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Suivant le point de vue, on pouvait voir cette date au Bar des Capucins comme un troisième concert de l’année (un record) ou un retour  sur scène après plus de 9 mois d’absence. Notre dernière prestation datait en effet du 3 février, où nous avions partagé un très bon moment au Toi Toi avec E-Grand et Kall.   Nous avions d’ailleurs gardé contact avec le trio Lyonnais, se promettant de partager une nouvelle fois l’affiche à l’occasion. Promesse tenue, en particulier grâce à Snoop, inimitable bassiste de Kall, qui non content d’organiser le concert réalisera aussi la superbe affiche le promouvant. De notre côté, nous avions repris un rythme de répétitions hebdomadaire bien suivi, avec beaucoup d’idées de nouveaux morceaux. En l’honneur des fidèles potes nous encourageant sur la plupart de nos dates et constituant l’essentiel de notre public, nous essayons à chaque concert d’en placer au moins un dans la setlist : au diable l’avarice, il y en aura même deux pour cette fois, ce qui confirme notre bonne dynamique. 

 

b

 

Trop occupé pour stresser durant la semaine, je commencerais à flipper un peu le vendredi du concert, où j’avais pris congé  pour me transformer, comme d’habitude, en déménageur de matos. Murphy nous fait une petite blague avec des bouchons phénoménaux pour sortir de Lyon vers la salle de répète, ce qui nous inquiéteras un bon moment, tant Damien et moi coincés dans nos bagnoles que le reste de la troupe en attente au Bar. Au final, ce bon vieux Murphy aura été petit joueur par rapport à de nombreux autres concerts que nous avons fait, et l’heure de retard prise sur le programme sera assez facilement compensée par des balances rapides et efficaces. Nous retrouvons Charles, Snoop et JB de Kall ainsi que nos compères Julien et Seb pour décharger batterie et amplis (garés à l’arrache, l’accessibilité et surtout l’absence de stationnement étant le seul défaut du Bar des Capucins) ainsi que pour l’installation au petit sous-sol vouté faisant office de salle de concert. Nous sommes étonnement au large, surtout en comparaison des souvenirs qu’on avait de notre unique date en ces lieux, le mythique concert que nous fîmes en première partie d’Harold Martinez, qui était aussi le premier de Seb avec Hello Darkness. Bref je suis bien à l’aise et assez confiant vu les conditions en terme d’espace et de son, et vu la bonne ambiance qui règne dans notre petite troupe. Pour fêter ça, nous filons tous bouffer à l’Indien du coin, et le simple fait que j’ai pu avaler un sandwich au bœuf épicé montre bien que toute trace de stress avait disparu de mon côté.

 

c

 

C’est open bar pour les musiciens, premier geste généreux des deux patrons du Bar des Capucins qui seront d’une gentillesse incroyable tout au long de la soirée. Je n’en profite que peu afin d’assurer au maximum, ayant souvenir que les nombreuses bières bues avant le concert au Toi Toi m’avaient joué quelques tours derrière les futs (les tambours, pas les barriques, vous aviez compris…) J’assure la caisse avec Seb lors de la prestation de Kall, ce qui fait que je n’en profiterai pas autant que la dernière fois, mais j’en entends suffisamment pour me confirmer que le trio n’a rien perdu de sa maitrise, tant au niveau du son que de l’interprétation. Déjà auteurs de très belles compos dont on reconnait sans peine une bonne partie malgré les mois écoulés depuis notre dernière date commune, on sent que Charles, Snoop et JB sont parfaitement rodés pour la scène, eux qui par l’entremise de leur bassiste assurent une bonne dizaine de concerts chaque année. Je profite de ce moment pour discuter avec les habitués qui se sont déplacés, Ben, Arnaud, Jimmy, Fred (venu avec Aline, ce qui fera au moins une spectatrice qui ne nous connait pas encore). Toujours agréable d’être ainsi soutenu, je regrette un peu la relativement faible affluence (1) - une trentaine d’entrées, une vingtaine de personnes pour nous écouter- mais en même temps cela donnera un côté répétition en public sympathique et détendu à la soirée.

 

e

 

Après l’inévitable changement de plateau, toujours un peu chaud, surtout lorsque je tente péniblement de retrouver mes réglages parfaits de la balance (et ce alors que JB s’est employé à ne dérégler qu’un minimum d’éléments), nous nous lançons sur « the Beat », un titre rapide et assez casse gueule qui passe sans accrocs, suivi sur la même dynamique d’un « Katrina Ghost » qui me rassure toujours. Nous avions ensuite prévu d’apaiser une setlist spécialement adaptée à un concert avec Kall, dont l’ambiance musicale est la plupart du temps plus feutrée que la nôtre. C’est un petit plaisir d’avoir assez de compositions qui tournent aujourd’hui pour faire une telle sélection, c’est en tout cas quelque chose qui m’amuse bien. Tout comme ma marotte de ressortir de temps en temps un de nos vieux morceaux, c’est le genre de truc qui me plait beaucoup quand je vais voir un concert alors pourquoi ne pas jouer à ça nous aussi ? J’avais proposé de ressusciter « to Know Who I am », qui est un morceau faussement calme assez facile à mettre en place (2) et qui fait toujours mouche.

J’aime bien aussi l’idée d’intégrer une reprise à nos setlist (et je ne suis pas le seul, puisque Kall aura délivré une jolie version de « Never Let me Down Again »), et l’idéal pour moi serait d’en changer chaque année. Hélas, nous n’avons encore jamais pu nous mettre d’accord sur un titre, si bien que pour ce soir ce sera encore le « Disorder » de Joy Division - seul titre que je n’ai d’ailleurs pas bien senti, j’ai attaqué beaucoup trop tôt la phase intensive et je n’entendais pas bien les guitares, je pense aussi qu’il venait un peu tôt dans la setlist. Mis à part une hésitation sur « Our Anthem », tout le reste s’est bien déroulé, « Stasis » et « Pluie de Flèches » apportant d’autant plus la nouveauté que l’un est la première compo de Seb pour Hello Darkness et l’autre notre première chanson en Français.  « Or Sleeping » et « Beating Heart », deux titres assez piégeux (on plante régulièrement le premier en répète alors que c’est un de nos plus vieux morceaux) concluent le set sans encombre.

 

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Ambiance à la cool avec les potes, avec qui on a discuté régulièrement pendant le concert. J’ai résisté tout le concert à la tentation de me mettre torse nu malgré la chaleur (sous les spots et sans bière, malheur !) pour faire honneur à nos nouveaux T-Shirt, floqué d’un dessin fantasmagorique tout en ombres évoquant le nom Hello Darkness (dommage, nous n’avons pas pensé à faire une photo de groupe avec, on est vraiment des amateurs…). Nous n’avions pas prévu de rappel, à peine répété vaguement « Zembria » au cas où, mais puisqu’on a eu l’honneur d’une « requête », j’ai décidé les autres à se lancer dans notre antédiluvien « Explosion of You », qui n’est pas trop mal passé, pour faire plaisir à Fred. Il le méritait bien, vu qu’il a largement contribué aux finances du concert : preuve que la théorie du ruissellement peut parfois s’avérer juste, les nombreux Picon Bière qu’il a ingurgités auront laissé des traces sonnantes et trébuchantes dans notre caisse. Ceci parce que les patrons du Bar des Capucins laissent un pourcentage de leur caisse aux musiciens, ce qui est vraiment classe, et nous rapportera bien plus que les tickets vendus. De quoi nous payer des nouveaux T-Shirts (toujours plus sympa qu’un mois de répète…)

 

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Cas unique, c’est la satisfaction unanime chez Hello Darkness quand à la qualité de notre prestation, et en plus on s’est bien amusé, ce qui nous fait dire que nous avons donné là notre meilleur concert. Je discute brièvement avec les amis pour avoir leur retour et quelques conseils toujours bons à prendre, mais il est déjà l’heure de ranger et d’aller chercher la bétaillère. Moment très frustrant de la soirée où je dois faire trois fois le tour du quartier avant de réussir tant bien que mal à me garer pour récupérer la batterie : j’aurais mieux aimé prolonger les discussions avec les amis et nos collègues de Kall, et profiter à fond du bar… Mais c’est la dure loi de l’amateurisme, et je pense qu’Hello Darkness au complet signerai sans problème pour d’autres soirées de ce genre ! D’ailleurs nous espérons organiser un nouveau concert avec un autre groupe ami en début d’année prochaine.  D’ici là, répétitions, travail sur les nombreuses nouvelles idées que nous avons en stock et pourquoi pas notre arlésienne : l’enregistrement de quelques chansons. 

 

(1)    A croire que la qualité de nos prestations est inversement proportionnelle au nombre de spectateurs….

 

(2)    pour moi, pour Julien qui en assure l’essentiel c’est une sans doute autre paire de manche

 

 

Setlist : the Beat – Katrina Ghost – Endless Rain – Young (Lullaby) – Disorder – Our Anthem – Stasis – Pluie de Flèches – to Know Who I am – Or Sleeping -  Beating Heart // Explosion of You