aller fonder des groupes majeurs du Hard 80’s, Iron Maiden en tête. On y retrouve ces ambiances parfois médiévales, ces chevauchées fantastiques, ces soli au son parfait juste techniques comme il faut, ni trop longs ni trop racoleurs. Exécutés avec une maestria redoutable, les titres les plus relevés sont bourrés d’excellents riffs et groovent incroyablement, grâce notamment à un batteur dont j’avais oublié le talent. Je m’étonne d’ailleurs que Brian Downey ne soit pas cité plus souvent dans les listes des meilleurs batteurs du rock tant il étincelle sur la plupart des morceaux de Johnny the Fox. Quant à Phil Lynott, bassiste et compositeur en chef, c’est surtout son chant qui est merveilleux,  parvenant à faire oublier le coté parfois un peu plan-plan des ballades émaillant l’album. Dernier passage du quatuor Irlandais en cette rubrique (qui m’aura furieusement donné envie de réécouter le Live and Dangerous, acquis immédiatement en vinyle à l’époque), Johnny the Fox est un album à redécouvrir d’urgence pour tous les amateurs des pionniers du Hard Rock.

 

 

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09 avril 2019

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En parallèle de mes nombreuses découvertes musicales, j’avais commencé à m’intéresser au cinéma, et j’ai vu pas mal de films assez connus au ciné pendant une petite décennie (globalement entre 1995 et 2005, avec même une petite période vers 2002 / 2003 où j’ai vu des trucs plus pointus). Mon premier contact avec les Frères Coen, qui devaient rapidement devenir mes réalisateurs préférés après Tim Burton, fut le film Fargo que j’adorais et qui consacra aussi Steve Buscemi comme mon acteur fétiche (après Benoit Poelvoorde, certes). Je n’allais donc pas manquer deux ans après the Big Lebowski qui réunissait à nouveaux Coen’s et Buscemi, et j’ai bien évidemment fait immédiatement partie de la cohorte de spectateurs portant aux nues les absurdes pérégrinations de the Dude et ses potes de Bowling. Qu’importe que l’histoire comporta quelques longueurs, j’étais bien trop content de pouvoir enfin balancer avec les copains des répliques cultes en connaissance de cause, je n’allais pas me la jouer pisse-vinaigre sur ce coup là. D’autant qu’une ribambelle de scènes fabuleuses et, surtout, d’inoubliables personnages, légitimaient parfaitement l’aura de the Big Lebowski dans le panthéon des films des 90’s.

 

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La BO n’est pas en reste et complète à merveille la réussite de the Big Lebowski. Tout d’abord, elle illustre parfaitement les ambiances des différentes parties du film, avec ce côté savoureusement décalé qui fait que même une reprise d’ « Hotel California » par les Gipsy Kings passe crème. Les trois premiers titres présentent le Dude dans une ambiance baba cool j’m’en foutiste, avec en introduction « the Man in Me », ses la-la-la et ses chœurs nonchalants surprenants chez Bob Dylan (je le connaissais plus sérieux, mais je le connais de toutes manières très mal). Les titres suivants font basculer la BO dans un registre  plus inquiétant, la voix fantomatique d’Yma Sumac survolant des tambours et harpes répétitives dégénérant en poursuite hallucinée. « Traffic Room » et « Stamping Ground » installent durablement la tension, cuivres et cordes venant là encore par des répétitions entêtantes évoquer les ennuis rencontrés par le branquignole Dude et son tapis souillé. Le summum de l’originalité est à attribuer à Meredith Monk et la bien nommée « Walking Song » qui réussit à rendre musicalement l’impression d’une marche essoufflée par tout un jeu de halètements en rythme entrecoupé de pauses de plus en plus fréquentes. Une chanson marquante qui me revient régulièrement en mémoire quand j’ai le souffle court.

 

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En ce qui me concerne, l’album va plus loin en mettant en valeur une palette variée d’artistes cultes sur lesquels je n’ai pas forcément eu encore le temps de me pencher. Townes Van Zandt, artiste apparemment pillé par pas mal de folkeux modernes que j’acclame régulièrement sur ce blog, clôture l’album avec une redoutable version country blues du standard « Dead Flowers » des Stones, avec une double voix à la fois goguenarde et splendide. « Stamping Ground », mélange de musique traditionnelle et d’orchestre symphonique, fait une très belle porte d’entrée pour découvrir ce fameux Moondog dont on parle tant en ce moment. Et puis il y a ce « Her Eyes are a blue Million Miles » beau à tomber à la renverse, ce que je fis deux fois : comment, du blues aussi mélodique ? Quoi, le Captain Beefheart ?? Il faut dire qu’après avoir tenté le Trout Mask Replica, j’avais juré qu’on ne m’y prendrait plus. Telle est la puissance du Dude, qui aura réussi à réhabiliter le Don après 15 ans d’incompréhension. Clear Spot, à écouter d’urgence, donc. Et cette BO à acheter illico.

 

 

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Toujours en quête d’explorer la discographie de Dead Can Dance, j’avais dû emprunter A Passage in Time sans me douter que c’était une compilation, ce qui mettra par la suite un peu le bordel dans mes enregistrement, puisque je voulais éviter d’avoir la même chanson sur plusieurs cassettes. La compilation était déjà bizarrement déséquilibrée à la base, ignorant le premier album jugé sans doute trop à part (et évidemment le dernier pas encore sorti) et consacrant deux tiers de ses pistes à Aion et the Serpent’s Egg. On y perd donc un peu de l’éclectisme incroyable du duo, la partie gothique étant sur représentée, mais le très bon titre du disque n’est quand même pas usurpé. C’est bien à un voyage au travers des époques que nous convie Dead Can Dance, entre percussions pastorales, folk médiéval, chant gregorien et rythmes ancestraux. Un aperçu rapide du talent de ce groupe décidément unique.

 

 

 

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Grand écart avec ce qui précède, puisqu’on a le plaisir de retrouver pour un court moment Hole, pour un EP réservé aux fans assez marquant, notamment pour sa pochette qui se passe de commentaires. Débutant par la reprise d’un morceau punk hyper efficace (« Over the Edge »), Ask for It enchaine des morceaux live où Courtney Love, comme de coutume, dégueule sa hargne sur des interprétations où la sincérité compense très largement les approximations musicales (grunge, baby !), que ce soit sur la très lunatique reprise de Lou Reed « Pale Blue Eyes » ou leur grand classique « Violet ». Evidemment, cela ne marche pas à tous les coups, et l’on oubliera un dernier titre vraiment trop bordélique.

 

 

 

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Ah, les voilà ces fameux deux titres égarés du Aladdin Sane de David Bowie présenté cassette précédente. Forcément, les mots manquent, il ne reste plus qu’à écouter… 

 

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01 avril 2019

# 089 / 221

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Amusantes, ces incongruités sporadiques dans ma série de cassettes. Après avoir notamment savouré un best of de William Sheller (épisode 65), voici Dominique Dalcan qui s’invite dans la rubrique. En réalité, c’est surtout la BO de Ma Vie en Rose qui importe ici, étant donné que je n’ai jamais rien écouté d’autre de ce chanteur français relativement confidentiel. Le film, en revanche, avait pas mal fait parler de lui à sa sortie, en 1997. Je l’avais bien apprécié dans mon souvenir et avait été assez touché par cette histoire de petit garçon se rêvant en fille, au grand désarroi de ses parents, bourgeois bien installés dans une belle maison de banlieue cossue où il est primordial de bien paraitre aux yeux de ses voisins (Michèle Laroque jouait fort bien la Maman de ce garçonnet prénommé Ludo). Il me semble que c’est une des premières fois que cette thématique du « mauvais genre » était proposée frontalement au grand public, mais il m’est difficile d’en juger, n’ayant eu dans ma jeunesse aucune ouverture sur le sujet (Ma Vie en Rose a d’ailleurs pu paraitre horriblement consensuel à des spectateurs plus avertis que moi à l’époque). Précurseur donc, je l’ignore, en tout cas il y avait là les prémices de débats qui enfleront jusqu’à  exploser il y a quelques années avec la fameuse théorie du genre. Je pense de toutes manières que ce n’est pas tant de ce côté-là qu’il fallait chercher mon attachement au film, mais plutôt dans l’histoire d’un gamin qui se réfugie dans un monde imaginaire pour fuir une réalité qui l’accable et le jugement des autres. 

Quoi qu’il en soit la musique du film m’avait suffisamment accroché pour que j’emprunte le CD à la médiathèque. J’en avais enregistré la majeure partie (en omettant évidemment la chanson phare interprétée par Zazie – dommage, je l’aurai bien réécouté par curiosité), et j’ai beaucoup réécouté la cassette par la suite. Je me souvenais d’ailleurs très bien de la mélodie de « Le vol du Trio », qui a un côté mélancolique évoquant les BO de Yann Tiersen (qui cette année-là sortait son splendide Le Phare, mais je ne ferais sa rencontre et en deviendrais fan que bien plus tard). Après un début plutôt doux, invitant à la rêverie (les cuivres et cordes mêlées de « Rose, mode majeur »), « en Exil » marque le basculement dans une atmosphère plus sombre, voire carrément oppressante pour le très réussi « A la Recherche de Ludo » mariant sons électroniques et piano répétitif. Pour « Le bâillon sur la table », ce sont les violons qui se font dramatiques, avant un retour à l’enfance sur « Le Duel », habile variation sur un air d’harmonica emprunté à Morricone. Constituée de pièces instrumentales pour la plupart très courtes, le BO de Ma Vie en Rose est agréable et réussie dans le sens où elle retranscrit la vie de Ludo, faite de jeux et d’échappées, de tensions et de confrontations. Un moment d’autant plus savoureux que je n’ai jamais eu l’occasion de revoir le film : c’est moi ou il n’a pas été rediffusé à la télé depuis des lustres ?

 

 

 

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Il est fort dommage de devoir écrire quelques mots sur Aladdin Sane (déjà chroniqué en ce blog, comme tous les albums de David Bowie, lors du Blog Tour de 2009, et on voit mal quoi en dire de plus) sans en réécouter le titre phare, mais c’est le jeu ma pauvre lucette, et voilà « Aladdin Sane » pour une raison obscure relégué cassette suivante avec « Watch that Man ». On y perd donc l’apparition emblématique du piano de Mike Garson, mais c’est pour mieux se concentrer sur les fabuleux Spiders from Mars qui nous tricotent une splendeur dont le maitre mot est : Groove (avec un G majuscule, vous le noterez). Il y a « the Jean Genie » évidemment, son riff entêtant entré dans la légende, et il y a la basse de Trevor Bolder (écrasant tout le reste sur « Cracked Actor »). Un groupe à son sommet (ouais, j’l’ai déjà dit pour Ziggy Stardust mais j’le redis quand même), qui arrive carrément à surpasser les Stones sur la reprise de « Let’s Spend the Night Together ». On en oublierait presque Bowie, tiens, sauf qu’il y a « Time », cet espèce de cabaret rock aliéné semblant estampillé Bob Ezrin (voir par exemple certains titres de the Wall) sur lequel notre génial caméléon vient gouailler un chant exceptionnel. On est en 1973, et ca fait un chef d’œuvre de plus au compteur pour Mister Jones, qui dit mieux ?

 

 

 

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Quand on essaye de retrouver de tête la discographie de Sonic Youth, il est un album qui est régulièrement oublié. Aucun fan ne le cite d’ailleurs comme son favori, même pas les plus snobs d’entre eux (et Dieu sait qu’un fan de Sonic Youth snob c’est quasiment un pléonasme). Cet album, c’est Experimental Jet Set, Trash and No Star. Ce n’est certainement pas le meilleur, mais pas le moins bon non plus, et je l’avais presque intégralement enregistré (il occupe toute la deuxième face de cette cassette). Alors, quoi ? Est-ce son imbitable titre, là où des Sister, Evol, Goo, Dirty claquent comme des évidences ? Est-ce d’être coincé entre deux des plus marquantes parutions des Sonic Youth, Dirty et Washing Machine ? Est-ce cette inhabituelle succession de titres courts, le dernier morceau étant le seul à dépasser les 5 mn ? Ou bien tout simplement son contenu, ne présentant que très peu de classiques qui survivront aux années 90 ?

Bref, le fait est que Sonic Youth semble plus que jamais tiraillé entre ses aspirations noisy expérimentales (« Starfield Road ») et un apaisement empreint de tristesse souvent porté par Kim Gordon (« Doctor’s Order »), entre le punk le plus élémentaire (excellent « in the Mind of the Bourgeois Reader ») et les développements plus complexes et cérébraux qui seront de plus en plus sa marque de fabrique par la suite (« Tokyo Eye »). Experimental Jet Set, Trash and No Star nous fait le coup du yo yo et n’accroche que par intermittence faute de cohérence, la plus belle exception étant bien entendu l’excellent  « Bull in the Heather », synthèse réussie d’un rock n roll brut et du Krautrock toujours très inspirant de Can. A quelques dispensables extraits près (« Screaming Skull »), Experimental Jet Set, Trash and No Star s’écoute attentivement et avec plaisir, sans pour autant nous faire vraiment ressentir le génie créatif du quatuor  New Yorkais. Album de transition, album paresseux, album réfléchi ? Dans le doute, on savourera d’autant mieux les brefs accès de folie émaillant la setlist, cet « Androgynous Mind » martelé et marquant, ces cris de bonheur de Kim sur « Sweet Shine ». Peut-être qu’un bon album, c’est finalement trop peu pour du Sonic Youth….

 

 

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24 mars 2019

# 088 / 221

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Retrouvailles avec le Ballroom Blitz pour de nouveaux extraits qu’on espère aussi dingues que ceux de la cassette précédente. Celle-ci commence avec « Dr Jeckyll & Mr Hyde », seul extrait du Black Album qui sonne du coup un peu décalé dans la setlist, même si l’on remarque à nouveau l’énorme travail du bassiste Paul Gray. L’enchainement de trois tubes joués à un tempo si démentiel que les Damned frôlent la sortie de route à plusieurs reprises remet les choses au point. Le groupe se refuse malgré tout à rester dans les clous du punk, Rat Scabies s’autorisant un beau solo de batterie liant « Neat Neat Neat » et « New Rose ». On a beaucoup pensé aux Who en écoutant ce live, le voici qui se conclue avec le classique « Shakin’ all over » autrefois sublimé par la bande à Townshend. Ici c’est une version bordélique à souhait, agrémentée de parties à moitié improvisées et pas forcément maitrisées, qui viennent confirmer que les Damned sont bien l’un des groupes les plus cinglés que l’Angleterre ait produit. Je prévois en tout cas que le Ballroom Blitz vienne rejoindre prochainement ma collection déjà copieuse de concerts de Vanian and co.

 

 

 

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Je ne sais plus du tout comment j’ai entendu parler du Gong. En revanche, ce Live Etc. me renvoie systématiquement à une scène précise : de retour pour le week end chez mes parents dans ma bonne vielle chambre au papier peint 70’s déchiré, je joue à Zelda sur Game Boy en écoutant ce disque. Si l’association est irrémédiablement gravée dans ma tête, c’est certainement que le hasard avait bien fait les choses, la musique de Gong étant tout à fait dans l’esprit de l’univers de Zelda, peuplée de gnomes, de théières volantes, de titres de chansons fleurant l’aventure (« Outer Temple », « Zero the Hero & the Witch’s Spell »), de flutes étranges et de voix psychédéliques bourrées d’échos. Tout ceci est bien mystérieux, à commencer par le groupe lui-même. Gong est fondé par un couple d’Australiens (Gilli Smyth et Daevid Allen, au look de lutin facétieux)  mais en France, dans ce qui semble être une communauté soixante-huitarde. Comment cette poignée de folkeux fumeurs de joints auteurs d’un Magick Brother rocambolesque devinrent ils les redoutables cadors développant un rock prog virtuose à forte dose jazzy sur ce Live etc. regroupant les meilleurs extraits de leur mythique Camembert Electrique et de la non moins fabuleuse trilogie Flying Teapot / Angel’s Egg / You, il doit bien y avoir quelque chose de magique là dessous… 

Toujours est-il que Gong, par son humour, son univers empli de second degré, et le charisme de son leader, réussi à m’embarquer  pour un voyage dans des contrées où je ne m’aventure d’habitude guère : rock psychédélique évoquant les débuts de Pink Floyd, jazz aux rythmes bizarroïdes et changeants (excellent Pierre Moerlen à la batterie nous gratifiant d’un court solo sur le redoutable « Flying Teapot ») , expérimentations hallucinées mêlant poèmes et hurlements fantomatiques, sans compter des passages répétitifs évoquant un Krautrock plus raccord avec mes gouts de l’époque. Pire, me voici emballé par un groupe dont l’un des éléments principaux est le Saxophone, émaillant de solos déjantés la plupart des titres ici présentés. Qu’on ne me taxe plus de Saxophobe, tant j’estime au plus haut point Didier Malherbe, alias Bloomdido Bad de Grass, spécialiste des instruments à vent (notamment le doudouk, un machin arménien). Bref, assez emballé par la bouillonnante imagination, le dynamisme et la bonne humeur dégagée par le Gong, j’essaierai de pourchasser la troupe mouvante dans les recoins des médiathèques, en évitant de me perdre dans la myriade de sous-groupes issue de ce line up principal (une habitude chez les progeux, dirait-on…). On retrouvera donc à de nombreuses reprises le fabuleux Gong et ses musiciens savants dans cette rubrique, principalement pour leur début de carrière, sans doute le plus intéressant tant chacun ira ensuite se perdre dans des expérimentations un peu trop obscures pour un rocker basique comme moi.

 

 

 

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In-A-Gadda-Da-Vida, ça sent le mec qui avait acheté  le hors-série Rock N Folk « les 200 albums de rock qu’il faut absolument avoir écouté dans sa vie sinon t’es qu’un nul qui n’y connait rien ». De Iron Butterfly la plupart des gens ne connaissent qu’un riff, et c’est bien normal. Sur les trois titres retenus (la deuxième moitié de l’album), les deux premiers présentent un groupe très technique  balançant un rock bien de son époque pas mal foutu mais sans trop d’intérêt, mis à part une voix qui a un petit côté David Bowie (alors que le génial Londonien n’avait sorti  en 1968 que son premier dispensable et ignoré album). Quant au mythique « In-A-Gadda-Da-Vida », c’est évidemment un très bon morceau mis à part qu’il dure au minimum deux fois trop longtemps, s’étalant sur 17 minutes en branlette psyche et autres interminables soli (1). J’imagine cependant que c’est aussi ce qui a fait sa renommée… 

(1)    incroyable hasard d’ailleurs, les trois albums présents sur cette cassette ont chacun leur solo de batterie.

 

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17 mars 2019

# 087 / 221

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Voilà un long moment que je n’avais plus parlé des L7, et j’étais fort curieux de réécouter the Beauty Process : Triple Platinum. Après deux indispensables disques (Smell the Magic et Bricks are Heavy) et un Hungry for Stink plus inégal mais farci de tubes en acier trempé, j’avais souvenir que les filles les plus terribles de l’Ouest Américain avaient sorti en 1997 un chef d’œuvre un peu méconnu. En réalité, s’il est vrai que c’est le seul de leurs albums que j’avais enregistré en entier, j’ai été un peu déçu à la réécoute. Certes quasiment rien n’est mauvais, mais il y a assez peu de chansons vraiment marquantes, sorti d’un « Drama » ultra puissant et d’un « Bad Things » dont les hurlements et le tempo rapide en font l’unique reflet punk de l’album. Si L7 fait part de ses intentions lors d’un soundcheck particulièrement bruyant (la minute de « the Beauty Process »), elles privilégieront la lourdeur de riffs saturés sur le dynamisme jusqu’à se vautrer dans un metal un peu poussif (« Me, Myself & I »). the Beauty Process : Triple Platinum parvient la plupart du temps à maintenir l’accroche, par des textes directs (explicite « I Need » ou désolé « Non-Existent Patricia ») ou des passages transpirant la rage pure (« Must have More »), mais souffre finalement d’une ambiance générale plus plombante qu’agressive, comme si les combattantes sentaient la guerre perdue. Le départ de l’historique bassiste Jennifer Finch aurait-il démoralisé quelque peu ses deux copines guitaristes Donita Sparks et Suzi Gardner ? Toujours est-il qu’après une ultime accélération et un final destroy sur « Lorenza, Giada, Alessandra », les flamboyantes L7 quitteront cette rubrique sans même revenir avec leur ultime album Slap-Happy sorti en 1999, que je crois n’avoir jamais écouté. Pas sûr qu’il soit judicieux que je répare aujourd’hui cette omission…

 

 

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Avant toute chose, ne nous méprenons pas : si je n’ai enregistré ce Closer qu’en partie, c’est parce que je possédais déjà la compilation Permanent, aussi ne figurent sur cette cassette que les titres absents de ladite compilation, soit donc les moins « efficaces ». On ne peut pas vraiment dire les moins connus, tant l’album est culte, mais cela fait bizarre de l’écouter sans ses « Isolation », « Heart and Soul » et autres « Twenty-Four Hours ». Les trois premiers extraits enregistrés sont fidèles à l’esprit Post Punk inventé par Joy Division, une rythmique martiale et ultra répétitive sur laquelle une guitare saturé aléatoire vient doser la tension, le chant ténébreux et maintes fois imité de Ian Curtis complètant la froideur de l’ensemble (cf le célèbre et désespéré « I put my trust in you » sur « A Means to an End »). Des titres déjà suffisants pour entrevoir tout l’apport d’un album pillé par des générations de groupes, notamment ce riff de basse de « Colony » qui a fait le bonheur de certains piliers du rock alternatif 90’s. Viennent ensuite les deux morceaux suivants, intéressants aussi même si j’en suis beaucoup moins fan, et qu’ils sont sans doute en partie responsables de ma préférence pour le Unknown Pleasures.  Ralentissant le tempo et troquant la guitare contre piano ou claviers, « the Eternal »  prend un autre relief lorsqu’on vient d’écouter le Let Love In de Nick Cave, tandis que le « Decades » final, dont les paroles citées dans ma Bd fétiche the Crow de James O’Barr furent mon premier contact avec Joy Division, préfigurent tout le mouvement gothique. Deux titres qui prouvent bien que la justesse n’est pas forcément une qualité indispensable à un grand chanteur de rock. J’avais dit Culte ? Je rajoute Séminal, comme ça les gros mots sont lâchés…

 

 

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En 1980, la même année que le Closer pré-chroniqué, sort le fantastique Black Album des Damned qui les voit s’éloigner de leur Punk originel pour un Ovni musical précurseur lui aussi du gothique (même si ce sera le Phantasmagoria de 1985 qui s’inscrira pleinement dans le style). Pourtant en concert, si on en juge ce Ballroom Blitz enregistré en 1981, les Damned ont préféré continuer dans le punk quasi brut de décoffrage, se concentrant sur le Damned Damned Damned (dont est extrait l’excellente piste de décollage « Fall ») et le Machine Gun Etiquette. Et pour enfoncer le clou, ils rendent hommage aux parrains du mouvement, à savoir le MC5 et les Stooges, avec deux reprises flamboyantes enchainées, « Looking at You » et « I Feel Alright », qu’ils expédient avec une vélocité hallucinante (la paire rythmique Paul Gray / Rat Scabies évoquant rien moins que celle, géniale, des Who),  en les prolongeant toutefois chacune d’une pause barrée, prétexte à faire durer le plaisir et à s’offrir une nouvelle explosion en final. Doté d’un son respectable (surtout en comparaison de pléthores autres live semi officiels du groupe enregistrés à l’époque) et figurant ce qui est sans doute le meilleur line up que connu les Damned, le Ballroom Blitz pourrait bien être le live du groupe à conseiller. On en jugera cassette suivante avec quatre autres extraits retenus.

 

 

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10 mars 2019

La DIZAINE des BLOGUEURS: Episode 6/6

 

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La chanson associée à un voyage inoubliable

 

Et voilà, le voyage dans le fabuleux pays des blogs se termine. Je remercie une fois de plus El Norton, Alexandre et Etienne d’avoir lancé ce jeu, je me suis beaucoup amusé à relever le défi. Et je suppose que je me serais aussi régalé à lire tous les articles de mes camarades. Je suppose, car les articles publiés sur mon blog ont été programmés : si la dernière fois j’étais en déplacement en Chine, je devrais être actuellement à Turin en train de superviser la construction d’une usine. Vu comme je suis bricoleur, j’espère que cet article ne sera pas posthume, balancé par les internet alors qu’écrasé sous une tuyauterie i’m « Knockin’ on Heaven’s Door ». On en revient à cette reprise des Guns N’Roses, sur cet album déclic qui m’accompagna lors de mon deuxième voyage humanitaire en Roumanie alors que j’avais une quinzaine d’années. 

Encore une fois, ce n’est pas ce titre que j’ai choisi ici. Je préfère parler de mon dernier voyage, fantasmé de longue date et enfin réalisé l’été dernier. Avec Mélaine, nous avions programmé notre voyage annuel, une semaine à l’étranger pour se ressourcer en couple loin des enfants. Cadeau de quarantaine oblige, ce voyage était spécial puisque, au lieu d’un séjour fixe dans une capitale, il s’agissait d’un petit road trip en Ecosse. Pari risqué (notamment pour la météo), mais semaine vraiment exceptionnelle, paysages, châteaux, route, nourriture, tout fut à la hauteur de mes attentes. Je ne vais pas m’étendre (je l’ai déjà fait il y a peu de temps sur ce blog, lien ici pour les curieux), mais simplement réécrire combien la dernière soirée fut magique.

Après une grosse demi-journée de marche pluvieuse dans les Trossachs, et un bon moment de repos dans notre confortable B&B, nous nous rendîmes pour diner à l’Hotel de Crianlarich, bourgade essentiellement fréquentée par les nombreux randonneurs empruntant la fameuse West Highland Way. Au moment du dessert, débarquent tranquillement un vieux monsieur et une dame un peu plus jeune qui commencent à installer une sono, des micros, des amplis dans un coin de la salle de restaurant, à coté d'une grande cheminée surplombée par des trophées de chasse. Un concert inattendu débute, deux voix, un violon, une guitare, des chansons traditionnelles émouvantes qui s'enchainent. Des connaisseurs, pour la plupart des personnes assez agées qui doivent vivre dans le coin, s'installent au fur et à mesure sur les sièges disposés le long des murs, certains fredonnent, d'autres écoutent attentivement. Entre deux salves d'applaudissement nourris, le guitariste raconte quelques blagues avec un accent à couper au couteau, avant de reprendre une nouvelle chanson folklorique avec l'aisance du musicien roulant sa bosse depuis des décennies. Mélaine et moi serons très touchés par cette chaleureuse veillée surprise, même si je n'aurai reconnu qu'une seule chanson: "Whiskey in the Jar" (pour l'avoir notamment maintes fois entendue interprétée par Thin Lizzy). Un titre qui désormais me ramènera à ce si beau séjour en Ecosse et à sa conclusion parfaite. 

 

 

LA LISTE DES PARTICIPANTS

 

 

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08 mars 2019

La DIZAINE des BLOGUEURS: Episode 5/6

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La chanson qui met des frissons dans le dos

 

Ah, la chanson qui met des frissons dans le dos, c’est le sens même de ma passion musicale, une quête infinie pour ressentir cette vibration puissante, quasi mystique, qui se fait de moins en moins fréquente au fur et à mesure que notre culture musicale s’étend. Il peut y avoir des albums complet que j’adore qui ne contiennent pas de titre frisson, ou des disques que je n’aime pas mais qui cachent en leur sein l’une de ces merveilles. On peut la découvrir au milieu d’un concert, en regardant un film, en écoutant une playlist sur le blog d’un inconnu. Mais en tout cas, par rapport au nombre de titres que j’écoute chaque année, la chanson frisson est rare. Et comme elle est forcément ancrée dans ma mémoire, la liste en a été assez facile à établir. 

C’est souvent une ballade, une mélodie entêtante, qui à un moment donné s’intensifie, souvent de manière inattendue. Dans le rock dur les chansons frissons existent aussi mais sont plus aléatoires, l’émotion moins systématique. Les chansons frissons peuvent aussi s’user  plus ou moins rapidement sous le coup d’écoutes répétés (il y en a peu aujourd’hui des Smashing Pumpkins dans ma liste, par exemple). Les plus grands pourvoyeurs de chansons frissons sont pour moi Radiohead et Mogwai, j’aurai pu leur dédier une setlist chacun. J’ai préféré mettre en avant le dernier titre de O, magnifique album de Damien RICE : « Eskimo ». C’est une chanson qui peut sembler un peu mièvre au début, avec ses violonades, et beaucoup trop ampoulée par la suite, avec l’intervention de la cantatrice. Ça pourrait être tout ce que je déteste chez d’autres, et c’est pourtant le frisson à chaque fois, là, à 3mn21. C’est le mystère et la beauté de la musique, ce pourquoi je ne pourrais pas m’en passer.

 

 

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06 mars 2019

La DIZAINE des BLOGUEURS: Episode 4/6

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La chanson déclic, qui nous a permis de découvrir un nouvel univers musical 

 

Une thématique très intéressante, tant la liste exhaustive de ces chansons déclic tracerait pour chaque blogueur participant la colonne vertébrale de son histoire musicale. Evidemment, les chansons déclics sont bien plus nombreuses en début de « carrière », lorsque tout est à découvrir et qu’une surprise peut se cacher au détour du moindre disque emprunté au grand frère ou à la médiathèque. Plus intéressantes sont les chansons explosant un périmètre musical déjà bien établi, dans cette période encore naïve où l’on croit posséder une solide culture musicale simplement parce qu’on écoute des artistes inconnus du cercle proche de ses copains de classe ou de ses cousins. Ces chansons qui finissent par nous apprendre que le musique est un domaine bien trop vaste pour qu’on s’autorise à une attitude méprisante envers quiconque n’en possèderait pas des bases forcément subjectives.

J’ai déjà évoqué dans un vieil article l’importance qu’ont eu pour moi certaines compilations. Sur la foi de quelques artistes connus, on achetait (pas cher) des albums bourrés d’un très large éventail de titres qui, s’ils restaient dans un périmètre souvent relativement limité, permettaient un nombre incalculable de découvertes. Ainsi le Triple Album Everything is Nice, compilation sortie pour les 10 ans du label Matador, eut-il une influence considérable sur mon univers musical, présentant notamment deux chansons déclic que j’ai eu du mal à départager pour cet article : « Here we Go » de ARAB STRAP, et « Christmas Steps » de MOGWAI. J’ai finalement sélectionné cette dernière, puisque Mogwai est devenu mon groupe favori et que j’ai écouté énormément de Post Rock par la suite. Mis à part le choc émotif ressenti à l’écoute de ces formats de longs instrumentaux alternants passages des plus mélodiques et explosions saturées infernales, Mogwai fut aussi, par l’entremise de l’excellent Martin Bulloch, le groupe qui me décida à me mettre, à trente ans passés, à la batterie. C’est dire si, bien que j’avoue aujourd’hui m’être lassé de ce Post Rock originel et ne plus écouter le Come On Die Young dont est extrait ce « Christmas Steps », rarement chanson n’aura eu autant d’influence sur ma vie.

 

 

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03 mars 2019

La DIZAINE des BLOGUEURS: Episode 3/6

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La chanson que l'on écoute seul au casque le soir 

 

Voici un thème que j’ai légèrement modifié, puisque je n’écoute que très rarement la musique au casque le soir. J’y comprends surtout la mise en avant d’une chanson intimiste, plutôt apaisante, de celles que j’écoutais à la nuit tombée dans mon bureau, quand j’en avais encore un. S’il avait résisté à mes deux ainés, maintenus dans une même chambre, l’arrivée de Soline m’a définitivement chassé dans un salon justement beaucoup moins intime. Je réalise d’ailleurs que la perte de ce bureau n’est surement pas étrangère à la transition d’une écoute très riche en folk vers celle majoritairement rock, voire punk, de ces dernières années. Malgré tout, le problème que m’a posé la thématique de ce jour a plutôt été le choix à opérer parmi une multitude de disques, et encore ai-je d’emblée écarté les très nombreuses chansons solitaires, tant je ne conçois ces moments d’écoute nocturnes que sur le format d’un album complet, plongeant l’auditeur dans son ambiance crépusculaire au fur et à mesure que ses pistes défilent. 

Parmi ces albums, donc, le Felt de LILIUM a remporté la partie, la pochette, collant si bien avec le thème, ayant été un bon avantage dans cette sélection. La plupart de ses titres auraient pu illustrer cet article, j’ai choisi « Miracle », avec la basse ronde et si précise de Pascal Humbert (1) et la voix grave et classieuse d’Hugo Race, évoquant un peu celle de Leonard Cohen ou Howe Gelb, autres bons prétendants pour une écoute nocturne. Felt alterne les formats, les chants, mais reste toujours ce voyage clair-obscur que je vous propose d’effectuer, avec ou sans casque, lorsque le tumulte de la journée aura cessé et que les dernières obligations familiales auront laissé place à une liberté langoureuse. 

(1)   Ex bassiste de 16 Horsepower, ayant fondé Lilium avant de se faire connaitre du grand public en collaborant avec Bertrand Cantat au sein du duo Detroit.

 

 

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01 mars 2019

La DIZAINE des BLOGUEURS: Episode 2/6

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La chanson sortie l'année de nos 15 ans 

 

Ces organisateurs sont des petits fripons, voici une thématique qui obligera chaque participant à dévoiler son âge… Etant né en 1977, l’année de mes 15 ans est donc 1992. Ce jeu m’a fait réaliser qu’énormément de groupes de grunge ou de hard rock établis ont sorti un disque en 1991. C'est l'année où les Guns N’Roses par exemple, qui étaient le seul groupe qui m’intéressait vraiment quand j’avais 15 ans, sortaient leurs Use Your Illusion. A la rigueur le single « Knockin On Heaven’s Door » (un titre qui aurait d’ailleurs pu illustrer la plupart des rubriques de ce jeu) est paru en 1992, mais bon c’est un peu triché.

En parallèle, 1992 est l’année où plein de jeunes groupes que je découvrirais plus tard enregistrent leur premier album : par exemple Cranberries, PJ Harvey, Pavement et… RADIOHEAD. Et quoi de mieux pour illustrer mes 15 ans que le single qui les mis sur le devant de la scène, « Creep » ? Une chanson qui a eu énormément d'importance tout au long de mon adolescence.

 

« I want you to notice
When I'm not around
You're so fuckin' special
I wish I was special

But I'm a creep, I'm a weirdo.
What the hell am I doing here?
I don't belong here. »

 

 

LA LISTE DES PARTICIPANTS

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