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Artiste : JOSE GONZALEZ

 

Album: In Our Nature - 2007

 

Why: l’excellent Veneer

 

Past: idem

 

Present : Jose Gonzalez reprend avec talent les ingrédients qui ont contribués au succès de Veneer, cette manière assez unique de réussir à faire rythmer des titres pourtant constitués principalement d’arpèges. Certains déploreront la trop grande proximité entre les deux albums, pour ma part je savoure ce deuxième chapitre d’une demi heure avec tout autant de délectation : le jeune artiste a largement le temps de changer de style, il n’est pour l’instant absolument pas lassant. De discrètes percussions permettent d’accentuer le coté rythmique des chansons, surtout en début d’album, alors que la fin d’In Our Nature est plus mélodique que jamais, notamment la magnifique conclusion « Cycling trivialities » délicieusement prolongée instrumentalement (8 mn tout de même). J’ai aussi bien apprécié les deuxièmes voix qui parsèment l’album et la reprise de « Teardrop ». Impossible d’arriver à la cheville de l’original, mais Jose Gonzalez en propose une version personnalisée et réussie. Vivement la suite…

 

Future : je vais l’acheter  

 

 

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Artiste : LIZ PHAIR

 

Album: Somebody’s Miracle - 2005

 

Why: Dernier album que je n’avais jamais écouté

 

Past: les quatre albums précédents

 

Present : Chaque génération possède ses icônes féministes,  et la mienne (années 90-2000) a vu l’émergence d’une flopé de chanteuses rebelles, mouvement baptisé Rrriot Girls à la tête duquel se trouvait la fameuse Courtney Love. Un an avant Live Through This, c’est pourtant Liz Phair qui sortait un disque de référence, Exile In Guyville, aux propos d’autant plus choquants qu’ils sortaient de la bouche d’une jeune fille présentant bien (et non d’une pouffe maquillée à la ramasse et bourrée à la bière), classe mannequin et douce voix (assez semblable à celle d’une autre Rrriot Girl, Tanya Donelly). Disque de référence puisqu’il ne se contentait pas d’égaler les males rockers mais allait bien au-delà, avec une crudité qui du en faire rougir plus d’un (meilleur exemple, l’apparemment innocent  « Flower » et son célèbre « i wanna be your blowjob queen »). Deux albums de bonne facture plus tard, Liz Phair s’est mariée, et la rebelle sexy a fait place à une maman gâteau dont le plat album éponyme de 2003  fut le reflet discographique. Pas de miracle, ce Somebody’s Miracle est dans la continuité, accumulant les ballades fleur bleue inintéressantes sur plus de 14 titres d’un ennui mortel. Le début est assez trompeur, la dame (ayant gardé sa belle voix) proposant deux pops entraînantes, « Stars and Planets » et « Wind and Mountain », cette dernière d’ailleurs bien pompée sur le « Bikini Sand » des Throwing Muses. On a peine à le croire, mais ceci compose l’apogée d’un album truffé de Sunsine, de Love et de Blue Sky dans des sonorités très Avril Lavigne (il y a même une chanson intitulée « Count on my Love », un comble !).  Un dernier petit rock Stonien (« Why I lie »), et une conclusion à peine plus enthousiasmante et nous laissons l’ex allumeuse à ses histoires d’amour gentillettes, d’autant plus facilement qu’elle semble en plus se complaire dans une auto satisfaction illustrée par les photos de la pochette (mon Dieu que je suis bien foutue !).

 

Future : Faut que je réécoute Exile In Guyville, pour voir si c’était si bien que ca…

 

 

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Artiste : RHESUS

 

Album: The Fortune Teller Said - 2007

 

Why : cité sur le blog de Next

 

Past: Découverte totale

 

Present : Beaucoup de points à mettre à l’actif de Rhesus : groupe Grenoblois, ils persistent à chanter en Anglais alors que des paroles en Français leur auraient probablement déjà assuré une célébrité à la hauteur de la qualité de cet album. Ensuite c’est un trio, forme qui permet à chacun d’apporter une touche personnelle de poids à l’interprétation des chansons, d’autant plus que leurs influences sont assez variées. Pour le chanteur guitariste, Aurélien Marie, compositeur d’une majorité des titres, Jeff Buckley et Elliot Smith, pour le batteur c’est Sonic Youth et les Pixies, la bassiste citant Joy Division et the Cure. Ce mélange des genres se ressent bien sur l’album qui est assez varié, mais qui a dans sa plus grande proportion un parfum indéniable de Placebo. Les titres les plus efficaces, tels « Black Cat / White Cat », « I Suppose » et surtout « Forever » portent cette empreinte. Pourtant, c’est bien aux canadiens d’Arcade Fire qu’on pense en entamant le dynamique  « No Directions », qui préfigure de l’excellent moment qu’on va passer en compagnie de Rhésus. Continuant sur le registre rock efficace (quatre accords, une bonne maîtrise de la pause et du redémarrage), « Hey Darling » nous présente Laura, basse et deuxième voix impeccable (enfin une bassiste qui n’est pas là pour faire joli). On sent l’influence de la New Wave sur son jeu, notamment sur « A shelter », et sur la composition de titres comme « Will you follow me » ou « In a car ». Le chanteur exprime son coté folk à deux reprises, évoquant Ryan Adams sur la ballade « Together » et sur le final « I still think of you », qui finit de manière intense ce condensé de bonne musique, dans des styles bien rares chez un groupe hexagonal. Une voix parfaite et aux multiples registres, une interprétation sans faille, et des compositions diablement efficaces, on se demande pourquoi Rhesus n’a pas supplanté dans les médias français les fades clones de Pete Doherty qui se ravissent semaine après semaine le titre usurpé de « meilleur groupe de rock du moment ». Gageons que le succès, plus tardif, sera aussi plus durable pour cet excellent groupe.

 

Future : A acheter et à suivre !

 

 

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Artiste : ANDREW BIRD

 

Album: Andrew Bird & the Mysterious Production of Eggs - 2005

 

Why : vu un peu partout sur le net

 

Past: Découverte totale

 

Present : Ca fait un moment que je vois ce nom cité à coté d’artistes que j’apprécie, j’ai donc emprunté cet album d’Andrew Bird, tenté en plus par une pochette assez marrante. Ne sachant pas du tout à quoi m’attendre, j’entamais ma découverte du chanteur/musicien par « Sovay », une petite valse acoustique agréable, avec sa voix discrète et son piano en sourdine. J’y décèle des accents de Thom Yorke, que je retrouverai plus tard sur un titre très différent, un « Skin Is, My » plutôt « jazzy ?» évoquant les productions récentes de Radiohead. J’ai aussi pensé parfois  aux titres calmes de Beck, comme sur l’enjoué « Measuring Cups » ou sur « Opposite Day », petite ballade avec beaucoup d’arrangements lyriques. Ces arrangements sont d’ailleurs le coté de the Mysterious Production of Eggs que je n’ai pas apprécié. Dans certains cas, cela se limite à une pop classieuse à placer à coté de celle de the Divine Comedy (« A Nervous Tic Motion of the Head to the Left » ou la bonne compo « Tables and Chairs » qui croule malheureusement sous les violons), mais on dérape parfois jusqu’au sifflotements (rapport à son nom ?) rappelant de manière insupportable les passages les plus kitsch des vieux Disney (« Masterfade »). On sent quand même le fan des Beatles sur l’ensemble de l’album, jusque dans son titre un peu enfantin. A mettre à l’actif d’Andrew Bird, une variété de styles abordés bien résumée par le complexe « Banking on a Myth », montage mélangeant folk, pop et même trip hop en une alternance de couplets assez pesants et de refrains plutôt aériens. Dommage que l’ensemble reste en permanence du coté gentillet du rock (comme les illustrations de la pochette), n’en abordant la face abrupte qu’à une reprise, sur l’excellent « Fake Palindroms », chanson plus rythmée et directe, avec un riff de violon imparable en intro. Un bon artiste pour les amateurs de pop lyrique et travaillée…

 

Future : Pourquoi pas…