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Fin de cette Frank Black Session avec une succession de titres bourrins, oscillant entre le rock crado (la reprise « Handyman ») et le punk, parfois mâtiné de groove (« Pong », meilleur extrait de cette courte liste). Le principal avait déjà été dit cassette précédente….

 

 

 

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Après Loveless subit il y a quelques épisodes, voici son prédécesseur, Isn’t Anything, premier véritable album de My Bloody Valentine. Ce qui est incroyable avec ce disque, c’est que je l’ai écouté bon nombre de fois, mais il n’y a qu’une seule chanson que j’ai vraiment reconnu (« When you wake you’re still in a dream »). La douceur de « Lose my Breath » m’a ainsi bien pris par surprise, et je m’apprêtais à réviser mon jugement. Mais l’agressivité va aller croissante quasiment tout au long de ma sélection, jusqu’à finir sur deux titres (« you never should » et « nothing much to lose ») illustrant tout ce qui me fatigue un peu chez le mythique groupe écossais : en surplus des couches de guitare bien noisy, le jeu épileptique du lapin duracell au nom imbittable qui s’excite sur sa caisse claire. Bref, content que ça se termine alors même que je n’ai enregistré qu’une moitié du disque. Le pire étant qu’il y a beaucoup de choses qui me plaisent chez My Bloody Valentine, mais décidément je n’arrive pas à m’approprier leur musique. D’ailleurs je ne saurais toujours pas dire lequel des deux disques je préfère. Tient, si on me demande j’ai qu’à dire que mon favori c’est m b v (sorti en 2013, 22 ans après Loveless) même si je ne l’ai écouté qu’une fois. Je serais roi des snobs au pays des snobs.

 

 

 

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J’ai déjà eu des transitions sévères, mais je crois que là j’ai un record : la perceuse électrique de « Nothing Much to Lose » qui laisse place aux délicats arpèges  d’introduction (de la harpe ?)  de « Wouldn’t it be nice », premier morceau du célèbre Pet Sounds des Beach Boys. J’avais emprunté ce disque tout simplement parce qu’il est souvent cité comme meilleur album de tous les temps, en concurrence avec le Sgt Pepper des Beatles.  Les deux albums sont d’ailleurs liés puisque c’est en entendant Pet Sounds que les Fab Four décidèrent de retrousser leurs manches, d’arrêter le live et de se consacrer à plein temps à faire mieux que leurs rivaux (j’ai repéré ici quelques idées reprises en clin d’œil par les Beatles). « Wouldn’t it be nice » est donc un morceau pop bien foutu, qui installe en 3 secondes dans la tête de l’auditoire des images niaises à base de couples bondissant main dans la main dans une prairie sous un soleil printanier. Oui, alors on va dire que je prends bien à la légère une chanson consacrée par tous les gens sérieux comme un chef d’œuvre, mais que voulez-vous, si la radicalité noise de Isn’t Anything m’a fait mal aux oreilles, l’orchestration extrême des gentilles chansons de Pet Sounds (rrrah, les flutiaux de « I’m waiting for the day ») ne m’a pas plus bouleversé. Sur blinkinglights, on achève donc bien les classiques, fussent-ils aussi opposés que ces deux-là (1). Bon, sinon c’est sympa, y a un instrumental qui ressemble à un générique télé (« Pet Sounds ») et une petite fanfare pour finir (coucou Sergent Poivre). C’est « Trombone Dixie », morceau bonus de la réédition de 1990, tout comme l’excellent « Hang on to your Ego », version alternative de « I Know there’s an answer ». Et qui a repris « Hang on to Your Ego » sur son premier album, hein, qui, on va voir si vous avez suivi, faites moins les marioles là, hein ? Mais oui, c’est Frank Black, alléluia, tout s’éclaire, la boucle est bouclée et on peut continuer jusqu’à la cassette 100 ! (mais avant je vais faire un petit hors-série, j’ai comme un coup de fatigue là….) 

 

(1)    Que ceux qui en concluraient que j’ai des gouts de merde me jettent la première poutre qui est dans leur oreille.