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Dans la catégorie des groupes 90’s oubliés, voici Remy Zero, qui pourtant eu quelques succès à l’époque, certainement pour la même raison qui fit que j’empruntais leur premier album à la médiathèque : Radiohead les avait convié à ouvrir pour eux lors de la tournée de the Bends. Une phrase disant d’ailleurs quasiment tout sur Remy Zero : groupe solide mais plutôt de seconde division, aux trois guitares alternant passages noisy et arpèges, avec ambiance tristoune et textes dépréciatifs de rigueur. Je suis sûr qu’un quarantenaire pourrait trouver l’année de sortie de Remy Zero à la première écoute, tant il s’inscrit dans son époque : 1996. Le disque présente cependant une originalité, certainement voulue par ses concepteurs : il mute d’un shoegaze évoquant My Bloody Valentine (1) à un rock alternatif mettant en valeur les guitares puis s’oriente progressivement vers des power ballades assez efficaces (j’ai pensé à Unbelievable Truth par exemple) en fin d’album. Paradoxalement, si le premier tiers est peut-être le plus personnel, j’ai préféré les deux suivants où l’on retrouve les chansons les plus marquantes, « Gold Star Speaker » et sa classique explosion sur les refrains, un  « Chloroform Days » au riff savoureux, et le final composé de l’intense « Chromosome » et de l’émouvante « Christmas ». Je comprends tout à fait pourquoi j’avais enregistré intégralement Remy Zero à l’époque (en plus la pochette est bien sympa), mais je comprends aussi pourquoi il n’est pas devenu l’un de mes albums fétiches, pas plus qu’il ne sera repêché après cette réécoute. Le temps a fait son œuvre, et il n’épargne pas les disques mineurs, même marqués de quelques fulgurances. 

 

(1)    Excepté un chant plus anonyme, sorte de Chris Cornell pop un peu éraillé

 

 

 

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En cassette 097, j’ai évoqué No Alternative, une compilation des années 90 figurant tout un tas de groupe phares du mouvement alternatif associés pour récolter des fonds contre le sida. Cela m’a donné envie de la réécouter, et a même donné lieu à un amusant blind test avec Damien et Julien sur le chemin de la salle de répète. Je me suis rendu compte que j’avais quasiment tout oublié de ce disque, n’ayant creusé aucun des artistes au menu que je ne connaissais pas déjà. Ainsi je ne découvre qu’aujourd’hui que Mark Eitzel fut le leader d’American Music Club représenté sur No Alternative par la chanson " All Your Jeans were too Tight ". Car si j’empruntais 60 Watt Silver Lining à la médiathèque, c’est pour une toute autre raison, dont j’avais déjà parlé lors d’un Jeu Inter Blogs : je m’étais planté, croyant avoir pris the Doctor Came at Dawn de Smog sorti la même année avec une pochette très similaire, et dont j’avais lu une chronique laudatrice. Je ne sortais pas gagnant de cette erreur, mais ça je ne m’en rendrais compte que bien des années après.

Pour l’instant, je me trouvais en présence d’un disque dont je n’avais enregistré qu’une moitié, et qui ne m’a pas marqué outre mesure, à l’exception du titre « Some Bartenders have the Gift of Pardon », que je trouve très bon. Attention, je parle du titre et non de la chanson, assez symptomatique de la musique de Mark Eitzel, qui sera je crois le tout premier artiste à obtenir le label « c’est beau mais c’est chiant », inventé pour l’occasion. Nous sommes dans une ambiance feutrée, avec contrebasse, trompette, un peu de guitare et une voix chaleureuse qui évoquerait une sorte de Jennifer Charles masculine. Il y a même un feu de bois enregistré en fond sonore sur « When my plane finally goes down ». Une ambiance piano bar qui n’est pas vraiment mon truc, mais qu’on préfère finalement aux deux chansons plus rythmée présentes sur cette cassette (« Sacred Heart », « Southend on sea »), sorte de groovy-pop bluesy qui pour le coup n’a aucun intérêt. De manière assez étonnante, j’insisterais pas mal avec Mark Eitzel, puisqu’on retrouvera trois autres de ses albums dans cette rubrique. Je n’en ai absolument aucun souvenir, ils devaient juste être disponibles en permanence à la médiathèque…

 

 

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Rien de spécial à dire sur ce Live de David Bowie qui, dans sa version réédité sous-titrée David Bowie at the Tower Philadelphia contient deux titres bonus que je me suis empressé d’enregistrer (cassette suivante). Quant à la sélection drastique ici opérée (6 titres sur les 17 figurant sur ce double LP), elle est incompréhensible vu la qualité de la setlist, du son, des interprétations, j’en passe et des meilleures. Quoi qu’il en soit, j’ai bien apprécié le peu que j’ai eu à me mettre sous l’oreille, en particulier la relecture mi-prog mi-rock n’ roll de l’épique « Width of a Circle » et la version bien démonstrative de « Jean Genie », ainsi que les apports inhabituels d’un percussionniste talentueux.