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Cela faisait un petit moment qu’on parlait d’un co-concert avec les amis de Rank, que nous croisons de temps en temps à l’Hôtel de la Musique, lieu de répètes commun.  Nous avons attendu que se termine  la série de dates qu’ils ont fait pour accompagner la sortie de leur dernier album, Fake Memories, et avons commencé à démarcher quelques salles Lyonnaises. Jouer avec Rank, groupe Lyonnais reconnu à la discographie impeccable et doté d’une bonne fanbase locale, c’était pour nous à la fois très motivant et aussi une bonne occasion de se produire sur une scène plus importante et professionnelle  que d’habitude.  On pensait au Toi Toi notamment, où nous avions de très bons souvenirs d’un concert avec E-Grand et Kall, malheureusement nous ne reçûmes aucune réponse ici ou ailleurs, quand bien même Sayba (bassiste chanteur de Rank) s’était chargé de ce démarchage. Alors certes, vu nos emplois du temps respectifs, nous n’avions pas énormément de choix dans la date, mais on s’y était pris bien en avance. Il semble que les salles pouvant accueillir du rock bruyant à Lyon, peu nombreuses, se permettent de programmer au dernier moment, au cas où un groupe plus intéressant se profile. Impossible pour nous d’être aussi flexibles, aussi avions nous le choix suivant les caractères de chacun de manifester notre mécontentement devant ce qui est un manque de respect assez clair au risque de nous griller auprès des rares salles en question, ou ronger notre frein en espérant une meilleure chance les années suivantes.

 

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Voyant les semaines défiler, nous contactions François, tenancier de la Triperie, certains cette fois d’avoir une réponse, et c’est ainsi que nous nous préparions à jouer pour la 5 eme fois dans ce sympathique bar bien planqué à la Croix Rousse.  Unique inconvénient de retourner dans ce lieu que nous connaissons par cœur, les horaires stricts imposés par François, assez prudent quant au voisinage, et on le comprend vu le nombre de lieux qui ont fermé dans le coin sous les plaintes pour nuisance sonore. Arrêt du gros son à 22h30 obligatoire, ce qui veut dire un début pour Hello Darkness à 20h00, et une installation de matériel dès l’ouverture des lieux, à 17h30. Nous nous y retrouvons plutôt en forme, à l’exception de Julien qui somatise à mort : en complément de l’habituelle grosse laryngite qui l’a empêché de chanter à la dernière répète, voilà qu’il a carrément mis sa main dans un grille-pain le matin même ! De mon côté, j’ai comme souvent pas mal stressé qu’il y ait un empêchement de dernière minute, mais comme ce n’est visiblement pas le cas je respire, bien que le destin farceur ait quand même réussi à me mettre les nerfs lorsque Damien se perdra pendant plus d’une heure dans les embouteillages avec une partie du matériel. Tout est rapidement prêt pour les balances, Rank envoie du lourd et, en habitués de la scène se règlent assez facilement. Nous aussi d’ailleurs, on joue sur notre matos ce qui facilite la chose. J’entends assez mal la guitare de Damien qui est de l’autre côté de la scène, mais on doit couper  l’enceinte de retour qui fait larsenner les micros,  tant pis, je me repérerai au chant (j’ai la sono en plein dans l’oreille gauche).

 

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Horaire précoce, rude concurrence des Nuits de Fourvière (Dominique A nous chipe deux de nos plus fidèles spectateurs) voire de la Coupe du Monde, il n’y a pas foule mais le public remplira progressivement la Triperie jusqu’à une soixantaine de spectateurs pour la tête d’affiche. De bons copains sont revenus nous soutenir, ça fait toujours plaisir, avec Mélaine et Malo en Guest Stars pour moi. Nous attaquons tranquillement par notre éternelle reprise de Joy Division, dont je pensais qu’elle pourrait plaire au public de Rank (mais il ne devait pas y en avoir beaucoup en début de set !). On avait décidé d’orienter la setlist un peu plus rock que pour la date avec Kall, et Seb avait proposé un  tempo croissant, depuis nos titres les plus calmes pour finir sur nos morceaux bien pêchus. Cela nous a beaucoup plu en répète, et on était assez enthousiastes de tester ca sur scène. Tout s’est très bien déroulé, que ce soit nos titres les plus récents, avec comme nous nous obligeons à le faire une nouveauté pour cette date (« the Long Road ») qui est passée nickel, ou les plus rapides comme « Steam Roller ». J’ai paumé une baguette au début de « Our Anthem » qu’on a du recommencer, jonglé un peu sur « Katrina Ghost » et coincé une baguette sous la cymbale plusieurs fois sur « Or Sleeping » en me rattrapant comme je pouvais, bref du classique qui n’a pas gêné outre mesure. Seul foirade pour moi, le décalage en fin de « the Beat » entre Damien et moi, il faut dire qu’on ne s’entendais pas l’un l’autre et que j’avais certainement, sans m’en rendre compte accéléré le tempo comme à chaque fois en concert (la video de « Katrina Ghost » est assez édifiante sur ce point-là).Concentré sur ma partie,  j’ai pas trop entendu les autres, ce qui veut dire qu’il n’y a pas du trop y avoir de pains. En tous cas ils étaient ravis (notre meilleur concert selon Damien !), même si Julien a souffert le martyre avec ses doigts abimés. Coté public les commentaires des potes étaient bien positifs, Fred a trouvé qu’on avait bien plus avoiné qu’aux Capucins. J’aurai aimé avoir aussi quelques retours du public de ceux qui nous voyaient pour la première fois,  essentiellement ceux venus voir Rank.  Ces derniers semblaient bien contents de leur première partie, et nous ont encouragé à enregistrer, on n’était pas peu fiers !

 

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Rank a poursuivi la soirée avec un set d’une heure carré, efficace et puissant. Tout au plus aurons-nous vu que perdre un mediator pour un bassiste, c’est comme perdre une baguette pour un batteur : éliminatoire. Pour le reste, avec une setlist quasiment identique à celle qui m’avait enchanté fin mars au Farmer, je ne pouvais qu’apprécier la prestation, au même titre que les fans venus en nombre ce soir. L’association des qualités de chacun des membres fonctionne toujours aussi bien, avec l’énergie de Gilles (batterie minimaliste, mais frappe précise et ultra régulière), la rigueur de Sayba à la basse, l’explosivité de Fabrice à la guitare et le soutien posé des nappes de claviers de Guillaume. L’ambiance fut excellente que ce soit entre musiciens, dans le public ou au bar, je pense que François aura été content de nous avoir fait confiance. Pour terminer, une petite séance photo avec les copains en T-Shirt Hello Darkness en souvenir. Seb nous aura même fait la surprise d’une deuxième édition bien marrante, avec dates de tournée au verso, celle de cette soirée comprise ! Ça valait la peine qu’on s’est donné pour l’organisation, merci aux copains, merci à la Triperie et merci à Rank, quand vous voulez pour remettre ça !

 

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Setlist Hello Darkness : Disorder – Pluie de Flèches – Endless Rain – the Long Road – Stasis – Or Sleeping -  Our Anthem - Steam Roller – Katrina Ghost – the Beat - Beating Heart

 

Setlist Rank : Tonight – Braindead – Dirty Poem – Phalenes – Soul Crash – Draw the Line – War is Declared – Sixteen – Awsome - Over it – Wired // Taste of Last Time

 

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